lundi 3 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2201298 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | MAILLET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er février 2022, Mme D B, représentée par Me Maillet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise, dans un délai quinze jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification du présent jugement, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation et, dans cette attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre des articles
L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 à verser à Me Maillet sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne le refus de titre de séjour :
- la décision est signée par une autorité incompétente ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- elle a été adoptée à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence de saisine pour avis de la commission du titre de séjour ;
- elle méconnait les articles L. 200-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait le 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnait l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision est signée par une autorité incompétente ;
- cette décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité entachant le refus de titre de séjour ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 3-1, 9 et 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
Les écritures ont été communiquées au préfet du Val-d'Oise qui n'a pas produit d'observations en défense.
Par une décision du 29 novembre 2021, le bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal judiciaire de Pontoise a accordé à Mme B le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale.
Par ordonnance du 6 mai 2022, la clôture de l'instruction a été fixée au 1er juin 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme C a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante guinéenne née le 16 mars 2002, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 novembre 2020 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour demandé au titre de sa vie privée et familiale, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays à destination duquel elle est susceptible d'être reconduite.
I. Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de titre de séjour :
2. En premier lieu, par un arrêté n°19-078 du 2 septembre 2019 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du même jour, le préfet du Val-d'Oise a donné délégation à Mme F, adjointe au directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-d'Oise, signataire de l'arrêté attaqué, pour signer toutes décisions refusant la délivrance de titre de séjour, portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays d'éloignement. Dès lors, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". L'article L. 211-5 de ce même code dispose que : " La motivation () doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. En l'espèce, l'arrêté attaqué vise les dispositions légales et conventionnelles sur lesquelles il se base notamment les article 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et comporte la mention des considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le préfet a fait état de la situation personnelle et familiale de Mme B, qui a sollicité le renouvellement de son titre de séjour sur le fondement des dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir que le préfet a insuffisamment motivé la décision querellée. Dès lors, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, Mme B soutient qu'en qualité de compagne et de mère de ressortissants de l'Union européenne, son droit au séjour aurait dû être étudié dans le cadre des dispositions des article L. 200-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui déterminent les règles applicables à l'entrée, au séjour et à l'éloignement des citoyens de l'Union européenne et des membres de leur famille. Toutefois, l'intéressée ne saurait utilement se prévaloir de ces dispositions, qui n'étaient pas encore entrées en vigueur à la date de la décision attaquée. A supposer même que Mme B ait entendu soulever le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 121-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur, elle ne rentrait en tout état de cause dans aucune des catégories de ressortissant d'un Etat tiers à l'Union européenne pouvant se prévaloir de ces dispositions. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des articles L. 200-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " I. - La carte de séjour temporaire accordée à l'étranger qui établit qu'il suit en France un enseignement ou qu'il y fait des études et qui justifie qu'il dispose de moyens d'existence suffisants porte la mention " étudiant " () ".
7. En l'espèce, si la requérante soutient qu'elle pouvait prétendre à un titre " étudiant " dès lors qu'elle était inscrite à une formation " Parcours entrée dans l'emploi " du 7 septembre 2020 au 5 mars 2021, ce module n'a pas le caractère d'un enseignement diplômant. Par suite, le moyen ne peut qu'être écarté.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile alors en vigueur : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; () "
9. Il ressort des pièces du dossier que Mme B est entrée en France en 2018 à l'âge de 16 ans, où elle a été prise en charge par les services de l'aide sociale à l'enfance, jusqu'à sa majorité, puis qu'elle a bénéficié d'un " contrat jeune majeur " valable jusqu'au 31 mars 2021 et qu'elle est en couple depuis 2019 avec M. A, ressortissant belge résidant en France, avec qui elle a eu une fille, E, née le 23 février 2020, également de nationalité belge. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la " note de situation " établie par l'éducatrice spécialisée du département du Val-d'Oise en charge du suivi de Mme B, que celle-ci est hébergée dans un centre parental avec son enfant et que, si M. A est impliqué dans l'éducation et l'entretien de E, le couple ne vit pas ensemble et n'établit pas avoir une perspective proche de vie commune, M. A, ayant, au demeurant, fait part de sa volonté de retourner s'établir en Belgique à l'issue de ses études. Par ailleurs, s'il ressort des pièces du dossier que E à la nationalité Belge, Mme B n'apporte aucun élément démontrant que leur vie familiale ne pourrait se poursuivre en Belgique, pays dont son compagnon a la nationalité. Enfin, si la requérante fait valoir sa motivation pour préparer son avenir professionnel, sa seule inscription à une formation " Parcours entrée dans l'emploi " du 7 septembre 2020 au 5 mars 2021 est insuffisante pour démontrer qu'elle serait insérée professionnellement dans la société française. En outre, Mme B n'établit pas être dépourvue de toute attache dans son pays d'origine. Par suite, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la décision contestée n'a pas méconnu les dispositions du 7° l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Pour les mêmes motifs, la décision en litige n'est pas entaché d'erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de la requérante.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 312-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors en vigueur : " La commission est saisie par l'autorité administrative lorsque celle-ci envisage de refuser de délivrer ou de renouveler une carte de séjour temporaire à un étranger mentionné à l'article L. 313-11 ou de délivrer une carte de résident à un étranger mentionné aux articles L. 314-11 et L. 314-12, ainsi que dans le cas prévu à l'article L. 431-3 ".
11. Si Mme B soutient que le préfet du Val-d'Oise aurait dû saisir la commission du titre de séjour, il ne ressort pas des pièces du dossier, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, qu'à la date de la décision attaquée, l'intéressée était en droit d'obtenir un titre de séjour sur le fondement des dispositions précitées. Dans ces conditions, Mme B n'est pas fondée à soutenir que le préfet aurait, à tort, omis de saisir la commission du titre de séjour. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
12. En premier lieu, pour les motifs exposés au point 2, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision doit être écarté.
13. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'établit pas que la décision refusant de lui délivrer un titre de séjour est illégale. Dès lors, le moyen tiré de l'illégalité de cette décision, soulevé, par la voie de l'exception, à l'appui des conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français, n'est pas fondé et doit être écarté.
14. En troisième lieu, pour les motifs exposés au point 9, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'erreur manifeste d'appréciation des conséquences de la décision sur sa situation personnelle doivent être écartés.
15. En quatrième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". L'article 9 de la convention stipule que : " 1. Les Etats parties veillent à ce que l'enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l'intérêt supérieur de l'enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l'enfant, ou lorsqu'ils vivent séparément et qu'une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l'enfant () ". Aux termes de l'article 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Nul enfant ne fera l'objet d'immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d'atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. 2. L'enfant a droit à la protection de la loi contre de telles immixtions ou de telles atteintes ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
16. Mme B soutient qu'en lui faisant obligation de quitter le territoire français, le préfet aurait méconnu les stipulations précitées. La décision attaquée n'a cependant ni pour objet ni pour effet de séparer la requérante de son enfant ou de l'empêcher de pourvoir à son éducation et à ses intérêts matériels et moraux. Par ailleurs et ainsi qu'il a été indiqué au point 9, elle n'établit pas qu'elle ne pourrait pas aller vivre en Belgique, pays dont son compagnon et son enfant ont la nationalité. En outre, les stipulations de l'article 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant créent seulement des obligations entre Etats sans ouvrir de droits aux intéressés. Mme B ne peut donc utilement s'en prévaloir pour demander l'annulation de la décision attaquée. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 3-1, 9 et 16 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ne peut qu'être écarté.
II. Sur les conclusions accessoires :
17. Par voie de conséquence du rejet des conclusions à fin d'annulation, les conclusions à fin d'injonction et d'astreinte, ainsi que celles relatives aux frais exposés et non compris dans les dépens, doivent être rejetées.
Par ces motifs, le tribunal décide :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme D B, à Me Maillet et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 13 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Coblence, présidente,
Mme Fléjou, première conseillère,
M. Goupillier, conseiller,
assistés de Mme Charleston, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2022.
La rapporteure,
signé
V. C
La présidente,
signé
E. CoblenceLa greffière,
signé
D. Charleston
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2201298
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026