mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2201379 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET RAFFIN & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 janvier 2022, M. D E et Mme F C épouse E, représentés par Me de Cosnac, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 août 2021 par lequel le maire de la commune de Suresnes a délivré à la SAS Amelot Investissement un permis de construire, portant sur la démolition partielle d'un bâtiment à usage de bureaux ainsi qu'à sa surélévation partielle sur la parcelle cadastrée 0038 sise 94 rue Rouget de Lisle à Suresnes, ensemble la décision du 1er décembre 2021 rejetant leur recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Suresnes la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- ils justifient d'un intérêt à agir suffisant contre le permis délivré ;
- la notice architecturale du dossier de demande de permis de construire est insuffisante pour apprécier l'insertion de la future construction dans son environnement, en méconnaissance du l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme ;
- les documents photographiques du dossier de demande de permis de construire sont insuffisants et n'ont pas permis d'apprécier l'insertion de la future construction dans son environnement proche, en méconnaissance du d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme ;
- l'arrêté de permis de construire a été pris en méconnaissance des articles UB 7.1.2 et UB 7.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme de Suresnes, dès lors que le projet aggrave la non-conformité de la construction existante au texte en autorisant l'édification d'un bâtiment en limite séparative dont la façade n'est pas aveugle au sens des dispositions précitées ;
- l'arrêté a été pris en méconnaissance de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme de Suresnes, dès lors qu'aucun élément du dossier ne permet d'établir que la construction nouvelle prévoit la création du nombre requis de stationnement.
Par un mémoire en production de pièces, enregistré le 3 février 2022, M. et Mme E justifient de la notification de leur requête, en application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 juin 2022, la commune de Suresnes, représentée par Me Mailliard, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. et Mme E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal, la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme E ne justifient pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté du 25 août 2021 au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- à titre subsidiaire, les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2023, la SAS Amelot Investissement, représentée par Me de Lagarde, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de M. et Mme E au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable en application de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme dès lors que les requérants ont notifié leur recours contentieux non à la SAS Amelot Investissement, mais à la SCI Amelot qui n'est pas pétitionnaire du permis de construire ;
- la requête est également irrecevable dès lors que M. et Mme E ne justifient pas d'un intérêt à agir à l'encontre de l'arrêté du 25 août 2021 au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les moyens soulevés par M. et Mme E ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Bertoncini, président-rapporteur,
- les conclusions de M. Bories, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Le 13 avril 2021, la société par actions simplifiées (SAS) Amelot Investissement a déposé une demande de permis de construire portant sur la démolition partielle d'une surface de plancher de 201.60 m², le réaménagement et la surélévation partielle d'un bâtiment à usage de bureaux pour une surface de plancher totale de 827.80 m² sur la parcelle cadastrée 038 située au 94 rue Rouget de Lisle à Suresnes. Par un arrêté en date du 25 août 2021, le maire de la commune de Suresnes a délivré à la SAS Amelot Investissement l'autorisation sollicitée. Par la présente requête, M. et Mme E demandent l'annulation de cet arrêté ainsi que de la décision par laquelle le maire de Suresnes a rejeté leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense :
En ce qui concerne la composition du dossier de demande du permis de construire :
2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; / d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; / e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; / f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ".
3. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits sont insuffisants, imprécis ou comportent des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Les requérants soutiennent que la notice architecturale du projet en litige serait insuffisante de sorte qu'elle ne permettrait pas d'apprécier l'implantation, l'organisation, la composition et le volume, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants. Toutefois, d'une part, il ressort des pièces du dossier de permis de construire que celui-ci comporte des photographies et des plans légendés ayant permis au service instructeur d'identifier avec précision les travaux projetés, ainsi qu'une notice architecturale décrivant le terrain et le projet envisagé. En outre, le dossier comporte un plan de situation, un plan de masse, un plan de coupe, ainsi que la notice descriptive faisant état de l'état initial du terrain, de ses abords, et de la description du projet concernant l'aménagement du terrain d'assiette et de ses abords, également illustrée par un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche comme lointain. Il s'ensuit que l'autorité administrative était en mesure d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement de sorte que le moyen tiré de l'insuffisance de la notice architecturale doit être écarté.
5. D'autre part, en se bornant à soutenir que le dossier de permis de construire déposé par la société pétitionnaire est incomplet au regard des exigences résultant des dispositions de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme, sans établir que les insuffisances alléguées auraient été de nature à fausser l'appréciation des services instructeurs, les requérants n'assortissent pas ce moyen des précisions suffisantes et ne mettent dès lors pas le tribunal à même d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend également : () / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse. () ".
7. Les requérants soutiennent que les documents photographiques du dossier de permis de construire ne permettent pas de situer correctement le projet dans son environnement proche. Il ressort des pièces du dossier que la demande de permis de construire comprend trois documents photographiques qui permettent d'apprécier l'insertion du projet dans son environnement proche et notamment son implantation par rapport aux maisons avoisinantes. Ces pièces conjuguées aux autres documents graphiques, photographies, plans de masse, plans des façades, au plan des toitures, à la notice architecturale et au plan de situation, permettaient aux services instructeurs de se représenter l'impact du projet sur les lieux avoisinants avec suffisamment de précision pour apprécier la conformité du projet aux règles urbanistiques. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance du dossier de permis de construire au regard des dispositions du d) de l'article R. 431-10 du code de l'urbanisme manque en fait et doit être écarté.
