LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2115375

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2115375

mardi 10 janvier 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2115375
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème Chambre
Avocat requérantCABINET CALLON AVOCAT ET CONSEIL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2021, M. A C, représenté par Me Callon, demande au tribunal :

1°) d'annuler les décisions des 6 et 13 octobre 2021 par lesquelles le maire de la commune de Courbevoie a décidé de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Courbevoie la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les décisions attaquées ont été signées par une autorité incompétente ;

- elles sont insuffisamment motivées ;

- elles sont entachées d'un vice de procédure dès lors qu'il n'a pas été informé de son droit à obtenir communication de son dossier individuel, en méconnaissance de l'article 37 du décret du 15 février 1988, alors que le non-renouvellement de son contrat présente le caractère d'une mesure disciplinaire, soumise au respect de ces dispositions ;

- les décisions de refus de renouvellement de son contrat ont été prises en méconnaissance du délai de prévenance résultant de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 septembre 2022, le commune de Courbevoie conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 000 euros soit mise à la charge de M. C sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 14 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 3 octobre 2022.

Elle fait valoir que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;

- le décret n°88-145 du 15 février 1988 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les conclusions de M. Gabarda, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a été recruté en qualité d'agent contractuel par la commune de Courbevoie, du 1er novembre 2020 au 31 octobre 2021, en tant qu'éducateur des activités physiques et sportives, afin d'exercer les fonctions de maître-nageur à la piscine municipale. Par un courrier du 6 octobre 2021, qui ne comporte pas la mention des voies et délais de recours, le maire de la commune de Courbevoie l'a informé de sa décision de ne pas renouveler son contrat de travail eu égard à sa manière de servir. Par un second courrier, daté du 13 octobre 2021, mentionnant les voies et délais de recours, le maire l'a informé de sa radiation des effectifs de la commune à compter 1er novembre 2021, suite au non renouvellement de son contrat et des modalités requises pour bénéficier de l'allocation pour retour à l'emploi, qui n'avaient pas été précisées dans le courrier du 6 octobre 2021. M. C demande au tribunal l'annulation de ces deux décisions portant refus de renouvellement de contrat à durée dtéreminée.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

2. Un agent public qui a été recruté par un contrat à durée déterminée ne bénéficie ni d'un droit au renouvellement de son contrat ni, à plus forte raison, d'un droit au maintien de ses clauses si l'administration envisage de procéder à son renouvellement. Toutefois, l'administration ne peut légalement décider, au terme de son contrat, de ne pas le renouveler ou de proposer à l'agent, sans son accord, un nouveau contrat substantiellement différent du précédent, que pour un motif tiré de l'intérêt du service. Un tel motif s'apprécie au regard des besoins du service ou de considérations tenant à la personne de l'agent. Dès lors qu'elles sont de nature à caractériser un intérêt du service justifiant le non renouvellement du contrat, la circonstance que des considérations relatives à la personne de l'agent soient par ailleurs susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, pourvu que l'intéressé ait alors été mis à même de faire valoir ses observations.

3. En premier lieu, les décisions contestées ont été signées, pour le maire de Courbevoie, par Mme D, adjointe au maire déléguée aux ressources humaines, à l'accompagnement du dialogue social et à la modernisation de l'action et de l'emploi public, qui bénéficiait à cet effet d'une délégation consentie par l'arrêté N°2020-1872 du 13 juillet 2020, régulièrement affiché en mairie le même jour. Par suite, le moyen tiré de ce que ces décisions auraient été signées par une autorité incompétente manque en fait et doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 37 du décret du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale : " Le pouvoir disciplinaire appartient à l'autorité territoriale ayant le pouvoir de procéder au recrutement. / L'agent contractuel à l'encontre duquel une procédure disciplinaire est engagée a droit à la communication de l'intégralité de son dossier individuel et de tous les documents annexes et à l'assistance de défenseurs de son choix. L'autorité territoriale doit informer l'intéressé de son droit à communication du dossier. "

5. M. C soutient que les décisions en litige, qui présentent selon lui le caractère de mesures disciplinaires, ont été prises à l'issue d'une procédure irrégulière, dès lors qu'il n'a pas été mis à même de prendre connaissance de son dossier en méconnaissance de l'article précité 37 du décret du 15 février 1988. Il ressort des pièces du dossier, en particulier de la décision du 6 octobre 2021, que les décisions attaquées sont notamment fondées sur la piètre manière de servir de l'intéressé, et en particulier sur les circonstances que, dans l'exercice des fonctions, M. C a commis de nombreux manquements à ses obligations professionnelles, rentrant en conflit avec des usagers de la piscine, agressant verbalement ses collègues, refusant d'exécuter des ordres de sa hiérarchie, laissant le bassin sans surveillance ou encore adoptant un comportement déplacé et insistant auprès de collègues de sexe féminin. Les décisions litigieuses ont été ainsi prises pour un motif tiré de l'intérêt du service, lié notamment à des considérations relatives à la personne de M. C. La circonstance que ces considérations auraient été susceptibles de justifier une sanction disciplinaire ne fait pas obstacle, par elle-même, à ce qu'une décision de non renouvellement du contrat soit légalement prise, en l'espèce, dès lors que le requérant n'établit ni même n'allègue avoir été privé de la possibilité de faire valoir ses observations. Il ne ressort par ailleurs d'aucune pièce du dossier que l'administration aurait eu, en décidant de ne pas renouveler le contrat de l'intéressé, l'intention déguisée de sanctionner M. C ou de prendre à son égard une mesure disciplinaire. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure disciplinaire prévue à l'article 37 du décret du 15 février 1988 doit être écarté comme inopérant.

6. En troisième lieu, la décision de non-renouvellement à son terme d'un contrat à durée déterminée d'un agent public, même prise pour des raisons tirées de la manière de servir de l'intéressé, n'est pas au nombre des décisions qui doivent être motivées, sauf à ce qu'elle ait été prise pour des motifs disciplinaires. Ainsi qu'il a été dit au point 5, les décisions contestées ne constituent pas une sanction disciplinaire. Par conséquent, le moyen tiré du défaut de motivation de ces décisions ne peut qu'être écarté comme inopérant.

7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 38-1 du décret du 15 février 1988 susvisé dans sa version applicable au litige : " I.- Lorsqu'un agent contractuel a été engagé pour une durée déterminée susceptible d'être renouvelée en application des dispositions législatives ou réglementaires qui lui sont applicables, l'autorité territoriale lui notifie son intention de renouveler ou non l'engagement au plus tard : / () un mois avant le terme de l'engagement pour l'agent recruté pour une durée égale ou supérieure à six mois et inférieure à deux ans () "

8. Il est constant que M. C a été prévenu par la commune de Courbevoie de l'intention de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée moins d'un mois avant le terme de ce contrat, en méconnaissance des dispositions de l'article 38-1 précité du décret du 15 février 1988. Toutefois, si elle est susceptible d'engager la responsabilité de l'administration, la méconnaissance du délai institué par ces dispositions n'entraîne pas l'illégalité de la décision de non-renouvellement du contrat. Le moyen tiré de la méconnaissance de ce délai ne peut dès lors qu'être écarté.

9. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions des 6 et 13 octobre 2022 par lesquelles le maire de la commune de Courbevoie a décidé de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée.

Sur les frais d'instance :

10. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Courbevoie, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par M. C et non compris dans les dépens. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C le versement d'une somme de 500 euros à la commune de Courbevoie, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le tribunal décide :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : M. C versera à commune de Courbevoie une somme de 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et à la commune de Courbevoie.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Coblence, présidente,

Mme Fléjou, première conseillère, et M. Goupillier, conseiller,

assistés de Mme Charleston, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 janvier 2023.

La rapporteure,

signé

V. B

La présidente,

signé

E. CoblenceLa greffière,

signé

D. Charleston

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2115375

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions