mardi 4 octobre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202292 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TOUJAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 février 2022 et 30 mars 2022, M. B A, représenté par Me Toujas, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté en date du 27 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le délai de départ volontaire et le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, de lui délivrer un titre de séjour mention " vie privée et familiale " ou " salarié ", dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, et dans ce délai, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle, ou, à titre subsidiaire et s'il n'était pas admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour
- le signataire de la décision était incompétent ;
- la décision est insuffisamment motivée, dès lors que le préfet des Hauts-de-Seine se fonde sur un avis défavorable de la police aux frontières relatif à l'authenticité des documents, que le préfet ne produit pas, et qui ne concerne que l'extrait d'acte de naissance, alors qu'il produit d'autres pièces pour établir son identité que le préfet ne mentionne pas ;
- le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation, dès lors qu'il ne fait pas état de sa formation professionnelle passée et actuelle ;
- la décision est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine des autorités maliennes pour vérifier l'authenticité de l'acte de naissance, ce qui méconnaît les dispositions de l'article 1er du décret n°2015-1740 du 24 décembre 2015 ;
- la décision méconnaît les dispositions de l'article R.431-10 du CESEDA et de l'article 47 du code civil et est entachée d'erreur de fait ;
- elle est entachée d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation dans la mise en œuvre des critères de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'arrêté est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa vie privée, familiale et professionnelle ;
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français et les décisions fixant le délai de départ volontaire et fixant le pays de destination
- ces décisions sont illégales, dès lors que la décision de refus de titre de séjour qui les fondent est illégale ;
- elles sont entachées d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code civil ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état-civil étranger ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Huon, président-rapporteur ;
- et les observations de Me Toujas, pour M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, de nationalité malienne, est entré en France en janvier 2019 démuni de visa selon ses allégations. Se disant né le 11 novembre 2002, à la suite d'un jugement du juge des enfants en date du 28 mars 2019, il a été pris en charge, à compter du 8 avril 2019, en tant que mineur isolé, par les services de l'aide sociale à l'enfance du département des Hauts-de-Seine pour une durée d'un an, puis après renouvellement de cette prise en charge, jusqu'au 11 septembre 2022. Le 25 mai 2021, il a sollicité son admission au séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté en date du 27 janvier 2022, le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé la délivrance du titre de séjour sollicité, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé le délai de départ volontaire et le pays à destination duquel il est susceptible d'être reconduit. Par la présente requête, M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur la demande d'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application de ces dispositions, l'admission provisoire de M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
Sur la décision portant refus de séjour :
4.La décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivée, peu importe à cet égard la pertinence des motifs retenus.
5.Il s'évince de cette décision que le préfet, qui d'ailleurs a examiné la possibilité de régulariser le séjour du requérant sur un autre fondement que celui invoqué, s'est livré à un examen particulier de sa situation.
6.Aux termes des dispositions de l'article L.811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " : " La vérification de tout acte d'état civil étranger est effectuée dans les conditions définies par l'article 47 du code civil ". L'article 47 du code civil dispose que : " Tout acte de l'état civil des Français et des étrangers fait en pays étranger et rédigé dans les formes usitées dans ce pays fait foi, sauf si d'autres actes ou pièces détenus, des données extérieures ou des éléments tirés de l'acte lui-même établissent, le cas échéant après toutes vérifications utiles, que cet acte est irrégulier, falsifié ou que les faits qui y sont déclarés ne correspondent pas à la réalité ". En vertu de l'article 1er du décret susvisé n° 2015-1740 du 24 décembre 2015 relatif aux modalités de vérification d'un acte de l'état-civil étranger : " Lorsque, en cas de doute sur l'authenticité ou l'exactitude d'un acte de l'état civil étranger, l'autorité administrative saisie d'une demande d'établissement ou de délivrance d'un acte ou de titre procède ou fait procéder, en application de l'article 47 du code civil, aux vérifications utiles auprès de l'autorité étrangère compétente, le silence gardé pendant huit mois vaut décision de rejet. Dans le délai prévu à l'article L. 231-4 du code des relations entre le public et l'administration, l'autorité administrative informe par tout moyen l'intéressé de l'engagement de ces vérifications. ".
7.Il résulte de ces dispositions que la force probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger peut être combattue par tout moyen susceptible d'établir que l'acte en cause est irrégulier, falsifié ou inexact. En cas de contestation par l'administration de la valeur probante d'un acte d'état civil établi à l'étranger, il appartient au juge administratif de former sa conviction au vu de l'ensemble des éléments produits par les parties. Pour juger qu'un acte d'état civil produit devant lui est dépourvu de force probante, qu'il soit irrégulier, falsifié ou inexact, le juge doit en conséquence se fonder sur tous les éléments versés au dossier dans le cadre de l'instruction du litige qui lui est soumis. Ce faisant, il lui appartient d'apprécier les conséquences à tirer de la production par l'étranger d'une carte consulaire ou d'un passeport dont l'authenticité est établie ou n'est pas contestée, sans qu'une force probante particulière puisse être attribuée ou refusée par principe à de tels documents.
8.Pour refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour, le préfet de des Hauts-de-Seine s'est fondé sur le fait que " le document d'état civil produit par M. B A est irrégulier et ne peut donc être regardé comme faisant foi en application de l'article 47 du code civil ", que " l'intéressé ne peut donc justifier de son état civil" et qu'ainsi " le bénéfice de la carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou la mention " travailleur temporaire " sur le fondement de l'article L.435-3 du code précité ne peut lui être accordé ".
9.Il est constant que le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas procédé auprès des autorités maliennes dans les conditions prévues par les dispositions précitées du code civil et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, aux vérifications des documents d'état civil produits par M. A, constitués, à la date de la décision attaquée, par un extrait d'acte de naissance malien délivré le 10 décembre 2018 par les autorités maliennes indiquant une date de naissance au 11 novembre 2002, un jugement supplétif du 27 novembre 2018 indiquant son identité complète, la même date de naissance, une carte d'identité malienne délivrée le 29 novembre 2018, et un passeport délivré le 21 février 2020 par le consulat, indiquant chaque fois une date de naissance similaire. Le préfet, suivant un avis défavorable de la direction centrale de la police aux frontières, s'est ainsi borné à relever que le seul extrait d'acte de naissance comportait des erreurs matérielles, relatives à l'orthographe du mot " officier ", à l'impression " toner " de certaines mentions et à l'inscription en chiffres de la date. Toutefois, à supposer même que ces caractéristiques puissent faire naître un doute sur l'authenticité du document en cause, il ressort des pièces du dossier que M. A a obtenu le 29 décembre 2021, la délivrance d'un acte de naissance qui ne comportait pas les erreurs en cause. Dès lors que le préfet ne conteste ni l'authenticité de ce document ni celle des autres documents produits, dont les mentions claires sont concordantes, M. A doit être regardé comme établissant sa date de naissance le 11 novembre 2002. Par suite, en lui opposant le caractère douteux de sa date de naissance, le préfet des Hauts-de-Seine a inexactement apprécié les pièces qui lui étaient soumises.
10.Toutefois, en défense, l'administration se prévaut d'un autre motif tiré de ce qu'ayant obtenu en juillet 2021 un CAP de cuisinier, il ne pouvait être regardé comme suivant une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle.
11.Aux termes des dispositions de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A titre exceptionnel, l'étranger qui a été confié à l'aide sociale à l'enfance ou du tiers digne de confiance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans et qui justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle peut, dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ", sous réserve du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans le pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil ou du tiers digne de confiance sur l'insertion de cet étranger dans la société française. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. "
12.Lorsqu'il examine une demande d'admission exceptionnelle au séjour en qualité de " salarié " ou " travailleur temporaire ", présentée sur le fondement de ces dispositions, le préfet vérifie tout d'abord que l'étranger est dans l'année qui suit son dix-huitième anniversaire, qu'il a été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et dix-huit ans, qu'il justifie suivre depuis au moins six mois une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle et que sa présence en France ne constitue pas une menace pour l'ordre public. Il lui revient ensuite, dans le cadre du large pouvoir dont il dispose, de porter une appréciation globale sur la situation de l'intéressé, au regard notamment du caractère réel et sérieux du suivi de cette formation, de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de l'avis de la structure d'accueil sur l'insertion de cet étranger dans la société française. Il appartient au juge administratif, saisi d'un moyen en ce sens, de vérifier que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste dans l'appréciation ainsi portée.
13.Il ressort des pièces du dossier que, M. A, entré en France en janvier 2019 et ayant été confié à l'aide sociale à l'enfance entre l'âge de seize ans et l'âge de dix-huit ans en qualité de mineur isolé, a obtenu, en 5 juillet 2021, un CAP de cuisinier à l'issue d'une formation de deux ans. Ayant décidé de changer d'orientation, il a entrepris, en septembre 2021, de préparer un CAP " monteur en installations sanitaires " au BTP CFA de Rueil-Malmaison et, à cette fin, a signé un contrat d'apprentissage avec l'entreprise " Cosi ". L'intéressé, dont la première formation, clairement distincte de la seconde, avait pris fin en juillet 2021 avec l'obtention du diplôme convoité, ne justifiait donc pas, à la date de la décision contestée, suivre depuis au moins six mois, une formation destinée à lui apporter une qualification professionnelle. Le préfet des Hauts-de-Seine pouvait dès lors légalement, pour ce seul motif, refuser à M. A l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L.435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans que l'intéressé puisse utilement reprocher à l'administration de n'avoir pas porté une appréciation globale sur sa situation au regard notamment de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine et de son insertion dans la société française ni de ne pas avoir sollicité l'avis de la structure d'accueil.
14.Aux termes des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. I1 ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à son droit au respect de sa vie privée et familiale en France doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.
15.Il ressort des pièces du dossier que M. A, entré en France à une date récente à la date de l'arrêté attaqué, n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident sa mère et sa sœur, alors que, célibataire et sans charge de famille, il ne fait état d'aucune attache particulière en France et n'y justifie pas d'une intégration durable et ancienne. S'il a été pris en charge par l'aide sociale à l'enfance et obtenu une qualification professionnelle, ces circonstances récentes ne font nullement obstacle à ce qu'il poursuive une vie privée et professionnelle normale dans son pays d'origine. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise. Elle n'a ainsi pas méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas entachée d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de ses conséquences sur la situation du requérant.
Sur les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixant un délai de départ volontaire :
16.Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de ces décisions en conséquence de l'illégalité de la décision portant refus de séjour.
17.Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 15, lesdites décisions ne sont pas entachées d'une erreur manifeste quant à l'appréciation de leurs conséquences sur la situation du requérant.
18.Il résulte de tout ce qui précède, que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 27 janvier 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine lui a refusé un titre de séjour. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Toujas, conseil de M. A, et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 20 septembre 2022 à laquelle siégeaient :
- M. Huon, président-rapporteur ;
- Mme Colin, premier conseiller ;
- Mme Cuisinier Heissler, premier conseiller ;
assistés de Mme Tainsa, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 octobre 2022.
L'assesseur le plus ancien,
signé
C. Colin Le président,
signé
C. Huon
La greffière,
signé
A. Tainsa
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2202292
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026