lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2108171 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | ACCESS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 23 juin et 17 novembre 2021 ainsi que les 12 janvier et 8 septembre 2022, la société Etablissements Poulingue, représentée par Me Tarteret, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'ordonner la reprise des relations contractuelles concernant le marché public de conception résiliation conclu le 11 juin 2020 par l'office public de l'habitat Levallois Habitat portant sur la surélévation d'un ensemble d'immeubles d'habitation à Levallois ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat à lui verser la somme de 1 497 660,99 euros en réparation des préjudices subis à la suite de la résiliation illicite du marché, majorée des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2021 et de leur capitalisation ;
3°) à défaut, de condamner l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat à lui verser une indemnité de résiliation d'un montant de 303 789,46 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2021 et de leur capitalisation ;
4°) de mettre à la charge de l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- les conclusions de sa requête ont conservé leur objet ;
- les conclusions de sa requête sont recevables ;
- la décision du 29 avril 2021 par laquelle l'office public de l'habitat (OPH) Levallois Habitat a résilié pour un motif d'intérêt général le marché conclu le 11 juin 2020 relatif à la surélévation d'un ensemble d'immeubles d'habitation, qui est insuffisamment motivée, méconnait les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration ;
- la décision du 29 avril 2021 est infondée dès lors qu'il n'existait, à la date de son adoption, aucun motif d'intérêt général de nature à justifier la résiliation du contrat ;
- à titre principal, il sera ordonné la reprise des relations contractuelles entre elle et l'OPH Rives de Seine Habitat ;
- à titre subsidiaire, l'OPH Rives de Seine Habitat sera condamné à lui verser la somme de 1 497 660,99 euros en raison de l'illégalité de la décision de résiliation, correspondant au montant des pertes qu'elle a subies et à son manque à gagner ;
- à titre encore plus subsidiaire, l'OPH Rives de Seine Habitat sera condamné à lui verser une indemnité de résiliation d'un montant de 303 789,46 euros en application de l'article 15 du cahier des clauses administratives particulières et de l'article 46.4 du cahier des clauses administratives générales applicables au contrat.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 octobre et 15 décembre 2021 ainsi que les 31 janvier, 14 février et 6 septembre 2022, l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat, représenté par Me Jambu-Merlin et Me Fontaine, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la société Etablissements Poulingue la somme de 6 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles sont sans objet dès lors que les autres membres du groupement titulaire n'entendent pas poursuivre l'exécution du contrat ;
- les conclusions tendant à sa condamnation à verser 1 497 660,99 euros en raison de la faute commise dans la résiliation du contrat sont sans objet dès lors que la société Etablissements Poulingue a saisi directement le juge, en méconnaissance des stipulations du contrat ;
- les conclusions tendant à la reprise des relations contractuelles sont irrecevables dès lors que le contrat en cause a été conclu avec un groupement de sept entreprises et que la requête émane de la seule société Etablissements Poulingue ;
- les conclusions tendant à sa condamnation à verser à la société requérante la somme de 1 497 660,99 euros en raison de la faute commise dans la résiliation du contrat sont irrecevables en raison de la méconnaissance de la procédure prévue à l'article 50 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicable au contrat ;
- les conclusions tendant à sa condamnation à verser à la société Etablissements Poulingue la somme de 303 789,46 euros au titre de l'indemnité de résiliation sont irrecevables dès lors que la société requérante a saisi le juge en méconnaissance des stipulations du contrat et que sa demande devait être traitée dans le cadre de l'élaboration du décompte de liquidation au titre de l'article 46.4 du CCAG ;
- la décision du 29 avril 2021 par laquelle il a résilié, pour un motif d'intérêt général, le marché conclu le 11 juin 2020 est régulière et fondée ;
- dès lors qu'il n'a commis aucune faute dans la résiliation du contrat, la société requérante n'a pas droit à demander une indemnisation au titre des pertes subis et de son manque à gagner ; elle n'a au surplus subi aucun préjudice et, en particulier, aucun préjudice en lien avec une supposée faute dans la résiliation du contrat ; les sommes demandées à ce titre ne sont en tout état de cause ni justifiées ni proportionnées ;
- le montant de l'indemnité de résiliation auquel la requérante a droit en raison de la résiliation du contrat pour un motif d'intérêt général doit être évalué dans le respect des stipulations du contrat et dans le cadre de la détermination du décompte de liquidation ; la somme demandée par la société Etablissements Poulingue est disproportionnée ;
- l'OPH Rives de Seine Habitat est venu aux droits de l'OPH Levallois Habitat à compter du 1er juillet 2022 ;
- il a procédé, dans le cadre du règlement financier du marché, au versement de la somme de 87 359,46 euros à la société Etablissements Poulingue ;
- il a obtenu de la part de l'établissement bancaire de la société requérante le versement de la somme de 1 048 313,57 euros au titre du remboursement de l'avance forfaitaire que la société avait conservée en méconnaissance des stipulations contractuelles.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- l'arrêté du 3 mars 2014 modifiant l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. A,
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public,
- les observations de Me Tarteret, représentant la société Etablissements Poulingue,
- et les observations de Me Jambu-Merlin, représentant l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat.
Considérant ce qui suit :
1. Par un avis d'appel public à la concurrence paru le 21 février 2019, l'office public de l'habitat (OPH) Levallois Habitat, devenu à compter du 1er juillet 2022 l'OPH Rives de Seine Habitat, a lancé une procédure adaptée en vue de l'attribution d'un marché public de conception-réalisation portant sur la surélévation d'un ensemble d'immeubles d'habitation sur le territoire de la commune de Levallois. Le 11 juin 2020, l'OPH a attribué le contrat à un groupement conjoint d'entreprises composé des sociétés Ve Fi Co Architectes SARL, Etablissements Poulingue, I+A Laboratoire des structures, Ecotech, Acce Bureau d'Etudes Techniques, Béhi ainsi qu'Acoustique Vivié et Associés. Par un courrier du 29 avril 2021, le maitre d'ouvrage a toutefois notifié à la société Ve Fi Co Architectes SARL, en sa qualité mandataire du groupement, la résiliation du marché pour motif d'intérêt général. Par la présente requête, la société Etablissements Poulingue demande au tribunal, à titre principal, d'ordonner la reprise des relations contractuelles, à titre subsidiaire, de condamner l'OPH à lui verser la somme de 1 497 660,99 euros ou, à défaut, la somme de 303 789,46 euros, majorée des intérêts au taux légal à compter du 23 juin 2021 et de leur capitalisation.
2. Lorsqu'il est saisi par une partie d'un recours de plein contentieux contestant la validité d'une mesure de résiliation et tendant à la reprise des relations contractuelles et qu'il constate que cette mesure est entachée de vices, il incombe au juge du contrat de déterminer s'il y a lieu de faire droit, dans la mesure où elle n'est pas sans objet, à la demande de reprise des relations contractuelles, à compter d'une date qu'il fixe, ou de rejeter le recours, en jugeant que les vices constatés sont seulement susceptibles d'ouvrir, au profit du requérant, un droit à indemnité. Dans l'hypothèse où il fait droit à la demande de reprise des relations contractuelles, il peut également décider, si des conclusions sont formulées en ce sens, que le requérant a droit à l'indemnisation du préjudice que lui a, le cas échéant, causé la résiliation, notamment du fait de la non-exécution du contrat entre la date de sa résiliation et la date fixée pour la reprise des relations contractuelles. Pour déterminer s'il y a lieu de faire droit à la demande de reprise des relations contractuelles, le juge du contrat doit apprécier, eu égard à la gravité des vices constatés et, le cas échéant, à celle des manquements du requérant à ses obligations contractuelles, ainsi qu'aux motifs de la résiliation, si une telle reprise n'est pas de nature à porter une atteinte excessive à l'intérêt général et, eu égard à la nature du contrat en cause, aux droits du titulaire d'un nouveau contrat dont la conclusion aurait été rendue nécessaire par la résiliation litigieuse.