En ce qui concerne la conformité du permis de construire avec le règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Suresnes :
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 6 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Suresnes : " Les travaux sur les bâtiments existants sont autorisés, sous réserve de ne pas aggraver les non-respects des règles des articles 1 à 16 dans chaque zone du PLU ". Selon l'article UB 7 du plan local d'urbanisme, relatif à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives : " 7.1.1 En cas de retrait, la distance mesurée perpendiculairement et horizontalement, comptée en tout point de la façade d'un bâtiment par rapport à la limite séparative la plus proche, doit être : / - Au moins égale à la hauteur en out point de la façade du bâtiment, sans pouvoir être inférieure à 8 m lorsque la façade comporte une ou des baies principales : L = H = 89 m. / - Au moins égale à sa demi-hauteur en tout point de la façade du bâtiment, sans pouvoir être inférieure à 4 m, dans les autres cas : L = H/2 = 4 m. () 7.1.2 Lorsque les façades ne sont pas parallèles à la limite séparative, les deux règles suivantes se substituent à la règle énoncée à l'article 7.1.1 : / Si la façade comporte une ou des baies principales : / • La distance entre la limite séparative et le milieu de la façade du bâtiment, mesurée perpendiculairement et horizontalement doit au moins être égale à la hauteur de cette façade, avec un minimum de 8 m : L = H = 8 m. / A / • La distance entre la limite séparative et tout point de la façade du bâtiment, mesurée perpendiculairement et horizontalement doit être au moins égale aux 3/4 de la hauteur de cette façade, avec un minimum de 6 m : L = 3/4 H = 6 m / B les autres cas : / La distance entre la limite séparative et tout point de la façade du bâtiment, mesurée perpendiculairement et horizontalement, doit être au moins égale à la moitié de la hauteur de cette façade, sans pouvoir être inférieure à 4 m : L = H/2 = 4 m. () 7.3. Implantation par rapport aux limites séparatives dans la bande de constructibilité sur rue / 7.3.1 B les secteurs UBa, UBb, UBc : / Les constructions sont autorisées : / - Soit sur les limites séparatives si la façade sur la limite est aveugle. / - Soit en retrait de ces limites et conformément aux prescriptions de l'article 7.1. ". Il en résulte que l'article UB 7 doit être lu comme interdisant l'implantation en limite séparative de murs de façade autres qu'aveugles.
9. Par ailleurs, le lexique du plan local d'urbanisme définit la façade comme correspondant à : " () l'ensemble des points constituant la partie extérieure verticale d'une construction, inscrit dans le même plan par rapport à l'alignement ou à la limite qui s'y substitue, aux limites du terrain, aux autres constructions sur un même terrain " et indique que " sont également considérées comme façades, les parties de construction comportant des vues (telles que définies par l'article 677 du code civil), intégrées à des toitures. / Ne sont pas considérées comme façades, les saillies, ne créant pas de surface plancher. ". S'agissant de la notion de saillie, le plan local d'urbanisme le définit comme " () a) Toute partie de construction qui dépasse le nu de la façade. / b) Une avancée d'un élément de la construction, soit d'un mur (balcon, bow-widow,) soit d'un toit (lucarne) par rapport au nu de la façade et située au-dessus du niveau du sol. ".
10. D'une part, la façade Est du bâtiment B déjà existant, établi en limite séparative de la propriété des époux E, est aveugle. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé par le permis de construire en cause a vocation à porter destruction d'une partie du bâtiment pour l'organiser autour du jardin ainsi créé en son sein. Si les balcons en coursive sont implantés notamment au niveau R+1 autour de ce jardin, ceux-ci constituent des saillies et non une façade au sens du règlement du plan local d'urbanisme.
11. D'autre part, il ressort du plan des façades et des photographies transmises que les balcons en coursive créés à l'arrière de la construction projetée seront munis d'un brise-vue dans leurs parties donnant sur la façade Est qui empêchera toute vue sur la propriété des époux E. B ces conditions, cette partie de la façade doit être regardée comme aveugle au sens de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Suresnes. Par conséquent, le moyen tiré de l'aggravation de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 7.1.2 et UB 7.3.1 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
12. En quatrième lieu, l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune de Suresnes prévoit qu'en termes de stationnement pour les locaux à usage de bureaux : " Norme minimum : 35% de la surface de plancher () ".
13. D'une part, en se bornant à soutenir que le projet litigieux méconnaît l'article UB 12 précité, les requérants n'assortissent pas ce moyen des précisions suffisantes et ne met dès lors pas le tribunal à même d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen ne peut qu'être écarté.
14. D'autre part, ainsi qu'il ressort des dispositions citées au point 10, le plan local d'urbanisme autorise les travaux sur les bâtiments existants sous réserve de ne pas aggraver le non-respect des règles définies. En l'occurrence, il ressort des pièces du dossier de permis de construire que le projet n'a pas vocation à créer de surface de plancher supplémentaire, puisqu'il diminue de 51.8 m² la surface de plancher existante. Par suite, et dès lors que projet ne modifie pas le nombre de places de stationnement, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme du Suresnes doit être écarté.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. et Mme E ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté attaqué du 25 août 2021.
Sur les frais liés au litige :
16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Suresnes, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. et Mme E demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
17. Par ailleurs, dans les circonstances particulières de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Suresnes et de la SAS Amelot Investissement présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. D E et Mme F C épouse E est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Suresnes et de la SAS Amelot Investissement présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D E et Mme F C épouse E, à la commune de Suresnes et à la SAS Amelot Investissement.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Bertoncini, président,
Mme Saïh, première conseillère,
Mme Cuisinier-Heissler, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le président-rapporteur,
Signé
T. Bertoncini
L'assesseure la plus ancienne
dans l'ordre du tableau,
Signé
Z. SaïhLa greffière,
Signé
N. Magen
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026