jeudi 16 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2108017 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | GUERIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juin 2021 et un mémoire, enregistré le 16 février 2022, la société VPM, représentée par Me Guérin demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 11 janvier 2021 par lequel le maire de la commune de Presles a refusé de lui délivrer un permis de construire un ensemble immobilier mixte entrepôt et logement de gardiennage sur un terrain situé Chemin rural n°42 à Presles, ensemble la décision du 23 avril 2021 rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;
2°) d'enjoindre, à titre principal, au maire de la commune de Presles de lui délivrer le permis sollicité, dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte ;
3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au maire de la commune de Presles de procéder à une nouvelle instruction de sa demande de permis de construire, également dans le délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Presles une somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les dépens.
Elle soutient que :
- l'arrêté attaqué est insuffisamment motivé en méconnaissance de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme et des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration dès lors que les avis des services consultés ne lui sont pas annexés ;
- il est illégal dès lors que les avis des services compétents n'ont pas été demandés par le service instructeur ;
- l'arrêté attaqué est illégal en tant qu'il procède au retrait du permis de construire tacite dont elle était titulaire depuis le 10 janvier 2021 sans être motivé et sans avoir été précédé de la mise en œuvre d'une procédure contradictoire ;
- l'arrêté attaqué est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions de l'article UI 4 du plan local d'urbanisme ;
- il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il se fonde sur une prétendue absence de raccordement au réseau ;
- il est entaché d'une erreur dans l'application des dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ;
- la substitution de motifs demandée par la commune de Presles en défense ne saurait être accueillie.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 1er décembre 2021 et le 4 juillet 2022 (non communiqué), la commune de Presles, représentée par la SCP d'Avocats Seban et Associés, agissant par Me Lherminier conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de la société VPM la somme de 5000 euros au titre des frais non compris dans les dépens.
Elle valoir que :
- les moyens soulevés par la société VPM ne sont pas fondés ;
- elle pouvait également fonder l'arrêté de refus de délivrance du permis de construire sur la méconnaissance, par le projet, des dispositions de l'article UI 3 du règlement du plan local d'urbanisme en l'absence d'accès adapté à l'activité projetée sur la parcelle en litige et demande, le cas échéant, que ce motif soit substitué à ceux retenus dans l'arrêté attaqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Louvel, rapporteur
- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guérin, représentant la société VPM, et de Me Baron représentant la commune de Presles.
Considérant ce qui suit :
1. La société VPM a déposé le 9 octobre 2020 une demande de permis de construire pour la réalisation, sur un terrain situé Chemin rural n°42 à Presles, d'un ensemble immobilier mixte entrepôt et logement de gardiennage. Par un arrêté du 11 janvier 2021, le maire de la commune de Presles a rejeté sa demande. La société VPM demande l'annulation de cet arrêté et de la décision du 23 avril 2021 rejetant le recours gracieux formé à son encontre.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le permis de construire tacite :
2. D'une part, aux termes de l'article R. 423-23 du code de l'urbanisme : " Le délai d'instruction de droit commun est de : a) Un mois pour les déclarations préalables ; / b) Deux mois pour les demandes de permis de démolir et pour les demandes de permis de construire portant sur une maison individuelle () ou ses annexes ; / c) Trois mois pour les autres demandes de permis de construire () ". Aux termes de l'article R. 424-1 du même code : " A défaut de notification d'une décision expresse dans le délai d'instruction () le silence gardé par l'autorité compétente vaut, selon les cas : () b) Permis de construire () ". Aux termes de l'article R. 423-19 du même code : " Le délai d'instruction court à compter de la réception en mairie d'un dossier complet. ". Aux termes de l'article R. 423-22 du même code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41. ". Aux termes de l'article R. 423-24 de ce code : " Le délai d'instruction de droit commun prévu par l'article R. 423-23 est majoré d'un mois : () c) Lorsque le projet est situé dans le périmètre d'un site patrimonial remarquable ou dans les abords des monuments historiques () ". En application de l'article R. 423-18 du même code, lorsque le délai d'instruction de droit commun est modifié, cette modification est notifiée au demandeur dans le mois qui suit le dépôt de sa demande.
3. Il résulte de ces dispositions que si l'autorité compétente peut modifier le délai d'instruction de droit commun d'une demande de permis de construire, elle doit notifier cette modification au pétitionnaire dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt de son dossier à la mairie. L'administration supporte la charge de la preuve de la régularité de cette notification.
4. Il ressort des pièces du dossier que la société requérante a déposé sa demande de permis de construire le 9 octobre 2020. Le projet qui se situe en lisière du site inscrit " Forêt de Carnelle " nécessitait l'accord de l'architecte des Bâtiments de France. Il est constant que le maire de la commune de Presles a informé la société VPM que le délai d'instruction devait en conséquence être porté à quatre mois en application des dispositions de l'article R. 423-24 du code de l'urbanisme, par un courrier du 4 décembre 2020, soit au-delà du délai d'un mois suivant le dépôt de sa demande. En conséquence, la société VPM doit être regardée comme ayant été bénéficiaire, le 9 janvier 2021, d'un permis de construire tacite. L'arrêté en litige du 11 janvier 2021, par lequel le maire de la commune de Presle a refusé la demande de permis sollicité, s'analyse ainsi comme un retrait de ce permis tacite.
5. D'autre part, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 4° Retirent ou abrogent une décision créatrice de droits () ". Aux termes de l'article L. 121-1 du même code : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2 () sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 122-1 de ce code : " Les décisions mentionnées à l'article L. 211-2 n'interviennent qu'après que la personne intéressée a été mise à même de présenter des observations écrites et, le cas échéant, sur sa demande, des observations orales () ".
6. La décision accordant tacitement un permis de construire ayant créé des droits au profit de son bénéficiaire, son retrait est au nombre des décisions qui doivent être motivées et précédées de la procédure contradictoire en application des articles L. 211-1 et L. 121-1 précité, ladite procédure constituant une garantie pour le titulaire du permis que l'administration entend retirer.
7. En l'espèce, l'arrêté attaqué, qui ainsi qu'il a été dit précédemment, doit s'analyser comme procédant au retrait du permis de construire tacitement obtenu le 9 janvier 2021, ne comporte pas les motifs de ce retrait et n'a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Il s'ensuit que l'arrêté du 11 janvier 2021 est irrégulier et que la société VPM est fondée à en demander, pour ce motif, l'annulation.
En ce qui concerne le refus de permis de construire :
8. En premier lieu, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée () ".
9. En l'espèce, l'arrêté contesté du 11 janvier 2021 comporte les considérations de droit et de fait sur lesquelles il se fonde. Il vise les articles L. 111-11 et L. 332-15 du code de l'urbanisme et l'article UI 4 du règlement du plan local d'urbanisme. Il indique que le projet ne respecte pas les dispositions de ce dernier article qui prévoient que toutes les constructions doivent être raccordées aux réseaux publics existants, qu'un tel raccordement impose une extension des réseaux d'électricité et d'assainissement sur une distance d'environ 200 mètres linéaires sans que la commune soit en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou quel concessionnaire de services public ces travaux doivent être exécutées et que les dispositions de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme ne sont pas applicables, le projet nécessitant une extension des réseaux supérieurs à 100 mètres linéaires. Ces énonciations ont permis à la société VPM de contester utilement les motifs de l'arrêté attaqué, sans qu'ait d'incidence à cet égard la circonstance que les avis des services consultés ne lui soient pas annexés. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de l'arrêté contesté doit être écarté.
10. En deuxième lieu, selon l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur. "
11. En se bornant à citer l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme et à indiquer que : " soit les services instructeurs n'ont soumis pour avis [la demande d'autorisation] à aucun service () soit des services ont été saisis, auxquels cas les visas de la décision contestée sont silencieux à cet égard et aucun avis exprimé n'a été annexé ", sans identifier les dispositions législatives ou réglementaires qui imposent des consultations, ni même, les personnes publiques, services ou commissions auprès desquels le service instructeur était tenu de recueillir un avis, à l'exception du service départemental d'incendie et de secours qui en l'espèce n'avait pas à être consulté si ce n'est de manière facultative compte tenu de la nature du projet, la société VPM n'assortit pas son moyen des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Dès lors, ce moyen doit être écarté.
12. En troisième lieu, les dispositions de l'article L. 2224-10 du code général des collectivités territoriales concernent la possibilité pour les communes ou leurs établissements publics de coopération de délimiter, après enquête publique, notamment des zones où des mesures doivent être prises pour limiter l'imperméabilisation des sols et pour assurer la maîtrise du débit et de l'écoulement des eaux pluviales et de ruissellement. Elles sont étrangères à la délivrance d'un permis de construire. Par suite, le moyen tiré de leur méconnaissance est inopérant et doit être écarté.
