LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2103934

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2103934

mardi 20 septembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2103934
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantJULIENNE SOPHIE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 20 mars 2021 et des mémoires, enregistrés les 15 juillet 2021 et 14 février 2022 (non communiqué), le syndicat des copropriétaires Les Blagis, représenté par Me Leselbaum Benhammou, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 13 août 2020 par lequel la maire de la commune de Bagneux, a délivré à la société civile immobilière (SCI) médicale des Blagis un permis de construire au 201 bis avenue du Maréchal Foch, ensemble la décision du 18 janvier 2021 par laquelle la maire a rejeté son recours gracieux à l'encontre de cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la SCI Médicale des Blagis et de la commune de BAGNEUX la somme de 3 000 euros chacun sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les dispositions applicables à l'instruction des permis de construire portant sur des établissements recevant du public ont été méconnues ;

- le dossier de demande ne comporte pas de document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement ;

- les informations relatives aux matériaux utilisés et à leurs couleurs font défaut ;

- le projet ne respecte pas les règles de retrait par rapport aux limites séparatives de fond de parcelle ;

- le projet ne respecte pas les règles du plan local d'urbanisme en matière de stationnement des véhicules et des vélos ;

- le projet ne respecte pas les règles du plan local d'urbanisme en matière d'espaces verts ;

- le projet n'est pas conforme aux dispositions du plan local d'urbanisme sur la fonctionnalisation des surfaces de toitures terrasses ;

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 13 juillet 2021 et le 11 février 2022, commune de Bagneux représentée par Me Julienne conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire au sursis à statuer en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et demande que soit mise à la charge du requérant la somme de 2 400 euros au titre des frais non compris dans les dépens ;

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable pour tardiveté et défaut de capacité et d'intérêt à agir ;

- le moyen tiré de la non consultation des sous-commissions départementales d'accessibilité et de sécurité est inopérant ;

- les autres moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par deux mémoires en défense, enregistrés le 7 mai 2021 et le 14 février 2022 (non communiqué), la SCI Médicale des Blagis, représentée par Me Simon, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge du syndicat des copropriétaires les Blagis la somme de 4000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable pour tardiveté et défaut de capacité et d'intérêt à agir ;

- le moyen tiré du non-respect des règles de stationnement est inopérant ;

- le moyen tiré de la non-consultation des sous-commissions départementales d'accessibilité et de sécurité est inopérant ;

- les autres moyens ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et de l'article 55 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967

- le code de l'urbanisme ;

- le code de la construction et de l'habitation ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Baude, rapporteur

- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,

- et les observations de Me Massaguer, représentant la SCI médicale des Blagis.

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 13 août 2020, la commune de Bagneux a délivré un permis de construire à la SCI médicale des Blagis en vue de réaliser des travaux de surélévation d'un immeuble situé 201 bis avenue du Maréchal Foch à Bagneux et d'en changer la destination. Ce permis a été modifié par un permis modificatif délivré le 11 octobre 2021. Le syndicat des copropriétaires Les Blagis, copropriété voisine immédiate du terrain d'assiette du projet, a exercé un recours gracieux le 15 décembre 2020 à l'encontre du permis initial, rejeté par la maire. Il demande, dans le cadre de la présente instance, l'annulation du permis, ensemble la décision de rejet du recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme: " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ;(). ".

3. La circonstance que les documents produits dans le dossier de demande d'un permis de construire sont insuffisants, imprécis ou comportent des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.

4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande du permis litigieux comporte un document sur lequel apparaît distinctement le projet de surélévation vu de l'avenue du Maréchal Foch. A supposer que le choix de cet angle de vue ait pu fausser l'appréciation par l'administration de l'insertion du projet dans son environnement, au motif que l'immeuble de la requérante est partiellement dissimulé à la vue, la demande de permis de construire comporte également, outre le document graphique exigé par l'article précité, une notice descriptive qui expose le projet, justifie de sa conformité avec le plan local d'urbanisme et développe l'aspect extérieur de la construction. Le dossier comporte par ailleurs des plans masse et de coupe de l'existant et du projet sur ses façades sud, nord, est et ouest, faisant apparaître les bâtiments voisins et notamment l'immeuble de la copropriété requérante. Il contient également deux plans de situation du projet, un plan cadastral, un plan de toiture, plusieurs plans faisant apparaître l'aménagement intérieur des locaux ainsi que quatre photographies. Ces pièces permettaient à l'administration de visualiser les lieux actuels et futurs et d'instruire la demande en toute connaissance des impacts du projet sur son environnement. La requérante ne démontre pas, en outre, au regard de quelles dispositions d'urbanisme l'appréciation de l'autorité administrative aurait pu être faussée du fait de l'incomplétude alléguée du dossier. Par conséquent le moyen tiré de la méconnaissance de l'article précité doit être écarté.

5. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; ".

6. Il ressort des pièces du dossier que le chapitre 5 de la notice descriptive du projet comporte quatre articles qui précisent, pour les façades, la couverture, les menuiseries extérieures et les clôtures sur rue le choix des teintes et des matériaux, et que le document graphique fait apparaître l'aspect extérieur du volume créé. Si la requérante soutient que le dossier de demande de permis était incomplet sur ce point, elle ne précise toutefois pas en quoi cette incomplétude, à la supposer établie, a pu fausser l'appréciation de l'autorité administrative sur la légalité du permis. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme précité doit être écarté.

7. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés portent sur un établissement recevant du public, la demande est accompagnée des dossiers suivants, fournis en trois exemplaires : a) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles d'accessibilité aux personnes handicapées, comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 111-19-18 et R. 111-19-19 du code de la construction et de l'habitation ; b) Un dossier permettant de vérifier la conformité du projet avec les règles de sécurité, comprenant les pièces mentionnées à l'article R. 123-22 du même code. "

8. Il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande comporte une pièce intitulée " notice de sécurité PC 40 " et une pièce intitulée " notice d'accessibilité PC 39 " qui correspondent aux dispositions précitées. Il en résulte que le moyen tiré de l'absence de ces deux pièces du dossier de demande de permis de construire manque en fait et doit être écarté.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation : " Les travaux qui conduisent à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public ne peuvent être exécutés qu'après autorisation délivrée par l'autorité administrative qui vérifie leur conformité aux règles prévues aux articles L. 111-7, L. 123-1 et L. 123-2. / Lorsque ces travaux sont soumis à permis de construire, celui-ci tient lieu de cette autorisation dès lors que sa délivrance a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente mentionnée à l'alinéa précédent ". L'article L. 425-3 du code de l'urbanisme dispose : " Lorsque le projet porte sur un établissement recevant du public, le permis de construire tient lieu de l'autorisation prévue par l'article L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation dès lors que la décision a fait l'objet d'un accord de l'autorité administrative compétente qui peut imposer des prescriptions () Le permis de construire mentionne ces prescriptions ". L'article R. 111-19-13 du code de la construction et de l'habitation dispose que : " L'autorisation de construire, d'aménager ou de modifier un établissement recevant le public, prévue à l'article L. 111-8 est délivrée au nom de l'Etat par : a) Le préfet, lorsque celui-ci est compétent pour délivrer le permis de construire ou lorsque le projet porte sur un immeuble de grande hauteur ; /b) Le maire, dans les autres cas ".

10. Il résulte de ces dispositions que le maire est l'autorité compétente pour autoriser les travaux conduisant à la création, l'aménagement ou la modification d'un établissement recevant du public en application des articles L. 425-3 du code de l'urbanisme et L. 111-8 du code de la construction et de l'habitation, et le cas échéant édicter les prescriptions nécessaires au respect de ces lorsque, comme en l'espèce, le projet d'établissement recevant du public ne porte pas sur un immeuble de grande hauteur.

11. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le dossier de demande de permis comportait, conformément à l'article R. 431-30 du code de l'urbanisme, les dossiers visés aux articles R.111-19-17 a) et b) du code de la construction et de l'habitation, que la maire a recueilli dans le cadre de l'instruction de la demande du permis initial comme du permis modificatif l'avis des services techniques de la commune de Bagneux et du service départemental d'incendie et de secours sur la conformité du projet aux règles de sécurité et d'accessibilité dans les établissements recevant du public. Ces avis étaient favorables, et ont été mentionnés dans les visas des deux permis. Si la requérante soutient que des instances départementales auraient également dû être consultées par la maire, elle n'assortit pas ce moyen de précisions suffisantes à l'appréciation de son bien-fondé. Par conséquent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.

