LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2102675

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2102675

mardi 22 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2102675
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSELARL VERPONT AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 22 février 2021 et un mémoire, enregistré le 28 décembre 2021, la société Story Lunch, représentée par Me Has, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le maire de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône l'a mis en demeure de supprimer son enseigne ;

2°) d'enjoindre à la mairie de Saint-Ouen-l'Aumône, dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, de :

- réexaminer son dossier d'autorisation d'enseigne ;

- lui remettre le courrier de refus de l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Val-d'Oise ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône la somme de 4000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice de procédure, l'avis défavorable émis par l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Val-d'Oise sur lequel il se fonde, ne lui ayant pas été communiqué ;

- il a été pris à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors qu'elle n'a jamais été destinataire de la décision du 10 novembre 2020, celle-ci ayant été adressée à une mauvaise adresse ;

- il est insuffisamment motivé au regard des articles L. 581-1 à L. 581-45 du code de l'environnement, dès lors qu'il se fonde sur un avis de l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Val-d'Oise se bornant à se référer à l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme sans indiquer les raisons pour lesquelles l'enseigne ne s'intègre pas dans l'architecture de l'ensemble construit ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'excès de pouvoir ; d'une part l'enseigne drapeau est conforme à la sécurité : ni le procès-verbal d'infraction du 4 septembre 2020 ni la décision de refus de l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Val-d'Oise du 10 novembre 2020 ni l'arrêté attaqué lui-même ne démontrent que l'enseigne drapeau par son emplacement, sa surface, ou son intensité lumineuse est de nature à nuire à l'efficacité de la signalisation routière ou constitue un danger pour la sécurité publique ; d'autre part, aucun motif étranger à l'esthétique ne saurait être invoqué par le maire pour justifier de la suppression de l'enseigne ; enfin, l'enseigne drapeau présente des caractéristiques (caisson lumineux double face en plexiglass rouge (RAL 3024) et blanc (RAL 9016), efficacité lumineuse de 50cd/m2, extinction à minuit) qui empêchent les nuisances visuelles pour l'homme et pour l'environnement ;

- le maire pouvait se limiter à une mise en demeure de mise en conformité et non de suppression comme le prévoit l'article L. 581-27 du code de l'environnement ;

- l'installation de l'enseigne drapeau est conforme aux dispositions du code de l'environnement, notamment en ce qui concerne ses caractéristiques, l'obligation d'entretien ainsi qu'à la règlementation de la publicité des enseignes et des pré-enseignes de juillet 1992 de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône ;

- c'est à tort que le maire a refusé l'installation de l'enseigne à raison du défaut de déclaration préalable (CAA Marseille, 18 avril 2017, 15M101864) ;

- la décision attaquée porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation et aux intérêts qu'elle entend défendre.

Par des mémoires en défense, enregistrés le 23 novembre 2021 et le 5 janvier 2022, la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, représentée par SELARL Verpont Avocats, agissant par Me Lalanne conclut au rejet de la requête. Elle demande, en outre, que soit mise à la charge de la société Story Lunch la somme de 3500 euros au titre des frais non compris dans les dépens.

Elle fait valoir :

- à titre principal, que la requête est irrecevable, dès lors qu'elle était dirigée initialement contre le courrier de notification du 29 décembre 2020, qui ne fait pas grief ; si la société requérante a redirigé ses conclusions à fin d'annulation contre l'arrêté du 22 décembre 2020, cette demande est irrecevable car nouvelle et tardive ;

- à titre subsidiaire, que les moyens soulevés par la société Story Lunch ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'environnement,

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Louvel, rapporteur,

- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,

- et les observations de Me Lalanne, représentant la commune de Saint-Ouen-l'Aumône.

Considérant ce qui suit :

1. Le 4 septembre 2020, un agent assermenté de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône a dressé à l'encontre de la société Story Lunch un procès-verbal d'infraction, constatant la non-conformité aux dispositions de l'article L. 581-26 du code de l'environnement et du règlement local de publicité des dispositifs constitués d'une enseigne drapeau et de quatre enseignes apposées en façade, 40 rue du Général Leclerc à Saint-Ouen-l'Aumône. Par courrier du 4 septembre 2020, le maire de Saint-Ouen-l'Aumône a informé la société Story Lunch qu'elle était susceptible de faire l'objet d'une mise en demeure sur le fondement de l'article L. 581-27 du code de l'environnement et l'a invitée à formuler des observations dans les quinze jours. La société Story Lunch a déposé le 25 septembre 2020 un dossier de demande d'autorisation préalable d'un dispositif d'enseignes pour régulariser la situation existante. Cette demande a été rejetée par une décision du maire de Saint-Ouen-l'Aumône du 10 novembre 2020. Par un arrêté du 22 décembre 2020, notifié le 29 décembre suivant, le maire de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône a mis en demeure la société Story Lunch de supprimer ces dispositifs dans un délai cinq jours. La société Story Lunch demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Aux termes de l'article L. 581-2 du code de l'environnement : " Afin d'assurer la protection du cadre de vie, le présent chapitre fixe les règles applicables à la publicité, aux enseignes et aux préenseignes, visibles de toute voie ouverte à la circulation publique, au sens précisé par décret en Conseil d'Etat () " Selon le troisième alinéa de l'article L. 581-18 du même code : " Sur les immeubles et dans les lieux mentionnés aux articles L. 581-4 et L. 581-8, ainsi que dans le cadre d'un règlement local de publicité, l'installation d'une enseigne est soumise à autorisation ". L'article L. 581-27 de ce code dispose : " Dès la constatation d'une publicité, d'une enseigne ou d'une préenseigne irrégulière au regard des dispositions du présent chapitre ou des textes réglementaires pris pour son application, et nonobstant la prescription de l'infraction ou son amnistie, l'autorité compétente en matière de police prend un arrêté ordonnant, dans les cinq jours, soit la suppression, soit la mise en conformité avec ces dispositions, des publicités, enseignes ou préenseignes en cause, ainsi que, le cas échéant, la remise en état des lieux () ".

3. En vertu du b) de l'article III-2-3 de la règlementation de la publicité des enseignes et des préenseignes de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, approuvée par délibération du conseil municipal du 6 novembre 1992, dans la zone de publicité restreinte n°2 (quartier centraux et commerciaux de la commune) seules les enseignes ayant recueilli un avis favorable de l'architecte des bâtiments de France sont autorisées. Le d) du même article impose dans cette même zone que les enseignes en drapeau soient apposées en rupture d'immeuble.

4. Ainsi qu'il a été dit au point 1, à la suite d'un procès-verbal d'infraction dressé le 4 septembre 2020, et après que la demande d'autorisation préalable déposée par la société requérante pour régulariser la situation existante a été rejetée le 10 novembre 2020, le maire de Saint-Ouen-l'Aumône a mis en demeure la société Story Lunch de supprimer une enseigne drapeau et quatre enseignes apposées en façade de son restaurant. Il ressort des pièces du dossier que ces enseignes, situées dans la zone de publicité restreinte n°2 de la commune, ont été installées sans autorisation en méconnaissance des dispositions précitées de l'article L. 581-18 du code de l'environnement ainsi que des b) et d) de l'article III-3-2 du règlement local de publicité. Ainsi, le maire de Saint-Ouen-l'Aumône, ayant constaté que les dispositifs litigieux contreviennent à ces dispositions, était tenu, en application de l'article L. 581-27 du code de l'environnement, de mettre en demeure la société Story Lunch de supprimer ces enseignes. Par suite, les moyens tirés du vice de procédure, de l'irrégularité de la notification de la décision du 10 novembre 2020, de l'insuffisance de motivation de l'arrêté attaqué, de l'erreur de droit entachant le refus d'autorisation des enseignes, de la méconnaissance de l'article L. 581-27 du code de l'environnement ainsi que le moyen tiré de l'atteinte grave et immédiate portée à la situation de la société requérante et aux intérêts qu'elle entend défendre, qui ne sont pas de nature à remettre en cause la situation de compétence liée dans laquelle se trouvait le maire de Saint-Ouen-l'Aumône, doivent être écartés comme inopérants.

5. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité, que les conclusions à fin d'annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :

6. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution au sens des articles L. 911-1 et suivants du code de justice administrative. Les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte présentées par la société Story Lunch ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de la société Story Lunch en ce sens doivent être rejetées.

8. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de cette dernière une somme de 1500 euros qu'elle paiera à la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de la société Story Lunch est rejetée.

Article 2 :La société Story Lunch versera une somme de 1500 euros à la commune de Saint-Ouen-l'Aumône en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à la société Story Lunch et à la commune de Saint-Ouen l'Aumône.

Délibéré après l'audience du 8 novembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président,

M. B et M. A, premiers conseillers,

Assistés de M. Lux, greffier.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 novembre 2022.

Le rapporteur,

signé

T. B

Le président,

signé

P. ThierryLe greffier,

signé

F. Lux

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 21026752

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions