jeudi 19 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2106624 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | WALLEZ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mai 2021 et 23 février 2022, M. A B, représenté par Me Wallez, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le maire d'Issy-les-Moulineaux a délivré à la SARL K'A.M.S un permis de construire n°PC92040200062 et l'arrêté du 31 décembre 2021 par lequel le maire a délivré à cette même société un permis de construire modificatif ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Issy-les-Moulineaux et de la SARL K'A.M.S la somme de 1 500 euros chacun en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le document graphique d'insertion figurant au dossier de permis de construire ne permet pas d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes ;
- l'arrêté méconnait l'article UD 6 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'il prévoit une surélévation sur un bâtiment implanté en recul d'environ dix mètres par rapport à l'alignement de la rue aggravant la méconnaissance de la règle d'implantation à l'alignement ;
- il méconnait l'article UD 9 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet aggrave la méconnaissance de cet article ;
- il méconnait l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que la surélévation porte le bâtiment à une hauteur supérieure de 11 centimètres à la hauteur de 12 mètres au faitage autorisée et mesurée à partir du plateau de nivellement ;
- il méconnait l'article UD 13 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors que le projet consiste en une nouvelle construction et qu'il aurait dû prévoir 75% d'espaces verts ;
- le permis de construire modificatif est illégal dès lors qu'il ne régularise pas l'ensemble des vices du permis de construire initial.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 11 août 2021 et 25 février 2022, la commune d'Issy-les-Moulineaux conclut au rejet de la requête. Elle fait valoir qu'aucun moyen n'est fondé.
Par une ordonnance du 19 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 21 octobre 2022.
Par une lettre du 13 septembre 2023, le tribunal a invité les parties à présenter leurs observations sur la mise en œuvre éventuelle de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, dans le cas où le tribunal accueillerait le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme d'Issy-les-Moulineaux.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chaufaux,
- les conclusions de M. Louvel, rapporteur public,
- et les observations de Me Wallez, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 25 mars 2021 par lequel le maire d'Issy-les-Moulineaux a délivré à la SARL K'A.M.S un permis de construire autorisant, sur un terrain situé au 52b rue Marcel Miquel à Issy-les-Moulineaux, la surélévation, la modification de façade et le changement de destination d'un bâtiment, ainsi que l'aménagement des espaces non construits du terrain d'assiette, ensemble l'arrêté du 31 décembre 2021 par lequel le maire a délivré au pétitionnaire un permis de construire modificatif.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'insuffisance du document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes :
2. Aux termes de l'article R. 431-7 du code de l'urbanisme, " Sont joints à la demande de permis de construire : / () b) Le projet architectural défini par l'article L. 431-2 et comprenant les pièces mentionnées aux articles R. 431-8 à R. 431-12. " et aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : / () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ".
3. Le caractère insuffisant du contenu de l'un des documents ne constitue pas nécessairement une irrégularité de nature à entacher la légalité de l'autorisation si l'autorité compétente est en mesure, grâce aux autres pièces produites, d'apprécier l'ensemble des critères énumérés par ces mêmes dispositions. De plus, les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ne sont susceptibles d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où elles ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Si le requérant fait valoir que l'absence de document graphique présentant une vue latérale ne permet pas de visualiser l'importance de la surélévation projetée, il ressort des pièces du dossier que le document graphique ainsi que les plans de façades de l'existant et du projet pour les façades Est et Ouest joints au dossier de demande de permis de construire permettent d'appréhender l'insertion du projet de surélévation dans son environnement bâti existant. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du document d'insertion doit être écarté.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme d'Issy-les-Moulineaux :
S'agissant de la méconnaissance de l'article UD 6 :
5. Aux termes de l'article UD 6-1 : " 6.1. L'implantation des constructions par rapport aux emprises publiques est définie à l'annexe 1 du présent règlement ainsi que sur le document graphique général (marges de reculement). ", ladite annexe prévoyant, pour la rue Marcel Miquel, une implantation " à l'alignement ". Les dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme précisent que : " Pour les constructions existantes à la date d'approbation du PLU, régulièrement autorisées, qui ne respecteraient pas les règles du présent PLU, sont néanmoins autorisés, à condition que ces travaux n'aggravent pas le non-respect des règles du PLU : - les extensions du bâti existant ; - les surélévations, au maximum dans la limite des murs existants ".
6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que si le bâtiment existant est situé en retrait de l'alignement de la rue Marcel Miquel, le projet litigieux, qui constitue une surélévation dans la limite des murs existants, n'aggrave pas la méconnaissance de l'article UD 6-1 du règlement du plan local d'urbanisme. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 6-1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
S'agissant de la méconnaissance de l'article UD 9 :
7. Aux termes de l'article UD 9-1 : " 9.1. Règle générale / 9.1.1. Dans la bande de 20 m à partir de l'alignement ou du reculement / L'emprise au sol ne peut excéder 50 % de la superficie de l'unité foncière, déduction faite des surfaces destinées à des opérations de voirie. / 9.1.2. Au-delà de la bande de 20 m définie à partir de l'alignement ou du reculement / L'emprise au sol ne peut excéder 10 % de la superficie de l'unité foncière. / 9.1.3. Dans tous les cas / L'emprise au sol totale ne pourra pas excéder 50 % de la superficie de l'unité foncière. ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le projet litigieux, qui constitue une surélévation dans la limite des murs existants, conformément aux dispositions générales citées au point 5, n'a pas pour effet d'augmenter l'emprise au sol du bâtiment. Par suite, et contrairement à ce que soutient le requérant, le projet n'aggrave pas le non-respect des règles du plan local d'urbanisme, de sorte que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UD 9.1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
S'agissant de la méconnaissance de l'article UD 10 :
9. Aux termes de l'article UD 10-2 : " 10.2. Hauteur maximale / La hauteur est mesurée à partir du plateau de nivellement. / Dans la zone couverte par le PPRI, la hauteur est mesurée à partir de la cote 31,85 NGF ou du plateau de nivellement si celui-ci est à une altitude supérieure. / Sauf dispositions contraires au document graphique, la hauteur des constructions, y compris les édicules et les installations techniques (sauf cas mentionnés à l'article 11.2.3), à l'exception des cheminées, pylônes, supports de lignes électriques ou d'antennes, ne peut dépasser : 12 m au faîtage des toitures ou à l'acrotère du dernier étage en retrait d'au moins 0,80 m par rapport à la façade, et 9 m au 1er plan de la façade sur rue. / Dans le cas où une nouvelle construction s'implanterait entre deux constructions plus hautes que la hauteur maximum autorisée, la hauteur maximum de la nouvelle construction pourra s'aligner sur la hauteur moyenne des deux constructions voisines. " Aux termes des définitions du règlement du plan local d'urbanisme : " Plan de nivellement / 1) Le plan de référence / Le plan de référence d'un îlot est l'ensemble des plans horizontaux de cote ronde (cote exprimée en mètre, d'après le NGF), formant gradins successifs avec des plans verticaux de 1 m chacun, établis à partir et au-dessus des droites horizontales joignant les points de même altitude pris sur le périmètre de l'îlot au niveau du trottoir ou à défaut de trottoir, au niveau du sol de la voie. / Si, sur ce périmètre, il n'existe aucun point de cote ronde, la surface de nivellement est le plan horizontal établi à la cote ronde immédiatement supérieure aux cotes de périmètre de l'îlot. () ".
10. Il résulte de ces dispositions qu'en l'absence de cote ronde sur le périmètre de l'îlot, la surface de nivellement à partir de laquelle doit être mesurée la hauteur de construction, est le plan horizontal établi à la cote ronde immédiatement supérieure aux cotes de périmètre de l'îlot et non à la cote ronde immédiatement supérieure à la cote NGF du terrain naturel, comme le soutient la commune d'Issy-les-Moulineaux en défense.
11. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu'existeraient des points de cote ronde de même altitude sur le périmètre de l'ilot. Il s'ensuit que la surface de nivellement à prendre en compte pour l'application des règles de hauteur est le plan horizontal établi à la cote ronde immédiatement supérieure aux cotes de périmètre de l'ilot, en l'espèce les altitudes 32,40 NGF et 32,56 NGF au droit du terrain sur la rue Marcel Miquel, ainsi que le fait valoir le requérant. La hauteur maximale au faîtage de la toiture s'établit donc à la cote 45 NGF (33+12). Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire que la surélévation atteint la cote de 45,11 NGF au faîtage de la toiture et est ainsi supérieure à la hauteur maximale de 12 mètres. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme.
S'agissant de la méconnaissance de l'article UD 13 :
12. Aux termes de l'article UD 13.1 : " 13.1 - Les espaces libres et plantations / 13.1.1 - Au moins 75% des espaces libres doivent être traités en espaces verts et 50% au moins d'entre eux doivent être de pleine terre. Un arbre de haute tige devra être planté par tranche de 200 m² d'espace libre. / Les toitures végétalisées semi-intensive et intensive comptent pour la moitié de leur surface dans le calcul des espaces verts (hors pleine terre). / Les espaces libres doivent être aménagés selon une composition paysagère soignée, adaptée à l'échelle du terrain et aux lieux environnants. Cette composition privilégiera les espaces verts d'un seul tenant et en contiguïté avec les espaces libres des terrains voisins. () ". Le plan local d'urbanisme d'Issy-les-Moulineaux définit ainsi l'extension-surélévation : " Il s'agit d'une construction destinée à faire partie intégrante d'un bâtiment préexistant notamment par une communauté d'accès et de circulation intérieure ou une contiguïté de volume. Les surélévations constituent des extensions. ".
13. Si le requérant soutient que les travaux substantiels sur le bâtiment existant autorisés par le permis de construire en litige équivalent à une nouvelle construction et non à une simple surélévation, de sorte que les dispositions de l'article UD 13 sont applicables, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces travaux constituent une surélévation répondant à la définition du plan local d'urbanisme précitée. Par conséquent, l'article UD 13-1 n'étant en l'espèce pas applicable, le requérant ne peut utilement soutenir que le projet méconnait ces dispositions.
En ce qui concerne l'illégalité du permis de construire modificatif faute de régularisation de l'ensemble des vices du permis de construire initial :
14. Si le requérant est fondé à invoquer des moyens à l'encontre des dispositions propres du permis de construire modificatif, il ne peut en revanche utilement soutenir que ce permis serait illégal du fait de la non-régularisation de vices allégués à l'encontre du permis de construire initial. Par suite, ce moyen sera écarté.
Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :
15. " Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. Le refus par le juge de faire droit à une demande d'annulation partielle est motivé. ".
16. Il résulte de tout ce qui précède que le requérant est seulement fondé à soutenir que le projet autorisé méconnaît les dispositions de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme pour les motifs énoncés au point 11. Eu égard à l'illégalité retenue, dont la régularisation n'apporterait pas un bouleversement tel à l'économie générale du projet qu'il en modifierait la nature, il y a lieu d'annuler la décision attaquée seulement dans cette mesure et de fixer à trois mois le délai imparti au pétitionnaire pour solliciter la régularisation du projet.
Sur les frais liés au litige :
17. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Issy-les-Moulineaux et de la SARL K'A.M.S la somme demandée par le requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E:
Article 1er : L'arrêté du 25 mars 2021 du maire d'Issy-les-Moulineaux est annulé partiellement, au sens des dispositions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme, en tant qu'il méconnait les dispositions de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux.
Article 2 : Il appartiendra à la SARL K'A.M.S de solliciter de l'autorité administrative compétente, dans le délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement, une régularisation rendant le projet en litige conforme aux dispositions de l'article UD 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Issy-les-Moulineaux.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, la SARL K'A.M.S et à la commune d'Issy-les-Moulineaux.
Délibéré après l'audience du 3 octobre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Zaccaron Guérin, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 octobre 2023.
La rapporteure,
signé
E. Chaufaux
La présidente,
signé
S. Edert
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026