12. En cinquième lieu, le règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux dispose à son article 12.3 que : " sont soumis à l'obligation de réaliser des aires de stationnement automobiles et deux-roues : - tout changement de destination, aménagement ou extension susceptible de générer de nouveaux besoins " ; à son article 12.5 que : " En cas de changement de destination de tout ou partie d'une construction° le nombre de place de stationnement exigé résulte de la différence entre les places requises pour la destination existante et celles exigées pour la destination projetée " ; à son article UR12.11 que : " Les normes de stationnement automobile qui s'imposent aux constructeurs sont les suivantes : Bureaux il est demandé au maximum 1 place pour 70 m² de surface de plancher. (). " ; et à son article 12.9 que : " Lorsque le nombre de place de stationnement exigé est calculé par tranche de m² de surface de plancher réalisée, le calcul se fait par tranche entière échue. Exemple : lorsqu'il est exigé 1 place de stationnement pour 70m2 de surface de plancher, une construction de 85m² devra réaliser 1 place de stationnement. ".

13. Il résulte de ces dispositions que la surface de plancher résultant soit d'une extension, soit d'un changement de destination, doit donner lieu à l'aménagement d'aires de stationnement correspondant aux besoins découlant éventuellement de cette création de surface, sans toutefois pouvoir excéder une place lorsque la surface créée n'excède pas 70 m², alors même que les besoins justifieraient d'aménager un nombre plus important de places.

14. En ne prévoyant la création d'aucune place de stationnement, alors que la surface résultant tant du changement de destination que de l'extension, soit 166 m², lui aurait permis d'aménager jusqu'à trois places sans méconnaître le plafond de l'article UR12, le pétitionnaire a nécessairement estimé que la création d'un cabinet médical comportant quatre praticiens n'était pas de nature à générer des besoins particuliers de stationnement. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cette estimation est incohérente au regard de la densité du tissu urbain résidentiel du projet et des conditions de sa desserte par les transports collectifs, un arrêt de bus étant d'ailleurs situé au pied du terrain d'assiette. Elle ne l'est pas davantage au regard de la vocation du cabinet à recevoir une patientèle résidant à proximité de son lieu d'implantation, en l'absence de spécialisation particulière. Elle n'est par ailleurs pas sérieusement contredite par la requérante qui se limite à soutenir que les dispositions précitées du règlement impliquaient automatiquement l'aménagement de deux aires de stationnement. Dans ces conditions le moyen tiré de ce que le projet ne respecte pas les dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.

15. En sixième lieu, lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.

16. Aux termes de l'article UR7.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux : " Par rapport aux limites séparatives de fond de parcelle : Les constructions doivent s'implanter avec un retrait des limites séparatives de fond de parcelle au moins égal à L=H. (). "

17. Il ressort des pièces du dossier, et notamment des plans de coupe versés au dossier de demande du permis modificatif, que la distance entre la limite séparative située à l'ouest du terrain d'assiette et la façade ouest de l'extension sera de 6,72 m, et que à la hauteur de cette façade sera également de 6,72 m. A s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UR7.4 du règlement du plan local d'urbanisme précité, inopérant, doit être écarté.

18. En septième lieu, aux termes de l'article 12.12 et 12.13 du règlement : " L'espace destiné au stationnement sécurisé des vélos possède les caractéristiques minimales suivantes : Pour les constructions à usage de bureau, il est demandé 1,5 m2 minimum pour 100 m2 de surface de plancher ; L'espace destiné au stationnement vélo devra être sécurisé et aisément accessible depuis les points d'entrée de la construction, il sera réalisé : En rez-de-chaussée, à hauteur de 50% minimum, le reste devant être réalisé au 1er sous-sol pour les constructions destinées à l'habitation ; Au niveau du rez-de-chaussée pour les autres constructions. Et à proximité des entrées piétonnes ".

