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AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2201432

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2201432

mercredi 30 novembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2201432
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation10ème Chambre
Avocat requérantROCHICCIOLI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 février 2022, M. D, représenté par Me Rochiccioli, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 8 septembre 2021 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un certificat de résidence, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention " vie privée et familiale ", dans le délai d'un mois courant à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de le munir, dans l'intervalle, d'une autorisation provisoire de séjour ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros à verser à son conseil en application des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

Sur la décision de refus de séjour :

- le préfet doit établir, par la production de l'avis du collège de médecins, la régularité de la procédure s'agissant de la collégialité de la délibération, de la désignation des médecins composant le collège, de la présence du médecin rapporteur au sein du collège ayant émis l'avis et des éléments médicaux qui ont été pris en compte ;

- la décision en litige méconnaît l'article 6-7 de l'Accord franco-algérien, dès lors qu'il ne peut bénéficier du traitement qui lui est nécessaire en Algérie en l'absence de centres de référence des maladies rares dans ce pays ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision lui faisant obligation de quitter le territoire :

- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui refusant un titre de séjour elle-même illégale ;

- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et procède d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Sur la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :

- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- elle est entachée d'erreur de droit, dès lors que le préfet n'est pas tenu par le délai de trente jours fixé par l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juillet 2022, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête. Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. D a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle par une décision en date du 15 novembre 2021 du bureau d'aide juridictionnelle établi près le tribunal judiciaire de Pontoise.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêté du 5 janvier 2017 fixant les orientations générales pour l'exercice par les médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, de leurs missions, prévues à l'article L. 313-11 (11°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a décidé de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 17 novembre 2022 :

- le rapport de Mme B ;

- les observations de Me Bahic, substituant Me Rochiccioli, et de Mme F, élève avocate, qui maintient les moyens de la requête ;

- le préfet du Val-d'Oise n'étant ni présent ni représenté.

Considérant ce qui suit :

1. M. C D, ressortissant algérien né le 4 janvier 1988, entré en France, selon ses déclarations, le 2 février 2019, a sollicité le 22 décembre 2020 un certificat de résidence sur le fondement de l'article 6-7 de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 8 septembre 2021, dont l'intéressé demande l'annulation, le préfet du Val-d'Oise lui a refusé le titre de séjour sollicité et l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un certificat de résidence :

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat ". L'article 3 de l'arrêté du 5 janvier 2017 susvisé prévoit que : " L'avis du collège de médecin de l'OFII est établi sur la base du rapport médical élaboré par un médecin de l'office () ainsi que des informations disponibles sur les possibilités de bénéficier effectivement d'un traitement approprié dans le pays dont le demandeur d'un titre de séjour pour raison de santé est originaire. Les possibilités de prise en charge dans ce pays des pathologies graves sont évaluées () en s'appuyant sur une combinaison de sources d'informations sanitaires. L'offre de soins s'apprécie notamment au regard de l'existence de structures, d'équipements, de médicaments et de dispositifs médicaux, ainsi que de personnels compétents nécessaires pour assurer une prise en charge appropriée de l'affection en cause. L'appréciation des caractéristiques du système de santé doit permettre de déterminer la possibilité ou non d'accéder effectivement à l'offre de soins et donc au traitement approprié. (). " Et aux termes de l'article 6 de l'arrêté du 27 décembre 2016 relatif aux conditions d'établissement et de transmission des certificats médicaux, rapports médicaux et avis mentionnés aux articles R. 313-22, R. 313-23 et R. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Au vu du rapport médical mentionné à l'article 3, un collège des médecins désigné pour chaque dossier dans les conditions prévues à l'article 5 émet un avis () précisant : / a) si l'état de santé de l'étranger nécessite ou non une prise en charge médicale ; / b) si le défaut de cette prise en charge peut ou non entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité sur son état de santé ; / c) si, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont le ressortissant étranger est originaire, il pourrait ou non y bénéficier effectivement d'un traitement approprié ; / d) la durée prévisible du traitement. / Dans le cas où le ressortissant étranger pourrait bénéficier effectivement d'un traitement approprié, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, le collège indique, au vu des éléments du dossier du demandeur, si l'état de santé de ce dernier lui permet de voyager sans risque vers ce pays. / Cet avis mentionne les éléments de procédure. / Le collège peut délibérer au moyen d'une conférence téléphonique ou audiovisuelle. / L'avis émis à l'issue de la délibération est signé par chacun des trois médecins membres du collège. ".

3. D'une part, M. D soutient que l'arrêté en litige a été édicté à l'issue d'une procédure irrégulière, au motif que l'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) ne lui a pas été transmis et que la régularité de son adoption, quant à la collégialité de la délibération du collège de médecins et à la désignation des médecins le composant, ne peut être vérifiée. Toutefois, aucune disposition législative ou réglementaire n'impose à l'autorité préfectorale de joindre à une décision de refus de titre de séjour sollicité en qualité d'étranger malade l'avis émis par le collège de médecins. Par ailleurs, si l'intéressé fait état de l'impossibilité de s'assurer de la collégialité de la délibération par laquelle le collège des médecins a rendu l'avis requis, la mention portée sur l'avis produit par le préfet selon laquelle le collège de médecins de l'OFII s'est prononcé " après en avoir délibéré " fait foi jusqu'à preuve du contraire et suffit à établir le caractère collégial de la délibération du collège de médecins. Si le requérant conteste également, sans précision, la régularité de la désignation des médecins formant ce collège, il ressort de la décision du directeur général de l'OFII INTV2108145 du 1er mai 2021, mise en ligne sur le site de l'OFII et que, eu égard au caractère réglementaire des actes de délégation de signature, le juge peut prendre en compte sans méconnaître le principe du caractère contradictoire de la procédure alors même qu'elle n'est pas versée au dossier, que les docteurs Lévy-Attias, Ruggieri et Mesbahi, composant le collège des médecins ont été régulièrement désignés pour siéger en son sein. Il ressort enfin des pièces du dossier que le médecin rapporteur n'a pas siégé au sein du collège ayant émis l'avis du 3 mai 2021.

4. D'autre part, le requérant fait valoir que, faute de production des éléments sur lesquels le collège des médecins s'est fondé pour rendre son avis, il est impossible de s'assurer de la régularité de procédure. Compte tenu du caractère incurable de la pathologie du requérant, qui ressort des pièces du dossier, le requérant ne saurait utilement alléguer d'une irrégularité procédurale au motif qu'il ne peut être vérifié que le collège des médecins a sérieusement examiné la disponibilité effective du traitement requis dans son pays d'origine.

5. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure manque en fait et doit être écarté.

6. En deuxième lieu, aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien susvisé : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivré de plein droit : () 7. Au ressortissant algérien, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité, sous réserve qu'il ne puisse effectivement bénéficier d'un traitement approprié dans son pays () ".

7. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) allant dans le sens de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires. En cas de doute, il lui appartient de compléter ces échanges en ordonnant toute mesure d'instruction utile.

