mardi 20 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2115575 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FRECHE & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2115575 du 25 mars 2022, le juge des référés a, sur la demande du département du Val-d'Oise, représenté par Me Lalanne, prescrit une expertise confiée à M. D C, expert, fin d'apprécier l'état actuel des immeubles et ouvrages riverains susceptibles d'être affectés par les travaux de construction de quatre logements de fonction sur des parcelles cadastrées BX n° 298 et n° 299 ainsi qu'à une emprise non cadastrée situées à l'angle de la rue Jean-Jacques Rousseau et de l'avenue du Muguet à Argenteuil (95100) dans le cadre du projet d'extension et de restructuration du collège Jean-Jacques Rousseau situé 13 rue Jean-Jacques Rousseau à Argenteuil (95100), ainsi que les désordres qui pourraient survenir au cours des travaux prévus, en indiquant les mesures de nature à les prévenir ou à y remédier, en présence de :
- M. A ;
- Mme B ;
- la commune d'Argenteuil ;
- l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine ;
- le syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF) ;
- la société Match ;
- la société id + ingénierie ;
- la société BTP Consultants ;
- la société Véolia eau d'Ile-de-France ;
- la société Enedis ;
- la société GRDF ;
- la société Orange ;
- la société Iliad.
Par une lettre enregistrée le 24 juillet 2024, M. C, expert, demande au juge des référés d'étendre l'expertise à :
- la société Lunempara, en sa qualité d'entreprise chargée du marché gros œuvre ;
- la société Ingethermique, en sa qualité d'entreprise chargée du marché chauffage-ventilation-plomberie ;
- la société Clemelec, en sa qualité d'entreprise chargée du marché électricité.
Par un mémoire enregistré le 25 juillet 2024, le département du Val-d'Oise demande au juge des référés d'étendre l'expertise à la société Lunempara, la société Ingethermique et la société Clemelec.
La demande a été communiquée à M. A, Mme B, la commune d'Argenteuil, l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine, le syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF), la société Match, la société id + ingénierie, la société BTP Consultants, la société Véolia eau d'Ile-de-France, la société Enedis, la société GRDF, la société Orange, la société Iliad, la société Lunempara, la société Ingethermique et la société Clemelec, qui n'ont pas produit d'observations
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ". Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées. / Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
2. L'utilité de la demande, enregistrée le 24 juillet 2024 et présentée par l'expert désigné par l'ordonnance du 25 mars 2022, visant à rendre communes et opposables aux opérations de l'expertise la société Lunempara, la société Ingethermique et la société Clemelec, n'est contestée par aucune des parties, il y a lieu d'y faire droit.
O R D O N N E :
Article 1er : La mission confiée à M. C, prescrite par l'ordonnance du juge des référés du 14 mars 2019, est étendue à :
- La société Lunempara ;
- La société Ingethermique ;
- La société Clemelec.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au département du Val-d'Oise, à M. A, à Mme B, à la commune d'Argenteuil, à l'établissement public territorial Boucle Nord de Seine, au le syndicat des eaux d'Ile-de-France (SEDIF), à la société Match, à la société id + ingénierie, à la société BTP Consultants, à la société Véolia eau d'Ile-de-France, à la société Enedis, à la société GRDF, à la société Orange, à la société Iliad, à la société Lunempara, à la société Ingethermique à la société Clemelec et à M. C, expert.
Fait à Cergy, le 20 août 2024.
Le Président,
juge des référés,
signé
J-P. DUSSUET
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026