19. Le projet ayant donné lieu à la délivrance du permis de construire modificatif prévoit la création d'un local de trois mètres carrés dédié au stationnement des vélos, dont il n'est pas allégué qu'il ne correspond pas aux normes en vigueur. Le règlement n'imposant pas que le local soit aménagé dans une annexe du bâtiment principal le syndicat des copropriétaires les Blagis n'est pas fondé à soutenir qu'il n'est ni accessible ni sécurisé, du seul fait que les patients doivent entrer leur vélo à l'intérieur du cabinet médical. Il résulte en outre des pièces du dossier que ce local sera situé en rez-de-chaussée du cabinet à moins de 10 mètres de l'entrée piétonne et qu'il sera face à l'accueil, ce qui contribue à sa sécurité. Dans ces conditions le moyen tiré de la méconnaissance de l'article précité doit être écarté.

20. En huitième lieu, aux termes de l'article UR15.2 du règlement : " Pour les constructions nouvelles, les surfaces de toitures terrasses doivent être fonctionnalisées en mettant en place, au choix, les solutions suivantes : Exploitation d'énergies renouvelables ; panneaux solaires ou photovoltaïque ; Agriculture urbaine ; jardin partagé' ruche ; Végétalisation dans un objectif écologique ; Récupération et/ou rétention des eaux pluviales. ".

21. Il ressort des pièces du dossier, et notamment de l'article 5.2 de la notice descriptive et du plan de masse du dossier que la toiture sera végétalisée et donc fonctionnalisé. Dès lors le moyen tiré de la méconnaissance de l'article précité manque en fait et ne peut qu'être écarté.

22. En dernier lieu, aux termes de l'article 13.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Bagneux : " Les espaces libres doivent être aménagés selon une composition paysagère soignée, adaptée à l'échelle du terrain et aux lieux environnants' Cette composition privilégiera les espaces verts d'un seul tenant et en contiguïté avec les espaces libres des terrains voisins'. " Aux termes de l'article 13.2 : " Coefficient de biotope par surface : 40% minimum de la surface de l'unité foncière doivent être traités en espaces verts décomposés comme suit : 30% minimum de la surface de l'unité foncière en pleine terre' ; 10% minimum de la surface de l'unité foncière en espaces verts complémentaires'. Cette règle ne s'applique pas aux constructions de service public ou d'intérêt collectif' (). " L'article 4 du même règlement dispose que : " Pour les constructions existantes à la date d'approbation du PLU' régulièrement autorisées' qui ne respecteraient pas les règles du présent plan local d'urbanisme, sont néanmoins autorisées, à condition que ces travaux n'aggravent pas le non-respect des règles du plan local d'urbanisme : - les extensions du bâti existant ; - les surélévations, au maximum dans la limite des murs existants ".

23. Il résulte de la combinaison de ces articles que les constructions existantes qui, comme en l'espèce, ne sont pas conformes aux dispositions du plan local d'urbanisme en matière d'espaces verts et de plantations, peuvent néanmoins faire l'objet d'une surélévation à condition que ce projet de surélévation n'aggrave pas la non-conformité des lieux avec ces dispositions. Il ressort des pièces du dossier que le projet, s'il ne permet pas de rendre le terrain d'assiette de la construction existante conforme aux dispositions précitées en tant qu'elles prévoient que 30% minimum de la surface doivent être traités en pleine terre, comporte le traitement en pleine terre d'une emprise de 9 m². Le projet n'aggravant pas le non-respect des règles du plan local d'urbanisme le moyen tiré de la méconnaissance de l'article précité doit être écarté.

24. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées par les défenseures, que les conclusions à fin d'annulation du syndicat des copropriétaires les Blagis doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :

25. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. "

26. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces dispositions, de mettre à la charge du Syndicat des copropriétaires les Blagis une somme de 1500 euros qu'il paiera à la SCI médicale Les Blagis, ainsi que la même somme qu'il paiera à la commune de Bagneux au titre des frais non compris dans les dépens que ces dernières ont exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La requête du Syndicat des copropriétaires les Blagis est rejetée.

Article 2 : Lesyndicat des copropriétaires les Blagis versera à la commune de Bagneux une somme de 1 500 euros et la même somme à la SCI médicale Les Blagis en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié au syndicat des copropriétaires les Blagis, à la commune de Bagneux et à la SCI médicales Les Blagis.

Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président,

M. Louvel, premier conseiller.

M. Baude, premier conseiller.

Assistés de Mme Le Gueux, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.

Le rapporteur,

signé

F.-E. Baude

Le président,

signé

P. Thierry La greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 21039342

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions