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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2114867

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2114867

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2114867
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSAUVIGNET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la Société Générale d’un recours en excès de pouvoir contre un refus d’autorisation de licenciement pour motif disciplinaire d’une salariée protégée. La société soutenait que ce refus méconnaissait l’autorité de la chose jugée et était entaché d’une erreur d’appréciation. Toutefois, la Société Générale s’est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 23 mai 2024. Par ordonnance du 1er août 2024, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 novembre 2021, la Société Générale, représentée par Me Chaulet, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 19 mars 2021 par laquelle l'inspection du travail de la direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France a refusé d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de Mme A B, ensemble la décision implicite née le 20 septembre 2021 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) d'enjoindre à la DRIEETS d'Île-de-France de prendre une nouvelle décision autorisant le licenciement pour motif disciplinaire de Mme B, dans un délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision attaquée méconnaît l'autorité de la chose jugée par la Cour administrative d'appel de Versailles en son arrêt du 19 janvier 2021 dès lors qu'aucun nouveau fait n'est survenu à la suite de la première décision annulée ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en établissant un lien entre la demande d'autorisation de licenciement et le mandat de Mme B.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 février 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au rejet de la requête comme étant irrecevable.

Elle fait valoir que la décision de l'inspection du travail a été annulée, par une décision du 16 novembre 2021, antérieure à l'introduction de la requête.

Par un mémoire enregistré le 23 mai 2024, la Société Générale a déclaré se désister de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. Par un mémoire, enregistré le 23 mai 2024, la Société Générale a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la Société Générale.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la Société Générale, et à la direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités et à Mme A B.

Fait à Cergy le 1er août 2024.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2114867

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