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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2200560

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2200560

vendredi 25 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2200560
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantPERRIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 13 janvier, 27 septembre, 27 octobre et 12 décembre 2022, les 5 et 13 janvier 2023 et le 16 mars 2023, la société civile immobilière (SCI) Canopy Family, représentée par Me Perrin, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Clamart ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la société à responsabilité limitée (SARL) Toulaho en vue de l'aménagement de la toiture-terrasse d'une maison sis 24 rue des Fougères à Clamart, ensemble, la décision du 2 novembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Clamard a rejeté le recours gracieux formé contre cette décision ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Clamart une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

3°) de mettre à la charge de la société Toulaho une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- elle dispose d'un intérêt à agir contre l'arrêté attaqué ;

- l'arrêté attaqué est irrégulier dès lors que les travaux en cause relèvent de la procédure de permis de construire, compte tenu de leur nature et de leur ampleur, ainsi que de la péremption du permis initial ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dès lors qu'il existe un risque pour la solidité de l'ouvrage et des environnants ;

- il méconnaît l'article UE10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart relatif à la hauteur maximum des constructions ;

- il méconnaît l'article UE11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart relatif à l'aspect extérieur des constructions ;

- il méconnaît les articles UE1 et UE2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart relatif aux occupations et utilisations du sol interdites.

Par des mémoires en défense et des pièces complémentaires, enregistrés les 3 août, 4 octobre et le 28 octobre 2022, la commune de Clamart conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir de la requérante ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense et des pièces complémentaires, enregistrés le 15 décembre 2022, le 18 avril 2023, les 16 mai et 5 juin 2024, la SARL Toulaho, représentée par Me Gasmi, conclut au rejet de la requête et, demande en outre, à ce qu'il soit mis à la charge de la société Canopy Family une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir de la société requérante ;

- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.

Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité du moyen relatif à la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme en application des dispositions de l'article R. 600-5 de ce code, ce moyen nouveau ayant été invoqué par la société requérante au-delà du délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense.

Par un mémoire enregistré le 9 octobre 2024 la SCI Canopy Family a produit des observations qui ont été communiquées le 10 octobre 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Beauvironnet,

- et les conclusions de Mme Garona, rapporteure publique.

Les parties n'étant ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. La SARL Toulaho, représentée par son gérant, a déposé auprès de la commune de Clamart une déclaration préalable de travaux en vue de l'aménagement d'une terrasse sur une résidence secondaire sis 24 rue des fougères à Clamart. Par un arrêté en date du 5 juillet 2021, le maire de la commune de Clamart ne s'est pas opposé à cette déclaration. Par la présente requête, la SCI Canopy Family demande au tribunal l'annulation de cet arrêté et de la décision rejetant le recours gracieux qu'elle a formé contre celui-ci.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. / Le présent article n'est pas applicable aux décisions contestées par le pétitionnaire ".

3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties en écartant, le cas échéant, les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci.

4. Il ressort des pièces du dossier que la déclaration préalable de travaux litigieuse a pour objet l'aménagement et la sécurisation d'une toiture-terrasse existante. La société requérante, voisine immédiate du projet, fait notamment valoir à raison que le projet, en permettant l'utilisation de cette terrasse, provoquera la création de vues directes sur son bien. Par suite, elle dispose d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté par lequel le maire ne s'est pas opposé à la déclaration préalable à travaux. Il y a lieu d'écarter la fin de non-recevoir opposée par la SARL Toulaho.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la méconnaissance de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme :

5. Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".

6. En l'espèce, la société requérante soutient que l'aménagement de la terrasse est de nature à porter atteinte à la sécurité des usagers et des environnants, notamment du fait de la fragilité des fondations de la maison. Toutefois, dès lors que la SCI Canopy Family a soulevé ce moyen dans son mémoire enregistré le 12 décembre 2022, soit postérieurement à l'expiration du délai de deux mois suivant la communication aux parties du premier mémoire en défense de la commune de Clamart, laquelle est intervenue le 4 octobre 2022, ce moyen est irrecevable et doit être écarté.

En ce qui concerne la nécessité d'un permis de construire :

7. Aux termes de l'article R. 421-13 du code de l'urbanisme : " Les travaux exécutés sur des constructions existantes sont dispensés de toute formalité au titre du code de l'urbanisme à l'exception : / a) Des travaux mentionnés aux articles R. 421-14 à R. 421-16, qui sont soumis à permis de construire ; / b) Des travaux mentionnés à l'article R. 421-17, qui doivent faire l'objet d'une déclaration préalable. () ". L'article R. 421-14 de ce code prévoit que : " Sont soumis à permis de construire les travaux suivants, exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires : / () / c) Les travaux ayant pour effet de modifier () la façade du bâtiment, lorsque ces travaux s'accompagnent d'un changement de destination entre les différentes destinations et sous-destinations définies aux articles R. 151-27 et R. 151-28 () ". Enfin, l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme dispose que : " Doivent être précédés d'une déclaration préalable lorsqu'ils ne sont pas soumis à permis de construire en application des articles R*421-14 à *R. 421-16 les travaux exécutés sur des constructions existantes, à l'exception des travaux d'entretien ou de réparations ordinaires, et les changements de destination des constructions existantes suivants : / a) Les travaux ayant pour effet de modifier l'aspect extérieur d'un bâtiment existant, à l'exception des travaux de ravalement () ".

8. D'une part, aux termes de l'annexe 1 du règlement du plan local d'urbanisme de la ville de Clamart, la façade désigne " la face verticale dépourvue d'angle, en élévation d'un bâtiment hors la cinquième façade que constitue la toiture ". Il en résulte que les travaux en litige, qui ont pour objet l'aménagement d'une toiture-terrasse, n'ont pas pour effet de modifier la façade du bâtiment au sens du c) de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme. Par ailleurs, ces travaux ne comportent aucun changement de destination du bâtiment au sens des articles R. 151-27 et R. 151-28 du code de l'urbanisme, qui demeure l'habitation, peu importe à cet égard l'usage qui est fait de celui-ci. Les travaux déclarés n'entrent donc pas dans le champ d'application du c) de l'article R. 421-14 du code de l'urbanisme.

9. D'autre part, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice de présentation du projet, que les travaux en litige, qui visent à aménager et sécuriser la toiture-terrasse d'une construction existante par l'installation d'un garde-corps, de deux pare-vues, d'une tourelle d'escalier, de dalles de verre sur plots, d'un bassin en forme de lentille, ainsi que d'une maison oiseau, modifient l'aspect extérieur de cette construction et entrent, par suite dans le champ de la déclaration de travaux en application du a) de l'article R. 421-17 du code de l'urbanisme. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des articles R. 421-14 et R. 421-17 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne la conformité de l'arrêté avec les dispositions du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart :

10. En premier lieu, aux termes de l'article UE10.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart : " La hauteur des constructions ne pourra dépasser : / - 6 mètres à l'égout du toit ou au niveau de la dalle de plancher ; / - 10 mètres au faîtage. () La hauteur s'apprécie hors équipements techniques (cheminées, cages d'ascenseurs ou tout autre élément de construction nécessaire au fonctionnement, à l'entretien ou à la sécurité du bâtiment () ".

11. Il en résulte que, pour les constructions dotées d'une toiture-terrasse comme celle en litige, la hauteur maximale ne peut dépasser six mètres au niveau de la dalle de plancher et que ne sont pas prises en compte dans le calcul de cette hauteur les accessoires à caractère technique tels que les garde-corps. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la maison d'oiseau, qui ne peut être regardée comme un équipement technique au sens des dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme, contrairement aux garde-corps et aux pare-vues, dépassera la hauteur de 12,80 mètres, soit la hauteur maximale autorisée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UE10.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune doit être accueilli.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article UE11 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart : " Article R. 111-27 du code de l'urbanisme : Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ". Et aux termes de l'article UE11.3 dudit règlement : " Les toitures-terrasses, y compris dans le cas d'une extension, sont interdites ".

13. D'une part, il résulte de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme que, si les constructions portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.

14. Il ressort des pièces du dossier que le projet s'insère au sein de la rue des Fougères, célèbre pour l'originalité des maisons individuelles qui s'y trouvent, dont quinze ont été réalisées par l'architecte Lecaron. Les lieux avoisinants le terrain d'assiette du projet sont ainsi constitués de maisons très singulières, qui présentent une diversité de styles, de matériaux, de hauteurs, de toitures, de couleurs, de gabarit et de volumes, et ne comportent donc pas d'unité architecturale.

15. L'arrêté attaqué autorise l'aménagement et la sécurisation d'une toiture-terrasse, dont ni la hauteur, ni le style architectural ne sont de nature à porter atteinte au caractère et à l'intérêt des lieux avoisinants. Par suite, la branche du moyen tiré de la méconnaissance de l'article UE11 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écartée.

16. D'autre part, il ressort des pièces du dossier que la toiture-terrasse sur laquelle doivent être réalisés les travaux d'aménagement qui sont l'objet de la déclaration préalable en litige, dont la construction a été autorisée dès la délivrance du permis de construire initial par arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 28 novembre 1979, pré-existait à la date de l'arrêté attaqué du 5 juillet 2021. Par suite, la branche du moyen tirée de la méconnaissance de l'article UE11.3 du règlement du plan local d'urbanisme ne peut qu'être écartée.

17. En troisième lieu, aux termes de l'article UE1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart : " Sont interdits : () les constructions à usage d'industrie, d'artisanat et de bureaux, sauf celles visées à l'article 2.1. ". L'article UE2.1 de ce règlement prévoit que : " Sont notamment autorisés sous conditions particulières : / - les constructions à usage d'activités artisanales ou de bureaux d'une surface de plancher inférieure ou égale à 100 m² ".

18. Toutefois, si la société requérante soutient que le pétitionnaire entend créer une terrasse d'une surface supérieure à 20 m2 comportant un bassin pour les besoins de son activité professionnelle évènementielle dans une zone résidentielle, un tel usage n'entre dans aucun de ceux interdits par les dispositions précitées du règlement du plan local d'urbanisme. Au surplus, il ne ressort pas des pièces du dossier que les travaux en litige soient destinés à l'exercice d'une telle activité. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles UE1 et UE2 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Clamart du 5 juillet 2021 doivent être partiellement accueillies.

Sur l'application de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme :

20. Aux termes de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non opposition à déclaration préalable, estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice n'affectant qu'une partie du projet peut être régularisé, limite à cette partie la portée de l'annulation qu'il prononce et, le cas échéant, fixe le délai dans lequel le titulaire de l'autorisation pourra en demander la régularisation, même après l'achèvement des travaux. () ".

21. En l'espèce, il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 5 juillet 2021 par lequel le maire de la commune de Clamart ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la SARL Toulaho n'est entaché d'illégalité qu'en tant qu'il méconnait, ainsi qu'il l'a été dit au point 11, les dispositions de l'article UE10.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart. Eu égard à l'illégalité retenue, dont la régularisation n'apporterait pas un bouleversement tel à l'économie générale du projet qu'il en modifierait la nature, il y a lieu d'annuler la décision attaquée seulement dans cette mesure.

Sur les frais liés au litige :

22. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la SARL Toulaho et de la commune de Clamart la somme que la SCI Canopy Family demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les dispositions du même article font par ailleurs obstacle à ce que les sommes demandées à ce titre par la SARL Toulaho et la commune de Clamart soient mises à la charge de la SCI Canopy Family, qui n'est pas la partie perdante.

D E C I D E :

Article 1er : L'arrêté du 5 juillet 2021 est annulé en tant qu'il méconnait les dispositions de l'article UE10.1 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Clamart.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par la commune de Clamart et la SARL Toulaho sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à la SCI Canopy Family, à la SARL Toulaho, ainsi qu'à la commune de Clamart.

Délibéré après l'audience du 11 octobre 2024, à laquelle siégeaient :

Mme Edert, présidente,

Mme Chaufaux, première conseillère,

Mme Beauvironnet, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 octobre 2024.

La rapporteure,

E. Beauvironnet

La présidente,

S. Edert

La greffière,

S. Le Gueux

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2200560

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