mardi 6 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2105241 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | BEN REHOUMA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 19 avril et 1er décembre 2021, Mme D E, représentée par Me Ben Rehouma, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 19 avril 2021 par laquelle la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil ;
2°) d'enjoindre à l'OFII de lui faire une offre de prise en charge de procéder à l'entretien prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de réexaminer sa situation.
Elle soutient que la décision attaquée :
- a été signée par une autorité incompétente,
- est insuffisamment motivée ;
- a été rendue à la suite d'une procédure irrégulière faute d'entretien de vulnérabilité prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article R. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 20 de la directive 2013/33/UE ;
- a été prise sur le fondement de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui est incompatible avec l'article 20 de la directive 2013/33/UE ;
- la décision attaquée a été édictée aux termes d'une procédure irrégulière, les services de l'OFII n'ayant pas procédé à l'évaluation de sa vulnérabilité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2023, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Bertoncini a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D E, ressortissante ivoirienne née le 22 juin 1993, a présenté une demande d'asile le 22 juillet 2020. Par une décision du 24 mars 2021, la directrice territoriale de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à Montrouge a refusé de lui octroyer le bénéfice des conditions matérielles d'accueil au motif qu'elle avait présenté sa demande, sans motif légitime, plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France. Par la présente requête, Mme E demande l'annulation de cette décision.
Sur le cadre juridique applicable :
2. Aux termes de l'article L. 744-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de la demande d'asile par l'autorité administrative compétente, en application du présent chapitre (). ". Toutefois, le 2° de l'article L. 744-8 de ce code, dans sa rédaction résultant de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 applicable au litige dès lors que M. C a sollicité l'asile après le 1er janvier 2019, qui reprend les dispositions énoncées au 3° du même article, issues de la loi n° 2015-925 du 29 juillet 2015, dispose que le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être " refusé si le demandeur () n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° du III de l'article L. 723-2 ", c'est-à-dire, en vertu des dispositions applicables en l'espèce, " dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France ".
3. En premier lieu, ces dispositions de l'article L. 744-8 transposent en droit interne les objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale. Le cas de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil qu'elles prévoient correspond à l'hypothèse fixée au paragraphe 2 de l'article 20 de la directive qui énonce que les Etats membres peuvent " limiter les conditions matérielles d'accueil lorsqu'ils peuvent attester que le demandeur, sans raison valable, n'a pas introduit de demande de protection internationale dès qu'il pouvait raisonnablement le faire après son arrivée dans l'Etat membre ". Par suite, le cas de refus prévu au 2° de l'article
L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas, dans son principe, incompatible avec les objectifs de l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
4. En deuxième lieu, si le Conseil d'Etat a jugé, par une décision du 31 juillet 2019 annulant pour excès de pouvoir les 12° et 14° de l'article 1er du décret n° 2018-1359 du 28 décembre 2018 relatif aux conditions matérielles d'accueil, respectivement codifiés sous les articles D. 744-37-1 et D. 744-39 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " qu'en créant des cas de refus et de retrait de plein droit des conditions matérielles d'accueil sans appréciation des circonstances particulières et en excluant, en cas de retrait, toute possibilité de rétablissement de ces conditions, les articles L. 744-7 et L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans leur rédaction résultant de la loi du 10 septembre 2018, s'avèrent incompatibles avec les objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 ", ce motif porte exclusivement sur les dispositions de l'article L. 744-7 en tant qu'elles créent " des cas de refus et de retrait de plein droit des conditions matérielles d'accueil ", et sur les dispositions des articles L. 744-7 et L. 744-8 en tant qu'elles excluent, " en cas de retrait, toute possibilité de rétablissement de ces conditions ". Ce motif ne porte donc pas sur les dispositions du 2° de l'article L. 744-8, qui n'instituent, ni un " cas de retrait ", ni un cas de refus de plein droit des conditions matérielles d'accueil, mais un cas où, aux termes du premier alinéa et du 2° de l'article L. 744-8, le bénéfice de ces conditions " peut " être " refusé ".
