mercredi 9 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2200450 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BOILEAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 13 janvier 2022 au greffe du tribunal sous le n° 2200450, et un mémoire enregistré le 15 juin 2022, M. F C, représenté par la Selarl Callon Avocat et Conseil, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise, avec la rédaction d'un pré-rapport, en présence du centre hospitalier René Dubos de Pontoise et de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure, en vue de dire si les soins reçus et sa prise en charge médicale à compter du 20 mai 2019 au centre hospitalier René Dubos de Pontoise ont été attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science ou si des erreurs médicales ont été commises, s'il a été victime d'un accident médical non fautif, de déterminer les responsabilités et d'évaluer l'ensemble des préjudices subis.
Il soutient que :
- la responsabilité du centre hospitalier René Dubos est recherchée ; un défaut d'information concernant l'indication de la thoracotomie entraînant une perte de chance d'éviter un bris dentaire a été retenue par le docteur D, expert mandaté par son assureur ;
- selon la note technique du 10 mars 2020 du docteur D, la responsabilité du centre hospitalier peut également être recherchée sur le fondement de la faute ;
- l'expertise est utile ; eu égard à la position adoptée par l'assureur du centre hospitalier il est indispensable d'un expert soit désigné.
Par un mémoire, enregistré au greffe du tribunal le 2 février 2022, la caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure ne s'oppose pas à la désignation d'un expert et fait valoir qu'elle n'est pas en mesure de produire un décompte définitif.
Par un mémoire, enregistré au greffe du tribunal le 4 février 2022, le centre hospitalier René Dubos de Pontoise, représenté par Me Boileau, demande au juge des référés :
1°) à titre principal, de rejeter la requête et de mettre à la charge de M. C la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que les entiers dépens ;
2°) à titre subsidiaire, formule les protestations et réserves d'usage sur la mesure d'expertise sollicitée et demande au juge des référés de compléter la mission d'expertise et que le requérant fasse l'avance des frais d'expertise sous réserve du bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
- en l'espèce M. C a été victime d'un accident médical non fautif ; le risque qui s'est réalisé est un risque connu, le patient présentant un score Cormack de classe III caractérisant une intubation difficile ; par ailleurs, il avait un état antérieur dentaire déjà fragilisé ; l'intubation a été difficile et le protège dent n'a pu être mis en place en raison de la morphologie du patient ; l'information relative à cette complication éventuelle a été délivrée ;
- cet accident médical non fautif exclut la mise en jeu d'un établissement de soin qui relève du régime de la responsabilité pour faute ; le rapport de l'expertise amiable ne retient aucune faute dans le geste d'intubation ; l'intervention pratiquée était indiquée en raison de la découverte fortuite de deux nodules pulmonaires ;
- la mesure d'expertise n'est pas utile en l'absence de faute.
Par un mémoire, enregistré au greffe du tribunal le 14 octobre 2022, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), représenté par la SCP Saidji et Moreau :
1°) à titre principal, demande au juge des référés de le mettre hors de cause.
2°) à titre subsidiaire, ne s'oppose pas à la demande d'expertise, sous les protestations et réserves d'usage, et demande au juge des référés que les missions de l'expert soient complétées et de statuer sur les dépens.
Il soutient que les préjudices subis par M. C ne permettent pas d'envisager son intervention dans la mesure où, d'une part, les seuils de gravité prévus par l'article D. 1142-1 du code de la santé publique ne sont pas atteints et, d'autre part, la responsabilité du centre hospitalier semble engagée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Cergy-Pontoise a désigné M. G, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'expertise :
1. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction ". L'octroi d'une telle mesure est subordonné à son utilité pour le règlement d'un litige principal, appréciée en tenant compte, notamment, de l'intérêt de la mesure pour un contentieux né ou à venir n'étant pas manifestement insusceptible de relever de la compétence de la juridiction administrative.
2. M. C fait valoir qu'au cours de la biopsie pulmonaire par thoracotomie qu'il a subie le 20 mai 2019 au centre hospitalier René Dubos de Pontoise, pratiquée en raison de la découverte fortuite de deux nodules pulmonaires, il a été victime d'une fracture dentaire de la dent 21 au moment de l'intubation et souffre également depuis cette intervention de paresthésie au niveau de la face interne du bras, de l'avant-bras et de la main droite. Il précise que le docteur D, expert désigné par son assureur, a retenu un défaut d'information concernant l'indication de la thoracotomie, constituant une perte de chance d'avoir échappé au bris dentaire, et a considéré que l'indication chirurgicale était peut-être discutable et que la survenue de la paresthésie à la face interne du bras résultait d'un défaut du positionnement peropératoire du patient. Il ajoute que l'assureur du centre hospitalier a refusé sa demande indemnitaire. Dans ces conditions, en raison des séquelles présentées, M. C demande la désignation d'un expert.