13. En quatrième lieu, en vertu de l'article UI 4 du règlement du plan local d'urbanisme toute construction ou installation nouvelle nécessitant l'usage de l'eau potable doit être raccordée au réseau d'eau potable et être raccordée au réseau public d'assainissement dans les zones définies en secteur d'assainissement communal d'assainissement, dès lors que le réseau existe.
14. En l'espèce, il est constant que le terrain d'assiette du projet est situé en zone d'assainissement collectif. La société requérante, pour contester le motif retenu pour refuser le permis de construire tiré de la méconnaissance de l'article UI 4, soutient qu'il est " parfaitement démontré que le projet est susceptible d'être raccordé aux réseaux publics ". Il ressort toutefois de l'avis émis par Suez sur le projet que le réseau actuel est en mesure de répondre à la demande " moyennant des travaux qui sortent du cadre [du] simple raccordement (extension, renforcement de réseau, etc) ". De même, s'agissant de l'assainissement, il ressort de l'avis émis par les services compétents de la communauté de communes Vallée de l'Oise et des trois forêts qu'une extension du réseau actuel d'environ 200 mètres depuis la place du Général Leclerc est nécessaire pour permettre le raccordement de la parcelle du projet en litige. Dans ces conditions, indépendamment des obligations susceptibles d'incomber à la commune en matière d'assainissement et d'eau potable, et alors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que la société VPM a, parallèlement à sa demande de permis de construire, demandé une autorisation de raccordement de sa parcelle aux réseaux existants, le maire de la commune de Presles a pu, sans erreur de droit, lui refuser le permis sollicité en raison de la méconnaissance de l'article UI 4 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
15. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire () ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés () ".
16. Ces dispositions poursuivent notamment le but d'intérêt général d'éviter à la collectivité publique ou au concessionnaire d'être contraints, par le seul effet d'une initiative privée, de réaliser des travaux d'extension ou de renforcement des réseaux publics et de garantir leur cohérence et leur bon fonctionnement, sans prise en compte des perspectives d'urbanisation et de développement de la collectivité. Une modification de la consistance d'un des réseaux publics que ces dispositions mentionnent ne peut être réalisée sans l'accord de l'autorité administrative compétente.
17. Il ressort des pièces du dossier, notamment des avis émis par les services compétents consultés sur ce point, ainsi qu'il vient d'être dit, que le raccordement du projet litigieux aux réseaux publics implique une extension de ces réseaux sur une distance de l'ordre de deux cents mètres. Dès lors que cette extension n'est pas envisagée par la commune, et que le maire de Presle n'était pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés, il était tenu d'opposer à la société requérante les dispositions de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit dès lors être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la demande de substitution de motif formée par la commune de Presles compte tenu du vice de procédure dont est entaché l'arrêté en litige, que la société VPM est fondée à demander l'annulation de la décision du 11 janvier 2021 du maire de Presles lui refusant la délivrance d'un permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte :
19. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. ".
20. Dès lors que la société VPM est titulaire d'un permis de construire tacite depuis le 9 janvier 2021 qui est devenu définitif, le présent jugement implique qu'il soit enjoint au maire de la commune de Presles de lui délivrer le certificat de permis tacite prévu par l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme. Il y a lieu de fixer au maire de la commune de Presles un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement pour y procéder. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la société VPM, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de la commune de Presles en ce sens doivent être rejetées.
22. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de cette dernière une somme de 1500 euros qu'elle paiera à la société VPM, au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle a exposés.
Sur les conclusions présentées au titre des dépens :
23. La présente instance n'ayant pas donné lieu à la liquidation de dépens, les conclusions de la requête de la société VPM tendant à la condamnation de la commune de Presles aux entiers dépens ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 11 janvier 2021 du maire de la commune de Presles est annulée.
Article 2 :Il est enjoint au maire de Presles de délivrer à la société VPM le certificat de permis de construire tacite prévu par l'article R. 424-13 du code de l'urbanisme dans le délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 :La commune de Presles versera une somme de 1500 euros à la société VPM en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Les conclusions de la commune de Presles relatives aux frais non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 5 :Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 6 :Le présent jugement sera notifié à la société VPM et à la commune de Presles.
Délibéré après l'audience du 17 janvier 2023 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. B et M. A premiers conseillers,
Assistés de M. Lux, greffier.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 février 2023.
Le rapporteur,
signé
T. B
Le président,
signé
P. ThierryLe greffier,
signé
F. Lux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 21080172
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026