Sur les fins de non-recevoir opposées en défense :
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions aux fins de reprise des relations contractuelles :
3. Ainsi qu'il a été indiqué au point 1, l'OPH Levallois Habitat a conclu, le 11 juin 2020, un marché public de conception-réalisation portant sur la surélévation d'un ensemble d'immeubles d'habitation avec un groupement conjoint composé des sociétés Ve Fi Co Architectes SARL, Etablissements Poulingue, I+A Laboratoire des structures, Ecotech, Acce Bureau d'Etudes Techniques, Béhi et Acoustique Vivié et Associés. Il résulte de l'instruction que le marché comportait deux phases : une première phase " conception " et une seconde phase " travaux et suivi maitrise d'œuvre ". S'il ressort de l'annexe 1 de l'acte d'engagement que l'ensemble des membres du groupement, à l'exception de la société Ecotech, avait vocation à participer à la réalisation des missions de la seconde phase, les documents contractuels ne permettent pas de déterminer le périmètre des tâches de chacune des sociétés concernées. Par le courrier du 29 avril 2021, l'OPH a informé ces sociétés que le contrat était résilié pour un motif d'intérêt général alors que la phase de travaux n'avait pas débuté. Si la société Etablissements Poulingue a formé un recours tendant à la reprise des relations contractuelles et à l'indemnisation de ses préjudices, la requérante fait valoir que les autres membres du groupement n'ont pas souhaité s'associer à la procédure en cours. Dès lors qu'il est constant que la société Etablissements Poulingue ne dispose d'aucune qualité pour agir au nom des autres sociétés du groupement, l'OPH Rives de Seine Habitat est fondé à soutenir que la requérante n'est pas recevable à demander la reprise des relations contractuelles entre, d'une part, l'OPH Rives de Seine Habitat et, d'autre part, l'ensemble des sociétés composant le groupement. De même, les conclusions tendant à une reprise de la seule relation contractuelle entre l'OPH et la société requérante sont, compte tenu de l'objet, de la nature et du caractère indivisible du contrat, irrecevables.
4. En conséquence, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par l'OPH Rives de Seine Habitat, il y a lieu de rejeter les conclusions présentées par la société Etablissements Poulingue tendant à la reprise des relations contractuelles.
En ce qui concerne la recevabilité des conclusions indemnitaires :
5. Il résulte de l'instruction et, en particulier de l'article 2.2 de l'acte d'engagement versé aux débats par la société requérante, que les parties ont décidé, s'agissant de l'exécution du contrat en litige, de faire application du cahier des clauses administratives générales (CCAG) des marchés publics de travaux approuvé par l'arrêté du 8 septembre 2009 et modifié par arrêté du 3 mars 2014.
6. L'article 50.1.1 du CCAG applicable stipule que : " Si un différend survient entre le titulaire et le maître d'œuvre, sous la forme de réserves faites à un ordre de service ou sous toute autre forme, ou entre le titulaire et le représentant du pouvoir adjudicateur, le titulaire rédige un mémoire en réclamation. / Dans son mémoire en réclamation, le titulaire expose les motifs de son différend, indique, le cas échéant, les montants de ses réclamations et fournit les justifications nécessaires correspondant à ces montants () ". Aux termes des articles 50.1.2 et 50.1.3 : " Après avis du maître d'œuvre, le représentant du pouvoir adjudicateur notifie au titulaire sa décision motivée dans un délai de trente jours à compter de la date de réception du mémoire en réclamation. () L'absence de notification d'une décision dans ce délai équivaut à un rejet de la demande du titulaire ". L'article 50.3.1 prévoit que : " A l'issue de la procédure décrite à l'article 50.1, si le titulaire saisit le tribunal administratif compétent, il ne peut porter devant cette juridiction que les chefs et motifs énoncés dans les mémoires en réclamation ". Il résulte de la combinaison de ces stipulations que, lorsqu'intervient un différend entre le titulaire et l'acheteur, le titulaire doit présenter, dans un délai de deux mois, un mémoire de réclamation et ne peut, à peine d'irrecevabilité de sa demande, saisir le juge qu'après s'être heurté à une décision de rejet de la part de l'acheteur.
7. En l'espèce, il est constant que l'OPH Levallois Habitat a décidé le 29 avril 2021 de résilier, pour un motif d'intérêt général, le marché public de conception-réalisation qui avait été conclu le 11 juin 2020 avec le groupement mentionné au point 1. Il résulte de l'instruction que, par un courrier du 18 juin 2021 notifié le 21 juin suivant, la société Etablissements Poulingue a fait savoir au maitre d'ouvrage qu'elle contestait la résiliation du contrat dès lors que la fin des relations contractuelles n'était, selon elle, fondée sur aucun motif d'intérêt général, matérialisant ainsi l'existence d'un différend entre l'OPH et la requérante. Dans ce même courrier, la société Etablissements Poulingue a exposé les motifs de ce différend, indiqué qu'elle demandait le versement, à titre principal, de la somme 1 495 430,99 euros ou, à titre subsidiaire, de la somme de 303 789,46 euros et a fourni un certain nombre de pièces pour justifier le montant de ses demandes. Dans ces conditions, le courrier du 18 juin 2021 doit être regardé comme un mémoire en réclamation au sens de l'article 50.1.1 du CCAG Travaux de 2009. Il est constant que la société Etablissements Poulingue a saisi le tribunal par une requête enregistrée le 23 juin 2021, soit seulement 3 jours après réception par l'OPH du mémoire en réclamation, et qu'à cette date, l'OPH qui disposait du délai de 30 jours prévu par les articles 50.1.2. et 50.1.3. précités du CCAG pour répondre, n'avait pas pris position sur le mémoire en réclamation de la requérante. L'OPH Rives de Seine Habitat est dès lors fondé à soutenir que les conclusions indemnitaires que la société requérante a formées sans attendre l'issue de la procédure mentionnée à l'article 50.1 du CCAG sont irrecevables pour avoir été introduites devant le tribunal de manière prématurée. La circonstance que la société Etablissements Poulingue a formé un recours de plein contentieux contestant la validité de la résiliation du marché en cause et tendant à la reprise des relations contractuelles dans le délai de deux mois suivant la notification de la décision de résiliation est sans incidence sur l'obligation qui pesait sur celle-ci de saisir le maître de l'ouvrage d'un mémoire en réclamation et de s'être heurté de la part de ce dernier à une décision de rejet, ce qui n'a pas été le cas en l'espèce.
8. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'exception de non-lieu à statuer opposée par l'OPH Rives de Seine Habitat, que les conclusions indemnitaires présentées par la société Etablissements Poulingue ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
9. En application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, il y a lieu de mettre à la charge de la société Etablissements Poulingue une somme de 1 500 euros à verser à l'OPH Rives de Seine Habitat au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens. En revanche, ces mêmes dispositions font obstacle à ce que soient mises à la charge de l'OPH Rives de Seine Habitat, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, les sommes dont la société Etablissements Poulingue demande le versement sur le même fondement.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de la société Etablissements Poulingue est rejetée.
Article 2 : La société Etablissements Poulingue versera 1 500 euros à l'OPH Rives de Seine Habitat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Etablissements Poulingue et à l'office public de l'habitat Rives de Seine Habitat.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, président,
Mme Fléjou, première conseillère,
M. Goupillier, conseiller,
assistés de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
Le rapporteur,
signé
C. A La présidente,
signé
E. Coblence
La greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026