LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2105305

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2105305

mardi 2 juillet 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2105305
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantCABINET LEXLOR

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 19 avril et 7 septembre 2021 et 11 juillet 2023, la société ANDOLU DISTRIBUTION, représentée par Me Verdier, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 avril 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé la fermeture administrative de l'établissement GOOD PRICE sis 233 rue du Président Salavador Allende à Colombes pour une durée de quinze jours à compter de la date de sa notification ;

2°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 132 509,51 euros en réparation de son préjudice ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- l'arrêté contesté est insuffisamment motivé en ce qu'il ne mentionne pas tous les éléments qui doivent être pris en compte au titre de l'article R. 8272-8 du code du travail, en particulier la répétition de l'infraction ;

- il est entaché d'erreurs de fait en ce que les faits reprochés ne sont pas avérés ; d'une part, elle a sollicité une demande d'autorisation de travail auprès de la préfecture pour régulariser la situation administrative de deux salariés et en l'absence de réponse, elle a estimé qu'elle pouvait légalement les recruter ; d'autre part, elle ignorait la situation administrative de Mme B titulaire d'une pièce d'identité française alors qu'elle ne pouvait savoir qu'il s'agissait d'un document falsifié ; elle a embauché ces salariés en toute bonne foi et les a d'ailleurs licenciés dès qu'elle a eu connaissance des faits ;

- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation, dès lors, qu'il appartenait au cabinet d'expertise comptable de vérifier les autorisations relatives à l'emploi des salariés au sein de l'établissement ; et qu'elle a toujours employé des ressortissants étrangers titulaires d'un titre de séjour valable ; enfin, que la gravité de l'infraction n'est pas établie puisque seulement trois employés sur trente étaient en situation irrégulière ;

- elle est fondée à solliciter le versement de la somme de 132 509,51 euros en réparation du préjudice subi du fait de l'illégalité de la mesure de fermeture administrative ;

- elle a versé la somme de 44 606,19 euros au titre des salaires versés au mois de mars 2021 ;

- elle a versé la somme de 1 800 euros au titre du loyer payé du mois de mars 2021 ;

- elle a versé la somme de 173 933, 61 euros correspondant à l'achat de marchandises périssables et non périssables ;

- elle subira une perte de chiffre d'affaires d'un montant de 248 470 euros correspondant à la durée de fermeture de 15 jours.

Par un mémoire en défense enregistré le 14 juin 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Par une ordonnance du 21 juillet 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 7 août 2023 à 12h.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code du travail ;

- le décret n° 2014-1292 du 23 octobre 2014 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Colin, rapporteure,

- et les conclusions de Mme Chabrol, rapporteur publique.

Considérant ce qui suit :

1. La société par actions simplifiée (SAS) Anadolu Distribution exploite une supérette sous l'enseigne " Good Price " à Colombes. A l'issue d'un contrôle des services de police, accompagnés des services de l'unité de lutte contre l'immigration irrégulière des Hauts-de-Seine et ceux de l'Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiale (URSSAF), le 11 décembre 2020, il a été constaté que l'établissement employait trois salariés en situation irrégulière et sans titre les autorisant à travailler. Par un arrêté du 16 avril 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné la fermeture de l'établissement pour une durée de quinze jours à compter de sa notification, intervenue le 19 avril 2021. Par la présente requête, la société Anadolu Distribution demande l'annulation de cet arrêté et l'indemnisation des préjudices résultant de la mesure de fermeture.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. D'une part, aux termes de l'article L. 8272-2 du code du travail : " Lorsque l'autorité administrative a connaissance d'un procès-verbal relevant une infraction prévue aux 1° à 4° de l'article L. 8211-1 ou d'un rapport établi par l'un des agents de contrôle mentionnés à l'article L. 8271-1-2 constatant un manquement prévu aux mêmes 1° à 4°, elle peut, si la proportion de salariés concernés le justifie, eu égard à la répétition ou à la gravité des faits constatés, ordonner par décision motivée la fermeture de l'établissement ayant servi à commettre l'infraction, à titre temporaire et pour une durée ne pouvant excéder trois mois. Elle en avise sans délai le procureur de la République. /. () ". Aux termes de l'article L. 8211-1 de ce code : " Sont constitutives de travail illégal, dans les conditions prévues par le présent livre, les infractions suivantes : () / 4° Emploi d'étranger non autorisés à travailler ; () " ; Aux termes de l'article L. 8251-1 du même code : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France ". Aux termes de l'article R. 8272-7 du code précité : " Le préfet du département dans lequel est situé l'établissement, () , peut décider, au vu des informations qui lui sont transmises, de mettre en œuvre à l'égard de l'employeur verbalisé l'une ou les mesures prévues aux articles L. 8272-2 et L. 8272-4, en tenant compte de l'ensemble des éléments de la situation constatée, et notamment des autres sanctions qu'il encourt. Préalablement, il informe l'entreprise, par lettre recommandée avec avis de réception ou par tout autre moyen permettant de faire la preuve de sa réception par le destinataire, de son intention en lui précisant la ou les mesures envisagées et l'invite à présenter ses observations dans un délai de quinze jours. A l'expiration de ce délai, au vu des observations éventuelles de l'entreprise, le préfet peut décider de la mise à exécution de la ou des sanctions appropriées.() ". Enfin, aux termes de l'article R. 8272-8 du même code : " Le préfet tient compte, pour déterminer la durée de fermeture d'au plus trois mois du ou des établissements ayant servi à commettre l'infraction conformément à l'article L. 8272-2, de la nature, du nombre, de la durée de la ou des infractions relevées, du nombre de salariés concernés ainsi que de la situation économique, sociale et financière de l'entreprise ou de l'établissement. ".

3. D'autre part, aux termes de l'article L. 5221-2 du même code : " Sont dispensés de l'autorisation de travail prévue à l'article R. 5221-1 :1° Les ressortissants des Etats membres de l'Union européenne (). ". Aux termes de l'article L. 5221-8 du code du travail : " L'employeur s'assure auprès des administrations territorialement compétentes de l'existence du titre autorisant l'étranger à exercer une activité salariée en France, sauf si cet étranger est inscrit sur la liste des demandeurs d'emploi tenue par l'institution mentionnée à l'article L. 5312-1. ". Aux termes de l'article R. 5221-41 du même code dans sa version en vigueur au moment de l'embauche des salariés contrôlés : " Pour s'assurer de l'existence de l'autorisation de travail d'un étranger qu'il se propose d'embaucher, en application de l'article L. 5221-8, l'employeur adresse au préfet du département du lieu d'embauche ou, à Paris, au préfet de police une lettre datée, signée et recommandée avec avis de réception ou un courrier électronique, comportant la transmission d'une copie du document produit par l'étranger. A la demande du préfet, il peut être exigé la production par l'étranger du document original. " ; Enfin aux termes de l'article R. 5221-42 du même code : " La demande de l'employeur est adressée au préfet au moins deux jours ouvrables avant la date d'effet de l'embauche. Le préfet notifie sa réponse à l'employeur par courrier, télécopie ou courrier électronique dans un délai de deux jours ouvrables à compter de la réception de la demande. A défaut de réponse dans ce délai, l'obligation de l'employeur de s'assurer de l'existence de l'autorisation de travail est réputée accomplie. " ;

4. Par ailleurs, lorsqu'un salarié s'est prévalu lors de son embauche de la nationalité française ou de sa qualité de ressortissant d'un Etat pour lequel une autorisation de travail n'est pas exigée, l'employeur ne peut être sanctionné s'il s'est assuré que ce salarié disposait d'un document d'identité de nature à en justifier et s'il n'était pas en mesure de savoir que ce document revêtait un caractère frauduleux ou procédait d'une usurpation d'identité.

5. Il résulte de ces dispositions combinées que le travail dissimulé et l'emploi d'un étranger non autorisé à travailler constituent des infractions de nature à justifier le prononcé de la sanction administrative de fermeture provisoire de l'établissement où l'une de ces infractions a été relevée et que la durée maximale de fermeture à ce titre est de trois mois.

6. En premier lieu, l'arrêté litigieux vise l'article L. 8272-2 du code du travail. Il précise la date, la nature et le lieu du contrôle, le nombre et la nature des infractions constatées, le nombre des salariés en situation de travail irrégulière. Cet arrêté indique également qu'au regard du nombre de salariés concernés et de la persistance des infractions dans le temps, la gravité des faits ne peut être contestée. L'arrêté litigieux a ainsi permis à la société Anadolu Distribution de comprendre les griefs formulés à son encontre. Dans ces conditions, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que l'arrêté attaqué qui comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui atteste de l'ensemble des éléments pris en compte pour déterminer la durée de la fermeture prononcée est entaché d'un défaut de motivation au regard de l'article L. 8272-2 précité.

7. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction que lors du contrôle effectué le 11 décembre 2020, il a été constaté que la société employait trois salariés en situation irrégulière et sans titre les autorisant à travailler. La société fait valoir qu'elle n'était pas en mesure de détecter l'absence d'authentification des titres de séjour présentés par Mme B et Mrs C et A et qu'elle a sollicité une demande d'autorisation de travail auprès de la préfecture pour régulariser la situation administrative de ces derniers et a estimé, en l'absence de réponse qu'elle pouvait légalement les recruter.

8. S'agissant de M. A, il résulte de l'instruction que ce dernier a déclaré lors de son audition qu'il avait communiqué au gérant, lors de son embauche, l'ensemble de ses documents d'identité -titre de séjour italien illimité, carte nationale d'identité italienne et passeport marocain- et qu'il croyait que son titre de séjour italien l'autorisait à travailler sur le territoire français. Toutefois, eu égard à la diversité des titres présentés par M. A lors de son embauche laissant supposer une absence d'authentification, le gérant aurait pu raisonnablement penser que la carte nationale d'identité italienne présentée par l'intéressé, versée au dossier, présentait un caractère frauduleux.

9. Il résulte également de l'instruction que lors de son audition du 18 décembre 2020, Mme B qui est revenue sur ses déclarations du 11 décembre 2020, au demeurant après l'audition du gérant de la société le 15 décembre 2020, a indiqué qu'elle avait présenté lors de son embauche non pas un passeport algérien mais la copie d'une fausse carte d'identité française, comme l'a également déclaré le gérant lors de son audition. Toutefois, à défaut pour la société requérante d'avoir sollicité la production de l'original de la carte d'identité française dont s'est prévalu Mme B lors de son embauche, le gérant ne peut se prévaloir de sa bonne foi et l'infraction aux dispositions précitées de l'article L. 8251-1 du code du travail est dès lors caractérisée.

10. Enfin, si le gérant produit à l'instance la copie d'une carte de résident au nom de M. C valable jusqu'au mois d'octobre 2026 l'autorisant à travailler, il n'établit ni qu'il a procédé à la vérification de son identité, ni qu'il s'agit du titre qui lui a été présenté lors de son embauche alors qu'il a déclaré lors de son audition ne pas avoir gardé de photocopie du titre présenté alors par ce dernier.

11. Par ailleurs, la société requérante ne saurait se prévaloir d'une autorisation de travail implicite qui lui aurait été accordée par le préfet pour l'emploi de Mrs C et A alors qu'elle n'établit pas qu'elle a sollicité une autorisation de travail auprès de la préfecture selon les formes requises par l'article par l'article R. 5221-42 du code du travail précité dans sa version applicable lors de l'embauche des salariés et qu'en outre qu'en vertu de l'article 1er du décret du 23 octobre 2014 relatif aux exceptions à l'application du principe " silence vaut acceptation ", pris pour l'application des articles L. 231-5 et L. 231-6 du code des relations entre le public et l'administration, l'autorisation de travail délivrée à un étranger en vue d'exercer une activité salariée en France est au nombre des décisions pour lesquelles le silence gardé pendant deux mois par l'administration vaut rejet de la demande.

12. Il résulte de ce qui précède que la matérialité de l'infraction d'emploi d'étranger non autorisé à travailler est établie sans que la société, qui était en mesure de constater le caractère frauduleux des documents présentés par les salariés concernés, ne puisse invoquer sa bonne foi ni la circonstance qu'elle avait délégué à son cabinet d'expertise comptable le soin de vérifier les autorisations relatives à l'emploi des salariés au sein de l'établissement qui est sans incidence sur la matérialité des faits. Le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

13. Il résulte de ce qui précède que les faits retenus à l'encontre de la société sont constitutifs d'infraction d'emploi d'étranger non autorisé à travailler concernant trois de ces salariés et que cette situation a perduré pendant 21 mois pour Mme B et 26 mois pour Messieurs C et A. Si la société fait valoir que la fermeture entrainera une perte de 120 754 euros qui correspond à des factures périssables effectuées pour les besoins de la continuité de l'exploitation, elle ne l'établit pas. Elle n'établit pas davantage les conséquences lourdes sur le plan financier et son activité commerciale dont elle se prévaut. Dès lors, même s'ils n'ont concerné que 10% des effectifs de la société et quand bien même elle n'aurait jamais été sanctionnée pour la même infraction par le passé, compte tenu de la gravité des faits et de leur répétition, et nonobstant la mise en conformité postérieure de la société, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas infligé une sanction disproportionnée en prononçant à l'égard de la société Anadolu distribution la sanction administrative de fermeture de l'établissement pour une durée de quinze jours, cette durée de fermeture étant inférieure au plafond de trois mois fixé par les dispositions précitées des articles L. 8272-2 et R. 8272-8 du code du travail. Par suite, la société requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

14. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante n'est pas fondée à solliciter l'annulation de la décision du 16 avril 2021.

Sur les conclusions indemnitaires :

15. La société requérante recherche la responsabilité de l'Etat à raison de l'illégalité dont serait entachée l'arrêté du 16 avril 2021 prononçant la fermeture administrative de l'établissement " Good Price " pour une durée de quinze jours. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, la société requérante ne démontre pas que cet arrêté est entaché d'une illégalité, et par suite n'établit pas que l'Etat a commis, en prenant cet arrêté, une faute de nature à engager sa responsabilité. Dans ces conditions, elle n'est pas fondée à rechercher la responsabilité pour faute de l'Etat et à demander sa condamnation à lui verser la somme de 132 509,51 euros en réparation des préjudices invoqués.

16. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que, et sans qu'il soit besoin d'examiner leur recevabilité, les conclusions à fin d'indemnisation de la requête de la SAS ANADOLU DISTRIBUTION doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions de la requérante tendant à leur application et dirigées contre l'Etat, qui n'est pas partie perdante.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de la SAS ANADOLU DISTRIBUTION est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SAS ANDOLU DISTRIBUTION et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 21 mai 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Le Griel, président,

Mme Colin, première conseillère,

Mme Debourg, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.

La rapporteure,

signé

C. COLIN

La présidente,

signé

H. LE GRIELLa greffière,

Signé

H. MOFID

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour ampliation, la greffière.

N°2105305

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions