jeudi 21 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2103062 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP TIRARD & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 mars 2021 et 17 juin 2021, M. F E, représenté par Me Rochmann-Sacksick, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2020 par lequel le maire de la commune de Boulogne-Billancourt a délivré à M. D un permis de construire en vue de l'extension en R+1 de sa maison individuelle, sise 19 bis rue des Princes à Boulogne-Billancourt, ensemble la décision implicite du maire de Boulogne-Billancourt rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de M. D une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet au regard des articles L. 431-2 et R. 431-10 du code de l'urbanisme dès lors que le projet architectural ne comporte aucune photographie du paysage lointain, et ne permet dès lors pas au service instructeur de déterminer l'insertion du projet dans son environnement ;
- le projet autorisé méconnaît l'article UBa 4.3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UBa 11.2.3 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UBa 11.5.3 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2021, M. D, représenté par Me Zeitoun, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application des dispositions des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge de M. E une somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mai 2021, la commune de Boulogne-Billancourt conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de fixer une date à partir de laquelle, en application de l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, les parties ne pourront plus invoquer de moyens nouveaux.
Elle soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable, en l'absence d'intérêt à agir de M. E ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par deux mémoires distincts, enregistrés les 29 avril 2021 et 1er juin 2021, M. D, représenté par Me Zeitoun, demande au tribunal :
1°) de condamner M. E, sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme, à lui verser une indemnité de 21 834,20 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de son recours devant le tribunal à l'encontre du permis de construire du 16 juillet 2020 ;
2°) de condamner M. E à lui verser une somme de 10 000 euros en réparation de son préjudice moral ;
3°) de mettre à la charge de M. E une somme de 10 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la requête est abusive dès lors que les trois moyens soulevés sont dénués de caractère sérieux et que la requête n'a été introduite qu'à la suite de l'échec des négociations relatives au permis de construire transféré à M. E, au sujet duquel il a introduit une requête aux fins d'annulation, et afin qu'il s'en désiste ;
- la suspension des travaux projetés l'a conduit à devoir aménager le sous-sol de sa maison, pour une somme de 21 834,20 euros ;
- il est victime de pression de la part de M. E, ce qui l'a incité à déposer une main courante au commissariat et lui cause un préjudice moral.
Par deux mémoires distincts, enregistrés les 25 mai 2021 et 17 juin 2021, M. E, représenté par Me Rochmann-Sacksick conclut au rejet des conclusions reconventionnelles présentées par M. D sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme et à ce que soit mise à la charge de l'intéressé la somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- à titre principal, sa requête, qui n'est pas abusive, est dénuée de tout lien avec la requête dirigée contre le permis de construire relatif à son habitation et introduite par M. D ;
- le préjudice allégué par M. D n'est pas établi et ne présente pas de lien suffisamment direct avec l'introduction de la présente requête ;
- le préjudice moral n'est pas établi.
Par un mémoire, enregistré le 24 juin 2022, M. E déclare se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- et les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par la présente requête, M. E demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2020 par lequel le maire de la commune de Boulogne-Billancourt a délivré à M. D un permis de construire en vue de l'extension de sa maison individuelle, sise 19 bis rue des Princes, ensemble la décision implicite du maire de Boulogne-Billancourt rejetant son recours gracieux.
2. Par un mémoire enregistré le 24 juin 2022, M. E déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts () ".
4. Il ne résulte pas de l'instruction que le droit de M. E, voisin immédiat du projet de construction en litige, à former un recours contre le permis de construire accordé à M. D aurait été mis en œuvre dans des conditions qui traduiraient de sa part un comportement abusif. À cet égard, ne saurait révéler un tel comportement la circonstance alléguée que les moyens soulevés par le requérant ne seraient pas fondés. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par M. D sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de M. D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E:
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. E.
Article 2 : Les conclusions de M. D présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F E, M. A D et à la commune de Boulogne-Billancourt.
Délibéré après l'audience du 8 juillet 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère,
M. Rossi, conseiller,
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 juillet 2022.
Le rapporteur,
Signé
B. CLa présidente,
Signé
V. Poupineau
La greffière,
Signé
M. B
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation,
La Greffière
N°210306
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026