mercredi 31 août 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2112562 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | RAPOPORT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 octobre 2021, M. A B, représenté par Me Rapoport, avocat, demande au Tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté, en date du 2 juillet 2021, par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office à la frontière et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer un certificat de résidence algérien portant la mention " salarié ", dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour lui permettant de travailler ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
la décision portant refus de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- est irrégulière en l'absence de procédure contradictoire préalable, dès lors que le rejet de sa demande est fondé sur un motif d'ordre public qui n'est pas mentionné dans l'accord franco-algérien, et que par ailleurs il remplit toutes les conditions pour un renouvellement de son titre ;
- est entachée d'une erreur de droit eu égard, d'une part, aux dispositions de l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, révélant un défaut d'examen de sa situation et l'absence de prise en compte de l'intérêt supérieur de ses enfants, et, d'autre part, en ce qu'elle révèle l'absence d'une analyse circonstanciée des liens unissant son couple mais aussi de ses attaches familiales ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation, dès lors que le refus de renouvellement de son titre de séjour, pris au motif que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public, se fonde sur des faits remontant à 2016 et ne tient pas compte de sa situation personnelle et familiale actuelle ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- méconnaît l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'elle ne prend pas en compte leur intérêt supérieur en ce qu'elle a pour effet de les priver de sa présence ;
- est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale ;
la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et porte atteinte au droit au respect de sa vie privée et familiale ;
- méconnaît l'article 3.1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, dès lors qu'elle ne prend pas en compte leur intérêt supérieur en ce qu'elle a pour effet de les priver de sa présence ;
la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- est insuffisamment motivée ;
- est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle ;
- méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français.
M. B, représenté par Me Rapoport, avocat, a produit des pièces complémentaires le 8 mars 2022.
Le préfet des Hauts-de-Seine a produit des pièces, enregistrées le 20 avril 2022.
L'affaire a été audiencée une première fois le 28 avril 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour en France des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et d'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Kelfani, président ;
- les conclusions de M. Barraud, rapporteur public ;
- et les observations de Me Rapoport.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'arrêté attaqué, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté la demande, tendant au renouvellement de son certificat de résidence, que M. B, qui est de nationalité algérienne, lui avait présentée sur le fondement du b) de l'article 7. de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 susvisé. Le même arrêté fait obligation à l'intéressé de quitter le territoire français dans le délai de trente jours, fixe le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 2 juillet 2021 en tant qu'il porte refus de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. Alors même qu'il ne comporte aucune référence à la convention internationale relative aux droits de l'enfant ni aucun développement relatif à l'intérêt supérieur des deux enfants de M. B, l'arrêté contesté, en tant qu'il porte rejet de la demande de renouvellement de titre que ce dernier avait présentée, contient l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, ainsi, suffisamment motivé.
3. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas, avant d'édicter l'arrêté contesté, procédé à un examen particulier et suffisamment approfondi de la situation personnelle et familiale de M. B.
4. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
5. Il résulte de leurs termes mêmes que les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration ne peuvent être utilement invoquées à l'encontre de la décision refusant au requérant le renouvellement de son titre de séjour, qui a été prise sur une demande de M. B formée auprès du préfet des Hauts-de-Seine le 21 septembre 2020.
6. Par ailleurs, lorsqu'il demande la délivrance d'un titre de séjour, l'étranger, en raison même de l'accomplissement de cette démarche qui tend à son maintien régulier sur le territoire français, ne saurait ignorer qu'en cas de refus, il pourra faire l'objet d'une mesure d'éloignement. À l'occasion du dépôt de sa demande, il est conduit à préciser à l'administration les motifs pour lesquels il demande que lui soit délivré un titre de séjour et à produire tous éléments susceptibles de venir au soutien de cette demande. Il lui appartient, lors du dépôt de cette demande, lequel doit en principe faire l'objet d'une présentation personnelle du demandeur en préfecture, d'apporter à l'administration toutes les précisions qu'il juge utiles. Il lui est loisible, au cours de l'instruction de sa demande, de faire valoir auprès de l'administration toute observation complémentaire utile, au besoin en faisant état d'éléments nouveaux. Le droit de l'intéressé d'être entendu, ainsi satisfait avant que n'intervienne le refus de titre de séjour, n'impose pas à l'autorité administrative de mettre l'intéressé à même de réitérer ses observations ou de présenter de nouvelles observations, de façon spécifique, sur l'obligation de quitter le territoire français, sur la décision fixant le pays de destination ou sur celle qui lui fait interdiction de retour sur le territoire français qui sont prises concomitamment et en conséquence du refus de titre de séjour ou de l'obligation de quitter le territoire français.
7. En l'espèce, M. B, qui se borne à soutenir que la décision attaquée a été prise en méconnaissance du principe du contradictoire, ne précise pas en quoi il aurait été empêché de porter utilement à la connaissance de l'administration les informations pertinentes tenant à sa situation personnelle, avant l'adoption de la mesure d'éloignement attaquée.
8. Aucune disposition de l'accord franco-algérien précité ne prive l'administration française du pouvoir qui lui appartient, en application de la réglementation générale relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, de refuser de renouveler un certificat de résidence d'un an portant la mention " salarié " à un ressortissant algérien en se fondant sur un motif d'ordre public.
9. Il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné à deux mois d'emprisonnement par le Tribunal correctionnel de Créteil le 10 janvier 2008, pour violence par conjoint ou concubin suivie incapacité n'excédant pas huit jours, à un an d'emprisonnement dont six mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans par le Tribunal correctionnel de Fontainebleau le 15 avril 2013, pour récidive de violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, à trois ans d'emprisonnement dont un an avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant deux ans par le Tribunal correctionnel de Bobigny le 8 septembre 2016, pour récidive de violence avec usage ou menace d'une arme, ayant entrainé une incapacité supérieure à huit jours, et, à huit mois d'emprisonnement dont quatre mois avec sursis assorti d'une mise à l'épreuve pendant trois ans, par la Chambre des appels de la Cour d'appel de Versailles, le 11 mars 2020, pour violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Compte tenu de la gravité, de la répétition et du caractère récent de ces faits, le préfet des Hauts-de-Seine a pu légalement estimer que le comportement de M. B constituait une menace pour l'ordre public, justifiant la décision de refus de séjour prise à son encontre.
10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
11. M. B, qui est né en Algérie le 25 mars 1979, fait valoir qu'il réside en France depuis le 30 juin 2002 et qu'il vit avec son épouse et compatriote, titulaire d'un certificat de résidence valable du 18 septembre 2020 au 17 septembre 2021, et ses deux enfants, nés en France les 12 avril 2012 et 26 octobre 2013. Le requérant se prévaut également de la présence en France de ses parents, de trois de ses frères et de sa sœur. Enfin, M. B justifie de son insertion professionnelle. Toutefois, eu égard notamment à la gravité et à la répétition des faits de violences conjugales rappelés au point 9, et alors même que l'épouse du requérant, qui occupe un emploi d'auxiliaire de puériculture, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée et à temps plein, expose, dans une attestation sur l'honneur en date du 8 septembre 2021 versée au dossier, que le couple est parvenu à surmonter ses difficultés, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait, en rejetant sa demande de titre de séjour et en assortissant cette décision d'une obligation de quitter le territoire français, porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte excessive au regard des buts poursuivis par ces décisions. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, dès lors, être écarté.
12. Aux termes du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
13. Pour les mêmes motifs que ceux qui ont été exposés au point 11, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine aurait, en refusant de lui délivrer un titre de séjour et en lui faisant obligation de quitter le territoire français, porté atteinte à l'intérêt supérieur de ses enfants, qui pourront demeurer en France auprès de leur mère. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées du paragraphe 1er de l'article 3 de la convention internationale des droits de l'enfant doit, dès lors, être écarté.
14. Si le requérant fait valoir que les faits de violence conjugale à raison desquels il a été condamné s'inscrivaient dans un contexte de dépendance à l'alcool, et qu'il a bénéficié d'un suivi pour son alcoolisme au centre médico-psychologique de Levallois-Perret, de juillet 2018 à janvier 2020, il est constant que ce suivi résulte d'une obligation de soins, inhérente à ses condamnations, qui s'inscrit dans le cadre de son contrôle judiciaire, et non d'une démarche volontaire de sa part. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que l'arrêté contesté, en tant qu'il lui refuse le renouvellement de son titre de séjour et qu'il lui fait obligation de quitter le territoire français, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle et familiale.
15. Il résulte des motifs précédemment énoncés que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant refus de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français.
En ce qui concerne les conclusions dirigées contre l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 2 juillet 2021 en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
16. Aux termes de l'article L. 612-8 du code l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
17. M. B justifie, ainsi qu'il a déjà été dit, de la présence en France de son épouse, de ses deux jeunes enfants et de plusieurs autres membres de sa famille proche. Compte tenu de l'intensité de ces liens, le préfet des Hauts-de-Seine ne peut, en ayant édicté à l'encontre du requérant une interdiction de retour sur le territoire français, qu'être regardé comme ayant entaché cette décision d'une erreur d'appréciation.
18. Il résulte de ce qui précède que M. B est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté attaqué en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
19. Le présent jugement n'appelle aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction de la requête de M. B ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les conclusions aux fins d'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement des dispositions mentionnées ci-dessus.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 2 juillet 2021 susvisé est annulé en tant qu'il édicte à l'encontre de M. B une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 23 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Kelfani, président, MM. Prost et Amazouz, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 août 2022.
Le rapporteur,
signé
K. KELFANI
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
signé
F.-X. PROST
La greffière,
signé
A. CHANSON
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026