vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2103513 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | EVODROIT-SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 11 mars 2021 et le 3 octobre 2022, M. et Mme B et les autres requérants, représentés par Me Laplante demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 2 décembre 2020 par lequel le maire de Saint-Ouen-l'Aumône ne s'est pas opposé à la déclaration préalable en vue de la surélévation d'un mat existant pour la pose de nouvelles antennes de télécommunication ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône et de la société On Tower France une somme de 500 euros à verser à chacun des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- la requête est recevable ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'incompétence ;
- le dossier de demande est incomplet dès lors qu'il ne comporte pas l'ensemble des pièces exigées par le code de l'urbanisme pour apprécier l'insertion du projet dans son environnement ;
- l'arrêté attaqué est irrégulier en ce que l'architecte des bâtiments de France a considéré à tort par son avis du 30 octobre 2020 que le projet n'était pas situé dans le champ de visibilité d'un monument historique ;
- il méconnait les dispositions de l'article UB 10 du plan local d'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme ;
- il méconnait le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé et le principe de précaution garantis par les articles 1er et 5 de la charte de l'environnement.
Par un mémoire en défense, enregistré le 18 mai 2022, les sociétés par actions simplifiées (SAS) On Tower France et Free mobile concluent au rejet de la requête et, en outre, à ce que les requérants leur versent solidairement la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- la requête est irrecevable dès lors que les requérants ne justifient pas d'une qualité pour agir au sens de l'article R*600-4 du code de l'urbanisme, ni par voie de conséquence d'un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté du 2 décembre 2020 au sens de l'article L. 600-1-2 du même code ;
- les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à la commune de Saint-Ouen-l'Aumône qui, par courriers du 15 avril 2021 et du 12 juillet 2022, a déclaré ne pas vouloir produire d'observations en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la charte de l'environnement ;
- le code de l'environnement ;
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Beauvironnet,
- les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique,
- et les observations de Me Sanchez, représentant M. et Mme B et les autres requérants.
Considérant ce qui suit :
1. Le 24 septembre 2020, la SAS On Tower France a déposé un dossier de déclaration préalable pour la modification d'une installation d'antenne relais située 23, quai de l'Ecluse à Saint-Ouen-l'Aumône. Par un arrêté n° DP 95572 20 S0078 en date du 2 décembre 2020, le maire de Saint-Ouen-l'Aumône a pris une décision de non-opposition à cette déclaration préalable. Par la présente requête, M. et Mme B et les autres requérants, riverains de la parcelle de la construction projetée, demandent au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la compétence du signataire de l'acte :
2. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué du 2 décembre 2020 a été signé par M. A C, adjoint au maire délégué aux finances et à l'urbanisme, qui a reçu délégation de signature prise par arrêté municipal n°0148 du 9 juin 2020 affiché en mairie le 9 juin 2020 à l'effet de signer, au nom du maire, tous les actes relatifs aux autorisations liées au droit des sols. Par suite, le moyen d'incompétence invoqué doit être écarté.
En ce qui concerne l'avis de l'architecte des bâtiments de France :
3. Aux termes du II de l'article L. 621-30 du code du patrimoine : " II. () En l'absence de périmètre délimité, la protection au titre des abords s'applique à tout immeuble, bâti ou non bâti, visible du monument historique ou visible en même temps que lui et situé à moins de cinq cents mètres de celui-ci ". L'article L. 621-32 du même code dispose que : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. / L'autorisation peut être refusée ou assortie de prescriptions lorsque les travaux sont susceptibles de porter atteinte à la conservation ou à la mise en valeur d'un monument historique ou des abords. / Lorsqu'elle porte sur des travaux soumis à formalité au titre du code de l'urbanisme ou au titre du code de l'environnement, l'autorisation prévue au présent article est délivrée dans les conditions et selon les modalités de recours prévues aux articles L. 632-2 et L. 632-2-1 ". L'article L. 632-1 de ce code prévoit que : " Dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable, sont soumis à une autorisation préalable les travaux susceptibles de modifier l'état des parties extérieures des immeubles bâtis, y compris du second œuvre, ou des immeuble non bâtis () ". Aux termes de l'article L. 632-2 du code de l'urbanisme : " I. - L'autorisation prévue à l'article L. 632-1 est, sous réserve de l'article L. 632-2-1, subordonnée à l'accord de l'architecte des Bâtiments de France, le cas échéant assorti de prescriptions motivées (). ". Aux termes de l'article L. 632-2-1 du même code : " Par exception au I de l'article L.632-2, l'autorisation prévue à l'article L.632-1 est soumise à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France lorsqu'elle porte sur : 1°/ Des antennes relais de radiotéléphonie mobile ou de diffusion du très haut débit par voie hertzienne et leurs systèmes d'accroche ainsi que leurs locaux et installations techniques () ".
4. Le projet se situe dans les abords d'un colombier classé monument historique par arrêté du 26 janvier 1947. L'architecte des bâtiments de France, par un avis du 30 octobre 2020, a estimé qu'il n'existait pas de visibilité entre ce monument classé et l'installation d'antennes relais litigieuse. Toutefois, il ressort des pièces du dossier et, notamment, des photographies produites par les requérants que le projet, situé à moins de cinq cent mètres du colombier, est visible à l'œil nu de celui-ci et en même temps que lui depuis le parking normalement accessible au public qui se situe à ses abords. L'avis de l'architecte des bâtiments de France est donc entaché d'une erreur de qualification juridique des faits.
5. Un vice affectant le déroulement d'une procédure administrative préalable, suivie à titre obligatoire ou facultatif, n'est de nature à entacher d'illégalité la décision prise que s'il ressort des pièces du dossier qu'il a été susceptible d'exercer une influence sur le sens de la décision prise ou qu'il a privé les intéressés d'une garantie.
6. En l'espèce, l'avis rendu par l'architecte des bâtiments de France le 30 octobre 2020 sur le fondement de l'article L. 632-2-1 du code de l'urbanisme n'est pas, en vertu de ces dispositions qui ne prévoient que sa consultation, de nature à lier le maire de Saint-Ouen-L'Aumône. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le projet consiste à surélever de 8,50 mètres un mat existant de 27 mètres afin d'y ajouter de nouvelles antennes intégrées dans sa structure tubulaire et que se situe, à proximité immédiate de celui-ci, le parc des sports de Saint-Ouen-l'Aumône, dont les pylônes d'éclairage, également visibles depuis le monument classé sont d'une hauteur comparable à celle du projet. Dans ces conditions, le vice affectant l'avis rendu par l'architecte des bâtiments de France n'a pu exercer d'influence sur le sens de la décision prise par le maire de Saint-Ouen-L'Aumône. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
En ce qui concerne la complétude du dossier de déclaration préalable :
7. La circonstance que le dossier de déclaration préalable ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité la décision de non opposition que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
8. Aux termes de l'article R. 431-36 du code de l'urbanisme, dans sa version applicable au litige : " () Lorsque la déclaration porte sur un projet () de modification d'une construction et que ce projet est visible depuis l'espace public ou que ce projet est situé () dans les abords des monuments historiques, le dossier comprend également les documents mentionnés aux c et d de l'article R. 431-10. () ". Aux termes des dispositions du c et d de l'article R. 431-10 de ce code : " Le projet architectural comprend également : / () / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse ".
9. Il ressort des pièces du dossier joint à la déclaration préalable que celui-ci comprend plusieurs documents photographiques de l'aspect extérieur de la construction, de son insertion dans l'environnement, ainsi que de la situation du terrain dans son environnement proche et lointain. Par suite, le moyen tiré de ce que le dossier ne comporterait aucune photographie dans le paysage lointain manque en fait.
10. Par ailleurs, si les requérants soutiennent que le dossier de déclaration préalable est incomplet en ce que les points et les angles de prises de vue n'ont pas été pas renseignés sur le plan de situation, cette omission n'a pu fausser l'appréciation du service instructeur dès lors que l'examen du dossier dans son ensemble permettait de déterminer les endroits à partir desquels ces documents photographiques ont été pris, d'autant que le projet concerne la modification d'un pylône existant.
11. Par suite, le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande préalable doit être écarté dans ses deux branches.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône :
12. Aux termes de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, relatif à la hauteur des constructions : " La hauteur des constructions correspond à la distance, en tous points du bâtiment, entre le terrain naturel avant travaux et le faîte du toit sans qu'il soit tenu compte des antennes, ouvrages techniques ou cheminées. / La hauteur maximale est de 12 mètres. Cette hauteur peut être portée à 15 mètres dans le cas de la réalisation d'une toiture dont la pente est comprise entre 35 et 45°. / Exceptions : Ces prescriptions ne s'appliquent pas : / aux équipements publics, / aux modifications et transformations ainsi qu'aux extensions de bâtiments existants représentant moins de 10% de la surface de plancher préexistante à la date d'entrée en vigueur du présent PLU ".
13. La hauteur maximale, telle qu'elle résulte de cette disposition, prend comme repère supérieur unique le " faîte du toit sans qu'il soit tenu compte des antennes, ouvrages techniques ou cheminées ". Ni cette référence, ni d'autres éléments du plan local d'urbanisme ne font apparaître que cette notion de faîtage serait seulement illustrative et qu'il conviendrait de la regarder comme un équivalent à tout " sommet de bâtiment " et par extension, de construction. Dès lors, les mâts des antennes relais n'entrent pas dans le champ d'application de cette disposition. Leur hauteur ne peut donc être limitée par ces dispositions du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône doit être écarté comme inopérant.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme :
14. Aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Aux termes de l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône, relatif à l'aspect extérieur, " () La forme, le volume des constructions, le percement des baies, la couleur et la nature des matériaux doivent être en harmonie avec le milieu environnant et être compatibles avec le site et le paysage. () ".
15. Ces dispositions ont le même objet que celles, également invoquées par les requérants, de l'article R. 111-21 du code de l'urbanisme et posent des exigences qui ne sont pas moindres. Dès lors, c'est par rapport aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme que doit être appréciée la légalité de la décision attaquée.
16. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants au sens de ces dispositions, il appartient à l'autorité administrative d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
17. Il ressort des pièces du dossier que le projet s'implante dans un quartier situé à proximité des berges de l'Oise comportant des infrastructures sportives sans intérêt particulier. Par ailleurs, le projet, qui consiste à rehausser de 8,50 mètres un pylône existant de 27 mètres afin d'y ajouter de nouvelles antennes intégrées dans sa structure tubulaire dans un objectif de mutualisation, n'a pas pour effet de porter atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et UB11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance du principe de précaution :
18. Aux termes de l'article 1er de la Charte de l'environnement : " Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé. ". L'article 5 de la Charte dispose que : " Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attributions, à la mise en œuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation du dommage ". Par ailleurs, l'article R. 111-15 du code de l'urbanisme prévoit que la décision prise sur la déclaration préalable de travaux doit respecter les préoccupations définies par l'article L. 110-1 du code de l'environnement qui se réfère au principe de précaution " selon lequel l'absence de certitudes, compte tenu des connaissances scientifiques et techniques du moment, ne doit pas retarder l'adoption de mesures effectives et proportionnées visant à prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l'environnement à un coût économiquement acceptable ".
19. S'il appartient à l'autorité administrative compétente de prendre en compte le principe de précaution, énoncé par l'article 5 de la Charte de l'environnement et auquel se réfère l'article L. 110-1 du code de l'environnement, lorsqu'elle se prononce sur l'octroi d'une autorisation délivrée en application de la législation sur l'urbanisme, les dispositions de l'article 5 de la Charte ne permettent pas, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autres autorités publiques dans leur domaine de compétence, de refuser légalement la délivrance d'une autorisation d'urbanisme en l'absence d'éléments circonstanciés sur l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, de risques, même incertains, de nature à justifier un tel refus d'autorisation.
20. En l'espèce, les requérants soutiennent que le projet, qui emporte une multiplication importante de l'exposition aux ondes émises par les antennes relais placées sur l'installation, comporte des risques pour la santé des riverains. Ils font état des risques sanitaires directs envisagés par le rapport préliminaire de l'agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) daté d'octobre 2019, ainsi que des conséquences indirectes, notamment l'augmentation de l'impact carbone, mentionnées par le rapport du Haut conseil pour le climat du 18 décembre 2020. Toutefois, ces documents, s'ils relèvent l'absence d'études scientifiques portant sur les effets éventuels sur la santé de l'exposition aux champs électromagnétiques, spécifiquement dans les nouvelles bandes de fréquences prévues pour la 5G, n'apportent aucun élément circonstancié de nature à établir l'existence, en l'état des connaissances scientifiques, d'un risque pouvant résulter, pour le public, de son exposition aux champs électromagnétiques émis par les antennes relais de téléphonie mobile et justifiant que, indépendamment des procédures d'évaluation des risques et des mesures provisoires et proportionnées susceptibles, le cas échéant, d'être mises en œuvre par les autorités compétentes, qu'il soit fait opposition à la déclaration préalable déposée par la SAS On Tower France. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution doit être écarté.
21. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, qu'il y a lieu de rejeter les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté attaqué.
Sur les frais du litige :
22. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la société On Tower France et de la société Free Mobile, qui ne sont pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée M. et Mme B et les autres requérants au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. et Mme B et des autres requérants la somme demandée par les sociétés On Tower France et Free Mobile au même titre.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. et Mme B et des autres requérants est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la société On Tower France et de la société Free Mobile présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B, à la SAS On Tower France, à la SAS Free Mobile, et à la commune de Saint-Ouen l'Aumône
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Beauvironnet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 septembre 2024.
La rapporteure,
E. Beauvironnet
La présidente,
S. Edert
La greffière,
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2103513
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026