vendredi 21 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2101261 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MAAMOURI |
Vu la procédure suivante :
I- Par une requête n° 2101261, enregistrée le 26 janvier 2021, la société KST, représentée par Me Maamouri, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté IC-20-094 en date du 19 novembre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a ordonné de supprimer l'ensemble des installations qu'elle exploite à Argenteuil, de cesser toutes ses activités et de remettre en état les lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le code de l'environnement, dans un délai maximal de trois mois au titre de la législation sur les installations classées pour la protection de l'environnement ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société KST soutient que :
- l'arrêté en litige est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il est insuffisamment motivé ;
- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mai 2021, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par la requérante n'est fondé.
II- Par une requête n° 2101262 et un mémoire enregistrés le 26 janvier 2021 et le 17 avril 2023, la société KST demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler à titre principal l'arrêté IC-20-093 en date du 19 novembre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise a partiellement liquidé les astreintes administratives prononcées à son encontre par arrêté préfectoral du 30 décembre 2019 pour ses installations exploitées à Argenteuil pour un montant de 45 900 euros et de la décharger de la somme mise à sa charge et à titre subsidiaire d'en réduire le montant ;
2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société KST soutient que :
- l'arrêté est entaché d'incompétence de son auteur ;
- il ne lui a pas été notifié ;
- il est entaché d'une erreur de fait dès lors qu'elle a procédé à une déclaration d'activité au titre de la rubrique 2714.2, sans avoir à faire une télé-déclaration en application du premier alinéa de l'article R. 512-7 du code de l'environnement.
- il est entaché d'une erreur d'appréciation, dès lors qu'elle a cessé de recevoir des déchets relevant de la rubrique 2714.2, qu'elle respecte les mesures demandées ; les sommes mises à sa charge sont disproportionnées, son activité ayant cessé à la suite de son expropriation par la SNCF.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 mai 2021 et un mémoire enregistré le 23 mai 2023, non communiqué, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que malgré les inspections l'exploitation n'a pas cessé et que la société n'a pas remédié aux non-conformités constatées.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'environnement ;
- le code de l'urbanisme ;
- l'arrêté ministériel du 6 juin 2018 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations de transit, regroupement, tri ou préparation en vue de la réutilisation de déchets relevant du régime de la déclaration au titre de la rubrique n° 2714 (déchets non dangereux de papiers, cartons, plastiques, caoutchouc, textiles, bois) de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Edert,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Cherfa substituant Me Maamouri représentant la société KST, ainsi que celle de Mme A représentant le préfet du Val-d'Oise
Considérant ce qui suit :
1. La société KST exploite un petit entrepôt dans lequel elle effectue le tri des matériaux issus de ses propres chantiers de démolition, sans avoir déclaré exploiter une installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE). A la suite d'une visite inopinée sur place le 3 décembre 2018, les inspecteurs de l'environnement ont relevé six non-conformités notables et quatre non-conformités au régime de déclaration des ICPE selon la rubrique n° 2714, à l'article R. 541-43 du code de l'environnement et aux points 2.7, 3.4, 3.5, 4.1, et 5.1 annexe I de l'arrêté du 6 juin 2018 susvisé. Le 21 février 2019 la société KST a été mise en demeure, par un courrier non réceptionné, de régulariser sa situation ou de cesser ses activités dans le délai d'un mois, de respecter sous un délai de trois mois les dispositions du 2.7, du 3.4 et du 4.1 annexe I de l'arrêté du 6 juin 2018. Le 12 mars 2019 la mise en demeure a été adressée au directeur de la société, réceptionnée le 14 mars 2019. Le 3 avril 2019, une deuxième inspection a été effectuée. Le 20 juin 2019 le préfet du Val-d'Oise a ordonné à la société de suspendre le fonctionnement de ses activités et a édicté des mesures conservatoires sous trois mois. Une troisième visite d'inspection a été effectuée le 23 octobre 2019 qui a constaté que la requérante n'avait pas cessé son activité. Par un arrêté du 30 décembre 2019, le préfet du Val-d'Oise a ordonné le paiement d'une amende administrative, sous astreinte. La société a informé les services préfectoraux qu'elle procéderait à la régularisation de sa situation. Le 23 décembre 2019, les services ont estimé les mesures correctrices insuffisantes. Une quatrième inspection a été effectuée le 11 septembre 2020 qui a constaté des non-conformités. Par un arrêté IC- 20-094 en date du 19 novembre 2020, le préfet du Val-d'Oise a ordonné la suppression des installations, la cessation définitive des activités et la remise en état des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le code de l'environnement dans un délai de trois mois et par un arrêté IC-20-093 a ordonné la liquidation de l'astreinte prononcée par un arrêté du 30 décembre 2019. Par les requêtes n° 20101261 et n°20101262, la société KST demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés.
Sur la jonction :
2. Les requêtes de la société KST présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
3. Aux termes de l'article L. 511-1 du titre Ier Installations classées pour la protection de l'environnement, du code de l'environnement : "Sont soumis aux dispositions du présent titre les usines, ateliers, dépôts, chantiers ()". Aux termes de l'article L. 512-20 du code de l'environnement: "En vue de protéger les intérêts visés à l'article L. 511-1, le préfet peut prescrire la réalisation des évaluations et la mise en œuvre des remèdes que rendent nécessaires (), soit tout autre danger ou inconvénient portant ou menaçant de porter atteinte aux intérêts précités. Ces mesures sont prescrites par des arrêtés pris, sauf cas d'urgence, après avis de la commission départementale consultative compétente. ".
4. Aux termes de l'article L. 171-7 du code de l'environnement alors en vigueur : "I.-Indépendamment des poursuites pénales qui peuvent être exercées, lorsque des installations ou ouvrages sont exploités, () ou de la déclaration requis en application du présent code, ou sans avoir tenu compte d'une opposition à déclaration, l'autorité administrative compétente met l'intéressé en demeure de régulariser sa situation dans un délai qu'elle détermine, et qui ne peut excéder une durée d'un an. () / Elle peut, par le même acte ou par un acte distinct, suspendre le fonctionnement des installations ou ouvrages, () jusqu'à ce qu'il ait été statué sur la déclaration ou sur la demande d'autorisation, d'enregistrement, d'agrément, d'homologation ou de certification, à moins que des motifs d'intérêt général et en particulier la préservation des intérêts protégés par le présent code ne s'y opposent / L'autorité administrative peut, à tout moment, afin de garantir la complète exécution des mesures prises en application des deuxième et troisième alinéas du présent I : / 1° Ordonner le paiement d'une astreinte journalière au plus égale à 1 500 € applicable à partir de la notification de la décision la fixant et jusqu'à satisfaction de ces mesures. L'astreinte est proportionnée à la gravité des manquements constatés et tient compte notamment de l'importance du trouble causé à l'environnement. Les deuxième et dernier alinéas du 1° du II de l'article L. 171-8 s'appliquent à l'astreinte ; () / II.-S'il n'a pas été déféré à la mise en demeure à l'expiration du délai imparti, ou si la demande d'autorisation, () est rejetée, ou s'il est fait opposition à la déclaration, l'autorité administrative ordonne la fermeture ou la suppression des installations ou ouvrages, la cessation de l'utilisation ou la destruction des objets ou dispositif s() et la remise des lieux dans un état ne portant pas préjudice aux intérêts protégés par le présent code./ () ". Aux termes de l'article L. 171-8 du même code : " Sont soumises à déclaration les installations qui, ne présentant pas de graves dangers ou inconvénients pour les intérêts visés à l'article L. 511-1, doivent néanmoins respecter les prescriptions générales édictées par le préfet en vue d'assurer dans le département la protection des intérêts visés à l'article L. 511-1. ".
5. Aux termes de l'articles L. 171-11 du code de l'environnement : " Les décisions prises en application des articles L. 171-7, L. 171-8 et L. 171-10 sont soumises à un contentieux de pleine juridiction ".
6. Pour l'application de l'article L. 171-11 du code de l'environnement, il appartient au juge du plein contentieux des installations classées pour la protection de l'environnement d'apprécier le respect des règles de procédure au regard des circonstances de fait et de droit en vigueur à la date de la décision qui lui est déférée. Il lui appartient ensuite de se prononcer sur l'étendue des obligations mises à la charge des exploitants par l'autorité compétente au regard des circonstances de fait et de droit existant à la date à laquelle il statue.
En ce qui concerne le moyen commun aux arrêtés attaqués :
7. Les arrêtes attaqués sont signés de M. Barate secrétaire général de la préfecture du Val-d'Oise qui a reçu délégation du préfet du Val-d'Oise afin de signer notamment toutes les décisions, arrêtés, circulaires, déférés, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département du Val-d'Oise par un arrêté du 17 juin 2019 régulièrement publié le jour. Par suite le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des arrêtés attaqués doit être écarté.
En ce qui concerne l'arrêté IC-20-093 en date du 19 novembre 2020 portant liquidation de l'astreinte :
8. En premier lieu, il résulte de l'instruction que contrairement à ce que fait valoir la société KST, qui ne conteste pas que l'adresse à laquelle les arrêtés du 30 décembre 2019 ont été adressés était bien la sienne, lui ont été notifiés par un courrier qu'elle a réceptionné le 3 janvier 2020. Par suite le moyen tiré de l'absence de notification de l'astreinte doit être écarté.
9. En deuxième lieu aux termes de l'article R. 512-7 du code de l'environnement alors en vigueur : I. - La déclaration relative à une installation est adressée, avant la mise en service de l'installation, au préfet du département dans lequel celle-ci doit être implantée/ () - 3° La nature et le volume des activités que le déclarant se propose d'exercer ainsi que la ou les rubriques de la nomenclature dans lesquelles l'installation doit être rangée ; / 4° Si l'installation figure sur les listes mentionnées au III de l'article L. 414-4, une évaluation des incidences Natura 2000. / ()/ III. - Le déclarant produit :/ - un plan de situation du cadastre dans un rayon de 100 mètres autour de l'installation ;/- un plan d'ensemble à l'échelle de 1/200 au minimum, accompagné de légendes et, au besoin, de descriptions permettant de se rendre compte des dispositions matérielles de l'installation et indiquant l'affectation, jusqu'à 35 mètres au moins de celle-ci, des constructions et terrains avoisinants ainsi que les points d'eau, canaux, cours d'eau et réseaux enterrés. L'échelle peut être réduite au 1/1 000 pour rendre visibles les éléments mentionnés ci-dessus. / IV. - Le mode et les conditions d'utilisation, d'épuration et d'évacuation des eaux résiduaires et des émanations de toute nature ainsi que de gestion des déchets de l'exploitation sont précisés. La déclaration mentionne, en outre, les dispositions prévues en cas de sinistre. ".
10. Il résulte de l'instruction, que si la société KST pouvait comme elle l'a fait procéder à la déclaration de son activité par courrier, il est constant qu'elle n'a pas produit l'ensemble des documents nécessaire à la déclaration de son activité, en méconnaissance des dispositions précitées. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir qu'elle aurait régulariser sa situation.
11. En troisième lieu, si la société fait valoir que les manquements constatés par les inspecteurs de l'environnement lors de leur visite du 3 décembre 2018 et du 3 avril 2019 sont approximatifs et qu'il ne lui appartient pas de faire la preuve de son inactivité, il ressort de l'arrêté du 19 novembre 2020 qu'il est fondé sur les manquements constatés lors de la visite d'inspection du 11 septembre 2020. Par suite le moyen est inopérant et doit être écarté.
12. En quatrième lieu, il résulte de l'instruction que la requérante a été mise en demeure de régulariser sa situation depuis le 20 juin 2019, qu'elle a fait l'objet de quatre visites d'inspection et que si lors de la dernière visite d'inspection, les volumes de déchets accumulés ont diminué, l'installation comportait toujours des non-conformités relatives à l'absence d'étanchéité de l'aire extérieure de tri de déchets, de l'absence de cuvette de rétention au niveau de la zone de stockage intérieure des déchets et d'absence de contrôle du fonctionnement des robinets d'incendie, comportant des risques pour l'environnement et que la société KST n'avait toujours pas régularisé sa situation administrative, continuant à exploiter son activité sans déclaration. Par suite, en fixant à 1000 euros le montant de l'astreinte journalière, le préfet du Val-d'Oise n'a pas entaché sa décision de disproportion, quand bien la société serait en mauvaise situation financière ou aurait perdu son autorisation d'occupation à la date du présent jugement.
En ce qui concerne l'arrêté IC-20-094 en date du 19 novembre 2020 :
13. En premier lieu la décision attaquée contient les considérations de droit et de fait qui en constitue le fondement. Elle précise l'historique de la procédure, la date des différentes inspections diligentées, les constations des inspecteurs, les remèdes prescrits pour remédier aux atteintes à l'environnement aux visas des dispositions utiles du code de l'environnement. Par suite l'arrêté attaqué est suffisamment motivé pour permettre à la société requérante de comprendre les non-conformités constatés et les remèdes pour y remédier.
14. En deuxième lieu, ainsi qu'il l'a été dit au point 10, il ne résulte pas de l'instruction que la société KST ait procédé à la déclaration prévue par les dispositions de l'article R. 512-7 du code de l'environnement alors en vigueur.
15. En troisième lieu, en se bornant à soutenir qu'elle aurait cessé de recevoir des gravats ou que la quantité reçue serait négligeable, alors qu'il résulte de l'instruction que la société était à la date de l'arrêté attaquée toujours en activité, la société n'établit pas que le préfet du Val-d'Oise aurait entaché son arrêté d'une erreur de droit ou d'une erreur d'appréciation en exigeant qu'elle déclare son activité au titre des ICPE rubrique n° 2714.
16. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions en annulation des arrêtés IC- 20-093 et IC-20-094 du préfet du Val-d'Oise doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu de mettre à la charge de l'Etat qui n'est pas la partie perdante à l'instance les sommes que la société KST demande au titre des frais qu'elle a exposé et non compris dans les dépens.
D E C I D E:
Article 1er : Les requêtes n° 2101261 et 2101262 de la société KST sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la société KST et au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires.
Copie en sera délivrée au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 4 juin 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente-rapporteure,
Mme Chaufaux, première conseillère
Mme Zaccaron Guérin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juin 2024.
La présidente- rapporteure,
signé
S. Edert L'assesseure la plus ancienne,
signé
E. Chaufaux
Le greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2101261/210126
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026