Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2200749

jeudi 1 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2200749
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSTECK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la société Japan Tobacco International France d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’inspectrice du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’un salarié protégé, M. A B, et contre le rejet de son recours hiérarchique par la ministre du travail. Par un mémoire enregistré le 10 juillet 2024, la société requérante s’est désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 1er août 2024 et a rejeté les conclusions de M. B présentées au titre de l’article L. 761-1 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2022, la société Japan Tobacco International France, représentée par Me Delignieres, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 2 avril 2021 par laquelle l'inspectrice du travail de la direction régionale et internationale de l'économie, de l'emploi du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France a refusé d'autoriser le licenciement pour motif disciplinaire de M. A B, ensemble la décision du 22 novembre 2021 par laquelle la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a rejeté son recours hiérarchique ;

2°) d'enjoindre à la DRIEETS d'Île-de-France de procéder au réexamen de sa demande d'autorisation de licenciement pour motif disciplinaire de M. B dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 5 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la décision litigieuse est entachée d'incompétence de l'auteur de l'acte ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'un témoignage peut établir l'existence d'un fait fautif ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que l'inspectrice du travail n'a pas considéré que la faute commise par M. B était caractérisée ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation en établissant un lien entre la demande d'autorisation de licenciement et le mandat de M. B et en retenant un motif d'intérêt général pour refuser la demande d'autorisation de licenciement.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juin 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés sont infondés.

Par un mémoire en intervention, enregistré le 28 mars 2022, M. A B, représenté par Me Steck, conclut au rejet de la requête. Il demande au tribunal de mettre à la charge de la société Japan Tobacco international France la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par un mémoire enregistré le 10 juillet 2024, la société Japan Tobacco international France a déclaré se désister de sa requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1 Aux termes de l'article R. 222-1 du même code : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ".

2. Par un mémoire, enregistré le 10 juillet 2024, la société Japan tobacco international France a déclaré se désister de sa requête y compris de ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit à la demande de M. B présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Japan Tobacco international France.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Japan Tobacco international France, à la Direction régionale et interdépartementale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DRIEETS) d'Île-de-France, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à M. A B.

Fait à Cergy le 1er août 2024.

La présidente de 9ème chambre

signé

H. LE GRIEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour ampliation, la greffière.

N°2200749