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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2113963

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2113963

lundi 3 octobre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2113963
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation7ème Chambre
Avocat requérantGARCIA AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante : Par une ordonnance du 28 octobre 2021, enregistrée le même jour au greffe du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, le président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Melun a transmis, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, la requête présentée par M. B A. Par cette requête enregistrée le 21 octobre 2021, M. A, représenté par Me Garcia, demande au tribunal : 1°) d'annuler l'arrêté du 19 octobre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a pris à son encontre une décision d'interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an ; 2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard et de lui délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour ; 3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui communiquer l'ensemble du dossier sur lequel se fonde son arrêté ; 4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de le condamner aux entiers dépens. M. A soutient que : En ce qui concerne les décisions contestées : - les décisions ont été prises en méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration ; - elles méconnaissent son droit d'être assisté par un avocat en méconnaissance de l'article 6 de la directive 2008/115 ; En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français : - elle est insuffisamment motivée ; - elle est entachée d'un défaut d'examen complet de sa situation ; - elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ; En ce qui concerne la décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire : - elle méconnaît la directive 2008/115/ CE du 16 décembre 2008 dès lors que le risque de fuite n'est pas établi ; En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : - elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son risque d'être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; En ce qui concerne la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français : - elle est dépourvue de base légale dès lors qu'elle repose sur une décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ; - elle est insuffisamment motivée ; - elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de sa situation et méconnaît la directive 2008/115/ CE du 16 décembre 2008 et notamment l'alinéa 2 de l'article 11, du fait des dispositions du III de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile lesquelles ne mentionnent pas " toutes les circonstances propres au cas d'espèce ". La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine qui n'a pas produit d'observations en défense. Par une ordonnance en date du 28 janvier 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 14 février 2022. Vu les autres pièces du dossier. Vu : - la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; - la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; - la directive 2008/115/CE du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2008 ; - le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; - le code des relations entre le public et l'administration ; - le code de justice administrative. La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience. Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience. Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique : Considérant ce qui suit : 1. M. A, ressortissant roumain né le 13 octobre 1971, demande l'annulation de l'arrêté du 19 octobre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligé à quitter le territoire français, lui a refusé l'octroi d'un délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a pris à son encontre une décision d'interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée d'un an. I. Sur les conclusions tendant à la production du dossier du requérant : 2. L'affaire est en état d'être jugée et le principe du contradictoire a été respecté. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce et compte tenu des éléments produits par M. A et des motifs de l'arrêté attaqué, il n'apparaît pas nécessaire d'ordonner la communication de l'entier dossier du requérant détenu par l'administration. II. Sur les conclusions à fin d'annulation : En ce qui concerne l'arrêté dans son ensemble : 3. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". 4. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne C-383/13 PPU du 10 septembre 2013, une atteinte au droit d'être entendu n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle une décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision. 5. M. A soutient s'être vu notifié l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français à sa " sortie de prison " sans qu'il ne soit auditionné sur son droit au séjour et avant que ne soit pris à son encontre l'arrêté en litige. Il ressort toutefois des pièces du dossier que le requérant, placé en garde à vue le 18 octobre 2021 à 13 h 35 et en rétention administrative le 19 octobre suivant, dont il est d'ailleurs sorti le 21 octobre 2021 sur décision du juge des libertés et de la détention du même jour, a été entendu à ces deux occasions sur l'irrégularité de son séjour ou la perspective d'éloignement ainsi qu'il ressort des termes mêmes de sa requête laquelle mentionne dans son V " Sur l'interdiction de circulation " que " les déclarations formulées par l'intéressé devant les services de police quant à l'existence de liens forts et caractérisés avec la France apparaissent ne pas avoir été pris en compte par le Préfet avant de prononcer l'interdiction de retour ". M. A ne saurait, dès lors, soutenir qu'il n'a pas été entendu et qu'il n'a pas eu la possibilité, à l'occasion de ses déclarations aux services de police, de faire état des observations utiles et pertinentes tenant à sa situation personnelle de nature à influer sur les décisions prises à son encontre. Par suite, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le principe général du droit d'être entendu, qui est au nombre des principes fondamentaux du droit de l'Union européenne, a été méconnu. 6. Si, ainsi que la Cour de justice de l'Union européenne l'a jugé dans son arrêt C-249/13 du 11 décembre 2014, le droit d'être entendu dans toute procédure, tel qu'il s'applique dans le cadre de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 et, notamment, de l'article 6 de celle-ci, doit être interprété en ce sens que le ressortissant d'un pays tiers en séjour irrégulier peut recourir, préalablement à l'adoption par l'autorité administrative nationale compétente d'une décision de retour le concernant, à un conseil juridique pour bénéficier de l'assistance de ce dernier lors de son audition par cette autorité, M. A n'apporte aucun élément de nature à établir qu'il aurait été empêché de recourir à l'assistance d'un conseil juridique. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, le moyen invoqué doit être écarté. 7. Aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoqués à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français. Le moyen tiré du non-respect du principe du contradictoire posé par l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration doit donc être écarté. En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français : 8. La décision portant obligation de quitter le territoire français vise les textes dont il est fait application, en particulier l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment le 2° de l'article L. 251-1 et rappelle les principaux éléments de la situation administrative et personnelle de M. A. Ainsi, cette décision comporte l'énoncé des considérations de fait et de droit qui en constituent le fondement et est suffisamment motivée. Par suite, le moyen soulevé doit être écarté. 9. Il ne ressort pas de l'arrêté attaqué que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas, avant de l'édicter, procédé à un examen particulier et suffisamment approfondi de la situation de M. A. 10. Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ". 11. Il ressort des pièces du dossier, et en particulier de l'arrêté du 19 octobre 2021, que M. A déclare être entré en France le 2 octobre 2021 et qu'il est père d'un enfant résidant en France. Il n'apporte toutefois aucun élément sur ses liens avec cet enfant, dont il n'établit ni même allègue avoir la charge, ni avec sa concubine également mentionnée dans l'arrêté attaqué, et dont M. A ne fait pas, pour sa part, état dans ses écritures. L'intéressé n'établit pas en outre être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents. Dans ces conditions, il n'est pas fondé à soutenir que la décision litigieuse a porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et a ainsi méconnu les dispositions et stipulations précitées. 12. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine aurait, en prenant cette décision, entaché son appréciation des conséquences de cette décision sur la situation personnelle du requérant d'une erreur manifeste. En ce qui concerne la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire : 13. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " L'article L. 612-3 du même code énonce les cas dans lesquels le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière. 14. Un justiciable peut se prévaloir, à l'appui d'un recours dirigé contre un acte administratif non réglementaire, des dispositions précises et inconditionnelles d'une directive, lorsque l'Etat n'a pas pris, dans les délais impartis par celle-ci, les mesures de transposition nécessaires. Par suite, M. A ne peut se prévaloir des dispositions de la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 susvisée, laquelle a été transposée dans le droit national par la loi n° 2011-672 du 16 juin 2011 relative à l'immigration, à l'intégration et à la nationalité, antérieurement à l'édiction de la décision litigieuse. En tout état de cause, M. A, qui ne justifie d'aucun droit au séjour, ne fait pas état de circonstances particulières au sens des dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile justifiant que lui soit accordé un délai de départ volontaire en dérogation des dispositions précitées de l'article L. 612-2 du même code. Le moyen tiré de la violation de la directive 2008/115 CE du 16 décembre 2008 ne peut qu'être écarté. En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination : 15. Si M. A fait valoir que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation au regard des stipulations de l'article 3 de de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ce moyen n'est pas assorti des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé et ne peut qu'être écarté. En ce qui concerne la décision portant interdiction de circuler sur le territoire français : 16. Aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes : () 2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société () / L'autorité administrative compétente tient compte de l'ensemble des circonstances relatives à leur situation, notamment la durée du séjour des intéressés en France, leur âge, leur état de santé, leur situation familiale et économique, leur intégration sociale et culturelle en France, et l'intensité des liens avec leur pays d'origine. ". Aux termes de l'article L. 251-4 du même code : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ". Aux termes de l'article L. 251-6 de ce code : " Le [dernier] alinéa de l'article L. 251-1 et les articles L. 251-3, L. 251-7 et L. 261-1 sont applicables à l'interdiction de circulation sur le territoire français. ". 17. Il résulte de ce qui précède que la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français n'est pas fondée sur une décision portant obligation de quitter le territoire français illégale. Le moyen tiré de l'exception d'illégalité invoqué à l'encontre de cette décision ne peut donc qu'être écarté. 18. La décision portant interdiction de circulation sur le territoire français, prise en visa, notamment, de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, précise en particulier que M. A, obligé de quitter le territoire français au motif que son comportement constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, ne justifiait pas d'une vie privée et familiale ancienne et établie en France où il était entré seulement depuis une année à la date de sa décision, son enfant n'étant pas à sa charge, et alors qu'aucun élément n'est apporté sur sa concubine. Elle comporte ainsi l'exposé suffisant des considérations de droit et de fait sur lesquels elle se fonde, le préfet n'étant nullement tenu de faire état de l'ensemble des éléments caractérisant la situation personnelle de l'intéressé.

