jeudi 12 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2115173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | SIMORRE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 8 décembre 2021, la société SAINT MICHEL, représentée par Me Simorre, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 13 octobre 2021 la condamnant à verser une somme de 18 250 euros au titre de la contribution spéciale pour emploi de salarié étranger sans autorisation de travail et une somme de 2 309 euros au titre de la contribution forfaitaire représentative de frais de réacheminement ;
2°) à titre subsidiaire, de rapporter la sanction de la société SAINT-MICHEL à la seule contribution spéciale fixée à la somme de 7 300 euros ;
3°) de mettre à la charge de l'OFII la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail sont contraires aux stipulations des articles 49 et 50 de la charte des droits fondamentaux de l'union européenne ;
- la sanction doit être réduite.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er septembre 2022, le directeur général de l'OFII conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 27 janvier 2023, la clôture de l'instruction a été fixée au 27 février 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code du travail ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bourragué,
- et les conclusions de M. Lebdiri, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Lors d'un contrôle effectué le 29 juin 2021 au sein du restaurant " La Diva ", exploité par la SARL SAINT MICHEL, à Puteaux, dans les Hauts-de-Seine, les services de police ont constaté la présence en situation de travail d'un ressortissant sri-lankais employé par cette société et non déclaré, dépourvu de titre l'autorisant à travailler en France. Par un courrier du 1er septembre 2021, le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a invité la société SARL SAINT MICHEL à présenter ses observations. Le 13 octobre 2021, le directeur général de l'OFII a mis à la charge de la société la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail pour un montant de 18 250 euros et la contribution forfaitaire prévue par l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour un montant de 2 309 euros. La société demande l'annulation de cette décision. Dans le présent recours, la société requérante doit être regardée comme demandant notamment la décharge des sommes mises à sa charge.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, la décision attaquée a été signée par Mme B A, cheffe du service juridique et contentieux de l'OFII. Par une décision du 19 décembre 2019, publiée sur le site internet de l'OFII, le directeur général de cet établissement a délégué sa signature à Mme A, à l'effet de signer tous actes, décisions et correspondances et notamment les décisions relatives aux contributions spéciale et forfaitaire. Dans ces conditions, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision du 13 octobre 2021 ne peut qu'être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration, les décisions à caractère de sanction " ne peuvent intervenir qu'après que la personne en cause a été informée des griefs formulés à son encontre et a été mise à même de demander la communication du dossier la concernant ". L'article L. 211-2 du même code prévoit que : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 2° Infligent une sanction. ".
4. La décision du 13 octobre 2021 vise les dispositions du code du travail et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile applicables et fait état des circonstances de fait qui la fondent. Elle mentionne le procès-verbal d'infraction aux dispositions de l'article L. 8251-1 du code du travail établi à l'encontre de la société le 29 juin 2021 et la lettre du 1er septembre 2021 dans laquelle le directeur général de l'OFII indiquait à la société requérante que les faits qui lui étaient reprochés étaient susceptibles de donner lieu au paiement de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement et précisait les éléments de calcul de ces contributions. Elle comporte également au verso la reproduction des textes applicables et en annexe un document précisant les nom et prénom du salarié concerné et la circonstance qu'il était démuni de titre autorisant le travail et de titre autorisant le séjour. Les éléments de droit et de fait qui fondent cette décision étant mentionnés, le moyen tiré de l'insuffisance de sa motivation doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 4, paragraphe 1, du protocole n° 7 à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement par les juridictions du même Etat en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné par un jugement définitif conformément à la loi et à la procédure pénale de cet Etat. () ". Aux termes de l'article 49 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Nul ne peut être condamné pour une action ou une omission qui, au moment où elle a été commise, ne constituait pas une infraction d'après le droit national ou le droit international. () 3. L'intensité des peines ne doit pas être disproportionnée par rapport à l'infraction. ". L'article 50 du même texte prévoit que " Nul ne peut être poursuivi ou puni pénalement en raison d'une infraction pour laquelle il a déjà été acquitté ou condamné dans l'Union par un jugement pénal définitif conformément à la loi. ".
6. Ces stipulations ne trouvent toutefois à s'appliquer, selon les réserves faites par la France en marge de ce protocole, que pour les infractions relevant en droit français de la compétence des tribunaux statuant en matière pénale et n'interdit ainsi pas le prononcé de sanctions administratives parallèlement aux sanctions infligées par le juge répressif. La contribution spéciale prévue par les dispositions de l'article L. 8253-1 du code du travail ne vise pas à sanctionner un délit et ne présente pas un caractère pénal. Par suite, le moyen invoqué tiré de l'inconventionalité des dispositions précitées de l'article L. 8253-1 du code du travail ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 8251-1 du code du travail : " Nul ne peut, directement ou indirectement, embaucher, conserver à son service ou employer pour quelque durée que ce soit un étranger non muni du titre l'autorisant à exercer une activité salariée en France ". Aux termes des deux premiers alinéas de l'article L. 8253-1 du même code : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. (). ". L'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourront être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui aura occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquittera une contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement de l'étranger dans son pays d'origine. ".
8. Il résulte des dispositions précitées que la procédure de mise en œuvre de la contribution est indépendante des poursuites judiciaires et de la procédure pénale pouvant être diligentées à l'encontre de l'employeur. Cependant, si les faits constatés par le juge pénal et qui commandent nécessairement le dispositif d'un jugement ayant acquis force de chose jugée s'imposent à l'administration comme au juge administratif, la même autorité ne saurait s'attacher aux motifs d'un jugement de relaxe tirés de ce que les faits reprochés ne sont pas établis ou de ce qu'un doute subsiste sur leur réalité. Il appartient, dans ce cas, à l'autorité administrative d'apprécier si les mêmes faits sont suffisamment établis et, dans l'affirmative, s'ils justifient l'application d'une sanction administrative.
9. Par un procès-verbal du 3 septembre 2021, devenu définitif, le délégué du procureur près le tribunal de grande instance de Nanterre a adressé un rappel à la loi au gérant de la société SAINT-MICHEL, poursuivi pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié et pour exécution de travail dissimulé. La société requérante soutient que cette absence de sanction pénale emporte autorité de la chose jugée. Cette circonstance ne saurait toutefois faire obstacle à ce que les faits incriminés, qui n'ont pas été contredits par le juge pénal ni par la société SAINT-MICHEL, puissent servir de fondement, dès lors qu'ils sont établis, à la mise en œuvre de la contribution spéciale et de la contribution forfaitaire établies respectivement par les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, le moyen doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 8253-1 du code du travail : " Sans préjudice des poursuites judiciaires pouvant être intentées à son encontre, l'employeur qui a employé un travailleur étranger en méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 acquitte, pour chaque travailleur étranger non autorisé à travailler, une contribution spéciale. Le montant de cette contribution spéciale est déterminé dans des conditions fixées par décret en Conseil d'Etat. Il est, au plus, égal à 5 000 fois le taux horaire du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. Ce montant peut être minoré en cas de non-cumul d'infractions ou en cas de paiement spontané par l'employeur des salaires et indemnités dus au salarié étranger non autorisé à travailler mentionnés à l'article R. 8252-6. Il est alors, au plus, égal à 2 000 fois ce même taux (). ". Enfin, l'article R. 8253-2 du même code prévoit que : " I. Le montant de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 est égal à 5 000 fois le taux horaire, à la date de la constatation de l'infraction, du minimum garanti prévu à l'article L. 3231-12. / II. Ce montant est réduit à 2 000 fois le taux horaire du minimum garanti dans l'un ou l'autre des cas suivants : / 1° Lorsque le procès-verbal d'infraction ne mentionne pas d'autre infraction commise à l'occasion de l'emploi du salarié étranger en cause que la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1 ; / 2° Lorsque l'employeur s'est acquitté des salaires et indemnités mentionnés à l'article L. 8252-2 dans les conditions prévues par les articles R. 8252-6 et R. 8252-7 (). ".
11. Pour prononcer une sanction sur le fondement de l'article L. 8253-1 du code du travail, l'administration doit apprécier, au vu notamment des observations éventuelles de l'employeur, si les faits sont suffisamment établis et, dans l'affirmative, s'ils justifient l'application de cette sanction administrative, au regard de la nature et de la gravité des agissements et des circonstances particulières à la situation de l'intéressé. De la même façon, le juge peut, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, tant s'agissant du manquement que de la proportionnalité de la sanction, maintenir la contribution, au montant fixé de manière forfaitaire par l'article R. 8253-2 du code du travail, ou en décharger l'employeur.
12. La société requérante conteste la fixation du montant de la contribution spéciale à 5 000 fois le taux horaire minimum garanti au motif que sa situation relèverait des dispositions du II de l'article R. 8253-2 du code du travail, dès lors qu'elle a rempli l'ensemble de ses obligations vis-à-vis du salarié concerné et qu'elle a régularisé les cotisations auprès de l'URSSAF. Toutefois, il résulte de l'instruction que le procès-verbal des services de police du 29 juin 2021 mentionne une autre infraction que la méconnaissance des dispositions du premier alinéa de l'article L. 8251-1, commise à l'occasion de l'emploi du salarié étranger en cause. Il s'ensuit que la société SAINT-MICHEL ne remplit pas les conditions fixées à l'article R. 8253-2 du code, lui permettant de bénéficier d'une minoration du montant de la contribution spéciale en litige. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 822-2 code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Sans préjudice des poursuites judiciaires qui peuvent être engagées à son encontre et de la contribution spéciale prévue à l'article L. 8253-1 du code du travail, l'employeur qui a occupé un travailleur étranger en situation de séjour irrégulier acquitte une contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement du territoire français de cet étranger. ". Il appartient au juge administratif, saisi d'un recours contre une décision mettant à la charge d'un employeur la contribution forfaitaire prévue par ces dispositions, de décider, après avoir exercé son plein contrôle sur les faits invoqués et la qualification retenue par l'administration, de la maintenir ou en décharger l'employeur. Ainsi, les dispositions de l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'habilitent ni l'OFII, ni le juge administratif à moduler le montant de la contribution forfaitaire.
14. La société SAINT-MICHEL soutient que l'application de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement entraînerait l'application d'une sanction supérieure à 2 000 fois le taux de 3,65 euros applicable. Toutefois, il résulte de la combinaison des dispositions des articles L. 822-2 à L. 822-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le montant cumulé des contributions spéciale et forfaitaire représentatives des frais de réacheminement mises à la charge d'une personne morale pour l'emploi d'un étranger non autorisé à travailler ne peut excéder le montant maximal mentionné à l'article 131-38 du code pénal, soit la somme de 75 000 euros par salarié employé. Ce montant s'entend du montant par salarié, et non pas du montant total à la charge de la société. Dès lors, le moyen soulevé par la société SAINT-MICHEL, inopérant, ne peut qu'être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de la société SAINT-MICHEL tendant à l'annulation et à la réformation de la décision du 13 octobre 2021 ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par ces motifs, le tribunal décide:
Article 1er : La requête de la SARL SAINT-MICHEL est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à la SARL SAINT-MICHEL et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Délibéré après l'audience du 28 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Bourragué, premier conseiller,
Mme Goudenèche, conseillère,
Assistés de Mme Nimax, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 octobre 2023.
Le rapporteur,
signé
S. BourraguéLa présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Nimax
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026