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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2104348

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2104348

jeudi 23 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2104348
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation3ème Chambre
Avocat requérantGRIVEAU

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 mars 2021, M. A, représenté par Me Griveau, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision " 48 SI " du 12 février 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul, ainsi que les décisions portant retrait de points sur ce permis à la suite des infractions commises le 16 novembre 2010 (2 points), le 14 janvier 2011 (1 point), le 18 juin 2011 (1 point), le 24 juin 2011 (2 points), le 12 novembre 2011 (3 points), le 17 octobre 2012 (3 points), le 25 septembre 2014 (3 points), le 15 janvier 2017 (1 point), le 16 octobre 2018 (4 points), le 23 août 2019 (1 point), le 14 septembre 2019 (3 points), le 29 décembre 2019 (1 point) et le 12 janvier 2020 (1 point) ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, d'une part, de lui restituer son permis de conduire en reconstituant son capital de points et en lui octroyant le bénéfice du stage suivi les 15 et 16 février 2021 en imputant les points acquis, et, d'autre part, de retirer la décision " 48 SI " en litige ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions portant retrait de points sur son permis à la suite des infractions commises ne lui ont pas été notifiés ;

- il n'a pas reçu les informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route ;

- la réalité des infractions qui lui sont reprochées n'est pas établie ;

- la décision du 12 février 2021 n'a pas pris en compte le stage de récupération de points qu'il a effectué les 15 et 16 février 2021.

Par un mémoire en défense, enregistré le 27 octobre 2021, le ministre de l'intérieur conclut :

1°) au non-lieu à statuer sur la décision " 48 SI " et les décisions portant retraits de points à la suite desquelles des points ont été restitués à M. A, ainsi que sur la décision relative à l'infraction du 29 décembre 2019, qui n'a pas donné lieu à un retrait de point, et sur les conclusions aux fins d'injonction en tant que le capital de points affectant le permis de M. A a été crédité de quatre points à la suite du stage suivi les 15 et 16 février 2021 ;

2°) au rejet du surplus des conclusions de la requête.

Il fait valoir qu'à concurrence de ce surplus, les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Par un courrier du 28 février 2023, les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la décision portant retrait de points à la suite de l'infraction commise le 29 décembre 2019, qui n'apparaît pas sur le relevé d'information intégral.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la route ;

- le code de procédure pénale ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Gay-Heuzey, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Par décision " 48 SI " du 12 février 2021, le ministre de l'intérieur, prenant acte des retraits de points opérés sur le permis de conduire de M. A, a prononcé l'invalidation de ce permis pour solde de points nul. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation des différents retraits de points opérés sur son permis de conduire et de la décision " 48 SI " dont il a subséquemment fait l'objet.

Sur l'étendue du litige :

2. Il ressort du relevé d'information intégral daté du 26 octobre 2021, produit en défense par le ministre de l'intérieur, qu'il fait état d'un solde positif de quatre points sur le permis de conduire de M. A. Par suite, le ministre doit être regardé comme ayant retiré la décision " 48 SI " contestée. Il ressort également des pièces du dossier que les points retirés à la suite des infractions commises par M. A les 14 janvier 2011, 18 juin 2011, 15 janvier 2017 et 12 janvier 2020 lui ont été restitués, respectivement le 6 octobre 2011, le 26 octobre 2021, le 15 février 2018 et le 7 avril 2021. Dès lors, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 février 2021 et sur les décisions portant retrait de points à la suite des infractions commises les 14 janvier 2011, 18 juin 2011, 15 janvier 2017 et 12 janvier 2020, ni sur les conclusions à fin d'injonction correspondantes.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

En ce qui concerne la recevabilité des conclusions :

3. Il ressort du relevé d'information intégral de M. A, daté du 26 octobre 2021, que l'infraction commise le 29 décembre 2019 n'a pas donné lieu à un retrait de point. Les conclusions de M. A dirigées contre cette décision inexistante, en tant qu'elle aurait entraîné un retrait de point, sont donc manifestement irrecevables et doivent être rejetées.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'annulation :

Sur le moyen tiré d'un défaut de notification des décisions " 48 " :

4. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par lettre simple, a bien été reçue par son destinataire, ne saurait lui interdire de constater que le permis a perdu sa validité, dès lors que la décision procédant au retrait des derniers points récapitule les retraits antérieurs et les rend ainsi opposables au conducteur. M. A ne saurait dès lors utilement se prévaloir de ce que divers retraits de points ne lui auraient pas été notifiés avant l'intervention de la décision constatant la perte de validité de son permis de conduire.

Sur le moyen tiré du défaut d'information préalable :

5. La délivrance, au titulaire du permis de conduire à l'encontre duquel est relevée une infraction donnant lieu à retrait de points, de l'information prévue aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route constitue une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre, avant d'en reconnaître la réalité par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'exécution d'une composition pénale, d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis et, éventuellement, d'en contester la réalité devant le juge pénal. Elle revêt le caractère d'une formalité substantielle et conditionne la régularité de la procédure au terme de laquelle le retrait de points est décidé.

S'agissant de l'infraction commise le 16 novembre 2010 :

6. Le ministre de l'intérieur soutient que M. A a été interpellé au volant d'un véhicule lors de la commission d'une infraction le 16 novembre 2010, qu'un procès-verbal comportant l'ensemble des informations prévues par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route a été conséquemment dressé et qu'un avis de majoration de l'amende forfaitaire lui a été adressé à son domicile, sans toutefois produire ledit procès-verbal ou toute autre pièce. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir qu'il n'a pas bénéficié de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par conséquent, la décision emportant le retrait de points correspondant à cette infraction doit être annulée.

S'agissant de l'infraction commise le 24 juin 2011 :

7. Il résulte du procès-verbal signé par M. A relatif à l'infraction commise le 24 juin 2011 que l'intéressé a reconnu s'être vu remettre la carte de paiement et l'avis de contravention afférents à cette infraction. Eu égard aux mentions dont ces derniers sont nécessairement revêtus, en application des dispositions prescrites des articles A. 37-7 et suivants du code de procédure pénale telles qu'elles résultent de l'arrêté du 13 mai 2011, M. A doit être regardé comme ayant été destinataire des informations prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Il ne produit pas d'avis de contravention dont il ressortirait qu'il ne comportent pas les mentions prévues par l'article A. 37-9 du même code, ni aucun autre élément à l'appui de ses allégations. Par suite le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 12 novembre 2011 :

8. Il résulte de l'instruction que le procès-verbal relatif à l'infraction commise le 12 novembre 2011, que le requérant a refusé de signer, est conforme au formulaire dont les caractéristiques sont fixées par les dispositions des articles A. 37 à A. 37-4 du code de procédure pénale. Il fait apparaître non seulement que le requérant a été informé de ce qu'il encourait un retrait de points, mais également que " le contrevenant reconnaît avoir reçu la carte de paiement et l'avis de contravention ". En s'abstenant de faire figurer des réserves sur les modalités de délivrance de l'information qu'il avait reçues, le requérant n'établit pas que les informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route n'y figuraient pas ou n'étaient pas complètes. Dès lors, le moyen tiré du défaut d'information doit être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 17 octobre 2012 :

9. Le ministre de l'intérieur soutient que le procès-verbal électronique constatant l'infraction du 17 octobre 2012 ainsi que le titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée correspondant ont été adressés à M. A sans l'établir par la production d'aucune pièce. Dans ces conditions, M. A est fondé à soutenir qu'il n'a pas bénéficié de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par conséquent, la décision emportant le retrait de points correspondant à cette infraction doit être annulé.

S'agissant de l'infraction commise le 25 septembre 2014 :

10. Le ministre de l'intérieur soutient que, depuis une mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, tous les appareils électroniques utilisés par les agents verbalisateurs font apparaître sur la page présentée au contrevenant, en cas d'infraction entraînant un retrait de points, l'ensemble des informations exigées par la loi. Dès lors, pour les infractions constatées à compter de cette date, la signature apposée par l'intéressé et conservée par voie électronique établit que ces informations lui ont été délivrées. La mention certifiée par l'agent selon laquelle le contrevenant a refusé d'apposer sa signature sur la page qui lui était présentée possède la même valeur probante.

11. Toutefois, il résulte de l'instruction, notamment de la production du procès-verbal litigieux, qui est antérieur à cette mise à jour logicielle effectuée le 15 avril 2015, que celui-ci ne mentionne pas les informations exigées par la loi. Par suite, il ne peut être regardé comme établi que l'intéressé ait, lors de la constatation de cette infraction, bénéficié de l'information exigée par la loi. Par conséquent, la décision emportant le retrait de points correspondant à cette infraction (3 points) doit être annulé.

S'agissant de l'infraction commise 16 octobre 2018 :

12. Il ressort de l'attestation de paiement établie par le comptable public de la trésorerie du contrôle automatisé de Rennes que M. A s'est acquitté du paiement de l'amende forfaitaire majorée consécutive à l'infraction au code de la route commise le 16 octobre 2018. Ce paiement permet d'établir que M. A a reçu l'avis d'amende forfaitaire majorée, dont le formulaire reprend l'ensemble des informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le contrevenant n'établit pas que l'avis en cause n'aurait pas comporté ces informations. Par suite, le moyen tiré d'un défaut d'information doit être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 23 août 2019 :

13. Il résulte des mentions du relevé d'information intégral produit par le ministre que l'infraction commise par M. A le 23 août 2019, constatée par radar automatique, a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, dont il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé l'aurait réglée après avoir reçu les informations exigées par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Toutefois, il résulte du relevé d'information intégral que M. A a bénéficié, en signant le procès-verbal électronique dressé à l'occasion de l'infraction commise le 16 octobre 2018, évoquée au point 12 du présent jugement, de l'ensemble des informations légalement exigées, y compris celles relatives au traitement automatisé des points et à la possibilité d'exercer un droit d'accès. Dès lors, à supposer même qu'il n'ait pas reçu les informations lors de la constatation de l'infraction du 23 août 2019, M. A n'a pas été privé d'une garantie. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision ayant retiré des points de son permis de conduire à la suite de l'infraction en cause est intervenue à la suite d'une procédure irrégulière. Le moyen tiré d'un défaut d'information doit donc être écarté.

S'agissant de l'infraction commise le 14 septembre 2019 :

14. Le procès-verbal électronique constatant l'infraction du 14 septembre 2019, lequel a donné lieu à l'émission d'un titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, n'est pas produit à l'instance et ne peut donc être regardé comme comportant la signature de M. A, ni l'indication que celui-ci aurait refusé de signer ni aucune mention permettant d'établir qu'il aurait été établi de manière contradictoire et que le contrevenant aurait ainsi bénéficié de l'information obligatoire. La circonstance que l'avis de contravention qui aurait été adressé le 18 novembre 2019 n'ait pas été retourné au fichier national des permis de conduire avec la mention " NPAI " ne suffit pas à établir que le courrier a été remis à l'intéressé et qu'il a ainsi pu prendre connaissance de l'information prévue par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, il ne peut être regardé comme établi que l'intéressé ait, lors de la constatation de cette infraction, bénéficié de l'information exigée par la loi. Par conséquent, la décision emportant le retrait de points correspondant à cette infraction doit être annulé.

Sur la réalité des infractions :

15. Aux termes de l'article L. 223-1 du code de la route : " () La réalité d'une infraction entraînant retrait de points est établie par le paiement d'une amende forfaitaire ou l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, l'exécution d'une composition pénale ou par une condamnation définitive (). Le mode d'enregistrement et de contrôle des informations relatives aux infractions au code de la route conduit à considérer que la réalité de l'infraction est établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route dès lors qu'est inscrite, dans le système national des permis de conduire, la mention du paiement de l'amende forfaitaire ou de l'émission du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée, sauf si l'intéressé justifie avoir présenté une requête en exonération dans les quarante-cinq jours de la constatation de l'infraction ou de l'envoi de l'avis de contravention ou formé, dans le délai prévu à l'article 530 du code de procédure pénale, une réclamation ayant entraîné l'annulation du titre exécutoire de l'amende forfaitaire majorée. ".

16. Il ressort des mentions du relevé d'information intégral versé au dossier que les infractions commises par M. A ont donné lieu à l'émission de titres exécutoires de l'amende forfaitaire majorée, devenus définitifs, pour les infractions commises le 24 juin 2011, le 12 novembre 2011, le 16 octobre 2018 et le 14 septembre 2019. En l'absence de tout élément avancé par M. A de nature à mettre en doute l'exactitude de ces mentions, la réalité de ces infractions est, dès lors, établie dans les conditions prévues à l'article L. 223-1 du code de la route. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de cet article ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction :

17. Si l'annulation contentieuse d'une décision de retrait de points implique nécessairement que le ministre de l'intérieur reconnaisse à l'intéressé le bénéfice des points illégalement retirés, le capital de points dont dispose ce dernier doit être recalculé en tenant compte également des retraits de points légalement intervenus à son encontre et le cas échéant, des décisions de retrait ou de reconstitution de points qui n'avaient pu être prises en compte par l'administration aussi longtemps que l'invalidation annulée était exécutoire. Dès lors, il y a lieu d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à M. A le bénéfice des points irrégulièrement retirés de son permis de conduire à la suite des infractions commises le 16 novembre 2010, le 17 octobre 2012, le 25 septembre 2014 et le 14 septembre 2019 et de réexaminer sa situation dans le sens des observations qui précèdent, en en tirant toutes les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé. Ce réexamen devra intervenir dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Sur les frais liés à l'instance :

18. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. A tendant à l'annulation de la décision " 48 SI " du 12 février 2021 et sur les décisions portant retrait de points à la suite des infractions commise les 14 janvier 2011, 18 juin 2011, 15 janvier 2017 et 12 janvier 2020, ni sur les conclusions à fin d'injonction correspondantes.

Article 2 : Les décisions portant retrait de points sur le permis de conduire de M. A à la suite des infractions commises le 16 novembre 2010 (2 points), le 17 octobre 2012 (3 points), le 25 septembre 2014 (3 points) et le 14 septembre 2019 (3 points) sont annulées.

Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur et des outre-mer de reconnaître à M. A le bénéfice des points retirés à la suite des infractions commises le 16 novembre 2010, le 17 octobre 2012, le 25 septembre 2014 et le 14 septembre 2019, sous réserve qu'ils aient déjà été restitués, et, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, de réexaminer la situation du requérant pour en tirer les conséquences sur le capital de points et le droit de conduire de l'intéressé.

Article 4 : L'Etat versera la somme de 1 000 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 5 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.

Article 6 : Le présent jugement sera notifié à M. C A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Délibéré après l'audience du 9 mars 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Oriol, présidente,

Mme B et M. Sitbon, conseillers,

Assistés de Mme Ricaud, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 mars 2023.

La rapporteure,

Signé

A. B

La présidente,

Signé

C. ORIOL

La greffière,

Signé

V. RICAUD

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation,

La greffière

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