mardi 17 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2111703 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | KOSZCZANSKI & BERDUGO |
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Debourg, rapporteure,
- les conclusions de Mme Chabrol, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante sénégalaise née le 27 juillet 1987, est titulaire d'un contrat de travail depuis le 8 octobre 2018 en qualité d'ingénieure géotechnicienne, après avoir séjourné en France en qualité d'étudiante. Elle a sollicité un changement de statut afin d'obtenir un titre de séjour " salarié " le 29 mars 2021, lequel lui a été refusé. Le 25 mai 2021, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a fait droit à sa demande de suspension de ce refus par une ordonnance n°2105720 et a enjoint aux services préfectoraux d'enregistrer sa demande de changement de statut et de lui remettre un récépissé l'autorisant à travailler. En exécution de cette ordonnance, elle a reçu un récépissé l'autorisant à travailler, valable jusqu'au 18 janvier 2022. Le 8 septembre 2021, l'employeur de Mme B épouse C, la société INGSOLS a de nouveau présenté une demande d'autorisation de travail en sa faveur, en précisant les changements des circonstances de fait de sa situation. Par la décision litigieuse du 9 septembre 2021, le préfet de l'Essonne a clôturé sa demande. Par la présente requête, Mme B épouse C demande l'annulation de cette décision.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En l'espèce, en se bornant à considérer que la demande d'autorisation de travail formulée par Mme B épouse C était " sans objet " dès lors qu'" au regard de [son] statut de détaché ICT [elle ne peut] prétendre à un changement de statut. Après rupture du contrat, [elle doit] retourner dans votre pays d'origine " et en l'absence de toute production en défense dans le cadre de la présente instance, le préfet de l'Essonne n'établit pas avoir procédé à un examen sérieux de sa demande.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme B épouse C est fondée à demander l'annulation de la décision du 9 septembre 2021 par laquelle le préfet de l'Essonne a clôturé sa demande d'autorisation de travail.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
4. Le présent jugement implique seulement, eu égard au motif sur lequel il se fonde, que le préfet de l'Essonne procède au réexamen de la situation de Mme B épouse C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement. A ce stade, il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à Mme B épouse C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du 9 septembre 2021 du préfet de l'Essonne est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de l'Essonne de procéder à un réexamen de la situation de Mme B épouse C, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir.
Article 3 : L'Etat versera la somme de 1 500 euros à Mme B épouse C au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à A B épouse C, au préfet de l'Essonne et au ministre de l'intérieur.
Délibéré après l'audience du 10 décembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Le Griel, présidente ;
M. Jacquelin, premier conseiller ;
Mme Debourg, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 décembre 2024.
La rapporteure,
signé
T. Debourg
La présidente,
signé
H. Le Griel
La greffière,
signé
H. Mofid
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour ampliation, le greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026