LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2111462

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2111462

vendredi 31 mars 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2111462
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation8ème Chambre
Avocat requérantALAIMO

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés les 14 septembre 2021 et 20 janvier 2022 ainsi que des pièces complémentaires enregistrées le 1er février 2023, non communiquées, M. D H A, représenté par Me Alaimo, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :

1°) d'annuler l'arrêté du 29 juillet 2021 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté la demande de renouvellement de son titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis, à titre principal, de lui délivrer une carte de résident dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, à titre subsidiaire, de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le même délai et sous la même astreinte, et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision portant refus de renouvellement de titre de séjour a été signée par une autorité incompétente, faute de délégation de signature régulièrement publiée ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle méconnaît l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît des articles L. 423-7 et L. 432-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que de l'article 3-1 de la convention de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les dispositions du 2° et du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense enregistré le 8 décembre 2021, le préfet de la Seine-Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens soulevés dans la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la convention de New-York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Weiswald, rapporteur ;

- les observations de Me Mbapanza, substituant Me Alaimo, représentant M. A ;

- le préfet de la Seine-Saint-Denis n'étant ni présent, ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. D H A, ressortissant guinéen né le 16 mai 1982 et entré en France en septembre 2000, s'est vu délivrer des titres de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dont le dernier était valable du 30 janvier 2010 au 29 janvier 2020. Le 14 décembre 2020, il a sollicité le renouvellement de sa carte de résident. Par un arrêté du 29 juillet 2021, dont M. A demande l'annulation, le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande.

Sur la légalité de la décision portant refus de titre de séjour :

2. En premier lieu, par un arrêté n° 2020-0541 du 5 mars 2020, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives le lendemain, le préfet de la Seine-Saint-Denis a donné délégation à M. E C, sous-préfet du Raincy, à l'effet de signer notamment les décisions en matière de police des étrangers. Par un arrêté n° 2020-0542 du 18 mars 2020 régulièrement publié au bulletin d'informations administratives du même jour, le préfet a consenti cette même délégation à M. Mame Abdoulaye Seck, secrétaire général de la sous-préfecture du Raincy, en cas d'absence ou d'empêchement de M. C. Par suite et dès lors qu'il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision attaquée, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige manque en fait et doit, dès lors, être écarté.

3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

4. L'arrêté en litige rejetant la demande de renouvellement de carte de résident présentée par M. A, qui vise notamment les dispositions des articles L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et d'asile sur le fondement desquels elle a été prise et fait référence à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, mentionne que l'intéressé a été condamné le 20 octobre 2017 à deux cents euros d'amende par le tribunal de grande instance de Bobigny pour conduite d'un véhicule sans permis et sans assurance et qu'il est également connu des services de police pour recel d'un bien provenant d'un vol en 2004, conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire en 2006, conduite d'un véhicule malgré l'annulation judiciaire permis et défaut d'assurance en 2008, conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire et rébellion en 2009, vol simple en 2011 et vol à l'étalage et recel de bien provenant d'un vol 2019. Cette décision indique également que si M. A est marié et père de quatre enfants mineurs, l'intéressé, qui a fait l'objet d'un avis défavorable de la commission du titre de séjour, ne justifie ni de sa vie commune avec son épouse, ni contribuer à l'entretien et à l'éducation de ses enfants de nationalité française. Ainsi, l'arrêté attaqué comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivé au regard des exigences des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.

5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La délivrance d'une carte de séjour temporaire ou pluriannuelle ou d'une carte de résident peut, par une décision motivée, être refusée à tout étranger dont la présence en France constitue une menace pour l'ordre public ".

6. En l'espèce, M. A soutient que la condamnation à deux cents euros d'amende dont il a fait l'objet le 20 octobre 2017 par le tribunal de grande instance de Bobigny pour conduite d'un véhicule sans permis et sans assurance constitue un fait isolé alors qu'il est bien intégré dans la société française et qu'après avoir obtenu un diplôme de responsable en gestion financière, il souhaite créer une start-up. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant est mentionné au fichier du traitement d'antécédents judiciaires, en tant qu'auteur, pour des faits survenus pour recel d'un bien provenant d'un vol en 2004, conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire en 2006, conduite d'un véhicule malgré l'annulation judiciaire du permis de conduire et défaut d'assurance en 2008, conduite d'un véhicule sans être titulaire du permis de conduire et rébellion en 2009, vol simple en 2011 et vol à l'étalage et recel de bien provenant d'un vol 2019. Si M. A, qui ne justifie d'aucune insertion professionnelle stable et ancienne sur le territoire français, fait valoir que ces mises en cause ne sont pas des condamnations, les faits qui lui sont reprochés, commis sur une période de seize ans et dont il ne conteste pas la matérialité, sont de nature à démontrer une absence de volonté réelle d'insertion en France et permettent, par leur répétition et leur gravité, de considérer que sa présence sur le territoire constitue une menace pour l'ordre public. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir qu'en refusant, pour ce motif, de renouveler sa carte de résident, le préfet de la Seine-Saint-Denis aurait méconnu les dispositions de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France et qui établit contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil, depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ". aux termes de l'article L. 423-10 du même code : " L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français résidant en France et titulaire depuis au moins trois années de la carte de séjour temporaire prévue à l'article L. 423-7 ou d'une carte de séjour pluriannuelle délivrée aux étrangers mentionnés aux articles L. 423-1, L. 423-7 et L. 423-23, sous réserve qu'il continue de remplir les conditions prévues pour l'obtention de cette carte de séjour, se voit délivrer une carte de résident d'une durée de dix ans () ".

8. En l'espèce, M. A, qui est séparé de la mère de ses enfants, ne justifie pas, à la date de la décision attaquée, qu'il contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses quatre enfants, nés les 29 juillet 2006, 28 octobre 2008 et 24 décembre 2011. En effet, s'il produit des justificatifs de versement de sommes d'argent en faveur de la mère de ses enfants à compter de décembre 2020, des attestations faisant état de sa présence avec ses enfants lors d'une séance d'ergothérapie en septembre 2021 et lors de rendez-vous de bilan psychomoteur en décembre 2022 et janvier 2023 et quelques photographies, ces seuls éléments ne sauraient suffire à établir la réalité de sa participation, à la date de la décision attaquée, à l'entretien et l'éducation de ses enfants depuis leurs naissances et ou depuis au moins deux ans. Dans ces conditions, en refusant de renouveler sa carte de résident en qualité de parent d'enfants français, le préfet de la Seine-Saint-Denis n'a pas commis d'erreur d'appréciation de sa situation au regard des dispositions précitées des articles L. 423-7 et L. 423-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1° Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale sur les droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

10. M. A se prévaut de la durée de son séjour sur le territoire français depuis septembre 2000 et de la circonstance qu'il est le père de quatre enfants de nationalité française dont il contribue à l'entretien et à l'éducation. Il soutient en outre que la décision en litige l'empêche de poursuivre son projet professionnel. Toutefois, ainsi qu'il a été dit aux points précédents, le requérant, qui est séparé de la mère de ses enfants, ne justifie pas, à la date de l'arrêté attaqué, qu'il contribuait effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. En outre, la présence sur le territoire français de l'intéressé, qui ne justifie d'aucune insertion professionnelle stable et ancienne en France, constitue une menace pour l'ordre public compte tenu des faits qui lui sont reprochés et dont il ne conteste pas la matérialité. Enfin, il ne fait état d'aucune circonstance de nature à faire obstacle à ce qu'il poursuive normalement sa vie privée et familiale en Guinée où il a vécu de nombreuses années. Dans ces conditions, la décision en litige ne peut être regardée comme ayant porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise ou comme ayant été prise en méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants mineurs. Par suite, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations précitées doivent être écartés.

11. En dernier lieu, M. A, qui conteste la décision par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis a rejeté sa demande de renouvellement de carte de résident, n'est pas fondé à se prévaloir de la méconnaissance des dispositions des articles L. 432-12 et L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux mesures d'expulsion.

Sur la légalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. Aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / () 5° L'étranger qui est père ou mère d'un enfant français mineur résidant en France, à condition qu'il établisse contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de l'enfant dans les conditions prévues par l'article 371-2 du code civil depuis la naissance de celui-ci ou depuis au moins deux ans ".

13. Il résulte de ce qui a été dit au point 8 que M. A ne justifie pas, par les pièces qu'il produit, qu'il contribuait effectivement, à la date de l'arrêté attaqué, à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige méconnaitrait les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

14. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 29 juillet 2021. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D H A et au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 10 février 2023, à laquelle siégeaient :

M. Féral, président, M. B et M. F, premiers conseillers.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 mars 2023.

Le rapporteur,

signé

J.-B. F

Le président,

signé

R. FéralLa greffière,

signé

M. G

La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Saint-Denis en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.

Pour ampliation

Le Greffier

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir
← Retour aux décisions

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026