jeudi 30 juin 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2112347 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET MONCONDUIT ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 septembre 2021, M C B, représenté par Me Monconduit, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 27 août 2021 en tant que, par cet arrêté, le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, à titre subsidiaire, d'annuler la décision portant obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise ou au préfet territorialement compétent, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte, et, en tout état de cause, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de sept jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision de refus de titre de séjour :
- elle n'est pas suffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- le préfet a commis une erreur de fait dès lors que son conseil avait adressé à la préfecture, le 2 juillet 2021, par lettre recommandée avec accusé de réception, la lettre manuscrite datée du 21 juin 2021 dans laquelle son employeur avait authentifié la promesse d'embauche qu'il avait rédigée ;
- le préfet a commis une erreur de droit en concluant à l'inauthenticité de la promesse d'embauche de la société SETH SECURITE PRIVEE au seul motif que ce futur employeur n'avait pas répondu à la demande d'authentification adressée par la DIRECCTE, sans prendre en compte les autres pièces relatives à cette société, qu'il avait pourtant portées à sa connaissance ;
- le préfet du Val-d'Oise a commis une erreur manifeste dans l'application des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- cette décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de l'obligation de quitter le territoire français :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de titre de séjour ;
- à titre subsidiaire, elle porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale consacré par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense enregistré le 12 mai 2022, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Me Monconduit, avocate de M. B, a fait parvenir un mémoire, enregistré le 9 juin 2022, postérieurement à la clôture de l'instruction, fixée trois jours francs avant la date d'audience, en application des dispositions de l'article R. 613-2 du code de justice administrative. Il n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Zaccaron Guérin, conseillère ;
- et les observations de Me Veillat, substituant Me Monconduit, avocate du requérant.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant ivoirien, est entré en France le 3 juin 2010 et a sollicité son admission exceptionnelle au séjour, le 22 février 2018, sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur. Par un arrêté du 27 août 2021, et après saisine de la commission du titre de séjour, le préfet du Val-d'Oise a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Par la présente requête, M. B demande l'annulation des décisions portant refus de titre de séjour et obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours.
Sur la décision de refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
3. Aux termes de son arrêté, le préfet du Val-d'Oise a visé les stipulations de la convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Côte d'Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables à la situation de M. B, ainsi que l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Il a également précisé l'identité, la date et le lieu de naissance de l'intéressé, ainsi que les conditions de son entrée en France, et exposé les raisons pour lesquelles il a considéré que M. B ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'il sollicitait. Il a enfin énoncé des éléments suffisants sur la situation familiale de l'intéressé en relevant qu'il était célibataire et sans charge de famille alors qu'il disposait d'attaches familiales dans son pays d'origine où résidait sa mère et où il a vécu jusqu'à l'âge de 25 ans. Ainsi, et alors même que ces motifs ne reprennent pas l'ensemble des éléments caractérisant la situation de l'intéressé, le préfet du Val-d'Oise a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de cette décision doit être écarté.
4. En deuxième lieu, pour refuser l'admission exceptionnelle au séjour de M. B, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé sur l'ensemble de la situation de l'intéressé, en relevant en particulier que la commission du titre de séjour, qu'il avait saisie conformément à
l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, avait émis un avis défavorable le 18 juin 2021 et que le futur employeur de M. B, la société SETH SECURITE PRIVEE, n'avait pas répondu à la demande d'authentification de la promesse d'embauche qui lui avait été adressée. Si M. B fait valoir que le préfet du Val-d'Oise n'a pas pris en compte le courrier de son conseil en date du 2 juillet 2021 établissant que la société SETH SECURITE PRIVEE avait authentifié la promesse d'embauche qu'elle avait rédigée à son bénéfice, il n'apporte pas la preuve qui lui incombe que cette lettre, qui n'est pas rédigée à
l'entête de la société et ne comporte pas le nom du gérant, émane de la société SETH SECURITE PRIVEE. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet du Val-d'Oise n'a pas, avant de prendre la décision contestée, procédé à un examen sérieux de sa situation personnelle au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance. Par suite, ce moyen doit être écarté.
5. En troisième lieu, pour rejeter la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B au titre du travail, le préfet a relevé l'absence de motif exceptionnel en se fondant d'une part, sur l'avis défavorable émis par la commission du titre de séjour constatant l'absence de détention par l'intéressé d'une promesse d'embauche authentifiée et d'autre part, sur le fait que l'employeur qui a rédigé cette promesse d'embauche s'était abstenu de déférer à la demande d'authentification des services de la préfecture. Ainsi qu'il a été dit au point 4, la lettre manuscrite datée du 21 juin 2021 dont se prévaut le requérant ne permet pas d'authentifier la promesse d'embauche dans la mesure où elle n'est pas rédigée à l'entête de la société et qu'elle ne comporte pas le nom du gérant de la société SETH SECURITE PRIVEE. Il s'ensuit que le préfet a pu, sans commettre d'erreur de fait, constater dans cette décision que l'employeur de M. B s'était abstenu d'authentifier cette promesse d'embauche.
6. En quatrième lieu, si M. B fait valoir que le préfet ne pouvait conclure à l'inauthenticité de la promesse d'embauche de la société SETH SECURITE PRIVEE au motif que cette société n'avait pas répondu à la demande d'authentification adressée par les services de la préfecture alors que ceux-ci disposaient, par ailleurs, de l'extrait Kbis de cette société, du formulaire de demande d'autorisation de travail mais également d'une attestation de régularité sociale, ces documents ne permettaient pas d'authentifier la promesse d'embauche dont il se prévaut. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté.
7. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".
8. Il résulte de ces dispositions que l'article L. 435-1 permet la délivrance de deux titres de séjour de nature différente que sont, d'une part, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, d'autre part, la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement de l'article L. 435-1, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels et, à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
9. M. B, qui est entré en France le 3 juin 2010, se prévaut de la durée de son séjour, des diplômes qu'il a obtenus sur le territoire français ainsi que d'une promesse d'embauche sous contrat à durée indéterminée en qualité d'agent de sécurité incendie et d'assistance à personnes au sein de la société SETH SECURITE PRIVEE. Toutefois, il ressort des pièces du dossier qu'à la date de la décision en litige, il était célibataire, sans charge de famille, alors qu'il n'était pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résidait sa mère et où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Par ailleurs, si le requérant établit être titulaire d'un diplôme d'agent des services de sécurité incendie et d'assistance à personnes (SSIAP) depuis 2013, d'une habilitation électrique (H0B0) depuis 2020, d'un certificat de sauveteur secouriste depuis 2021 et avoir suivi une formation d'équipier de première intervention de secourisme en 2018, l'intéressé ne se prévaut de l'exercice d'aucune activité professionnelle et ne justifie, à ce titre, d'aucune expérience. Dans ces conditions, en estimant que la demande d'admission exceptionnelle au séjour de M. B ne répondait pas à des considérations humanitaires et ne se justifiait pas davantage au regard des motifs exceptionnels, la durée du séjour ainsi que la détention d'une promesse d'embauche ne constituant pas de tels motifs, le préfet du Val-d'Oise n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1- Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2- Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. En l'espèce, M. B ne se prévaut d'aucune attache personnelle sur le territoire national. En outre, il n'établit ni même n'allègue être dépourvu d'attaches en Côte d'Ivoire où réside toujours sa mère et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de vingt-cinq ans. Enfin, il ne justifie d'aucune insertion sociale particulière alors qu'il est présent sur le territoire français depuis plus de dix ans. Par suite, en refusant de délivrer le titre de séjour sollicité par M. B, le préfet du Val-d'Oise n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels la décision en litige a été prise et n'a pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. B.
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'établit pas que la décision de refus de titre de séjour est illégale. Dès lors, l'exception d'illégalité de cette décision soulevée à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas fondée et doit ainsi être écartée.
13. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation doivent être écartés.
14. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions du préfet du Val-d'Oise en date du 27 août 2021 rejetant sa demande de titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte tout comme celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C B et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 10 juin 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Poupineau, présidente ;
Mme Zaccaron Guérin, conseillère ;
M. Rossi, conseiller ;
Assistés de Mme Galan, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2022.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guérin
La présidente,
signé
V. Poupineau
La greffière,
signé
M. A
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2112347
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026