vendredi 11 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2114799 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | SELARL GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés le 19 novembre 2021, le 6 décembre 2021 et le 23 mai 2022, M. F B et autres, représentés par Me Lebeau, demandent au tribunal dans le dernier état de leurs écritures :
1°) d'annuler les arrêtés des 5 juillet 2021 et 11 février 2022 par lesquels le maire de la commune de La Frette-sur-Seine a délivré à Mme E C un permis de construire et un permis de construire modificatif pour la construction d'une maison individuelle ;
2°) d'ordonner avant-dire droit une expertise judiciaire portant sur la détermination du terrain naturel avant la réalisation des travaux de terrassement effectués par la pétitionnaire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de La Frette-sur-Seine et de Mme C la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté de permis de construire est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché de fraude ;
- le dossier de demande de permis de construire est incomplet ;
- l'arrêté de permis de construire méconnait l'article UH9 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnait l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnait l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnait l'article UH13 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2022, et un second mémoire en défense enregistré le 4 juillet 2024 et non communiqué, la commune de La Frette-sur-Seine, représentée par Me Peynet, conclut au rejet de la requête et à ce que les requérants lui versent une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La requête a été communiquée à Mme C qui n'a pas produit de mémoire.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Chaufaux,
- les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique,
- et les observations de Me Magana, substituant Me Lebeau, représentant les requérants, et de Me Alibay, substituant Me Peynet, représentant la commune de La Frette-sur-Seine.
Une note en délibéré présentée par les requérants a été enregistrée le 30 septembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 5 juillet 2021, le maire de la commune de La Frette-sur-Seine a délivré à Mme C un permis de construire une maison individuelle, d'une superficie de 85,14 m2 de surface de plancher, sur un terrain sis 33 bis avenue des Lilas à La Frette-sur-Seine. Par un arrêté du 11 février 2022, le maire de la commune de La Frette-sur-Seine a délivré à Mme C un permis de construire modificatif visant notamment à préciser la topographie du terrain avant travaux ainsi que l'aménagement des espaces libres. Par la présente requête, M. F B, Mme G B, M. D B et Mme A H demandent au tribunal l'annulation de ces arrêtés, ensemble la décision du 20 septembre 2021 ayant rejeté leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le défaut de motivation :
2. Aux termes de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme dans sa version applicable au litige : " () Si la décision comporte rejet de la demande, si elle est assortie de prescriptions ou s'il s'agit d'un sursis à statuer, elle doit être motivée. / Il en est de même lorsqu'une dérogation ou une adaptation mineure est accordée. ".
3. D'une part, il ressort des termes mêmes de l'arrêté de permis de construire du 5 juillet 2021 que ce dernier a été délivré sous réserve de respecter plusieurs prescriptions mentionnées à l'article 2 dudit arrêté. Dès lors, cet arrêté devait être motivé conformément aux dispositions de l'article R. 424-5 du code de l'urbanisme précitées. D'autre part, l'arrêté attaqué comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Ainsi, le moyen tiré du défaut de motivation de cet arrêté ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne la fraude alléguée :
4. Les requérants soutiennent que l'arrêté en litige est entaché de fraude dès lors, d'une part, que les plans du dossier de demande de permis de construire identifient comme sol naturel le niveau du terrain issu des travaux de terrassement, d'autre part, que le niveau du terrain terrassé est plus haut que celui du terrain naturel de sorte que le projet de construction excède la hauteur maximale autorisée. Toutefois, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire, que le plan de coupe, le plan de profil de terrain et les plans de façade identifient le terrain naturel à partir duquel la hauteur de la construction est mesurée, ainsi que les terrassements nécessaires au projet de construction. En outre, contrairement à ce que soutiennent les requérants, il ne ressort pas des pièces du dossier que les cotes du terrain naturel mentionnées dans ces différents plans, qui correspondent à celles figurant sur le plan du terrain réalisé par un géomètre-expert en mars 2014, plan produit par la pétitionnaire dans le cadre de sa demande de permis de construire modificatif, seraient tronquées. Enfin, la circonstance que le niveau du terrain terrassé soit plus haut que le niveau du terrain naturel est sans effet sur la qualification de fraude, dès lors que la hauteur de la construction est mesurée à partir du terrain naturel et qu'elle n'excède pas la hauteur maximale autorisée.
5. Il suit de là que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les documents produits par la pétitionnaire seraient entachés d'une fraude.
En ce qui concerne l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; () ".
8. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire qu'il y est joint un plan précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain.
9. En deuxième lieu, aux termes l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; () ".
10. D'une part, contrairement à ce que font valoir les requérants, le document graphique a permis au service instructeur d'apprécier le volume du projet de construction. D'autre part, si les requérants font valoir que l'angle de vue du document graphique a pour effet de minimiser l'effet d'écrasement que le bâtiment créera et que ce document est insincère, aucune pièce du dossier ne permet d'établir ces affirmations.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : () e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; () ". Aux termes de l'article R. 431-9 du même code : " Le projet architectural comprend également un plan de masse des constructions à édifier ou à modifier coté dans les trois dimensions. Ce plan de masse fait apparaître les travaux extérieurs aux constructions, les plantations maintenues, supprimées ou créées et, le cas échéant, les constructions existantes dont le maintien est prévu. () ".
12. Les requérants soutiennent que le plan de masse ne représente pas la limite entre la zone UH et N sur le terrain d'assiette du projet, ce qui ne permet pas de connaître la surface du terrain située dans la zone UH, et que ni la notice descriptive, ni le plan de masse, ne mentionnent la superficie des espaces verts de pleine terre du terrain situé en zone UH ainsi que les arbres de haute tige qui seront plantés, de sorte que la conformité du projet avec l'article UH 13 du règlement du plan local d'urbanisme n'a pu être appréciée. Toutefois, d'une part, aucune disposition législative ou réglementaire du code de l'urbanisme n'impose au pétitionnaire de matérialiser le zonage réglementaire du plan local d'urbanisme sur le plan de masse ni qu'il mentionne explicitement la superficie du terrain classée en zone UH. D'autre part, il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire modificatif que le plan de masse a été complété afin d'identifier l'essence et l'emplacement de arbres de haute tige qui seront plantés et de préciser la surface des espaces verts au sein de la zone UH. Il s'ensuit que les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la notice et le plan de masse seraient insuffisants au regard des dispositions des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme précitées.
13. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire au regard des dispositions des articles R. 431-8, R. 431-9 et R. 431-10 du code de l'urbanisme précitées doit être écarté en toutes ses branches.
En ce qui concerne la méconnaissance des dispositions du règlement du plan local d'urbanisme :
14. En premier lieu, aux termes de l'article UH9 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'emprise au sol : " L'emprise au sol des constructions ne doit pas excéder 15% de la superficie totale du terrain. () ".
15. L'autorité administrative saisie d'une demande de permis de construire peut relever les inexactitudes entachant les éléments du dossier de demande relatifs au terrain d'assiette du projet, notamment sa surface ou l'emplacement de ses limites séparatives, et, de façon plus générale, relatifs à l'environnement du projet de construction, pour apprécier si ce dernier respecte les règles d'urbanisme qui s'imposent à lui. En revanche, le permis de construire n'ayant d'autre objet que d'autoriser la construction conforme aux plans et indications fournis par le pétitionnaire, elle n'a à vérifier ni l'exactitude des déclarations du demandeur relatives à la consistance du projet à moins qu'elles ne soient contredites par les autres éléments du dossier joint à la demande tels que limitativement définis par les articles R. 431-4 et suivants du code de l'urbanisme, ni l'intention du demandeur de les respecter, sauf en présence d'éléments établissant l'existence d'une fraude à la date à laquelle l'administration se prononce sur la demande d'autorisation.
16. Les requérants soutiennent que la partie du terrain comprise en zone UH n'est pas de 390 m2, comme indiqué dans le plan de masse, " mais avoisine davantage les 367m2 " de sorte que l'emprise au sol des constructions de 58,45 m2 excèderait la limite correspondant à 15% de la surface de la parcelle comprise en zone UH. Toutefois, le permis de construire délivré n'a d'autre objet que d'autoriser la construction d'une maison individuelle conforme aux plans et indications fournis par la pétitionnaire et les mesures effectuées par les requérants sur le site " Géoportail " ne sont pas susceptibles de remettre en cause les mentions figurant sur le plan de masse. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UH9 du règlement du plan local d'urbanisme manque en fait et doit être écarté.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la hauteur des constructions : " La hauteur totale des constructions, mesurée à partir du sol naturel, ne peut excéder 9 m au faitage ou au couronnement / acrotère. / EXCEPTIONS / Des dépassements peuvent être autorisés dans la limite de 2 m dans les cas suivants : () - pour tenir compte de la pente des terrains, () ".
18. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire, notamment du plan de coupe, du plan de profil de terrain ainsi que des plans de façade, que le projet de construction présente une hauteur, mesurée à partir du sol naturel, comprise entre 6,25 mètres et 9 mètres au faitage. Par suite, et en l'absence de toute fraude relative aux cotes mentionnées dans le dossier de demande de permis de construire, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UH10 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
19. En troisième lieu, aux termes de l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'aspect extérieur des constructions et à l'aménagement des abords : " Les constructions ou les installations à édifier ou à modifier, qui par leur situation, leurs dimensions ou leur aspect sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages, sont interdites. / La forme, le volume des constructions, le percement des baies, la couleur, la nature des matériaux utilisés doivent s'intégrer au milieu environnant et au site, conformément aux études de l'analyse architecturale présentées dans le rapport de présentation. Ces études s'appliquent également aux clôtures. / 1 - Adaptation du sol / La construction devra s'adapter à la topographie et à l'orientation du terrain d'implantation. / 2 - Forme et volume des constructions / Les constructions doivent avoir un volume simple présentant des proportions en harmonie avec les constructions environnantes. () ".
20. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux paysages naturels avoisinants, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient à l'autorité compétente d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site urbain ou naturel sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site.
21. D'une part, il ressort des pièces du dossier que le projet s'implante dans un quartier sans intérêt architectural, caractérisé par la présence d'équipements collectifs, notamment sportifs, situés en vis-à-vis du projet de construction le long de l'avenue des Lilas, et de maisons individuelles dont les dimensions, l'aspect extérieur et l'implantation par rapport à l'alignement diffèrent fortement.
22. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que si le projet de construction comprend un niveau supplémentaire par rapport à la maison des requérants, sise sur la parcelle voisine du terrain d'assiette, il présente en revanche des proportions similaires, à savoir une hauteur de R+1+combles, à la construction sise sur l'autre parcelle mitoyenne. Dès lors, eu égard à la très grande hétérogénéité des proportions des constructions environnantes, cette circonstance n'est pas, à elle seule, de nature à établir une disharmonie des proportions du projet de construction avec les constructions environnantes.
23. Dans ces conditions, le projet de construction en litige ne porte pas atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants et le moyen tiré de ce que l'arrêté en litige méconnait les dispositions de l'article UH11 du règlement du plan local d'urbanisme précitées doit, par suite, être écarté.
24. En dernier lieu, aux termes de l'article UH 13 du règlement du plan local d'urbanisme : " Une proportion au moins égale à 60 % de la surface totale de la parcelle doit être : / aménagée en espaces verts en pleine terre, / plantée à raison d'un arbre de haute tige pour 100 m² de cette surface libre de toute construction. () ".
25. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis de construire modificatif, et notamment du plan de masse, que le projet prévoit une surface de 250,05 m2 d'espaces verts en zone UH, soit plus de 64% de la surface de la parcelle comprise en zone UH et qu'il comporte 331,55 m2 d'espaces libres nécessitant la plantation de quatre arbres de haute tige. Or il ressort de ce même plan de masse que le projet prévoit la plantation de quatre arbres de haute tige, à savoir un pommier sauvage, deux aulnes blancs et un alisier torminal, soit un arbre de haute tige pour 100m². Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UH13 du règlement du plan local d'urbanisme précitées ne peut qu'être écarté.
26. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise, que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
27. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de La Frette-sur-Seine et de Mme C, qui ne sont pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge des requérants une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par la commune de La Frette-sur-Seine et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B et autres est rejetée.
Article 2 : Les requérants verseront à la commune de La Frette-sur-Seine une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F B, Mme G B, M. D B, Mme A H, à la commune de La Frette-sur-Seine et à Mme E C.
Délibéré après l'audience du 27 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Edert, présidente,
Mme Chaufaux, première conseillère,
Mme Beauvironnet, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 octobre 2024.
La rapporteure,
E. Chaufaux
La présidente,
S. EdertLa greffière,
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026