3. La mesure d'expertise sollicitée par M. C a pour objet, en vue d'un éventuel recours au fond, de réunir les éléments permettant de déterminer si la prise en charge et les soins prodigués à compter du 20 mai 2019 au centre hospitalier René Dubos de Pontoise ont été conformes aux règles de l'art ou si des fautes médicales ont été commises, d'apprécier l'origine du dommage et d'évaluer les préjudices subis.
4. Si le centre hospitalier René Dubos de Pontoise fait valoir que la demande d'expertise n'est pas utile au motif que le rapport de l'expertise amiable ne retient aucune faute dans le geste d'intubation et que l'intervention pratiquée était indiquée en raison de la découverte fortuite de deux nodules pulmonaires, le requérant fait cependant valoir qu'il souffre de paresthésie à la face interne du bras lié à un défaut du positionnement au cours de l'opération. La demande d'expertise présente ainsi un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a lieu de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
Sur la demande de mise hors de cause :
5. L'office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) demande au juge des référés de le mettre hors de cause des opérations d'expertise. Cependant, en l'état de l'instruction, la participation de l'ONIAM aux opérations d'expertise, qui ne saurait préjuger de sa responsabilité, n'apparaît pas inutile. Il y a lieu, dès lors, de rejeter la demande de l'ONIAM tendant à sa mise hors de cause.
Sur les autres conclusions :
6. Aux termes de l'article R. 621-12 du code de justice administrative : " Le président de la juridiction () peut () accorder aux experts et aux sapiteurs, sur leur demande, une allocation provisionnelle à valoir sur le montant de leurs honoraires et débours. Il précise la ou les parties qui devront verser ces allocations. Sa décision ne peut faire l'objet d'aucun recours ". Ces dispositions font obstacle à ce que, dans le cadre de la présente instance, le juge des référés mette les montant des allocations provisionnelles à la charge de l'une ou l'autre des parties. Les demandes du centre hospitalier René Dubos de Pontoise tendant à ce que le requérant fasse l'avance des frais d'expertise ne peuvent, dès lors, qu'être rejetées.
Sur les conclusions relatives aux dépens :
7. Aux termes de l'article R. 621-13 du code de justice administrative : " Lorsque l'expertise a été ordonnée sur le fondement du titre III du livre V, le président du tribunal ou de la cour, après consultation, le cas échéant, du magistrat délégué () en fixe les frais et honoraires par une ordonnance prise conformément aux dispositions des articles R. 621-11 et R. 761-4. Cette ordonnance désigne la ou les parties qui assumeront la charge de ces frais et honoraires ". Ainsi il n'appartient pas au juge des référés, dans le cadre de la présente instance, de désigner la partie qui supportera la charge des dépens.
Sur les frais de l'instance :
8. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ". Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de M. C, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, les sommes que le centre hospitalier René Dubos de Pontoise demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Un collège d'experts composé du docteur A H, anesthésiste, domicilié à l'hôpital Cochin, service d'anesthésie-réanimation chirurgicale, 27 rue du Faubourg Saint-Jacques à Paris (75014) et du docteur E B, chirurgien thoracique et cardio-vasculaire, domicilié au centre cardiologique du Nord 32 rue des Moulins Gémeaux à Saint-Denis (93200), est désigné. Il aura pour mission de :
1°) se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de M. C et, notamment, tous documents relatifs au suivi médical, aux actes de soins et aux diagnostics pratiqués sur lui lors de sa prise en charge par le centre hospitalier René Dubos de Pontoise ; convoquer et entendre les parties et tous sachants ; procéder à l'examen sur pièces du dossier médical de M. C ainsi qu'éventuellement à son examen clinique ;
2°) rappeler l'état de santé antérieur de M. C et décrire son état à la date de l'expertise ;
3°) décrire les conditions dans lesquelles M. C a été pris en charge par les services du centre hospitalier ; donner son avis sur le point de savoir si les diagnostics établis et les traitements, interventions et soins prodigués et leur suivi ont été consciencieux, attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science, et s'ils étaient adaptés à l'état de M. C et aux symptômes qu'il présentait ;
4°) de manière générale, réunir tous les éléments permettant de déterminer si des fautes médicales, des fautes de soins ou des fautes dans l'organisation des services ont été commises lors de l'hospitalisation de M. C ;
5°) donner son avis sur le point de savoir si le dommage corporel constaté présente un lien de causalité direct, certain et exclusif avec un manquement imputable à l'établissement, en excluant la part des séquelles à mettre en relation avec la pathologie initiale et son évolution ou avec toute autre cause étrangère à la prise en charge de M. C par l'établissement ; indiquer si le dommage résulte d'un accident médical non fautif, d'une affection iatrogène ou d'une infection nosocomiale et, dans ce dernier cas, donner tous éléments permettant de déterminer si l'infection a une cause étrangère à la prise en charge par l'établissement ; dans le cas d'une pluralité de causes à l'origine du dommage, indiquer la part imputable à chacune d'elles ;
6°) dire si le dossier médical et les informations recueillies permettent de savoir s'il a été procédé de façon complète à l'information de M. C, c'est-à-dire s'il a été informé, avant l'acte de soins litigieux, de l'ensemble des risques fréquents et des risques graves, même rares, normalement prévisibles, qu'il encourait en donnant son consentement à l'acte de soins en cause ; dans la négative, préciser si M. C a subi une perte de chance, exprimée en pourcentage, de se soustraire au risque en refusant l'acte de soins s'il en avait connu tous les dangers ;
7°) donner son avis sur le point de savoir si le ou les manquements éventuellement constatés ont fait perdre à M. C une chance de voir son état de santé s'améliorer ou d'éviter de le voir se dégrader ; dans cette hypothèse, quantifier la perte de chance ;
8°) dire si l'état de santé de M. C est consolidé et, le cas échéant, fixer la date de consolidation ; dans l'hypothèse où l'état de santé de M. C ne serait pas consolidé, fixer l'échéance à l'issue de laquelle l'intéressé devra à nouveau être examiné ;
9°) dire si l'état de M. C est susceptible de modification en amélioration ou en aggravation ; dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, sur son degré de probabilité et, dans le cas où un nouvel examen serait nécessaire, mentionner dans quel délai ;
10°) décrire la nature et l'étendue des préjudices résultant de la prise en charge hospitalière de M. C , non imputables à son état antérieur ni aux conséquences prévisibles de sa prise en charge médicale par le centre hospitalier René Dubos de Pontoise si celle-ci s'était déroulée normalement, en distinguant les préjudices patrimoniaux (en particulier, dépenses de santé déjà engagées et futures, frais liés au handicap, pertes de revenus, incidences professionnelle et scolaire du dommage, autres dépenses liées au dommage corporel) et les préjudices personnels (en particulier, déficit fonctionnel, souffrances endurées, préjudice esthétique, préjudice d'agrément, préjudice sexuel, préjudice d'établissement) et, pour chaque poste de préjudice, les préjudices temporaires avant consolidation et les préjudices permanents après consolidation ;
11°) pour le cas où la responsabilité de l'établissement de santé ne serait pas retenue, préciser les préjudices directement imputables à un ou des actes de prévention, de diagnostic ou de soins exécutés dans l'établissement ayant eu pour M. C des conséquences anormales au regard de son état de santé comme de l'évolution prévisible de celui-ci, en appréciant leur niveau de gravité au regard des critères fixés à l'article D. 1142-1 du code de la santé publique (pourcentage et durée du déficit fonctionnel temporaire, inaptitude à exercer l'activité professionnelle, troubles particulièrement graves y compris d'ordre économique dans les conditions d'existence) ;
12°) de façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis ;
13°) déposer un pré-rapport afin de permettre aux parties de faire valoir contradictoirement leurs observations préalablement au dépôt du rapport définitif.
Les experts disposeront des pouvoirs d'investigations les plus étendus. Ils pourront faire toutes constatations ou vérifications propres à faciliter l'accomplissement de sa mission et éclairer le tribunal.
Article 2 : Les experts accompliront leur mission dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Ils ne pourront recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, les experts prêteront serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : L'expertise aura lieu contradictoirement en présence de M. C, du centre hospitalier René Dubos de Pontoise, de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam) et de la caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure.
Article 5 : Les experts avertiront les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : Les experts déposeront leur rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de six mois à compter de la notification de la présente ordonnance et au plus tard le 31 mai 2023. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification pourra s'opérer sous forme électronique. Les experts justifieront auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront mis à la charge de la ou des parties désignées dans l'ordonnance par laquelle le président du tribunal liquidera et taxera ces frais et honoraires.
Article 8 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à M. F C, au centre hospitalier René Dubos de Pontoise, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (Oniam), à la caisse primaire d'assurance maladie de l'Eure, à M. A H, expert, et à M. E B, expert.
Fait à Cergy, le 9 novembre 2022.
Le premier vice-président,
Signé
F. G
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026