lundi 5 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2114784 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | AGAHI-ALAOUI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er décembre 2021, M. B A C, représenté par Me Agahi-Alaoui, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 21 octobre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-réadmission dans le système d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ou, à défaut, " vie privée et familiale " ; à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et dans cette attente de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir et sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- en méconnaissance des garanties qu'il tient de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, il n'a pas été mis à même de présenter des observations préalables ;
- la décision n'a pas été précédée d'un examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article L. 435-1 du même code en tant que le préfet a refusé de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " ;
- elle méconnaît l'article L. 436-4 du même code ;
- elle méconnaît l'article 3 de l'accord franco-marocain ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
- en méconnaissance des garanties qu'il tient de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, il n'a pas été mis à même de présenter des observations préalables ;
- elle est entachée d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français et le signalement dans le système d'information Schengen :
- elles n'ont pas été précédées d'un examen approfondi de sa situation personnelle ;
- elles sont entachées d'erreur d'appréciation.
La requête a été communiquée au préfet des Hauts-de-Seine, qui n'a pas produit d'observations en défense.
En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées le 10 novembre 2022 que le jugement est susceptible d'être fondé sur un moyen qui, étant d'ordre public, doit être relevé d'office et tiré de ce que les conclusions dirigées contre la mention de l'inscription du requérant dans le système d'information Schengen, qui ne présente aucun caractère décisoire, sont irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
- la directive 2008/115/CE du 16 décembre 2008 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A C, ressortissant marocain né le 8 mai 1973, demande l'annulation de l'arrêté du 21 octobre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays d'éloignement, lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée d'un an et l'a informé de son signalement aux fins de non-réadmission dans le système d'information Schengen.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le droit d'être entendu préalablement à l'édiction des décisions portant refus de délivrance d'un titre de séjour et obligation de quitter le territoire français :
2. Aux termes de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union. / Ce droit comporte notamment : / - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre () ". Lorsqu'il fait obligation à un étranger de quitter le territoire français sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont les dispositions sont issues de la transposition en droit interne de la directive du 16 décembre 2008, le préfet doit être regardé comme mettant en œuvre le droit de l'Union européenne. Il lui appartient, dès lors, d'en appliquer les principes généraux, qui incluent le droit à une bonne administration. Parmi les principes que sous-tend ce dernier, figure celui du droit de toute personne à être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre, tel qu'il est énoncé notamment au 2 de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Selon la jurisprudence de la Cour de justice de 1'Union européenne, ce droit se définit comme le droit de toute personne à faire connaître, de manière utile et effective, ses observations écrites ou orales au cours d'une procédure administrative, avant l'adoption de toute décision susceptible de lui faire grief. Ce droit n'implique pas systématiquement l'obligation, pour l'administration, d'organiser, de sa propre initiative, un entretien avec l'intéressé, ni même d'inviter ce dernier à produire ses observations, mais suppose seulement que, informé de ce qu'une décision lui faisant grief est susceptible d'être prise à son encontre, il soit en mesure de présenter spontanément des observations écrites ou de solliciter un entretien pour faire valoir ses observations orales. Enfin, une atteinte à ce droit n'est susceptible d'affecter la régularité de la procédure à l'issue de laquelle la décision faisant grief est prise que si la personne concernée a été privée de la possibilité de présenter des éléments pertinents qui auraient pu influer sur le contenu de la décision, ce qu'il lui revient, le cas échéant, d'établir devant la juridiction saisie.
3. En l'espèce, M. A C soutient que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu le principe du contradictoire résultant de l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne précité. Toutefois le requérant a déposé un dossier au soutien de sa demande de titre de séjour et a été reçu en entretien. Il a pu, à ces occasions, faire valoir à l'écrit puis à l'oral tous les éléments tenant à sa situation personnelle et a été informé de ce qu'en cas de rejet de sa demande, une mesure d'éloignement était susceptible d'être prise à son encontre. Il ne ressort pas par ailleurs des pièces du dossier qu'il aurait cherché à faire valoir des informations qu'il aurait pu utilement porter à la connaissance de l'administration avant que ne soient prises les mesures contestées et qui, si elles avaient été communiquées à temps, auraient été susceptibles de faire obstacle à l'arrêté contesté sans que la possibilité ne lui en soit reconnue. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, il ne ressort ni des motifs de la décision attaquée, ni des autres pièces du dossier que la décision litigieuse n'aurait pas été précédée d'un examen approfondi de la situation de M. A C.
5. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre e "t à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. " et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. ".
6. M. A C se prévaut de la présence en France de son épouse et de leur fille née en 2019, ainsi que de ses tentatives de s'y installer comme pharmacien. Toutefois, il indique lui-même que sa femme, qui était employée par un consulat marocain, est retournée vivre dans leur pays d'origine avec leur fille, et n'avaient dès lors pas vocation à se maintenir durablement en France. Par ailleurs, s'il produit une promesse d'embauche en tant que manager administrateur d'une pharmacie située à Boulogne-Billancourt, il n'en résulte pas pour autant qu'il serait inséré professionnellement en France, alors qu'il était jusqu'en 2019 responsable d'une pharmacie à Rabat. Enfin, M. A C n'est pas dépourvu d'attache au Maroc, pays où résident ses parents ainsi que, désormais, sa femme et sa fille, et où il a vécu jusqu'à l'âge de quarante-six ans. Dans ces circonstances, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'erreur manifeste d'appréciation qu'aurait commise le préfet des Hauts-de-Seine doivent être écartés.
7. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de l'accord franco-marocain : " Les ressortissants marocains désireux d'exercer une activité professionnelle salariée en France, pour une durée d'un an au minimum, et qui ne relèvent pas des dispositions de l'article 1er du présent Accord, reçoivent, () sur présentation d'un contrat de travail visé par les autorités compétentes, un titre de séjour valable un an renouvelable et portant la mention " salarié " ".
8. Dès lors que M. A C ne dispose pas d'une autorisation de travail visée par l'autorité compétente, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées ne peut qu'être écarté. Par ailleurs, dès lors que le préfet devait, pour ce seul motif, refuser de délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié ", le moyen tiré de ce qu'il aurait méconnu l'article L. 436-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en estimant que M. A C ne disposait pas d'un visa de long séjour est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision.
9. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. ". Il résulte de ces dispositions que sur leur fondement peuvent être délivrés deux titres de séjour de nature différente que sont, d'une part, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " et, d'autre part, la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ". Dans cette dernière hypothèse, un demandeur qui justifierait d'une promesse d'embauche ou d'un contrat de travail, ne saurait être regardé, par principe, comme attestant, par là même, des " motifs exceptionnels " exigés par la loi. Il appartient, en effet, à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, d'examiner, notamment, si la qualification, l'expérience et les diplômes de l'étranger ainsi que les caractéristiques de l'emploi auquel il postule, de même que tout élément de sa situation personnelle dont l'étranger ferait état à l'appui de sa demande, tel que par exemple, l'ancienneté de son séjour en France, peuvent constituer, en l'espèce, des motifs exceptionnels d'admission au séjour.
10. Ainsi qu'il a été dit au point 6, M. A C se borne à se prévaloir d'une promesse d'embauche en tant que manager administrateur d'une pharmacie. Il est en revanche constant qu'il n'a jamais travaillé en France, de sorte que le moyen tiré de ce que le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " doit être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
11. Pour les mêmes motifs que ceux mentionnés ci-dessus, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la décision sur la vie personnelle du requérant qu'aurait commise le préfet des Hauts-de-Seine doit être écarté.
En ce qui concerne la décision fixant le pays d'éloignement :
12. En premier lieu, en vertu des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, les mesures de police doivent être motivées et " comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". En l'espèce, l'arrêté litigieux mentionne les éléments de fait et de droit sur lesquels se fonde la décision fixant le pays d'éloignement attaquée et notamment la nationalité marocaine de M. A C, de sorte que le moyen tiré de son insuffisante motivation doit être écarté.
13. En second lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile sont, en l'espèce, sans incidence quant à la légalité de la décision litigieuse fixant le pays d'éloignement, dès lors d'une part qu'il n'est fait état d'aucune circonstance faisant obstacle à la reconstitution de la famille de M. A C au Maroc et que l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne porte que sur les conditions de délivrance d'un titre de séjour.
En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. " L'article L. 612-10 du même code dispose que : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. A C a un projet professionnel en France. Il n'est par ailleurs pas établi, ni même soutenu qu'il aurait fait l'objet d'une précédente obligation de quitter le territoire français, ou que sa présence sur le territoire représenterait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an est entachée d'erreur d'appréciation et doit, pour ce motif et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens dirigés à son encontre, être annulée.
En ce qui concerne le signalement dans le système d'information Schengen :
16. En indiquant à M. A C qu'il ferait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour prise à son encontre, le préfet n'a pas pris de décision mais s'est borné à apporter une information. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté litigieux, en tant qu'il informe de l'existence d'un signalement, sont dépourvues d'objet dès l'origine et doivent être rejetées comme étant irrecevables.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
17. Les motifs du présent jugement n'impliquent pas qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un titre de séjour à M. A C, de réexaminer sa situation, ou de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, de sorte que ses conclusions à fin d'injonction ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les frais de l'instance :
18. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre la somme de 800 euros à la charge de l'Etat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : L'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an faite à M. A C est annulée.
Article 2 : L'Etat versera à M. A C la somme de 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient
Mme Van Muylder, présidente,
Mme D et M. E, premiers conseillers,
assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2022.
Le rapporteur,
signé
G. ELa présidente,
signé
C. Van MuylderLa greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026