19. Il ressort des pièces du dossier et notamment de l'arrêté attaqué que M. A a été interpellé plusieurs fois depuis 2010 pour des faits de recel de vol et de vol en réunion sans violence, ce qu'il ne conteste pas. Eu égard à ce qui a été dit sur ci-dessus s'agissant de l'absence d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale et au caractère récent de son entrée en France, M. A n'est pas fondé à soutenir qu'en prononçant à son encontre une interdiction de circulation d'un an, le préfet des Hauts-de-Seine aurait entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation. 20. Si M. A soutient que les dispositions du II de l'article L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile méconnaissent la directive 2008/115/ CE du 16 décembre 2008, ce moyen est inopérant dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas fait application de ces dispositions mais de celles précitées de l'article L. 251-4 du même code. Il ne peut, par suite, qu'être écarté. 21. Il résulte de ce tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. A ne peuvent qu'être rejetées. Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte : 22. L'exécution du présent jugement n'implique aucune mesure d'exécution. Dès lors, les conclusions de la requête aux fins d'injonction et d'astreinte doivent être rejetées. Sur les frais du litige : 23. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État, qui n'est pas la partie perdante, une somme sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. 24. La présente instance n'a pas entraîné de frais susceptibles d'être inclus dans les dépens. Par suite, les conclusions présentées par M. A à ce titre ne peuvent qu'être rejetées.Par ces motifs, le tribunal décide :Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié M. B A et au préfet des Hauts-de-Seine.Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :Mme Coblence, présidente,Mme Fléjou, première conseillère,et M. Goupillier, conseiller, assistés de Mme Charleston, greffière.Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.La présidente-rapporteure,signéE. CL'assesseure la plus ancienne,signéV. FléjouLa greffière,signéD. Charleston La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.- 2 -No 2113963

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