mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2112415 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 6ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET BENESTY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 2 octobre 2021, la société par actions simplifiée (SAS) Staci, représentée par Me Gabriel Benesty, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 30 juillet 2021 du président de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise portant refus de la demande d'indemnisation présentée le 19 mai 2021 par la société Staci ;
2°) de condamner la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise à verser à la SAS Staci la somme de 1 516 057,41 euros, outre intérêts de droit à compter du 19 mai 2021 et capitalisation des intérêts à compter du 20 mai 2022 ;
3°) d'enjoindre à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise d'entreprendre dans les deux mois de la notification du jugement l'un des actes requis par la loi n°2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et l'habitat des gens du voyage en vue de la réalisation d'une aire d'accueil permanent de 69 places sur la commune de Saint-Ouen l'Aumône, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la communauté d'agglomération de Cergy Pontoise une somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la carence de la communauté d'agglomération dans la mise en œuvre du schéma départemental d'accueil des gens du voyage du Val-d'Oise est fautive et engage sa responsabilité quant à l'indemnisation des dommages résultant de l'installation illégale de campements de gens du voyage sur les terrains de la société requérante ;
- l'importance des dommages subis par la société requérante engage la responsabilité de la communauté d'agglomération pour rupture d'égalité devant les charges publiques ;
- la société requérante a subi un dommage de 1 516 057,41 euros ;
- la décision de refus de réalisation d'une aire d'accueil à Saint-Ouen l'Aumône méconnait les dispositions de l'article 2 de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 modifiées par les lois n° 2004-809 du 13 août 2004 et n° 2007-1822 du 24 décembre 2007, n° 2017-86 du 27 janvier 2017 et n02018-957 du 7 novembre 2018.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2024, la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, représentée par Me Chaineau conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la SAS Staci la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que les moyens soulevés par la société Staci ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ausseil,
- les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public,
- et les observations de Me Brault, substituant Me Benesty, représentant la société Staci, et de Me Dury, substituant Me Chaineau, représentant la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.
Considérant ce qui suit :
1. Par une lettre du 7 mai 2021, adressée à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, la société Staci, propriétaire de plusieurs immeubles au sein de la zone d'aménagement concertée des Béthunes à Saint-Ouen-l'Aumône, a sollicité la réalisation des aires d'accueil des gens du voyage prévues par le schéma départemental d'accueil des gens du voyage et l'indemnisation des préjudices résultant de l'installation illégale de campements de gens du voyage sur ses terrains. Cette demande a été rejetée par une décision du 30 juillet 2021. La société Staci demande l'annulation de cette décision, la condamnation de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise à lui verser une somme de 1 516 057, 41 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis et à ce qu'il soit enjoint à la communauté d'agglomération de réaliser les aires d'accueil prévues par le schéma départemental d'accueil des gens du voyage.
Sur les conclusions aux fins d'annulation dirigées contre les décisions liant le contentieux :
2. La décision du 30 juillet 2021 du président de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise portant refus de la demande d'indemnisation présentée le 19 mai 2021 par la société Staci a eu pour seul effet de lier le contentieux à l'égard de l'objet de sa demande qui, en formulant les conclusions analysées ci-dessus, a donné à l'ensemble de sa requête le caractère d'un recours de plein contentieux. Au regard de l'objet d'une telle demande, qui conduit le juge à se prononcer sur le droit de la société intéressée à percevoir la somme qu'elle réclame, les vices propres dont serait, le cas échéant, entachée la décision qui a lié le contentieux sont sans incidence sur la solution du litige.
Sur les conclusions indemnitaires :
En ce qui concerne la responsabilité pour faute :
3. D'une part, aux termes de l'article 1er de la loi du 5 juillet 2000 dans sa version applicable à la date de la décision attaquée : " I. Les communes participent à l'accueil des personnes dites gens du voyage et dont l'habitat traditionnel est constitué de résidences mobiles installées sur des aires d'accueil ou des terrains prévus à cet effet. () II. Dans chaque département, au vu d'une évaluation préalable des besoins et de l'offre existante, notamment de la fréquence et de la durée des séjours des gens du voyage, de l'évolution de leurs modes de vie et de leur ancrage, des possibilités de scolarisation des enfants, d'accès aux soins et d'exercice des activités économiques, un schéma départemental prévoit les secteurs géographiques d'implantation et les communes où doivent être réalisés () Les communes de plus de 5 000 habitants figurent obligatoirement au schéma départemental () ".
