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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2114159

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2114159

jeudi 30 juin 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2114159
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème Chambre
Avocat requérantCHAYE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 16 novembre 2021, Mme F C, veuve B, représentée par Me Chayé, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2021 en tant que, par cet arrêté, le préfet des Hauts-de-Seine l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros à verser à son conseil, au titre de l'article 37 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français :

- elle a été prise par une autorité incompétente ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation professionnelle ;

- la décision est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux conséquences sur sa vie privée, familiale et professionnelle ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 décembre 2021, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête et produit les pièces au dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. Rossi, rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C, veuve B, de nationalité mauricienne, est entrée en France le 2 décembre 2017 selon ses déclarations. Elle a sollicité, le 10 septembre 2021, une carte de séjour en qualité de salariée sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 21 octobre 2021, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de renvoi et l'a interdite de retour sur le territoire français pour une durée d'un an. Par la présente requête, Mme C, veuve B, demande au tribunal l'annulation de cet arrêté en tant qu'il porte obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.

Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". Aux termes des dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. Le tribunal administratif statue dans un délai de trois mois à compter de sa saisine ".

3. Il ressort des pièces du dossier que Mme C, veuve B, a demandé l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle auprès du bureau de l'aide juridictionnelle le 30 novembre 2021, postérieurement à l'introduction de sa requête le 16 novembre 2021. Cette demande, qui n'a pas été déposée dans les conditions fixées par les dispositions précitées de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas recevable. Par suite, Mme C, veuve B ne peut être admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision d'obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours :

4. En premier lieu, l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 21 octobre 2021 a été signé par M. E D, sous-préfet d'Antony et de Boulogne-Billancourt, qui bénéficiait, par arrêté n° 2021-39 du 14 juin 2021, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs, d'une délégation du préfet des Hauts-de-Seine, à l'effet de signer notamment " les refus de séjour, les obligations de quitter le territoire français assorties (ou pas) d'une interdiction de retour sur le territoire français". Ainsi, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision d'obligation de quitter le territoire français doit être écarté comme manquant en fait.

5. En deuxième lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour () ".

6. Aux termes de sa décision de refus de titre de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine a visé les dispositions des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dont Mme C, veuve B, s'était prévalue à l'appui de sa demande. Il a également précisé l'identité, la date et le lieu de naissance de Mme C, veuve B, ainsi que les conditions de son entrée en France, et exposé les raisons pour lesquelles il a considéré qu'elle ne remplissait pas les conditions pour obtenir le titre de séjour qu'elle sollicitait. Il a enfin énoncé des éléments suffisants sur sa situation familiale en relevant qu'elle n'était pas dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle avait vécu jusqu'à l'âge de 50 ans et où résidait son fils. L'exigence de motivation n'implique pas que la décision mentionne l'ensemble des éléments particuliers de la situation de l'intéressée. Dans ces conditions, le préfet a suffisamment exposé les considérations de droit et de fait fondant sa décision de refus de titre de séjour. Il résulte des dispositions de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que la motivation de l'obligation de quitter le territoire français se confond avec celle du refus de titre de séjour dont elle découle nécessairement et n'implique pas, dès lors que ce refus est lui-même motivé et que les dispositions législatives qui permettent d'assortir le refus de séjour d'une obligation de quitter le territoire français ont été, comme en l'espèce, rappelées, de mention spécifique pour respecter les exigences de motivation des actes administratifs. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision d'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de Mme C, veuve B, avant de prendre son arrêté.

8. En quatrième lieu, pour fonder sa décision, le préfet des Hauts-de-Seine a relevé que Mme C, veuve B, ne justifiait pas d'un emploi à temps plein, et que celui pour lequel elle produisait un contrat de travail à durée indéterminée en qualité d'aide à la personne ainsi qu'une demande d'autorisation de travail était seulement à temps partiel de 61 heures, pour un salaire mensuel de 1 100 euros inférieur au SMIC. Si Mme C, veuve B, établit disposer d'un cumul de revenus, ponctuellement supérieur au SMIC, tiré de ses emplois parallèles comme aide à domicile, ces éléments sont sans incidence sur l'appréciation, par le préfet des Hauts-de-Seine, de la qualité et de la stabilité de son insertion professionnelle. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.

9. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 ".

10. Lorsque la loi prescrit l'attribution de plein droit d'un titre de séjour à un étranger, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire français. Tel n'est pas le cas de la mise en œuvre des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles ne prescrivent pas la délivrance d'un titre de plein droit mais laissent à l'administration un large pouvoir pour apprécier si l'admission au séjour d'un étranger répond à des considérations humanitaires ou si elle se justifie au regard des motifs exceptionnels dont l'intéressé se prévaut. Il en résulte qu'un étranger ne peut utilement invoquer le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à l'encontre d'une décision d'obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen doit être écarté comme inopérant.

11. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que Mme C, veuve B, dont la présence en France depuis 2017 n'est pas contestée, a produit à l'appui de sa requête la copie de son contrat de travail, en date du 1er février 2020, à durée indéterminée, à temps partiel de 61 heures mensuelles pour un salaire de 1 100 euros brut, en qualité d'assistante de vie, ainsi que des attestations de travail et des bulletins de salaires provenant d'autres employeurs ponctuels. Eu égard aux caractéristiques de ce contrat à temps partiel, et procurant une rémunération en-deçà du salaire minimum légal, ces circonstances ne sont pas, à elles seules suffisantes pour justifier une régularisation de l'intéressée sur le fondement des dispositions de l'article précité en qualité de salariée. Il ressort également des pièces du dossier que Mme C, veuve B, est célibataire et sans charge de famille en France, où elle est entrée à l'âge de cinquante ans, et n'est pas dépourvue d'attaches personnelles et familiales dans le pays dont elle a la nationalité, et où réside son fils. Dans ces conditions, Mme C, veuve B, n'est pas fondée à soutenir que son admission au séjour en France répondrait à des considérations humanitaires ou se justifierait au regard de motifs exceptionnels et qu'elle pouvait ainsi bénéficier d'une mesure de régularisation sur le fondement des dispositions précitées de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

13. Mme C, veuve B, fait valoir sans être contredite qu'elle est entrée en France au cours de l'année 2017, qu'elle y est demeurée depuis et qu'elle justifie d'une bonne intégration à la société française. Toutefois, à la date de la décision contestée, elle était célibataire et sans charge de famille. Elle n'allègue pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où elle a vécu jusqu'à l'âge de cinquante ans et où réside son fils. Enfin, elle ne justifie pas d'une intégration particulière. Dans ces circonstances, le préfet des Hauts-de-Seine, en faisant obligation de quitter le territoire français à Mme C, veuve B, n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décisions a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas entaché son appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de l'intéressée d'une erreur manifeste.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an :

Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :

14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code: " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. " Aux termes des dispositions de l'article L .613-2 du même code : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

15. Mme C, veuve B, allègue, sans être contredite, qu'entrée en France en décembre 2017, elle y réside depuis presque quatre ans. Elle occupe des emplois salariés et dispose d'un contrat de travail à durée indéterminée, pour un emploi à temps partiel en qualité d'assistante de vie. Il ne ressort pas des pièces du dossier et il n'est pas allégué par le préfet des Hauts-de-Seine que Mme C, veuve B, ait déjà fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ni que sa présence en France constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine, en prononçant à l'encontre de Mme C, veuve B, une interdiction de retour sur le territoire français au seul motif qu'elle ne disposait pas de fortes attaches familiales sur le territoire français, a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.

16. Il résulte de tout ce qui précède que Mme C, veuve B, est seulement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 21 octobre 2021 en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pendant un an.

Sur les conclusions à fin d'injonction sous astreinte :

17. L'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français pendant un an à l'encontre de Mme C, veuve B, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de l'intéressée tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation doivent être rejetées.

Sur les frais du litige :

18. Mme C, veuve B, n'a pas obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Par suite, son avocate ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Toutefois, dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de faire droit à la demande de Mme C, veuve B, fondée sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, en mettant à la charge de l'État le versement d'une somme de 800 euros au titre des frais exposés par la requérante.

D É C I D E :

Article 1er : Mme C, veuve B, n'est pas admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : L'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 21 octobre 2021 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pendant un an.

Article 3 : L'État versera à Mme C veuve B la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme F C, veuve B, à Me Chayé et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 10 juin 2022 à laquelle siégeaient :

Mme Poupineau, présidente ;

Mme Zaccaron Guérin, conseillère ;

M. Rossi, conseiller ;

Assistés de Mme Galan, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 juin 2022.

Le rapporteur,

signé

B. Rossi

La présidente,

signé

V. Poupineau

La greffière,

signé

M. A

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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