vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2107541 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | GOINEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 9 juin 2021 et 28 novembre 2022, M. C B, représenté par Me Goineau, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 14 avril 2021 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté son recours contre l'arrêté du 19 février 2021 par lequel ce préfet a abrogé les quatre autorisations qui lui avaient été délivrées le 16 janvier 2013 pour l'acquisition d'armes de catégorie B, lui a ordonné de se dessaisir de ses armes dans un délai de trois mois, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et l'a informé de son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA) ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- son recours est recevable ;
- le signataire de l'arrêté du 19 février 2021 et de la décision du 14 avril 2021 n'était pas compétent ;
- l'arrêté du 19 février 2021 et la décision du 14 avril 2021 ne sont pas motivés ;
- cet arrêté ne peut pas être exécuté puisque ses armes ont été saisies par les services de police dans le cadre d'une perquisition réalisée à son domicile le 13 janvier 2021 ;
- l'arrêté du 19 février 2021 est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation puisque son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ou la sécurité des personnes ;
- l'interdiction d'acquérir et de détenir des armes doit être levée et son inscription dans le fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes retirée puisque son comportement n'est pas de nature à constituer un trouble à l'ordre public.
Par un mémoire, enregistré le 8 novembre 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 1er décembre 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 23 décembre 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme L'Hermine, conseillère ;
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été autorisé, le 16 janvier 2013, à acquérir quatre armes de catégorie B. Le préfet des Hauts-de-Seine a, par un arrêté du 19 février 2021, abrogé ces autorisations, ordonné à l'intéressé de se dessaisir de ses armes, lui a interdit d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie et l'a informé de son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINIADA). M. B a formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté qui a été rejeté par une décision du 14 avril 2021. Par la présente requête, M. B demande l'annulation de la décision du 14 avril 2021.
Sur l'étendue du litige :
2. Il est toujours loisible à la personne intéressée, sauf à ce que des dispositions spéciales en disposent autrement, de former à l'encontre d'une décision administrative un recours gracieux devant l'auteur de cet acte et de ne former un recours contentieux que lorsque le recours gracieux a été rejeté. L'exercice du recours gracieux n'ayant d'autre objet que d'inviter l'auteur de la décision à reconsidérer sa position, un recours contentieux consécutif au rejet d'un recours gracieux doit nécessairement être regardé comme étant dirigé, non pas tant contre le rejet du recours gracieux dont les vices propres ne peuvent être utilement contestés, que contre la décision initialement prise par l'autorité administrative. Il appartient, en conséquence, au juge administratif, s'il est saisi dans le délai de recours contentieux qui a recommencé de courir à compter de la notification du rejet du recours gracieux, de conclusions dirigées formellement contre le seul rejet du recours gracieux, d'interpréter les conclusions qui lui sont soumises comme étant aussi dirigées contre la décision administrative initiale.
3. Il résulte de ce qui vient d'être dit au point précédent que M. B doit être regardé comme demandant tant l'annulation de l'arrêté du 19 février 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a, notamment, ordonné de se dessaisir de ses armes, que de la décision du préfet des Hauts-de-Seine rejetant son recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision du 14 avril 2021 rejetant le recours gracieux de M. B :
4. En application du principe énoncé au point 2, M. B ne peut utilement contester les vices propres de la décision du 14 avril 2021 rejetant son recours gracieux. Les moyens tirés de l'incompétence du signataire et de l'insuffisance de motivation de cette décision sont inopérants et doivent être écartés.
En ce qui concerne l'arrêté du 19 février 2021 :
5. En premier lieu, l'arrêté litigieux, édicté par la direction des sécurités relevant du cabinet de la préfecture des Hauts-de-Seine, a été signé par Mme A D, sous-préfète, directrice de cabinet, qui bénéficiait d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté n° 2020-147 du 21 décembre 2020, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le 22 décembre 2020, à l'effet de signer tous les arrêtés relevant du cabinet du préfet et des services qui lui sont rattachés tels que définis par l'arrêté du 19 octobre 2020 portant organisation de la préfecture des Hauts-de-Seine. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire doit dès lors être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / () 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
7. Il ressort des termes de l'arrêté en litige qu'il a été pris au visa des dispositions pertinentes du code de la sécurité intérieure. En outre, il énonce que, d'une part, l'intéressé n'a pas sollicité le renouvellement des autorisations de détention d'armes de catégorie B dont il était titulaire et, d'autre part, qu'il n'a pas signalé son changement d'adresse et a ainsi manqué à son obligation d'information des services de la préfecture. Le préfet des Hauts-de-Seine en déduit que la détention illégale d'armes de catégorie B par M. B constituait un risque manifeste de trouble à l'ordre public ou à la sécurité des personnes. Dès lors, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 19 février 2021, qui précise les textes sur lesquels se fondent les différentes décisions qu'il édicte et l'ensemble des faits retenus pour caractériser que le comportement de M. B représente une menace d'atteinte à l'ordre public ou à la sécurité des personnes, comporte ainsi l'exposé, des considérations de droit et de fait qui le fondent. Par suite, M. B, n'est pas fondé à soutenir que ce dernier serait entaché d'une insuffisance de motivation.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure, dans sa rédaction applicable au litige : " Sans préjudice des dispositions de la sous-section 1, le représentant de l'Etat dans le département peut, pour des raisons d'ordre public ou de sécurité des personnes, ordonner à tout détenteur d'une arme, de munitions et de leurs éléments de toute catégorie de s'en dessaisir. () ". En outre, aux termes de l'article R. 312-14 de ce code, dans sa rédaction applicable au litige : " La demande de renouvellement doit être déposée au plus tard trois mois avant la date d'expiration de l'autorisation. Il en est délivré récépissé. () ". Aux termes de l'article R. 312-17 du même code, dans sa rédaction applicable au litige : " I.- Doivent se dessaisir de leurs armes, éléments et munitions selon les modalités prévues aux articles R. 312-74 et R. 312-75 ou les faire neutraliser dans un délai de trois mois : / 1° Les bénéficiaires d'autorisations venues à expiration et dont le renouvellement n'a pas été demandé ; / () II.- Le préfet ordonne la remise ou le dessaisissement de l'arme, de ses éléments ou des munitions dans les conditions prévues aux articles L. 312-7 ou L. 312-11 aux personnes suivantes : / () 3° Les bénéficiaires d'autorisations mentionnés au I qui ne se sont pas dessaisis de leurs armes, éléments ou munitions. ". Aux termes de l'article R. 312-18 du même code : " Le détenteur de l'arme ou des munitions mentionné au I de l'article R. 312-17 s'en dessaisit dans le délai de trois mois qui suit soit la date d'expiration de son autorisation, soit la date de nullité de son autorisation. En cas de risque pour l'ordre public ou la sécurité des personnes, le préfet peut fixer un délai inférieur ". L'article R. 312-74, dans sa rédaction applicable au litige, prévoit l'application de l'une des modalités suivantes : " () 1° Vente à un armurier ou à un particulier dans les conditions fixées aux articles R. 314-16 et R. 314-17 ; / () 3° Destruction par un armurier dans les conditions prévues par arrêté du ministre de l'intérieur ; 4° Remise à l'Etat aux fins de destruction dans les conditions prévues par arrêté conjoint du ministre de l'intérieur, du ministre de la justice et du ministre chargé du budget. () " et l'article R. 312-75 prévoit que : " Le détenteur apporte la preuve qu'il s'est dessaisi de l'arme, des munitions et de leurs éléments selon l'une des modalités mentionnées à l'article R. 312-74, en adressant au préfet du département de son domicile, au plus tard à l'expiration du délai mentionné à l'article R. 312-74, le document justificatif de ce dessaisissement. / A défaut, le préfet informe le procureur de la République ".
9. Par ailleurs, aux termes de l'article R. 312-24 du code de la sécurité intérieure : " Les fonctionnaires et agents des administrations publiques chargés d'une mission de police sont autorisés à acquérir et à détenir des armes, éléments d'arme et munitions et leurs éléments de la catégorie B. () / Préalablement à tout achat, les personnes mentionnées au présent article déclarent au préfet du lieu d'exercice leur intention d'acquérir des armes et des munitions. A cette déclaration est jointe une attestation délivrée par l'administration ou le service public dont elles relèvent, spécifiant que les armes ou les munitions dont l'acquisition est envisagée sont nécessaires à l'accomplissement du service ". En outre l'article R. 312-50 du même code prévoit que : " Tout titulaire d'un titre d'acquisition ou de détention d'arme informe de son changement d'adresse le préfet du département dans lequel se situe le nouveau domicile ".
10. D'une part, il est constant que M. B a obtenu, le 16 janvier 2013, quatre autorisations pour l'acquisition et la détention de quatre armes de catégorie B, qu'il n'a pas sollicité le renouvellement de ces autorisations lorsqu'elles sont venues à expiration et ne s'est pas dessaisi des armes dans le délai de trois mois suivant la date d'expiration des autorisations, dans les conditions prévues aux articles R. 312-17, R. 312-18, R. 312-74 et R. 312-75 du code de la sécurité intérieure. Si M. B fait valoir que la mesure de dessaisissement ne pourrait pas être exécuté puisque trois de ses armes ont été saisies par les services de police dans le cadre d'une perquisition réalisée à son domicile le 13 janvier 2021 et que l'une d'entre elles a été vendue à un armurier le 18 février 2021, cette circonstance est sans incidence sur la légalité de la mesure de dessaisissement. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté.
11. D'autre part, ainsi qu'il a été dit au point 10, M. B n'a pas sollicité le renouvellement des autorisations d'acquisition et de détention d'armes de catégorie B dont il était titulaire et ne s'est pas dessaisi de ses armes dans le délai de trois mois suivant la date d'expiration de ses autorisations. Si M. B fait valoir qu'en qualité d'agent de police, il pouvait acquérir et détenir des armes en application de l'article R. 312-24 du code de la sécurité intérieure, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé a déclaré son intention d'acquérir une arme au préfet du lieu d'exercice de ses fonctions et obtenu une attestation de l'administration dont il relève, mentionnée à l'article R. 312-24 du code de la sécurité intérieure. Par ailleurs, si le requérant fait valoir qu'il n'a pas reçu le courrier du 9 février 2016 l'invitant à renouveler les autorisations de détention d'armes dont il bénéficiait, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il a informé le préfet de son changement d'adresse. Dans ces conditions, la circonstance que le requérant a conservé des armes de catégorie B sans autorisation, faute de s'en être dessaisi à la suite de l'expiration des autorisations qu'il détenait, constitue un risque de trouble à l'ordre public. Par suite, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur d'appréciation en procédant au dessaisissement des armes de l'intéressé sur le fondement de l'article L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Par site, le moyen doit être écarté.
12. En quatrième lieu, selon l'article L. 312-13 de ce code, il est interdit aux personnes ayant fait l'objet d'une procédure de dessaisissement prévue par l'article L. 312-11 d'acquérir ou de détenir des armes, munitions et leurs éléments de toute catégorie. Aux termes de l'article L. 312-16 du code de la sécurité intérieure : " Un fichier national automatisé nominatif recense : / 1° Les personnes interdites d'acquisition et de détention d'armes, de munitions et de leurs éléments en application des articles L. 312-10 et L. 312-13 ; () ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés aux point 11, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur d'appréciation en prononçant à l'encontre du requérant une interdiction d'acquérir ou de détenir des armes de toute catégorie. En outre, si M. B soutient que son comportement n'est pas de nature à porter atteinte à l'ordre public ou à la sécurité des personnes, qu'il a déjà été largement sanctionné pour ces faits de détention d'armes sans autorisation au cours de sa carrière professionnelle et qu'une procédure judiciaire est ouverte à son encontre pour ces faits, le préfet était tenu, par voie de conséquence du prononcé d'une interdiction d'acquisition et de détention d'armes de toute catégorie, de procéder à son inscription au fichier national des interdits d'acquisition et de détention d'armes (FINADIA). Dès lors, le moyen doit être écarté.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 19 février 2021 et de la décision rejetant son recours gracieux du 14 avril 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ne peuvent qu'être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président ;
Mme Mettetal-Maxant, première conseillère ;
Mme L'Hermine, conseillère ;
Assistés de Mme Pradeau, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2024.
La rapporteure,
signé
M. L'Hermine
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026