mercredi 11 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2201574 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | CABINET ARVIS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête sommaire et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 3 février 2022, 23 février 2022 et 20 juillet 2024, Mme C A, représentée par Me Arvis, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision en date du 2 décembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Clamart a refusé de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 25 janvier 2018 ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Clamart de lui accorder un congé pour invalidité temporaire imputable au service ou à défaut de réexaminer sa demande, dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Clamart la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation en droit ;
- elle méconnaît les dispositions des articles 9 et 16 du décret n°87-602 du 30 juillet 1987 et de l'article 21 de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme dès lors que la commission de réforme s'est prononcée en l'absence d'un rapport écrit du médecin du travail ;
- elle est entachée d'une erreur de fait et méconnait l'autorité de la chose jugée par le jugement n° 19003397 rendu par ce tribunal le 19 avril 2021, dès lors que la commune ne s'est prononcé que sur l'imputabilité au service de ses arrêts de travail du 25 janvier au 27 février 2018 et non sur ceux portant sur la période du 27 février 2017 au 30 mars 2020 ;
- elle est entachée d'une erreur d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur de droit et méconnait le champ d'application de la loi, le maire de la commune s'étant fondé sur les dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, inapplicables à sa situation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 décembre 2022, la commune de Clamart conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par une ordonnance du 29 août 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 17 septembre 2024 à 12h.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité sociale ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le décret n° 86-68 du 13 janvier 1986 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale et de la fonction publique hospitalière ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Colin, rapporteure,
- et les conclusions de M. Belhadj, rapporteur public.
1. Mme C A, adjoint administratif territorial principal titulaire, exerce les fonctions de secrétaire au sein du service des archives municipales de la commune de Clamart depuis septembre 2010. Estimant avoir été victime d'un accident de service survenu le 23 janvier 2018, elle a sollicité le bénéfice, le 26 novembre 2018, d'un congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 25 janvier 2018 qui lui a été refusé par une décision du maire de la commune de Clamart du 15 janvier 2019. Par un jugement n°1903397 du 19 avril 2021, ce tribunal a annulé cette décision et enjoint à la commune de Clamart de réexaminer sa situation. Saisie dans le cadre du réexamen de cette demande, le 1er mars 2021, la commission de réforme, estimant que la demande de Mme A relève d'une maladie d'origine professionnelle non désignée dans un tableau, a sursis à statuer sur sa situation dans l'attente de son examen par un psychiatre agrée. A l'issue de sa séance du 19 novembre 2021, la commission de réforme départementale a rendu un avis défavorable à la reconnaissance de l'imputabilité au service de la maladie professionnelle de l'intéressée. Par une décision du 2 décembre 2021, le maire de la commune de Clamart a refusé de faire droit à la demande de Mme A. Par la présente requête, Mme A demande l'annulation de la décision du 2 décembre 2021.
Sur les conclusions à fin d'annulation
2. D'une part, aux termes de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans sa rédaction applicable au litige : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. (). / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite, à l'exception des blessures ou des maladies contractées ou aggravées en service, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident, même après la date de radiation des cadres pour mise à la retraite. Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident ou de la maladie est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales.
3. D'autre part, aux termes de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires issu de l'ordonnance du 19 juillet 2017, créé par l'ordonnance du 19 janvier 2017 portant diverses dispositions relatives au compte personnel d'activité, à la formation et à la santé et la sécurité au travail dans la fonction publique, et abrogé par l'ordonnance du 24 novembre 2021 portant partie législative du code général de la fonction publique : " I.- Le fonctionnaire en activité a droit à un congé pour invalidité temporaire imputable au service lorsque son incapacité temporaire de travail est consécutive à un accident reconnu imputable au service, à un accident de trajet ou à une maladie contractée en service définis aux II, III et IV du présent article. () / IV.-Est présumée imputable au service toute maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale et contractée dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice par le fonctionnaire de ses fonctions dans les conditions mentionnées à ce tableau. / () Peut également être reconnue imputable au service une maladie non désignée dans les tableaux de maladies professionnelles mentionnés aux articles L. 461-1 et suivants du code de la sécurité sociale lorsque le fonctionnaire ou ses ayants droit établissent qu'elle est essentiellement et directement causée par l'exercice des fonctions et qu'elle entraîne une incapacité permanente à un taux déterminé et évalué dans les conditions prévues par décret en Conseil d'Etat. () ".
4. Aux termes de l'article 37-8 du décret du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux : " Le taux d'incapacité permanente servant de seuil pour l'application du troisième alinéa du [IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983] est celui prévu à l'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale () ". L'article R. 461-8 du code de la sécurité sociale prévoit que ce taux est de 25%. Selon l'article 15 du décret n° 2019-301 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale : " Le fonctionnaire en congé à la suite d'un accident ou d'une maladie imputable au service continue de bénéficier de ce congé jusqu'à son terme. Toute prolongation de ce congé postérieure à l'entrée en vigueur du présent décret est accordée dans les conditions prévues au chapitre Ier. / Les conditions de forme et de délais prévues aux articles 37-2 à 37-7 du décret du 30 juillet 1987 précité ne sont pas applicables aux fonctionnaires ayant déposé une déclaration d'accident ou de maladie professionnelle avant l'entrée en vigueur du présent décret. / () ".
5. L'application des dispositions précitées de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 étant manifestement impossible en l'absence d'un texte réglementaire d'application, ces dispositions ne sont donc entrées en vigueur, en tant qu'elles s'appliquent à la fonction publique territoriale, qu'à la date d'entrée en vigueur, le 12 avril 2019, du décret du 10 avril 2019 relatif au congé pour invalidité temporaire imputable au service dans la fonction publique territoriale, par lequel le pouvoir réglementaire a pris les dispositions réglementaires nécessaires pour cette fonction publique et dont l'intervention était, au demeurant, prévue, sous forme de décret en Conseil d'Etat, par le VI de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 résultant de l'article 10 de l'ordonnance du 19 janvier 2017. Il en résulte que les dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 dans leur rédaction antérieure à celle résultant de l'ordonnance du 19 janvier 2017 sont demeurées applicables jusqu'à l'entrée en vigueur du décret du 10 avril 2019.
6. Enfin, les droits des agents publics en matière d'accident de service et de maladie professionnelle sont constitués à la date à laquelle l'accident est intervenu ou la maladie diagnostiquée.
7. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que pour refuser, par sa décision du 2 décembre 2021, de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie présentée par Mme A, le maire de la commune de Clamart, qui a entendu s'approprier le sens et les motifs de l'avis rendu par la commission de réforme le 19 novembre 2021, a retenu la circonstance que s'il existait un lien entre la pathologie présentée par l'intéressée et les conditions d'exercice de ses fonctions, elle ne satisfaisait pas à la condition tenant au taux d'incapacité permanente partielle d'au moins 25%. Compte tenu du motif ainsi retenu, la commune a fait application des dispositions du IV de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983. Or, ressaisi, suite à l'annulation, par le jugement n°1903397 du 19 avril 2021, du premier refus, du 15 janvier 2019, de reconnaître l'imputabilité au service de la pathologie dont souffre Mme A, le maire de la commune de Clamart s'est trouvé à nouveau saisi de la demande de reconnaissance d'imputabilité au service de cette pathologie présentée par l'intéressée le 16 novembre 2018. Il appartenait, en conséquence, au maire d'examiner cette demande au regard des dispositions applicables à la date à laquelle la maladie de cette dernière a été diagnostiquée, soit au regard des dispositions de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984, dans leur rédaction antérieure à l'entrée en vigueur, le 13 avril 2019. Le maire de la commune de Clamart a ainsi entaché sa décision du 2 décembre 2021, qui est au surplus non motivé en droit, d'une erreur de droit en examinant la demande de la requérante sur le fondement de dispositions de l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, inapplicables en l'espèce.
8. En second lieu, aux termes de l'article 9 du décret 87-602 du 30 juillet 1987 pris pour l'application de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale et relatif à l'organisation des comités médicaux, aux conditions d'aptitude physique et au régime des congés de maladie des fonctionnaires territoriaux, dans sa rédaction applicable à la présente espèce : " Le médecin du service de médecine préventive prévu à l'article 108-2 de la loi du 26 janvier 1984 susvisée compétent à l'égard du fonctionnaire dont le cas est soumis au comité médical est informé de la réunion et de son objet. Il peut obtenir s'il le demande communication du dossier de l'intéressé. Il peut présenter des observations écrites ou assister à titre consultatif à la réunion. () ". L'article 16 du même décret prévoyait également que le dossier soumis à la commission de réforme devait comprendre un rapport écrit du médecin de prévention.
9. Il ressort des pièces du dossier et notamment de l'examen des procès-verbaux des commissions de réforme de 1er mars et 29 novembre 2021, que le médecin de prévention compétent n'a remis aucun rapport écrit à ces deux commissions de réforme, en méconnaissance des dispositions citées au point 8. Si la commune fait valoir qu'il lui avait été indiqué par la commission de réforme qu'il n'y avait lieu de communiquer le rapport du médecin de prévention que si elle l'estimait pertinent, la commune ne soutient ni même n'allègue que le médecin de prévention aurait établi un tel rapport ni n'établit que la remise de ce rapport n'aurait pas été pertinent alors qu'il ressort des conclusions de l'expertise médicale réalisée par le Dr B, expert psychiatre qui a examiné l'intéressée le 28 mai 2021, " qu'il est regrettable de n'avoir aucune information ou courrier du médecin du travail ". Ainsi, ces commissions ont siégé sans disposer des observations éventuelles du médecin de prévention sur l'état de santé de Mme A. Compte- tenu de la nature des missions dévolues au médecin de prévention, qui ne se confondent pas avec celles d'un médecin agréé, ni même d'un expert psychiatre, l'intéressée doit dès lors être regardée comme ayant été privée d'une garantie. Ce vice de procédure entache d'illégalité la décision du 2 décembre 2021.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la décision du 2 décembre 2021 par laquelle le maire de la commune a refusé de reconnaitre imputable au service la maladie de Mme A doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d'injonction:
11. Eu égard aux motifs d'annulation du présent jugement, il y a lieu d'enjoindre à la commune de Clamart de réexaminer la demande d'imputabilité au service de la pathologie déclarée par Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais liés au litige :
12. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent et le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
13. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Clamart la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par Mme A sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : La décision du maire de la commune de Clamart du 2 décembre 2021 est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au maire de la commune de Clamart de réexaminer la demande d'imputabilité au service de la pathologie déclarée par Mme A dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Clamart versera à Mme A une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et à la commune de Clamart.
Délibéré après l'audience du 20 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Ouillon , président,
M. Louvel, premier conseiller,
Mme Colin, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2024.
La rapporteure,
signé
C. Colin
Le président,
signé
S. Ouillon
La greffière
signé
M-J. Ambroise
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
N°2201574
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026