lundi 7 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2109321 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | MINIER MAUGENDRE & ASSOCIEES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées le 20 juillet 2021 et les 13, 20 et 22 juillet 2022, Mme A G, représentée par Me Maugendre, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 juin 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai, l'a obligée à se présenter en préfecture afin d'indiquer les diligences mises en œuvre pour la préparation de son départ, pendant le délai de départ volontaire, et à remettre son passeport à l'autorité administrative ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale ", dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente du réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision portant refus de titre de séjour a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreurs de fait sur la durée de sa présence en France et sur la réalité de ses relations personnelles sur le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- les décisions l'obligeant à se présenter à la préfecture des Hauts-de-Seine et à remettre son passeport à l'autorité administrative et celle fixant le pays de destination sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ;
- elles ont été prises par une autorité incompétente ;
- elles méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire, enregistré le 19 juillet 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Amazouz, rapporteur,
- et les observations de Me Amzallag, substituant Me Maugendre, avocat de Mme G.
Considérant ce qui suit :
1. Mme G, ressortissante thaïlandaise née le 30 mai 1971, est entrée en France en avril 1997 et y réside depuis lors selon ses déclarations. Le 14 novembre 2019, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Au vu d'un avis de la commission du titre de séjour du 8 juin 2021, par un arrêté du 24 juin 2021, dont l'intéressée demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français, lui a accordé un délai de départ volontaire de trente jours, a fixé le pays à destination duquel elle pourra être reconduite d'office à l'expiration de ce délai, l'a obligée à se présenter en préfecture afin d'indiquer les diligences mises en œuvre pour la préparation de son départ, pendant le délai de départ volontaire, et à remettre son passeport à l'autorité administrative.
Sur le moyen commun aux décisions attaquées :
2. L'arrêté en litige a été signé par M. D B, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, qui disposait d'une délégation de signature consentie par un arrêté n°2021-039 du préfet des Hauts-de-Seine en date du 14 juin 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de l'État dans le département le même jour, à l'effet de signer tous arrêtés, décision et actes se rapportant à l'administration ainsi qu'à la coordination des services déconcentrés de l'Etat mis en œuvre dans les arrondissements d'Antony et Boulogne-Billancourt, à l'exception de certaines décisions au nombre desquelles ne figurent pas les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions attaquées auraient été signées par une autorité incompétente manque en fait et doit, dès lors, être écarté.
Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; / (). " Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. L'arrêté en litige vise les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et fait notamment référence à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ainsi qu'à l'avis de la commission du titre de séjour en date du 8 juin 2021 et à la demande d'admission au séjour présentée par Mme G sur le fondement des articles précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il mentionne que l'intéressée, qui déclare être entrée sur le territoire français en 2007, est célibataire sans charge de famille, qu'elle ne fait pas état d'attaches familiales en France, qu'elle n'apporte pas la preuve de la réalité de liens personnels et familiaux, qui seraient anciens, stables et intenses et qu'elle conserve des attaches familiales dans son pays d'origine, où réside sa mère et où elle a vécu jusqu'à l'âge de trente-six ans. Cet arrêté précise également que l'intéressée ne dispose d'aucun contrat de travail visé par les services du ministre chargé de l'emploi. Il énonce que l'intéressée ne justifie d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel, qu'eu égard à sa situation administrative et personnelle, elle ne peut bénéficier d'une mesure de régularisation à titre discrétionnaire que le refus de titre de séjour qui lui est opposé ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Ainsi, cette décision, qui n'avait pas à faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressée, comporte un énoncé suffisamment précis des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
5. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué, ni d'aucune autre pièce du dossier, que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas, avant de prendre la décision contestée, procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme G au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance. Si l'arrêté en litige mentionne à tort que l'intéressée a déclaré être en France en 2007, à l'âge de trente-six ans, alors qu'elle justifie avoir indiqué être entrée sur le territoire français en 1997, cette seule erreur ne suffit pas à établir le défaut d'examen allégué dès lors qu'il ressort de la fiche d'examen de la situation de l'intéressée, produite par le préfet des Hauts-de-Seine, que les services préfectoraux ont bien tenu compte d'une date d'entrée en France en 1997 dans leur appréciation de la situation de l'intéressée. En outre, il ressort de cette même fiche d'examen que les services de la préfecture ont porté une appréciation sur les éléments relatifs à la situation professionnelle de l'intéressée, en particulier la promesse d'embauche produite à l'appui de sa demande. Enfin, si la requérante conteste la mention de l'arrêté en litige selon laquelle elle n'apporte pas la preuve de la réalité de liens personnels et familiaux, qui seraient anciens, stables et intenses, une telle contestation, qui porte sur le bien-fondé de l'appréciation portée par le préfet sur sa situation, n'est pas de nature à établir le défaut d'examen allégué. Dans ces conditions, Mme G n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige serait entachée d'erreurs de fait de nature à l'entacher d'illégalité sur la date de son entrée sur le territoire et sur la réalité des liens personnels et familiaux dont elle se prévaut.
6. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ". Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ".
7. Mme G, qui se prévaut de la durée de son séjour en France depuis l'année 1997, soutient que, mise à part sa mère, elle ne possède plus d'attaches familiales en Thaïlande et qu'elle a désormais le centre de ses intérêts sur le territoire français, où elle a développé un cercle social et amical. Elle fait valoir qu'elle justifie d'une activité professionnelle et dispose d'une promesse d'embauche. Toutefois, si la requérante soutient qu'elle réside sur le territoire français depuis l'année 1997, les documents qu'elle produit à l'appui de cette allégation ne permettent pas d'établir le caractère continu de son séjour en France depuis cette date et sa résidence habituelle sur le territoire au cours des années 1999, 2000, 2004 et 2005. En particulier, pour ces années, l'intéressée verse uniquement un certificat de vaccination faisant état d'un rappel vaccinal effectué le 18 octobre 1999, une autorisation provisoire de séjour expirant le 3 février 2004 et un certificat de présence de la clinique chirurgicale de Vitry en date du 14 janvier 2005. En outre, les témoignages émanant de proches de l'intéressée et de particuliers l'ayant employé, s'ils attestent des liens qu'elle a noués sur le territoire et de ses efforts d'insertion, ne suffisent pas à établir l'intensité, l'ancienneté et la stabilité des liens personnels dont elle se prévaut. Par ailleurs, la requérante n'apporte aucun élément précis sur ses conditions d'existence depuis son entrée sur le territoire français. Si elle produit des bulletins de salaire, attestant qu'elle a travaillé à temps partiel auprès d'un particulier en tant qu'emploi familial entre les mois de juin 2019 et mars 2021, ainsi qu'une promesse d'embauche en date du 22 mars 2021 pour un emploi d'aide cuisinière, emploi pour lequel elle ne justifie d'aucune qualification, ces éléments ne suffisent pas à démontrer une insertion sociale et professionnelle stable et ancienne. Il est de même des témoignages qu'elle verse qui mentionnent uniquement qu'elle vendait des produits de beauté et travaillait occasionnellement en tant qu'aide à domicile. Enfin, Mme G, qui est célibataire et sans charge de famille, ne justifie pas davantage de circonstances particulières faisant obstacle à ce qu'elle poursuive sa vie à l'étranger et, en particulier, dans son pays d'origine où résident sa mère et où elle a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Elle n'établit pas plus qu'elle serait dans l'impossibilité de se réinsérer dans son pays d'origine. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce et en dépit de la durée du séjour de l'intéressée en France, la décision attaquée ne peut être regardée comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions précitées doit être écarté. Pour les mêmes motifs, la décision attaquée n'est pas davantage entaché d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressée.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / () ".
9. Pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 7, en estimant que Mme G ne justifiait d'aucune considération humanitaire ni d'aucun motif exceptionnel pouvant justifier son admission exceptionnelle au séjour, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas commis d'erreur manifeste dans son appréciation de la situation personnelle de l'intéressée au regard des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
11. En second lieu, Mme G n'invoque aucun argument distinct de ceux énoncés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, à l'appui des moyens tirés de ce que la décision l'obligeant à quitter le territoire français méconnaitrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Dans ces conditions, ces moyens doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement.
Sur la légalité de la décision fixant le délai de départ volontaire :
12. En premier lieu, la décision en litige vise l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et mentionne que la situation personnelle de Mme G ne justifie pas qu'à titre exceptionnel un délai de départ supérieur à trente jours lui soit accordé. Ainsi, alors qu'en tout état de cause les dispositions de l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'impose que la motivation des décisions refusant ou mettant fin au délai de départ volontaire, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige serait insuffisamment motivée.
13. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. / L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. / () ".
14. En l'espèce, les éléments dont se prévaut Mme G, en l'occurrence la durée de son séjour en France, ne constitue pas, compte tenu notamment de ce qui a été dit au point 7 du présent jugement, des circonstances particulières de nature à rendre nécessaire la prolongation du délai de trente jours que lui a accordé le préfet pour satisfaire à l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Au demeurant, l'intéressée n'établit, ni n'allègue d'ailleurs, avoir sollicité auprès de l'autorité préfectorale une telle prolongation. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir qu'en fixant le délai de départ volontaire à trente jours, le préfet des Hauts-de-Seine aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation au regard des dispositions de l'article L. 612-1 précité du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la légalité des décisions obligeant l'intéressée à se présenter en préfecture des Hauts-de-Seine et à remettre son passeport à l'autorité administrative :
15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les décisions attaquées sont illégales du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
16. En second lieu, Mme G n'invoque aucun argument distinct de ceux énoncés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, à l'appui des moyens tirés de ce que les décisions en litige méconnaitraient l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation. Dans ces conditions, ces moyens doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement.
Sur la légalité de la décision fixant le pays de renvoi :
17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de renvoi est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant refus de titre de séjour ne peut qu'être écarté.
18. En second lieu, Mme G n'invoque aucun argument distinct de ceux énoncés à l'encontre de la décision portant refus de titre de séjour, à l'appui des moyens tirés de ce que la décision fixant le pays de renvoi méconnaitrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Dans ces conditions, ces moyens doivent être écartés pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 7 du présent jugement.
19. Il résulte de tout ce qui précède que Mme G n'est pas fondée à demander l'annulation de l'arrêté attaqué en date du 24 juin 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de Mme G est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A G et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 14 octobre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président, M. C et M. E, premiers conseillers,
assistés de Mme Khalfaoui, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 novembre 2022.
Le rapporteur,
signé
S. CLe président,
signé
R. FÉRALLa greffière,
signé
M. F
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation
Le Greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026