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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2100112

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2100112

jeudi 21 juillet 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2100112
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantDUVAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 6 janvier 2021, 3 mai 2021 et 8 juillet 2021, M. F et Mme D E, représentés par Me Duval, demandent au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 29 juillet 2020 par lequel le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée le 12 mai 2020 par Mme C, enregistrée sous le n° DP 92040200055, en vue de procéder à l'extension et à la rénovation de la façade d'une maison individuelle sise 9, Villa Chevreuse, ensemble la décision du 19 novembre 2020 de rejet de leur recours gracieux.

Ils soutiennent que :

- leur requête n'est pas tardive ;

- ils justifient d'un intérêt leur donnant qualité pour contester l'arrêté du maire d'Issy-les-Moulineaux en date du 29 juillet 2020 ;

- le dossier de déclaration préalable est incomplet et méconnaît les dispositions des articles R. 431-10, R. 431-35 et R. 431-36 du code de l'urbanisme dès lors que :

* le document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans l'environnement est insuffisant, en méconnaissance des dispositions du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme et de celles de l'article R. 431-36 du même code, dès lors qu'il ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet par rapport à leur habitation ;

* le dossier ne mentionne pas l'emprise au sol du projet, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme, et, en particulier, ne permet pas de savoir si les escaliers menant à la maison ont bien été intégrés dans le calcul de l'emprise au sol ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UE7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux, dès lors que la façade sud-est, implantée en limite de fond de parcelle, est susceptible de comporter, en raison de l'édification d'une verrière, une ouverture ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UE9 de ce règlement dès lors que les travaux auront pour effet de faire dépasser à l'ensemble de la construction la limite de 50% de la superficie du terrain ;

- le projet méconnaît les dispositions de l'article UE11 de ce règlement, dès lors qu'il dénature le pavillon préexistant par l'ajout d'une extension massive, donnant à la construction un caractère irrégulier en rupture avec le bâti environnant, dont il méconnaît les codes architecturaux, et en particulier par son traitement des toitures.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 9 mars 2021 et 2 août 2021, Mme C, représentée par Me Chevillard-Buisson, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- à titre principal, la requête est tardive et, par suite, irrecevable en ce que les requérants ne lui ont pas notifié leur recours gracieux en date du 25 septembre 2020, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, et, ce recours étant irrégulier, il n'a pas eu pour effet de prolonger le délai de recours contentieux ;

- la requête est également irrecevable en ce que M. et Mme E ne justifient pas d'un intérêt à agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;

- les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 7 mai 2021 et 20 juillet 2021, la commune d'Issy-les-Moulineaux, représentée par Me Rivoire, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge des requérants la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. B ;

- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique ;

- les observations de M. et Mme E, requérants ;

- les observations de Me Santangelo, représentant la commune d'Issy-les-Moulineaux ;

- et les observations de Me Chevillard-Buisson, représentant Mme C.

Considérant ce qui suit :

1. Le 12 mai 2020, Mme C a déposé une déclaration préalable en vue de la rénovation et de l'extension d'une maison d'habitation, sise 9, Villa Chevreuse à Issy-les-Moulineaux. Par un arrêté en date du 29 juillet 2020, le maire de cette commune ne s'est pas opposé à cette déclaration préalable. M. et Mme E ont formé, le 25 septembre 2020, un recours gracieux auprès du maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux afin qu'il procède au retrait de cet arrêté. Le 19 novembre 2020, le maire d'Issy-les-Moulineaux a rejeté leur recours gracieux. Par la présente requête, M. et Mme E demandent au tribunal l'annulation de ces deux décisions.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la complétude du dossier de déclaration préalable :

2. En premier lieu, aux termes de l'article 431-36 du code de l'urbanisme : " Le dossier joint à la déclaration comprend : a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; b) Un plan de masse coté dans les trois dimensions lorsque le projet a pour effet de créer une construction ou de modifier le volume d'une construction existante ; c) Une représentation de l'aspect extérieur de la construction faisant apparaître les modifications projetées et si le projet a pour effet de modifier celui-ci () Il est complété, s'il y a lieu, par les documents mentionnés aux a et b de l'article R. 431-10, à l'article R. 431-14, aux a, b, c et g de l'article R. 431-16 et aux articles R. 431-18, R. 431-18-1, R. 431-21, R. 431-23-2, R. 431-25, R. 431-31 à R. 431-33 et R. 431-34-1. " Aux termes de l'article 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain () ".

3. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité l'autorisation d'urbanisme qui a été accordée que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

4. Les requérants soutiennent que le document graphique DP6, joint par Mme C à sa déclaration préalable, ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement, notamment par rapport à leur maison, dès lors que ce document se borne à représenter la construction depuis la rue alors que l'essentiel des travaux projetés ont lieu à l'arrière et sur l'un des côtés de la maison d'habitation. Toutefois, le dossier de déclaration préalable comporte un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, tel que prévu par les dispositions précitées du c) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme. La circonstance qu'il ne représente pas les perspectives des travaux projetés depuis d'autres points de vue que celui de la façade principale est sans incidence sur le caractère complet du dossier de déclaration préalable. Par ailleurs, il ressort des plans de masse, des plans des toitures, des plans des façades que les constructions avoisinantes, et en particulier la maison d'habitation des requérants, y sont représentées et que les photographies DP7 et DP8 donnent à voir leur implantation, leur gabarit ou leur héberge. Dès lors, contrairement à ce qui est soutenu, l'ensemble de ces pièces a permis au service instructeur d'apprécier en toute connaissance de cause l'insertion du projet dans son environnement, notamment par rapport à la maison des requérants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions des articles R. 431-10 et R. 431-36 du code de l'urbanisme doit être écarté.

5. En second lieu, aux termes de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme : " La déclaration préalable précise : a) L'identité du ou des déclarants, qui comprend son numéro SIRET lorsqu'il s'agit d'une personne morale en bénéficiant et sa date de naissance lorsqu'il s'agit d'une personne physique ; b) La localisation et la superficie du ou des terrains ; c) La nature des travaux ou du changement de destination ; d) S'il y a lieu, la surface de plancher et la destination et la sous-destination des constructions projetées définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 ; e) Les éléments, fixés par arrêtés, nécessaires au calcul des impositions ; f) S'il y a lieu, que les travaux portent sur une installation, un ouvrage, des travaux ou une activité soumis à déclaration en application de la section 1 du chapitre IV du titre Ier du livre II du code de l'environnement ; g) S'il y a lieu, que les travaux portent sur un projet soumis à autorisation environnementale en application de l'article L. 181-1 du code de l'environnement ; h) S'il y a lieu, que les travaux doivent faire l'objet d'une dérogation au titre du 4° de l'article L. 411-2 du code de l'environnement ; i) S'il y a lieu, les demandes d'autorisation et les déclarations dont le projet a déjà fait l'objet au titre d'une autre législation que celle du code de l'urbanisme. La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R*423-1 pour déposer une déclaration préalable. Aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente ".

6. Les requérants soutiennent que la déclaration préalable de travaux est incomplète au regard des dispositions précitées de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme, dès lors que la pétitionnaire n'a pas indiqué la nouvelle emprise au sol sur sa parcelle des constructions à l'issue des travaux projetées, et que la notice descriptive " laisse penser " que l'emprise au sol maximale autorisée par les dispositions de l'article UE 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux sera méconnue. Toutefois, aucune disposition de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme, qui énumère limitativement les informations à mentionner dans le dossier joint à la déclaration préalable, ni aucune autre disposition du code de l'urbanisme, n'exige que le dossier de déclaration préalable comporte la mention de l'emprise au sol projetée, laquelle, au demeurant, pouvait, en l'espèce, être déterminée à partir des mentions figurant sur les plans de masse et des toitures produits par la pétitionnaire à l'appui de sa déclaration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne la méconnaissance de la réglementation d'urbanisme applicable :

7. En premier lieu, aux termes de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux : " 7.1. Dans une bande de 20 m comptée à partir de l'alignement ou du retrait ou de la marge de reculement, lorsqu'ils sont imposés : Les constructions sont autorisées sur les limites quelles qu'elles soient si les façades sur ces limites ne comportent pas d'ouverture, ou en retrait de ces limites ; dans ce cas, elles doivent s'écarter de ces limites conformément aux règles définies ci-après qui doivent être respectées simultanément ".

8. Les requérants font valoir que le projet, qui comporte la rénovation d'une verrière située en limite séparative, méconnaît les dispositions précitées de l'article UE 7.1 du règlement du plan local d'urbanisme qui interdisent les façades comportant des ouvertures dans une bande de 20 mètres comptée à partir de l'alignement.

9. La circonstance qu'une construction existante n'est pas conforme à une ou plusieurs dispositions d'un règlement du plan local d'urbanisme ne s'oppose pas, en l'absence de dispositions de ce plan spécialement applicables à la modification des immeubles existants, à la délivrance ultérieure d'une autorisation d'urbanisme s'il s'agit de travaux qui, ou bien doivent rendre le bâtiment plus conforme aux dispositions réglementaires méconnues, ou bien sont étrangers à ces dispositions.

10. En l'espèce, d'une part, si l'article 3 des dispositions générales du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux régit le cas de travaux sur des constructions, régulièrement autorisées, qui ne respectent pas les règles du plan local d'urbanisme applicables, les dispositions de cet article sont réservées au seul cas des extensions et des surélévations et ne s'appliquent pas à la réfection de la verrière en litige. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que, si la maison d'habitation de Mme C comporte des ouvertures sur la façade sud-est et méconnaît donc, en l'état, les dispositions de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme, les travaux projetés ont pour objet le remplacement à l'identique des vitres de la verrière, qui ne s'ouvrent pas, et la suppression de vues préexistantes par l'ajout de verre granité opaque. Ils ont ainsi pour effet, en retirant les ouvertures sur une façade située en limite séparative, de rendre le projet, à l'issue des travaux, plus conforme aux dispositions précitées de l'article UE 7 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.

11. En deuxième lieu, l'article UE9 du règlement du plan local d'urbanisme dispose : " 1.1. Dans la bande de 20 m à partir de l'alignement ou du reculement : L'emprise au sol des bâtiments ne peut excéder 40 % de la superficie du terrain si celui-ci a une surface supérieure à 300 m² et 50 % dans le cas contraire, déduction faite des surfaces destinées à des opérations de voirie. 9.1.2. Au-delà de la bande de 20 m définie à partir de l'alignement ou du reculement. L'emprise au sol ne peut excéder 10 % de la superficie de l'unité foncière 9.1.3. Dans tous les cas, l'emprise au sol totale ne peut pas excéder 40 % pour les unités foncières d'une surface supérieure à 300 m² et 50% pour les autres unités foncières ".

12. Les requérants soutiennent qu'à l'issue des travaux, la maison d'habitation de Mme C disposera d'une emprise au sol supérieure à celle autorisée par les dispositions précitées de l'article UE 9 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et que le service instructeur n'a pas pris en compte les deux escaliers en façade dans le calcul de l'emprise au sol projetée. Toutefois, les requérants ne produisent à l'appui de leurs allégations aucun élément susceptible de remettre en cause le calcul opéré par la pétitionnaire et retenu par le service instructeur. Et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que les escaliers en façade préexistants n'auraient pas été intégrés dans ce calcul. Au demeurant, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du plan de masse, que l'extension créée en limite nord-est de la parcelle présente une emprise au sol d'environ 8m², lesquels s'ajoutent aux 90m² d'emprise au sol existante déclarée par Mme C. La superficie du terrain de Mme C étant de 197m2, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que l'emprise au sol du projet n'est pas conforme aux exigences de l'article UE 9 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen doit être écarté.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article UE 11 du règlement du plan local d'urbanisme, qui renvoient aux dispositions de ce règlement communes à toutes les zones, lesquelles reprennent par référence les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

14. Eu égard à la teneur des dispositions de l'article UE 11 du règlement en cause, il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi d'un moyen en ce sens, d'apprécier si l'autorité administrative a pu légalement autoriser la construction projetée, compte tenu de ses caractéristiques et de celles des lieux avoisinants, sans méconnaître les exigences résultant de cet article. Dans l'exercice de ce contrôle, le juge doit tenir compte de l'ensemble des dispositions de cet article et de la marge d'appréciation qu'elles laissent à l'autorité administrative pour accorder ou refuser de délivrer une autorisation d'urbanisme.

15. Les requérants font valoir que le projet méconnaît les dispositions de

l'article UE 11 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il aura pour effet de transformer une maison au style spécifique et de nuire à l'harmonie des lieux avoisinants, en raison de ses caractéristiques, de sa forme et du traitement des toitures. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le quartier environnant présente un caractère hétérogène et qu'il existe, de l'autre côté de la rue Villa Chevreuse, des logements collectifs dépourvus de style particulier. En outre, si le volume principal de la maison revêt un intérêt historique incontestable, le projet en litige tend précisément à en améliorer l'harmonie d'ensemble, d'une part, par la suppression de l'extension située en limite sud-est de la propriété et la dépose de la verrière en acier du perron, qui dénaturaient la construction, et d'autre part, par la construction, en limite nord-est, d'une extension qui rétablit une symétrie et assure une composition plus cohérente à la façade principale. Par ailleurs, le traitement des volumes, la forme des toitures et le choix des coloris et matériaux retenus permettent d'assurer l'insertion des différents éléments de la construction au paysage environnant. Enfin, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas des pièces du dossier d'incohérence quant au nombre ou à l'emplacement des deux châssis de toiture en tabatière, qui apparaissent sur la pièce DP4 " plan des toitures " jointe à la déclaration préalable. Par suite, en ne s'opposant pas à la déclaration préalable de Mme C, le maire d'Issy-les-Moulineaux n'a pas entaché sa décision d'une erreur d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions de l'article UE 11 du règlement du plan local d'urbanisme.

16. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par Mme C et la commune d'Issy-les-Moulineaux, que M. et Mme E ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté par lequel le maire de la commune d'Issy-les-Moulineaux ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par Mme C et de la décision rejetant leur recours gracieux.

Sur les frais liés au litige :

17. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants d'une part, une somme de 1 500 euros à verser à la commune d'Issy-les-Moulineaux, et, d'autre part, une somme de 1 000 euros à verser à Mme C, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D É C I D E:

Article 1er : La requête de M. et Mme E est rejetée.

Article 2 : M. et Mme E verseront à Mme C la somme de 1 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : M. et Mme E verseront à la commune d'Issy-les-Moulineaux la somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4: Le présent jugement sera notifié à M. F et Mme D E, à Mme G C et à la commune d'Issy-les-Moulineaux.

Délibéré après l'audience du 8 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Poupineau, présidente,

Mme Zaccaron Guérin, conseillère,

M. Rossi, conseiller,

Assistés de Mme Galan, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.

Le rapporteur,

Signé

B. BLa présidente,

Signé

V. Poupineau

La greffière,

Signé

M. A

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La Greffière

N°210011

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