4. D'autre part, aux termes de l'article 2 de la même loi dans sa version applicable au litige : " I.-A.-Les communes figurant au schéma départemental et les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er sont tenus, dans un délai de deux ans suivant la publication de ce schéma, de participer à sa mise en œuvre. () III. Le délai de deux ans prévu au I est prorogé de deux ans, à compter de sa date d'expiration, lorsque la commune ou l'établissement public de coopération intercommunale a manifesté, dans ce délai, la volonté de se conformer à ses obligations : / - soit par la transmission au représentant de l'Etat dans le département d'une délibération ou d'une lettre d'intention comportant la localisation de l'opération de réalisation ou de réhabilitation de l'aire permanente d'accueil, des terrains familiaux locatifs ou de l'aire de grand passage ; / - soit par l'acquisition des terrains ou le lancement d'une procédure d'acquisition des terrains sur lesquels les aménagements sont prévus ; / - soit par la réalisation d'une étude préalable () IV.- Un délai supplémentaire est accordé, jusqu'au 31 décembre 2008 à compter de la date d'expiration du délai prévu au III, à la commune ou à l'établissement public de coopération intercommunale qui a manifesté, dans les conditions fixées au III, la volonté de se conformer à ses obligations et qui, au terme de ce délai, n'a pu néanmoins s'en acquitter ".
5. Enfin, aux termes de l'article 9 de cette même loi : " I.-Le maire d'une commune membre d'un établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de création, d'aménagement, d'entretien et de gestion des aires d'accueil des gens du voyage et des terrains familiaux locatifs définis aux 1° à 3° du II de l'article 1er peut, par arrêté, interdire en dehors de ces aires et terrains le stationnement sur le territoire de la commune des résidences mobiles mentionnées au même article 1er, dès lors que l'une des conditions suivantes est remplie : /1° L'établissement public de coopération intercommunale a satisfait aux obligations qui lui incombent en application de l'article 2 () / 6° La commune est dotée d'une aire permanente d'accueil, de terrains familiaux locatifs ou d'une aire de grand passage conformes aux prescriptions du schéma départemental, bien que l'établissement public de coopération intercommunale auquel elle appartient n'ait pas satisfait à l'ensemble de ses obligations. () II.-En cas de stationnement effectué en violation de l'arrêté prévu au I ou au I bis, le maire, le propriétaire ou le titulaire du droit d'usage du terrain occupé peut demander au préfet de mettre en demeure les occupants de quitter les lieux. / La mise en demeure ne peut intervenir que si le stationnement est de nature à porter atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques. / La mise en demeure est assortie d'un délai d'exécution qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Elle est notifiée aux occupants et publiée sous forme d'affichage en mairie et sur les lieux. Le cas échéant, elle est notifiée au propriétaire ou titulaire du droit d'usage du terrain. / Cette mise en demeure reste applicable lorsque la résidence mobile se retrouve à nouveau, dans un délai de sept jours à compter de sa notification aux occupants, en situation de stationnement illicite sur le territoire de la commune ou de tout ou partie du territoire de l'intercommunalité concernée en violation du même arrêté du maire ou, s'il est compétent, du président de l'établissement public de coopération intercommunale prévu au I et de nature à porter la même atteinte à la salubrité, à la sécurité ou à la tranquillité publiques. /Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n'a pas été suivie d'effets dans le délai fixé et n'a pas fait l'objet d'un recours dans les conditions fixées au II bis, le préfet peut procéder à l'évacuation forcée des résidences mobiles, sauf opposition du propriétaire ou du titulaire du droit d'usage du terrain dans le délai fixé pour l'exécution de la mise en demeure. () IV.-En cas d'occupation, en violation de l'arrêté prévu au I ou au I bis, d'un terrain privé affecté à une activité à caractère économique, et dès lors que cette occupation est de nature à entraver ladite activité, le propriétaire ou le titulaire d'un droit réel d'usage sur le terrain peut saisir le président du tribunal de grande instance aux fins de faire ordonner l'évacuation forcée des résidences mobiles. Dans ce cas, le juge statue en référé ".
6. Il résulte de l'instruction que le schéma départemental d'accueil des gens du voyage applicable au département du Val-d'Oise a été approuvé par arrêté préfectoral n° 11-10192 du 28 mars 2011 et prévoit, pour la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, la réalisation de 69 places de stationnement sur le territoire de la commune de Saint-Ouen l'Aumône et 205 à l'échelle du territoire de la communauté d'agglomération. A la date de la décision attaquée, seules 28 places avaient été créées à Saint-Ouen l'Aumône et 132 sur le territoire de la communauté d'agglomération. Si la communauté d'agglomération fait valoir en défense l'inadaptation du schéma du 28 mars 2011 en tant qu'une partie conséquente des gens du voyage présents sur son territoire tendent à se sédentariser, elle ne saurait se prévaloir de l'intervention, postérieure à la date de la décision attaquée, d'un nouveau schéma départemental réduisant l'estimation des besoins d'accueil sur son territoire. Par suite, la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise a méconnu les dispositions de la loi du 5 juillet 2000 en s'abstenant de mettre en œuvre, dans le délai qu'elle prévoit, le schéma départemental d'accueil des gens du voyage et cette carence fautive est de nature à engager sa responsabilité.
En ce qui concerne les préjudices :
7. En premier lieu, la société requérante sollicite l'indemnisation d'un préjudice évalué à 201 233,90 euros résultant de la perte de jouissance temporaire de terrains pendant la durée de leur occupation illégale, établi sur le fondement du nombre de jours concernés, de l'emprise des installations, du loyer annuel au mètre carré et d'un coefficient de 0,2 pour tenir compte du fait que les espaces occupés sont non-bâtis. Toutefois, pour établir la durée des occupations illégales, la société requérante se borne à produire des comptes-rendus de procès-verbaux d'infraction qui ne mentionnent pas les dates d'évacuation, lesquelles ne reposent que sur ses propres déclarations. De la même façon, ces comptes-rendus de procès-verbaux d'infraction n'établissent aucunement les superficies concernées par les installations. Dans ces conditions, faute de la production d'autres éléments, aucun lien de causalité direct et certain entre ce préjudice, à le supposer établi, et l'illégalité fautive commise par la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise ne résulte de l'instruction. Par suite, les collectivités publiques ne pouvant jamais être condamnées à payer une somme qu'elles ne doivent pas, la responsabilité de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise ne saurait être engagée à ce titre.
8. En deuxième lieu, la société Staci soutient qu'elle a subi un préjudice économique d'un montant 480 000 euros résultant de la nécessité de réduire son activité en raison des difficultés opérationnelles occasionnées par l'occupation de ses terrains. Si la société évalue son préjudice en se fondant sur un montant forfaitaire de 1 000 euros par jour d'occupation, elle n'établit pas l'existence d'un lien de causalité entre ces préjudices et les occupations irrégulières alléguées et alors que, comme il a été au point 7, la durée de ces occupations n'est pas établie.
9. En troisième lieu, la société requérante soutient qu'elle a subi un préjudice résultant de la prise en charge de coûts de gardiennage d'un montant de 558 280,48 euros pour prévenir toute occupation illégale et, lorsque cela n'a pas été possible, gérer la présence des occupants. Toutefois, à supposer les occupations irrégulières établies, la société requérante ne démontre pas l'existence d'un dommage en ne produisant pas d'éléments probants permettant de dissocier les frais de gardiennage résultant de son activité normale de ceux liés à l'installation de gens du voyage.
10. En quatrième lieu, la société Staci sollicite l'indemnisation d'un préjudice de 81 119,03 euros résultant des frais de remise en état de ses terrains. Toutefois, à supposer les occupations irrégulières avérées, la société requérante ne verse au débat aucun élément de nature à établir la réalité du dommage qu'elle invoque.
11. En cinquième lieu, la société requérante demande l'indemnisation du préjudice, d'un montant de 111 808 euros, résultant de la réalisation d'infrastructures de sécurité destinées à prévenir toute nouvelle intrusion irrégulière. Il résulte toutefois de l'instruction qu'à la date du fait générateur du préjudice invoqué de nombreuses occupations illégales de terrain par des gens du voyage ont été constatées sur le territoire de la commune de Saint-Ouen l'Aumône lesquelles ont largement excédé les capacités d'accueil prévues par le schéma d'accueil des gens du voyage alors applicable. Par suite, le lien de causalité direct entre l'illégalité fautive commise et le préjudice allégué n'est pas établi.
12. En sixième et dernier lieu, si la société Staci demande la réparation du préjudice, d'un montant de 83 616 euros, résultant de la perte de jouissance définitive de certaines portions de ses terrains désormais affectés à la protection contre les intrusions, elle n'établit pas la réalité de ce préjudice au regard de la faute commise par la communauté d'agglomération.
En ce qui concerne la responsabilité sans faute :
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13. Si la société requérante se place également sur le terrain de la responsabilité sans faute de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, il résulte pas de l'instruction que l'occupation de ses biens par des gens du voyage, constituerait à elle seule un préjudice anormal et spécial.
14. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la société Staci doivent être rejetées. Par conséquent, il en va de même des conclusions relatives aux intérêts et aux anatocismes.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
15. Il résulte de l'instruction qu'un nouveau schéma départemental d'accueil des gens du voyage a été approuvé par arrêté préfectoral n°2022-16777 le 23 février 2022. Or, ce nouveau schéma ne reprend pas les prescriptions du schéma précédent en ce qu'elles imposaient la réalisation de 69 places en aires permanentes d'accueil sur le territoire de la commune de Saint-Ouen-l'Aumône et prévoit au contraire une diminution de l'appréciation des besoins pour les installations du type des aires de stationnement au profit du développement d'autres solutions d'accueil des gens du voyage que sont les terrains familiaux locatifs et les habitats adaptés. Par suite, les conclusions à fin d'injonction doivent être rejetées en tant qu'elles sont mal fondées.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme que la société Staci demande au titre des frais liés au litige. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société Staci, la somme que la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise demande au titre de ces mêmes frais.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de la société Staci est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Staci et à la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Buisson, président ;
Mme Mettetal-Maxant, première conseillère ;
M. Ausseil, conseiller ;
assistés de Mme Pradeau, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
Le rapporteur,
signé
M. Ausseil
Le président,
signé
L. Buisson
La greffière,
signé
A. Pradeau
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026