LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2105831

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2105831

mardi 26 septembre 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2105831
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation2ème Chambre
Avocat requérantBEKEL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 avril 2021, Mme C A, représenté par Me Bekel, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 28 octobre 2020 par laquelle le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, ensemble la décision du 26 février 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer le titre sollicité ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision du préfet est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux ;

- elle méconnaît l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le préfet a commis une erreur de droit en n'exerçant pas son pouvoir de régularisation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er juillet 2021, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juillet 2021, le ministre de l'Intérieur conclut au rejet de la requête et fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Viain, premier conseiller, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C A, ressortissante algérienne, a sollicité le 27 mai 2019 le renouvellement de son titre de séjour en qualité d'" étranger malade ". Au vu notamment de l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 5 juin 2020, le préfet du Val-d'Oise a rejeté cette demande le 28 octobre 2020. Par la présente requête, Mme A demande au tribunal l'annulation de la décision préfectorale du 28 octobre 2020, ensemble la décision du 26 février 2021 par laquelle le ministre de l'intérieur a rejeté son recours hiérarchique.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. En premier lieu, si Mme A fait valoir que le préfet a commis une erreur de fait en mentionnant dans son arrêté qu'elle est entrée sans visa sur le territoire français le 19 août 2015, elle ne produit aucun élément permettant d'apprécier la régularité de son entrée en France. Les moyens tirés de ce que l'administration aurait commis une erreur de fait et, compte tenu de cette prétendue erreur, un défaut d'examen particulier de la demande, doivent donc être écartés.

3. En deuxième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des stipulations de l'accord franco-algérien, le préfet n'est pas tenu d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à un titre de séjour sur le fondement d'une autre stipulation de cet accord, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Il ressort des pièces du dossier que Mme A a effectué sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 7 de l'accord franco-algérien ou de ce que le préfet aurait dû examiner la demande sur ce fondement doit être écarté.

4. En troisième lieu, il résulte de l'arrêté attaqué que le préfet, qui était saisi d'une demande de titre de séjour pour soins a néanmoins examiné la possibilité d'admettre la requérante au séjour au titre de la vie privée et familiale. Le moyen tiré de ce que l'administration, qui, ainsi qu'il vient d'être dit, n'était pas tenue de se prononcer expressément sur d'autres fondements que ceux invoqués dans la demande, aurait méconnu l'étendue de son pouvoir de régularisation est donc clairement infondé.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : / () 5) au ressortissant algérien, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus ". Par ailleurs, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

6. En l'espèce, Mme A soutient que deux de ses enfants vivent en France, qu'elle est hébergée par son fils et qu'elle est aujourd'hui séparée de son mari. Toutefois, la requérante, qui ne réside en France que depuis 2015, n'établit pas ne plus avoir d'attaches dans son pays d'origine, dans lequel elle a vécu jusqu'à l'âge de 67 ans, et, en particulier, n'apporte pas la preuve qu'elle serait aujourd'hui séparée de son époux. Mme A ne justifie pas davantage d'une insertion particulière en France. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que Mme A souffre d'hypertension artérielle et s'est vue remplacer en 2019 les valvules aortiques et mitrales et si elle soutient qu'elle est grabataire, l'avis du collège des médecins de l'OFII du 5 juin 2020 indique que l'état de santé de Mme A nécessite une prise en charge médicale dont le défaut peut entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, l'intéressée peut effectivement y bénéficier d'un traitement approprié. A cet égard, la circonstance, au demeurant non établie, que la requérante serait isolée en Algérie n'implique pas, par elle-même, qu'elle ne pourrait y accéder effectivement à un traitement médical. Par ailleurs, si elle fournit un certificat médical du docteur B du 30 novembre 2020 attestant qu'elle a besoin d'une aide à domicile, ce certificat, postérieur à la décision attaquée, outre qu'il ne précise pas l'état de santé dans lequel se trouvait la requérante au moment où le préfet a pris sa décision, n'apporte pas d'éléments précis sur l'impossibilité de Mme A d'être soignée en Algérie, compte tenu des soins qu'elle a déjà reçus en France. Les éléments médicaux produits par l'intéressée ne sont donc pas suffisants pour remettre en cause l'avis du 5 juin 2020 des médecins du collège de l'OFII en ce qui concerne la disponibilité des soins en Algérie, ni davantage pour justifier de circonstances exceptionnelles tirées des particularités de sa situation personnelle l'empêchant de revenir dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge 67 ans, et d'accéder effectivement à un traitement approprié. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi que des stipulations de l'article 6-5 de l'accord franco algérien du 27 décembre 1968 modifié, doivent être écartés.

7. Il résulte de tout ce qui précède que Mme A n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 28 octobre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande de titre de séjour, ni l'annulation de la décision du 26 février 2021 par laquelle le ministre de l'Intérieur a rejeté son recours hiérarchique. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction, ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A, au préfet du Val-d'Oise et au ministre de l'Intérieur.

Délibéré après l'audience du 12 septembre 2023, à laquelle siégeaient :

M. Huon, président ;

M. D et M. Viain, premiers conseillers ;

assistés de Mme Tainsa, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 septembre 2023.

Le rapporteur,

signé

T. VIAIN

Le président,

signé

C.HUON

La greffière,

signé

A. TAINSA

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

N°2105831

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions