mercredi 17 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2110304 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | MELIODON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires complémentaires, enregistrés les 9 août 2021, 28 juin 2022 et 26 janvier 2023, M. B A, représenté par Me Meliodon, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle (CNAC) du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a implicitement rejeté son recours administratif préalable obligatoire formé à l'encontre de la décision implicite du 24 mars 2021 de la commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) d'Ile-de-France-Ouest lui refusant la délivrance d'une carte professionnelle mention gardiennage ou surveillance humaine pouvant inclure l'usage de moyens électroniques ;
2°) de condamner le CNAPS à lui verser une somme globale de 8 000 euros en réparation des préjudices qu'il estime avoir subis du fait de l'illégalité de la décision de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS lui refusant la délivrance de sa carte professionnelle ;
3°) d'enjoindre au CNAPS de réexaminer sa demande de délivrance d'une carte professionnelle dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge du CNAPS une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'une erreur de fait ;
- elle est entachée d'une erreur de droit ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 27 septembre 2022 le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de l'existence d'une situation de compétence liée de l'administration, au regard du 4°bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Vu :
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Ausseil.
Une note en délibéré, enregistrée le 15 avril 2024, a été présentée pour M. B A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a sollicité auprès de la commission locale d'agrément et de contrôle (CLAC) d'Ile-de-France-Ouest une carte professionnelle pour l'exercice d'une activité privée de sécurité. Sa demande a été implicitement rejetée. A la suite du recours administratif préalable obligatoire formé contre cette décision le 14 avril 2021, la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a implicitement rejeté son recours, le 14 juin 2021. M. A demande au tribunal d'annuler cette décision et d'indemniser le dommage qu'il a subi du fait de l'illégalité de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de la sécurité intérieure : " Sont soumises aux dispositions du présent titre, dès lors qu'elles ne sont pas exercées par un service public administratif, les activités qui consistent : / 1° A fournir des services ayant pour objet la surveillance humaine ou la surveillance par des systèmes électroniques de sécurité ou le gardiennage de biens meubles ou immeubles ainsi que la sécurité des personnes se trouvant dans ces immeubles ou dans les véhicules de transport public de personnes ". Aux termes de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, dans sa version en vigueur à la date de la décision attaquée : " Nul ne peut être employé ou affecté pour participer à une activité mentionnée à l'article L. 611-1 : / () 4° bis Pour un ressortissant étranger ne relevant pas de l'article L. 233-1 du même code, s'il n'est pas titulaire, depuis au moins cinq ans, d'un titre de séjour ".
3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que M. A est titulaire d'une carte de séjour depuis le 22 août 2018, soit depuis une durée inférieure à cinq ans, à la date de la décision attaquée. La circonstance que les dispositions du 4° bis de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, qui viennent d'être citées, sont entrées en vigueur le 25 mai 2021, soit postérieurement à la demande de carte professionnelle de M. A, est sans effet sur la légalité de la décision attaquée dès lors que l'administration était tenue d'appliquer les dispositions en vigueur à la date de sa décision.
4. D'autre part, pour refuser l'octroi d'une carte professionnelle, la commission nationale d'agrément et de contrôle de la CNAPS s'est bornée à constater que M. A ne remplissait pas les conditions posées par l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure, sans avoir à porter une appréciation sur les faits de l'espèce. En application de ces dispositions, elle était tenue de refuser la carte professionnelle demandée. Ainsi, les moyens présentés à l'appui des conclusions à fin d'annulation de la requête sont inopérants.
5. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 16 avril 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions indemnitaires, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 22 mars, à laquelle siégeaient :
- M. Buisson, président ;
- Mme Garona, première conseillère ;
- M. Ausseil, conseiller ;
assistés de Mme Duroux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 avril 2024.
Le rapporteur,
signé
M. Ausseil
Le président,
signé
L. Buisson La greffière,
signé
C. Duroux
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2110304
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026