vendredi 23 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2116355 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | CABRAL |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2108008 du 23 juillet 2021, la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a suspendu l'exécution de la décision du 17 mai 2021 par laquelle le directeur du centre hospitalier René Dubos a licencié pour faute Mme A, a enjoint à ce même centre de procéder à la réintégration de Mme A jusqu'à ce qu'il soit statué sur la requête au fond, dans un délai de huit jours à compter de la notification de cette ordonnance, et l'a condamné à verser la somme de 1 500 euros à Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une demande du 10 septembre 2021, Mme A a saisi le tribunal d'une demande tendant à l'exécution de l'ordonnance n° 2108008 précitée.
Par une ordonnance du 21 octobre 2021, la présidente du tribunal a prononcé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution de l'ordonnance n° 2108008.
Par un mémoire enregistré le 5 avril 2022, Mme A, représentée par Me Cabral, demande à la juge des référés, statuant par application des dispositions de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :
1°) de prononcer une astreinte de 100 euros par jour de retard, à l'issue d'un délai de quinze jours suivant la notification de la présente décision, si le centre hospitalier René Dubos ne justifie pas avoir exécuté l'ordonnance n° 2108008 ;
2°) de mettre à la charge du centre hospitalier René Dubos la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que, à ce jour, le centre hospitalier n'a pas exécuté l'ordonnance n° 2108008, en se contentant de lui proposer des postes de réintégration qui n'étaient pas équivalents au poste de catégorie B qu'elle occupait avant son licenciement.
La procédure a été communiquée au centre hospitalier René Dubos, qui n'a pas produit d'observations en défense.
Vu :
- l'ordonnance n° 2108008 rendue le 23 juillet 2021 par la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- l'ordonnance n° 2204801 rendue le 19 mai 2022 par la juge des référés du tribunal administratif de Cergy-Pontoise ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Drevon Coblence, vice-présidente, en application de l'article L.511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander à la juridiction, une fois la décision rendue, d'en assurer l'exécution. / Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
2. Il résulte de l'instruction que, postérieurement à l'ouverture de la procédure juridictionnelle d'exécution de l'ordonnance n° 2108008, Mme A a accepté un poste de secrétaire médical à l'hôpital René Dubos. En outre, par une ordonnance n° 2204801, la juge des référés de ce tribunal a prononcé, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, les mesures d'injonction et d'astreinte demandées dans la présente instance. Par suite, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte de la requête, qui ont perdu leur objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge du centre hospitalier René Dubos une somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions de Mme A aux fins d'injonction et d'astreinte.
Article 2 : Le surplus des conclusions de Mme A est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au centre hospitalier René Dubos.
Fait à Cergy, le 23 septembre 202La juge des référés
Signé
E. Drevon Coblence
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui le concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
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01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
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