5. En troisième lieu, l'article 20 de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013 dispose, en son paragraphe 5, que les décisions portant limitation du bénéfice des conditions matérielles d'accueil visées au paragraphe 2 sont " prises au cas par cas, objectivement et impartialement et sont motivées " et qu'elles sont " fondées sur la situation particulière de la personne concernée, en particulier dans le cas des personnes visées à l'article 21 ", c'est-à-dire les " personnes vulnérables ", et " compte tenu du principe de proportionnalité ". Le paragraphe 6 du même article précise que " Les Etats membres veillent à ce que les conditions matérielles d'accueil ne soient pas retirées ou réduites avant qu'une décision soit prise conformément au paragraphe 5 ". En outre, l'article 21 pose en principe général que " les Etats membres tiennent compte de la situation particulière des personnes vulnérables ", et l'article 22 prévoit qu'" Aux fins de la mise en œuvre effective de l'article 21, les Etats membres évaluent si le demandeur est un demandeur qui a des besoins particuliers en matière d'accueil ".
6. Le dernier alinéa de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction résultant de la loi du 10 septembre 2018, prévoit que la décision de " retrait " des conditions matérielles d'accueil prise en application du 1° de cet article, est " écrite et motivée ", " prend en compte la vulnérabilité du demandeur " et " est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret ", sans prévoir son application aux décisions de refus du bénéfice des conditions matérielles d'accueil prises en application du 2° de ce même article. Il ressort des travaux préparatoires de la loi n° 2018-778 du 10 septembre 2018 que les dispositions précitées ont pour objet de limiter l'application de la procédure préalable contradictoire qu'elles prévoient aux décisions de retrait prises en application du 1°.
7. Toutefois, ces dispositions ne dérogent pas à l'obligation de motiver les décisions de refus prises en application du 2°, laquelle résulte des dispositions du 6° de l'article L. 211-1 du code des relations entre le public et l'administration applicables à toutes les décisions administratives qui " refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales ". En outre, interprétées conformément aux objectifs de la directive 2013/33/UE du 26 juin 2013, dont elles assurent la transposition, les dispositions du dernier alinéa de l'article L. 744-8 ne sauraient, pour l'application des dispositions précitées du 2° du même article, dispenser l'OFII de prendre en compte la situation particulière du demandeur d'asile, en particulier dans le cas de personnes vulnérables. S'agissant de l'appréciation de la vulnérabilité, il résulte des dispositions de l'article L. 744-6 et des dispositions combinées du 3° du III et du V de l'article L. 723-2 et du deuxième alinéa de l'article L. 723-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qu'il appartient à l'OFII de procéder à une évaluation de la vulnérabilité du demandeur d'asile même lorsque ce dernier a présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée sur le territoire national. Cette évaluation doit avoir lieu avant la décision de refus prise en cas de dépôt tardif de la demande d'asile prévu au 2° de l'article L. 744-8. S'agissant de l'appréciation de la justification du dépôt tardif de la demande d'asile, le demandeur doit avoir été mis en mesure d'en exposer le motif, soit devant l'autorité administrative compétente pour enregistrer sa demander d'asile ou devant l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, en cas d'application de la procédure accélérée sur le fondement du 3° du III de l'article L. 723-2, soit devant l'OFII, mais dans tous les cas avant la décision de refus prise sur le fondement du 2° de l'article L. 744-8.
Sur la légalité de la décision attaquée :
8. En premier lieu, par une décision du 3 décembre 2018, régulièrement publiée au bulletin officiel du ministère de l'intérieur, le directeur général de l'OFII a donné délégation à Mme A B, directrice territoriale à Montrouge, à l'effet de signer toutes les décisions se rapportant aux missions dévolues à la direction de Montrouge telles que définies par la décision du 31 décembre 2013 modifiée portant organisation générale de l'OFII, au nombre desquelles comptent les décisions refusant le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d'un vice d'incompétence doit être écarté.
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9. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / (). ". Selon l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
10. La décision du 19 avril 2021 vise le 2° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article D. 744-37 du même code, sur lesquels elle est fondée. Elle mentionne également les considérations de fait qui ont conduit à son édiction, en l'espèce que Mme E, sans motif légitime, a présenté sa demande d'asile plus de quatre-vingt-dix jours après son entrée en France. Dans ces conditions, le moyen tiré de ce qu'elle serait insuffisamment motivée doit être écarté comme manquant en fait.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans sa version applicable au litige : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables. / () ". Selon l'article R. 774-14 du même code : " L'appréciation de la vulnérabilité des demandeurs d'asile est effectuée par les agents de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, en application de l'article L. 744-6, à l'aide d'un questionnaire dont le contenu est fixé par arrêté des ministres chargés de l'asile et de la santé. / Si le demandeur d'asile présente des documents à caractère médical, en vue de bénéficier de conditions matérielles d'accueil adaptée à sa situation, ceux-ci seront examinés par un médecin de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, qui émet un avis. ".
12. Il ressort des pièces du dossier, notamment des captures d'écran et des documents versés par le directeur général de l'OFII à l'appui de ses écritures, que la requérante a bénéficié d'un entretien de vulnérabilité lors de son passage en guichet unique, le 24 mars 2021, à l'occasion duquel son état de vulnérabilité a été évalué à 1 sur une échelle de 0 à 3. Ainsi, la requérante a, contrairement à ce qu'elle soutient, bénéficié de l'entretien prévu à l'article L. 744-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile précité pour évaluer sa vulnérabilité. Par suite, le moyen tiré de la décision en litige aurait été édictée au terme d'une procédure irrégulière manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
13. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit au point 8 du présent jugement, que les décisions portant refus des conditions matérielles d'accueil prises sur le fondement du 2° de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'ont pas à être précédées d'une procédure contradictoire en amont de leur édiction.
14. En cinquième lieu, pour soutenir qu'il n'a pas été informé dans une langue qu'il comprend des conditions d'octroi et des modalités de refus des conditions matérielles d'accueil, la requérante ne saurait utilement se prévaloir des dispositions du I de l'article R. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicables, qui figurent dans une sous-section intitulée " Lieux d'hébergements pour demandeurs d'asile " qui concernent seulement les lieux d'hébergement des demandeurs d'asile. Par suite, le moyen tiré d'un vice de procédure et d'une erreur de droit doit être écarté.
15. En dernier lieu, en vertu de l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision attaquée, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil peut être refusé si le demandeur n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France.
16. Mme E ne conteste pas avoir sollicité le bénéfice des conditions matérielles d'accueil après l'expiration d'un délai de quatre-vingt-dix jours à compter de son entrée en France. Elle fait néanmoins valoir à cet égard avoir rejoint la France en 2020 peu de temps avant le confinement de mars 2020, période durant laquelle il lui a été matériellement impossible de présenter sa demande d'asile. Elle ajoute être en grande précarité et souffrir de maux de têtes très invalidant en raison des violences subies dans son pays d'origine. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'elle est entrée en France le 1er décembre 2019 et qu'elle n'a sollicité le bénéfice des conditions matérielles d'accueil que le 22 juillet 2020. Ainsi, si elle fait valoir que le premier confinement l'a empêchée de formuler sa demande dans les délais, le premier confinement n'ayant duré que de mars à mai 2020, elle n'apporte aucun élément de nature à justifier qu'elle n'ait pu se présenter au guichet unique entre le 1er décembre 2019 et le mois de mars 2020. Par suite, elle ne peut être regardée comme établissant l'existence d'un motif légitime expliquant le dépôt tardif de sa demande d'asile. Il s'ensuit que la décision attaquée ne méconnait pas l'article L. 744-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle n'établit pas davantage que la décision attaquée serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
17. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation de la requête Mme E ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme E est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D E et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 10 janvier 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
M. Amazouz, premier conseiller,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 février 2024.
Le président-rapporteur,
signé
T. BertonciniL'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
S. Amazouz
La greffière,
signé
M. F
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026