LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2113057

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2113057

mercredi 7 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2113057
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantBERNARD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par la décision n° 441415 en date du 14 octobre 2021, enregistrée au greffe du tribunal le même jour, le Conseil d'État, statuant au contentieux, a annulé l'ordonnance n° 1914931 rendue le 17 avril 2020 par la présidente de la 1ère chambre du tribunal administratif de Cergy-Pontoise et renvoyé à ce Tribunal le jugement de la requête présentée par M. C.

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 26 novembre 2019, 9 décembre 2019 et 4 novembre 2021, M. C, représenté par Me Bernard, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 juin 2019 par lequel le maire de la commune de Puteaux a délivré un permis de construire à la SCI JNH Holding, sur un terrain situé 14, rue de l'Oasis à Puteaux, ainsi que la décision rejetant le recours gracieux formé contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Puteaux et de la SCI JNH Holding une somme de 3000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- il est propriétaire d'un lot de copropriété dans un immeuble implanté sur une parcelle située à proximité du projet et la réalisation de la construction autorisée entraînera des troubles dans les conditions de jouissance de son bien ;

- l'arrêté attaqué est illégal, en raison des informations contradictoires contenues dans le dossier de demande de permis de construire ;

- il est également illégal compte tenu de l'insuffisance du dossier de demande de permis de construire, notamment quant à l'identité de l'architecte, au contenu de la notice, du document graphique, des documents photographiques, de l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public, de la pièce attestant la prise en compte de la règlementation thermique ;

- le projet méconnaît l'article UA 1 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet méconnaît l'article UA 10 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet méconnaît l'article UA 9 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- le projet méconnaît l'article UA 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il est illégal en raison de l'absence d'autorisation de surplomb du domaine public en méconnaissance de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques ;

- le projet méconnaît les obligations relatives à la règlementation thermique ;

- le règlement du plan local d'urbanisme qui protège les maisons situées 13 et 15 rue de l'Oasis et 21 et 23 rue de l'Oasis mais permet la démolition de celle située sur le terrain d'assiette du projet ainsi que l'autorise le permis de construire attaqué, est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par des mémoires en défense, enregistré le 11 octobre 2022, la société JNH Holding, représentée par Me Deneux, conclut au rejet de la requête et à la condamnation de M. C à lui verser la somme de 30 000 euros à titre de dommages et intérêts sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme. Elle demande, en outre, à ce qu'il soit mis à la charge du requérant une somme de 5000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable, M. C ne justifiant ni d'un intérêt pour agir ni du respect des exigences de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme concernant la notification du recours gracieux et du recours contentieux ;

- les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la commune de Puteaux, qui n'a pas produit d'observation en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Louvel, rapporteur

- et les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,

Considérant ce qui suit :

1. Par un arrêté du 5 juin 2019, le maire de Puteaux a délivré à la société JNH Holding un permis de construire un immeuble de cinq logements sur un terrain situé 14, rue de l'Oasis à Puteaux. Le 29 juillet 2019, M. C a présenté un recours gracieux contre cet arrêté.

M. C demande l'annulation de l'arrêté du 5 juin 2019 et du rejet du recours gracieux formé à son encontre.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. L'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme dispose : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement () ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le projet en litige a pour objet la démolition d'une maison implantée en retrait de la voie pour construire entre deux bâtiments existant, alignés sur la voie, un nouvel immeuble d'aspect similaire mais de dimension plus modeste. M. C est propriétaire d'un appartement qui n'est pas voisin immédiat de la construction, trois parcelles s'intercalant entre le terrain d'assiette du projet et sa propriété. Par ailleurs, compte tenu de la présence dans le voisinage de plusieurs petits immeubles, de l'emplacement et de la distance séparant le terrain d'assiette de la construction de la propriété de M. C, cette dernière n'offre qu'une vue indirecte et lointaine sur la parcelle d'implantation du projet litigieux. Ainsi, contrairement à ce qui est soutenu, le projet n'est pas de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien du requérant. Dès lors, M. C ne justifie pas de son intérêt pour agir à l'encontre du permis de construire litigieux. Il s'ensuit que la requête est irrecevable.

Sur les conclusions à fin d'application de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme :

4. Aux termes de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque le droit de former un recours pour excès de pouvoir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager est mis en œuvre dans des conditions qui traduisent un comportement abusif de la part du requérant et qui causent un préjudice au bénéficiaire du permis, celui-ci peut demander, par un mémoire distinct, au juge administratif saisi du recours de condamner l'auteur de celui-ci à lui allouer des dommages et intérêts () ".

5. Il ne résulte pas de l'instruction que le droit de M. C à former un recours contre le permis de construire accordé à la société JNH Holding a été mis en œuvre dans des conditions qui traduiraient de sa part un comportement abusif. Par ailleurs, la société JNH Holding ne fournit aucune précision concernant la nature du préjudice personnel qu'elle estime avoir subi et qu'elle évalue à 30 000 euros. A cet égard, ne saurait révéler un tel comportement la circonstance alléguée que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés. Par suite, les conclusions indemnitaires présentées par la société JNH Holding sur le fondement de l'article L. 600-7 du code de l'urbanisme doivent être rejetées.

Sur les conclusions relatives aux frais non compris dans les dépens :

6. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Puteaux et de la société JNH Holding, qui ne sont pas partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de M. C en ce sens doivent être rejetées.

7. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge de M. C une somme de 1500 euros qu'il paiera à la société JNH Holding au titre des frais non compris dans les dépens qu'il a exposés.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 :M. C versera une somme de 1500 euros à la SCI JNH Holding en application de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. D C, à la SCI JNH Holding et à la commune de Puteaux.

Délibéré après l'audience du 22 novembre 2022 à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président,

M. B et M. A, premiers conseillers,

Assistés de Mme Le Gueux, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 décembre 2022.

Le rapporteur,

signé

T. B

Le président,

signé

P. ThierryLa greffière,

signé

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

No 21130572

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions