vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2113259 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | THEOBALD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 octobre, Mme E G, M. D G, M. B C et Mme A F, représentés par Me Théobald, demandent au tribunal d'annuler la décision du 12 aout 2021 par laquelle le directeur général de l'établissement public foncier d'Ile-de-France a exercé, par délégation du maire de la commune d'Andilly, le droit de préemption urbain sur le lot A de la parcelle cadastrée section AD n°30, située 46-48 route de la Croix Blanche à Andilly.
Ils soutiennent que :
- la décision attaquée méconnait les dispositions de l'article L. 213-2 du code de l'urbanisme, à défaut d'être intervenue dans un délai de deux mois à compter de la réception de la déclaration d'intention d'aliéner ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme dès lors qu'elle est insuffisamment motivée, que le projet ne peut être regardé comme suffisamment identifié et identifiable à la lecture de l'exposé des motifs de la décision et que le titulaire du droit de préemption ne justifie pas de la réalité d'un projet au sens de la jurisprudence ;
- elle méconnait les dispositions de l'article L. 210-1 du code de l'urbanisme dès lors que la mise en œuvre du droit de préemption ne répond pas à un intérêt général suffisant.
La requête a été communiquée à l'établissement public foncier d'Ile-de-France.
Par ordonnance du 27 aout 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 10 septembre 2024.
Un mémoire, présenté par Mme G et autres, a été enregistré le 25 septembre 2024.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Beauvironnet,
- et les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.
Les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 avril 2021, M. et Mme G ont adressé à la commune d'Andilly une déclaration d'intention d'aliéner un terrain dont ils sont propriétaires, cadastré section AD n°30 et constituant le lot A d'une division à intervenir, situé au 46 et 48 route de la croix blanche à Andilly, au profit de M. B C et Mme A F. Par une décision du 12 août 2021, le directeur général de l'établissement public foncier d'Ile-de-France a décidé d'exercer, par délégation du maire de la commune d'Andilly, le droit de préemption urbain sur ce bien. Par la présente requête, M. et Mme G, M. B C et Mme A F demandent au tribunal l'annulation de cette décision.
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si, avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du pourvoi dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Postérieurement à l'introduction de la requête, le directeur général de l'établissement public foncier d'Ile-de-France a, par une décision du 23 juillet 2024, renoncé à la mutation du bien situé route de la Croix Blanche, cadastré AD n°30 lot A à Andilly. Cette décision doit être regardée comme une décision de retrait de la décision du 12 aout 2021 par laquelle ce premier a exercé, par délégation du maire de la commune d'Andilly, le droit de préemption urbain sur le bien précité. A défaut d'avoir été contesté dans le délai de recours contentieux de deux mois, le retrait ainsi opéré a acquis un caractère définitif. Dès lors, les conclusions de M. et Mme G, M. B C et Mme A F tendant à son annulation pour excès de pouvoir sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme et M. G, M. B C et Mme A F.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme E G, ainsi qu'au directeur général de l'établissement public foncier d'Ile-de-France.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Beauvironnet, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
La rapporteure,
E. Beauvironnet
La présidente,
S. Edert
La greffière,
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2113259
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026