mardi 23 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2104171 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | CHERFAOUI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrée le 25 et 27 mars 2021 et 15 novembre 2023, la SARL BRASA'O, représentée par Me Cherfaoui, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 17 novembre 2020 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) lui a appliqué la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 21 900 euros et la contribution forfaitaire prévue à l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un montant de 6 927 euros ensemble la décision du 26 janvier 2021 rejetant son recours gracieux.
2°) de la décharger des sommes susmentionnées ;
3°) à titre subsidiaire, de la décharger partiellement du montant des contributions mises à sa charge et de lui accorder un délai pour s'acquitter des sommes dues ;
4°) de mettre à la charge de l'Office français de l'immigration et de l'intégration la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les décisions attaquées sont entachées d'un vice de procédure dès lors que le principe du contradictoire a été méconnu car elle n'a pas reçu la lettre recommandée en date du 6 octobre 2020 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration l'informait de la mise en œuvre des contributions spéciale et forfaitaire à son encontre, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 8253-3 du code du travail et n'a dès lors pas pu faire valoir ses observations avant l'édiction des contributions spéciales et forfaitaires ;
- la sanction est disproportionnée dès lors que sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter du paiement des contributions spéciales et forfaitaires ;
- elle doit être déchargée partiellement de la somme mise à sa charge dès lors qu'elle s'est acquittée de ses obligations sociales et fiscales et que les trois salariés contrôlés en situation irrégulière ont démissionné le jour du contrôle ;
- l'OFII était incompétent pour émettre les titres de perception.
Par deux mémoires en défense enregistrés les 2 juillet 2021 et 26 juin 2023, l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- à titre principal, les conclusions à fin d'annulation des titres de perception sont irrecevables faute de production des titres attaqués ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
La requête a été transmise au ministère de l'intérieur qui n'a pas produit d'observations.
Par une ordonnance du 23 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 24 juillet 2023 à 12h.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Colin, rapporteure,
- les conclusions de M. Olivier Gabarda, rapporteur public,
- et les observations de Me Cherfaoui, représentant la société BRASA'O.
Considérant ce qui suit :
1. Lors d'un contrôle effectué le 16 décembre 2020 dans les locaux du restaurant BRASA'O sis à Clichy (92) exploité par la société du même nom, les services de police ont constaté la présence de trois ressortissants de nationalité bangladaise en action de travail dépourvus d'un titre les autorisant à travailler et à séjourner en France et non déclarés. Le 17 novembre 2020, le directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (ci-après l'OFII) a décidé de mettre à la charge de ladite société la somme de 21 900 euros au titre de la contribution spéciale, en application des dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail et la somme de 6 927 euros au titre de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement en application des dispositions de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par une décision du 26 janvier 2021, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration a rejeté le recours gracieux formé le 21 décembre 2020 par la société requérante à l'encontre de la décision du 17 novembre 2020. Deux titres de perception ont été émis à son encontre le 27 novembre 2020 en vue du recouvrement de ces sommes. Par cette requête, la SARL BRASA'O demande au tribunal l'annulation des décisions des 17 novembre 2020 et du 26 janvier 2021.
Sur les conclusions tendant à l'obtention d'un délai de paiement :
2. Il n'appartient pas au juge administratif de faire œuvre d'administrateur. Dès lors le tribunal ne saurait se prononcer à la place de l'OFII sur la demande d'établissement d'un délai de paiement. Il s'ensuit que de telles conclusions ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'annulation et de décharge :
3. Aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. / () ". Aux termes de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12 () " (). / L'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de constater et fixer le montant de cette contribution pour le compte de l'Etat selon des modalités définies par convention. / () ". Aux termes de l'article R. 8253-1 de ce code : " La contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est due pour chaque étranger employé en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1. / Cette contribution est à la charge de l'employeur qui a embauché ou employé un travailleur étranger non muni d'une autorisation de travail ". Aux termes de l'article R. 8253-3 du même code : " Au vu des procès-verbaux qui lui sont transmis en application de l'article L. 8271-17, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indique à l'employeur, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa date de réception par le destinataire, que les dispositions de l'article L. 8253-1 sont susceptibles de lui être appliquées et qu'il peut présenter ses observations dans un délai de quinze jours ". Aux termes de l'article R. 8253-4 de ce code : " A l'expiration du délai fixé, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration décide, au vu des observations éventuelles de l'employeur, de l'application de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 () ". Par ailleurs, aux termes de l'article L. 626-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquittera une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine. / (). / L'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de constater et de fixer le montant de cette contribution. () ". Aux termes de l'article R. 626-1 du même code : " I. - La contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine prévue à l'article L. 626-1 est due pour chaque employé en situation irrégulière au regard du droit au séjour. / Cette contribution est à la charge de l'employeur qui, en violation de l'article L. 8251-1 du code du travail, a embauché ou employé un travailleur étranger dépourvu de titre de séjour. / () ". Aux termes de l'article R. 626-2 de ce code : " I. - Au vu des procès-verbaux qui lui sont transmis en application de l'article L. 8271-17 du code du travail, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration indique à l'employeur, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa date de réception par le destinataire, que les dispositions de l'article L. 626-1 sont susceptibles de lui être appliquées et qu'il peut présenter ses observations dans un délai de quinze jours. / II. - A l'expiration du délai fixé, le directeur général décide, au vu des observations éventuelles de l'employeur, de l'application de la contribution forfaitaire prévue à l'article L. 626-1 () ". S'agissant des mesures à caractère de sanction, le respect du principe général des droits de la défense, applicable même sans texte, suppose que la personne concernée soit informée, avec une précision suffisante et dans un délai raisonnable avant le prononcé de la sanction, des griefs formulés à son encontre et puisse avoir accès aux pièces au vu desquelles les manquements ont été retenus, à tout le moins lorsqu'elle en fait la demande.
4. En l'espèce, il résulte de l'instruction et notamment des mentions claires, précises et concordantes figurant sur l'enveloppe, que par un courrier du 7 octobre 2020 expédié par pli recommandé avec accusé de réception, le directeur général de l'OFII a adressé à la SARL BRASA'O la lettre d'information prévue aux articles R. 8253-3 du code du travail et R. 626-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ce courrier, la société requérante a été informée de façon suffisamment précise des faits qui lui étaient reprochés résultant du procès-verbal rédigé par les services de police à la suite du contrôle effectué le 16 décembre 2020, de la nature des sanctions administratives encourues, de la procédure d'établissement des contributions spéciale et forfaitaire et du délai de quinze jours dont elle disposait pour formuler des observations. Ce pli a été présenté à l'adresse de la société requérante, le 8 octobre 2020, et a été retourné à l'OFII, avec la mention " pli avisé et non réclamé ". Ce courrier est donc réputé régulièrement notifié à la date du 8 octobre 2020 à la société requérante à qui il appartenait de prendre les dispositions nécessaires à l'acheminement de son courrier en cas d'absence. Ainsi, la SARL BRASA'O doit être regardée comme ayant été mise à même de formuler ses observations dans le délai de quinze jours prévus par les dispositions précitées et comme ayant été destinataire du procès-verbal dans le pli qu'elle n'a pas retiré. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision aurait été prise au terme d'une procédure irrégulière méconnaissant le principe du contradictoire.
5. En soutenant que sa situation financière ne lui permet pas de s'acquitter du paiement des contributions spéciales et forfaitaires, la société requérante doit être regardée comme se prévalant de la disproportion de la sanction en raison de sa petite taille et de la baisse de ses résultats au titre de l'année 2020 qui serait liée à la crise sanitaire. Il ressort de l'examen du compte de résultat simplifié de la société pour l'année 2020, produit au dossier, d'une part que le chiffre d'affaires et les charges de la société requérante ont augmenté, d'autre part que l'augmentation des charges de la société résulte de l'embauche de personnel, d'achat de marchandises et de charges externes et non à la crise sanitaire comme elle le soutient. En outre, la société requérante n'établit pas que cette sanction mettrait en péril " sa santé financière ". Dans ces conditions, la société requérante ne fait état d'aucune circonstance particulière pour justifier qu'elle soit, au regard de la nature et de la gravité des agissements sanctionnés, à titre exceptionnel, déchargée des sommes mises à sa charge. Par suite, le moyen tiré de la disproportion de la sanction, qui n'est opérant qu'en tant qu'elle met à sa charge la contribution spéciale, doit être écarté.
6. Aux termes de l'article R. 8253-2 du code du travail : " I. - Le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est égal à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l'infraction, du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. / II. - Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti dans l'un ou l'autre des cas suivants : 1° Lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne pas d'autre infraction commise à l'occasion de l'emploi du salarié étranger en cause que la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 ; 2° Lorsque l'employeur s'est acquitté des salaires et indemnités mentionnés à l'article L. 8252-2 dans les conditions prévues par les articles R. 8252-6 et R. 8252-7. / III. - Dans l'hypothèse mentionnée au 2° du II, le montant de la contribution spéciale est réduit à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne l'emploi que d'un seul étranger sans titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France. () ". Selon l'article R. 8252-6 du même code : " L'employeur d'un étranger non autorisé à travailler s'acquitte par tout moyen, dans le délai mentionné à l'article L. 8252-4, des salaires et indemnités déterminés à l'article L. 8252-2. / Il remet au salarié étranger sans titre les bulletins de paie correspondants, un certificat de travail ainsi que le solde de tout compte. Il justifie, auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, par tout moyen, de l'accomplissement de ses obligations légales ". En vertu de l'article L. 8252-2 du même code : " Le salarié étranger a droit au titre de la période d'emploi illicite : /1° Au paiement du salaire et des accessoires de celui-ci, conformément aux dispositions légales, conventionnelles et aux stipulations contractuelles applicables à son emploi, déduction faite des sommes antérieurement perçues au titre de la période considérée. A défaut de preuve contraire, les sommes dues au salarié correspondent à une relation de travail présumée d'une durée de trois mois. Le salarié peut apporter par tous moyens la preuve du travail effectué ; / 2° En cas de rupture de la relation de travail, à une indemnité forfaitaire égale à trois mois de salaire, à moins que l'application des règles figurant aux articles L. 1234-5, L. 1234-9, L. 1243-4 et L. 1243-8 ou des stipulations contractuelles correspondantes ne conduise à une solution plus favorable ". Aux termes de l'article L. 8252-4 du code du travail : " Les sommes dues à l'étranger non autorisé à travailler, dans les cas prévus aux 1° à 3° de l'article L. 8252-2, lui sont versées par l'employeur dans un délai de trente jours à compter de la constatation de l'infraction. () ". Les dispositions précitées du code du travail ne permettent pas à l'OFII, pas plus qu'au juge administratif, de moduler le taux de la sanction financière en dehors des cas pour lesquels une minoration est envisagée par les textes applicables au litige.
7. Il ressort des pièces du dossier que le montant de la contribution spéciale mise à la charge de la société BRASA'O pour les trois travailleurs étrangers concernés est égale à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti, en application des dispositions du 2° de l'article R. 8253-2 précité. Si l'intéressée a entendu se prévaloir du III de cet article, elle n'établit pas entrer dans le cas de figure prévu par ces dispositions permettant de réduire à 1 000 fois le taux horaire du minimum garanti le montant de la contribution spéciale. Par suite, la société requérante qui ne peut utilement se prévaloir de sa bonne foi, n'est pas fondée à demander qu'elle soit, à titre exceptionnel, déchargée partiellement des sanctions en litige.
8. Enfin, si la société requérante soutient que les titres de perception émis à son encontre le 27 novembre 2020 ont été pris par une autorité incompétente, elle ne présente aucune conclusion à fin d'annulation dirigées contre ces titres de perception. En tout état de cause, le moyen tiré de l'incompétence de l'OFII pour signer les titres de perception en cause, qui est inopérant à l'encontre de la décision attaquée, doit être rejeté.
9. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions à fin d'annulation des décisions des 17 novembre 2020 et 26 janvier 2021 présentées par la société BRASA'O doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin de décharge du paiement des contributions spéciale et forfaitaire mises à sa charge.
En ce qui concerne les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'une somme soit mise à la charge de l'OFII, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société BRASA'O est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société BRASA'O et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 19 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Le Griel, président,
Mme Colin, première conseillère,
Mme Debourg, conseillère,
assistées de Mme Pradel, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 janvier 2024
La rapporteure,
signé
C. COLIN
La présidente,
signé
H. LE GRIELLa greffière,
signé
E. PRADEL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des Outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour ampliation, la greffière.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026