8. Il ressort de l'avis du collège de médecins de l'OFII du 3 mai 2021, que le préfet du Val-d'Oise s'est approprié pour fonder sa décision, que l'état de santé de M. D nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'il peut bénéficier d'un traitement approprié dans son pays d'origine, vers lequel il peut voyager sans risque. Si M. D conteste cet avis en faisant état du suivi dont il bénéficie au centre hospitalier des Quinze-Vingt afin d'apprécier l'évolution de la dystrophie rétinienne sévère dont il souffre et le risque de transmission génétique, il reconnaît lui-même et l'établit par les pièces qu'il produit, que cette pathologie est actuellement incurable et nécessite seulement un suivi de son évolution en vue d'éviter une éventuelle aggravation, comme le confirme le certificat médical établi le 4 octobre 2021. A ce titre, M. D n'allègue, ni, a fortiori, n'établit, que sa pathologie aurait évolué défavorablement, dès lors que les certificats médicaux datés du 4 octobre 2021 et du 27 octobre 2021 se bornent à faire état du suivi dont il bénéficie sans se prononcer sur ce point. S'il indique que sa participation à un essai clinique lui permettrait d'espérer retrouver la vue, il ne fait état d'aucun essai actuel ou envisagé de manière certaine dans un avenir plus ou moins proche. Dans ces conditions, faute d'éléments de nature à infirmer l'appréciation du collège des médecins de l'OFII selon laquelle le requérant peut effectivement bénéficier dans son pays d'origine d'un traitement approprié à la pathologie dont il souffre, le moyen tiré de ce que le préfet du Val-d'Oise aurait méconnu les stipulations précitées du 7 de l'article 6 de l'accord franco-algérien en refusant de délivrer au requérant un certificat de résidence doit être écarté.

9. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux qui viennent d'être exposés, le moyen tiré de l'erreur manifeste commise par le préfet du Val-d'Oise dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant doit être écarté.

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

10. En premier lieu, la décision refusant la délivrance d'un certificat de résidence à M. D n'étant pas entachée d'illégalité, le requérant n'est pas fondé à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle est fondée, serait elle-même, pour ce motif, entachée d'illégalité.

11. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale () " M. D fait valoir qu'arrivé en France en 2019, il s'est intégré et a pu trouver un emploi. Toutefois, son arrivée en France est récente et il ne conteste aucune des mentions de l'arrêté en litige selon lesquelles il est célibataire, sans charge de famille et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident ses parents et sa fratrie et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 31 ans. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à la durée et aux conditions de son séjour, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée aurait porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts en vue desquels elle a été prise. Le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, par suite, être écarté.

En ce qui concerne la décision fixant le délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, la décision faisant obligation à M. D de quitter le territoire n'étant pas entachée d'illégalité, le requérant n'est pas fondé à soutenir, par la voie de l'exception, que la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire qui l'assortit, serait elle-même, pour ce motif, entachée d'illégalité.

13. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. "

14. Dès lors que le délai de trente jours accordé à un étranger pour exécuter une obligation de quitter le territoire français constitue le délai de départ volontaire de droit commun, l'absence de prolongation de ce délai n'a pas à faire l'objet d'une motivation spécifique, à moins que l'étranger ait expressément demandé le bénéfice d'une telle prolongation ou qu'il ait fait valoir des éléments justifiant que ce délai soit prolongé. En l'espèce, n'alléguant pas avoir formulé une telle demande ou avoir fait valoir de tels éléments, M. D ne peut utilement soutenir que la décision lui accordant un délai de départ volontaire de trente jours est insuffisamment motivée.

15. En troisième lieu, la seule circonstance que le préfet du Val-d'Oise n'ait pas estimé nécessaire de prolonger, de sa propre initiative, au-delà de trente jours le délai de départ volontaire de M. D n'est pas de nature à révéler qu'il s'est estimé en situation de compétence liée vis à vis de ce délai de principe. Il en résulte que le moyen tiré de ce que le préfet du Val-d'Oise a méconnu l'étendue de sa compétence doit être écarté.

16. En dernier lieu, si M. D soutient qu'en ne prenant pas en compte son état de santé pour lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours le préfet du Val-d'Oise a entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, un tel moyen ne peut qu'être écarté pour les motifs énoncés au point 8 du présent jugement.

17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. D doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction, et celles relatives aux dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. D est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. C D, à Me Rochiccioli et au préfet du Val-d'Oise.

Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Bories, présidente,

M. A et Mme E, premiers conseillers,

Assistés de Mme Lefebvre, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.

La présidente-rapporteure,

signé

C. B

L'assesseur le plus ancien,

signé

M. ALa greffière,

signé

S. Lefebvre

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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