jeudi 22 juin 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2112710 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre (JU) |
| Avocat requérant | ANDREANI-HUMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance en date du 16 novembre 2021, la présidente du tribunal administratif de Versailles a transmis le dossier de M. B au présent tribunal.
Par une requête et un mémoire enregistrés les 1er et 6 octobre 2021, M. A B demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 3 mai 2021 par laquelle la directrice des ressources humaines de la commune de Nanterre lui a refusé le bénéfice d'indemnités chômage ;
2°) d'enjoindre à la commune de Nanterre de lui verser la somme correspondante aux allocations chômage qu'il aurait dû percevoir à compter du 26 mai 2020, date de son inscription à pôle emploi ;
3°) de condamner la commune de Nanterre à lui verser une indemnité de retard d'un montant de 15% du montant total des allocations chômage non-perçues, une indemnité d'incidences bancaires d'un montant total de 20,21 euros, ainsi qu'une indemnité au titre d'un préjudice administratif équivalent à un mois d'allocation chômage.
Il soutient qu'il remplissait les conditions pour percevoir l'aide au retour à l'emploi.
Par un mémoire enregistré le 12 mai 2022, Pôle Emploi Provence Alpes Côte d'Azur, représenté par Me Andreani, conclut à sa mise hors de cause.
Par un mémoire enregistré le 23 mai 2022, Pôle Emploi Ile-de-France conclut à sa mise hors de cause.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2023, la commune de Nanterre, représentée par son maire en exercice, conclut à titre principal au rejet de la requête pour irrecevabilité, subsidiairement à ce qu'il soit constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation et indemnitaires, et plus subsidiairement au rejet des conclusions comme non fondées.
Elle soutient que :
- M. B s'est vu reconnaître ses droits à l'aide au retour à l'emploi ;
- Il n'a pas formé de demande préalablement à ses conclusions indemnitaires ;
- les moyens soulevés par la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail';
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Van Muylder, vice-présidente, en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa demande, de prononcer les conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Van Muylder, magistrate désignée, a été lu au cours de l'audience.
Après avoir, à l'issue de l'audience, prononcé la clôture de l'instruction.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été recruté par contrats à durée déterminée successifs dont le dernier avait pour terme le 31 décembre 2018. Il a été placé en congé maladie et indemnisé par la caisse d'assurance maladie. Il a sollicité son inscription sur la liste des demandeurs d'emploi le 1er mars 2021. Par décision 3 mai 2021, la commune de Nanterre a refusé de lui verser l'allocation de retour à l'emploi au motif que son inscription était intervenu après un délai de douze mois suivant la fin de son dernier contrat.
Sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction :
2. Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.
3. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de Nanterre a reconnu à M. B son droit à percevoir l'aide au retour à l'emploi et que ce dernier a perçu en novembre 2021, la régularisation de ses droits. Dans ces conditions, les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 3 mai 2021 et les conclusions aux fins d'injonction tendant à ce que la commune de Nanterre lui verse les allocations chômage sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions indemnitaires :
4. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : " La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. "
5. La commune de Nanterre fait valoir que les conclusions indemnitaires présentées par M. B sont irrecevables, faute d'avoir été précédées d'une demande préalable. Celui-ci n'a, postérieurement à la transmission du mémoire en défense, pas régularisé sa requête. Il y a, par suite, lieu d'accueillir la fin de non-recevoir opposée en défense et de rejeter ces conclusions comme irrecevables.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Pôle emploi Provence-Alpes-Côte d'azur, à Pôle emploi Ile-de-France et à la commune de Nanterre.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 22 juin 2023.
La magistrate désignée,
signé
C. Van Muylder La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026