mercredi 30 novembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202616 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | BLACHE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 février 2022, M. A, représenté par Me Blache, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 23 décembre 2021 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans le délai de trente jours, et a fixé le pays de renvoi ;
2°) d'enjoindre au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " étudiant ", dans un délai de 15 jours courant à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou de réexaminer sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de sa renonciation à percevoir la part contributive de l'Etat à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur la décision de refus de séjour :
- la décision en litige a été prise par une autorité incompétente ;
- elle méconnait l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle contrevient à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision lui faisant obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle méconnait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation.
Sur la décision fixant le pays de renvoi :
- cette décision est illégale pour être fondée sur une décision lui faisant obligation de quitter le territoire elle-même illégale.
La clôture de l'instruction a été fixée au 10 mai 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2022, qui n'a pas été communiqué, le préfet du Val-d'Oise conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a décidé de dispenser le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme D a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B A, ressortissant togolais né le 12 février 1990, entré régulièrement en France le 3 octobre 2017 muni d'un visa " D " valant titre de séjour, s'est vu délivrer un titre de séjour valable jusqu'au 24 juillet 2019 puis a sollicité, le 23 novembre 2021, un titre de séjour en qualité d'étudiant, sur le fondement de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sa demande a été rejetée par arrêté du préfet du Val-d'Oise du 23 décembre 2021, lui faisant également obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixant le pays de renvoi. M. A demande au tribunal l'annulation de cet arrêté.
Sur l'admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. () ". Selon l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. L'étranger peut demander le bénéfice de l'aide juridictionnelle au plus tard lors de l'introduction de sa requête en annulation. () ".
3. M. A a déposé le 20 janvier 2022, préalablement à l'introduction de sa requête en excès de pouvoir, une demande d'aide juridictionnelle sur laquelle il n'a pas encore été statué. Dès lors, eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur cette requête, il y a lieu de prononcer son admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour :
4. En premier lieu, la décision en litige a été signée par Mme E F, adjointe au directeur des migrations et de l'intégration de la préfecture du Val-d'Oise, qui bénéficiait d'une délégation de signature en vertu d'un arrêté n°21-038 du 21 octobre 2021, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, à l'effet de signer " tout arrêté de refus de délivrance de titre de séjour notifié aux ressortissants étrangers () ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision contestée manque en fait et doit être écarté.
5. En deuxième lieu, d'une part, aux termes de l'article R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le silence gardé par l'administration sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ". Et aux termes de l'article R. 432-2 dudit code : " La décision implicite mentionnée à l'article R.* 432-1 naît au terme d'un délai de quatre mois ".
6. D'autre part, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an. / En cas de nécessité liée au déroulement des études ou lorsque l'étranger a suivi sans interruption une scolarité en France depuis l'âge de seize ans et y poursuit des études supérieures, l'autorité administrative peut accorder cette carte de séjour sous réserve d'une entrée régulière en France et sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Cette carte donne droit à l'exercice, à titre accessoire, d'une activité professionnelle salariée dans la limite de 60 % de la durée de travail annuelle. ". Et aux termes de l'article L. 412-3 du même code : " Par dérogation à l'article L. 412-1 l'autorité administrative peut, sans que soit exigée la production du visa de long séjour mentionné au même article, accorder les cartes de séjour suivantes : 1° La carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " prévue à l'article L. 422-1 ; "
7. Il résulte de ces dispositions que le préfet, en vertu de son pouvoir gracieux de régularisation, peut délivrer un titre de séjour en qualité d'étudiant au demandeur qui ne peut présenter un visa de long séjour pour des cas très particuliers et en tenant compte des motifs pour lesquels le visa de long séjour ne peut être présenté, du niveau de formation de l'intéressé, ainsi que des conséquences que présenterait un refus de séjour pour la suite de ses études. En outre, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour présenté en qualité d'étudiant, d'apprécier, sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies, en tenant compte, notamment, de l'assiduité, de la progression et de la cohérence du cursus suivi et que le postulant dispose de moyens d'existence suffisants, ces critères présentant un caractère cumulatif.
8. Pour refuser à M. A la délivrance d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, le préfet du Val-d'Oise s'est fondé, au préalable, sur la circonstance que, faute d'avoir sollicité le renouvellement de son titre de séjour dans le délai de deux mois précédant son expiration, il est en situation irrégulière depuis le 4 mars 2020 et sa demande doit être regardée comme une première demande de titre de séjour, subordonnée à la présentation d'un visa de long séjour. Il ressort des pièces du dossier que M. A est entré en France le 3 octobre 2017, sous couvert d'un visa " D " valant premier titre de séjour en qualité d'étudiant valable du 20 septembre 2017 au 20 juillet 2018, puis a été mis en possession d'un titre de séjour dont la durée de validité expirait le 24 juin 2019. S'il allègue en avoir sollicité le renouvellement en mai 2019, il produit un récépissé de demande de carte de séjour établi le 15 juillet 2019, renouvelé le 8 octobre 2019, puis le 4 décembre 2019, et arrivé à expiration le 3 mars 2020, sans aucune manifestation de l'intéressé. Ce n'est que le 23 novembre 2021, soit un an et huit mois après l'expiration de la durée de validité du dernier récépissé, que M. A a réitéré sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Dans ces conditions, dès lors qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement est née du silence gardé par l'administration, décision que le requérant n'a pas contestée, le préfet du Val-d'Oise a pu légalement instruire la demande de titre de séjour présentée par M. A le 23 novembre 2021 comme une première demande et lui opposer le défaut de visa de long séjour exigé par les dispositions précitées. Si le requérant fait valoir ses bons résultats scolaires du premier semestre, pour soutenir que le préfet aurait dû faire usage de son pouvoir discrétionnaire pour le dispenser de l'obligation de présentation d'un visa, il ne justifie des résultats qu'il annonce par aucune pièce, se bornant à produire un certificat de scolarité en BTS de gestion des PME à l'Institut Supérieur Professionnel de Normandie. Ainsi, il ne démontre pas qu'il lui était impossible de former une demande de visa " étudiant " depuis le Togo afin d'entamer sa formation en France, ni qu'un refus de titre de séjour ferait obstacle à la réalisation de son projet professionnel. Dans ces conditions, aucune circonstance particulière relative à la situation du requérant ne justifiait que le préfet du Val-d'Oise fasse usage de son pouvoir discrétionnaire pour déroger, en application des dispositions combinées des articles L. 412-3 et L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, à l'obligation de production d'un visa de long séjour. Il s'ensuit que le requérant n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée est entachée d'erreur de droit.
9. En outre, le préfet du Val-d'Oise s'est également fondé sur un deuxième motif tiré de l'absence de progression de M. A dans ses études, dès lors que, suite à la formation missionnaire suivie en 2017 à l'Institut de formation pastorale et diaconale au centre évangélique de Bretagne et au stage effectué au sein de l'église évangélique Le Rocher, il a présenté une inscription, pour l'année 2019-2020, à la formation de gestion d'unité commerciale de l'institut Aden formation, sans rapport avec les formations précédentes, et sans valider son année, puis a interrompu son cursus au cours de l'année 2020-2021, avant de présenter une nouvelle inscription, pour l'année 2021-2022 en BTS de gestion des PME à l'Institut Supérieur Professionnel de Normandie. Si M. A a validé les 8 mois de formation réalisés au sein de l'institut de formation pastorale et diaconale du centre évangélique de Bretagne, il n'est en mesure de présenter aucun diplôme obtenu à l'issue de l'un des cursus entamés, sans que la survenue de l'épidémie de Covid-19 ne soit de nature à justifier, à elle-seule, cette absence de résultat. Il suit de là qu'en l'absence de toute progression du requérant dans les études entreprises, le préfet du Val-d'Oise était fondé à lui refuser un titre de séjour portant la mention " étudiant ".
10. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1-Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance () ".
11. Pour justifier avoir établi en France le centre de ses intérêts personnels et familiaux, M. A fait valoir qu'il réside en France depuis cinq ans et qu'il est hébergé par sa sœur qui se trouve en situation régulière sur le territoire. Toutefois, le requérant ne conteste pas qu'il est célibataire et sans charge de famille, et qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident son père, une autre de ses sœurs, et où il a lui-même vécu jusqu'à l'âge de 27 ans. Dans ces conditions, le préfet du Val-d'Oise, en refusant d'admettre M. A au séjour en raison de sa vie privée et familiale, n'a pas porté au droit dont il dispose au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette décision a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, la décision en litige ne procède d'aucune erreur manifeste d'appréciation. Il suit de là que le moyen ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, aux termes du 1er alinéa de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. "
14. La décision refusant à M. A un titre de séjour est suffisamment motivée, en ce qu'elle vise les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme sur lesquelles elle se fonde et en ce qu'elle détaille, au titre des éléments relatifs à la situation personnelle du requérant, les étapes de son cursus de formation et les éléments portés à la connaissance du préfet quant à sa situation familiale. Il en résulte que, la décision faisant au requérant obligation de quitter le territoire n'ayant pas à faire l'objet d'une motivation distincte, en application des dispositions précitées, est également suffisamment motivée. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut donc qu'être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point 11 du présent jugement, la décision attaquée ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, elle n'est pas davantage entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :
16. La décision faisant à M. A obligation de quitter le territoire français n'étant entachée d'aucune illégalité, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de renvoi qui l'assortit serait, pour ce motif, entachée d'illégalité.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais du litige.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : La requête de M. A est rejetée.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B H A, à Me Blache et au préfet du Val-d'Oise.
Délibéré après l'audience du 17 novembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. C et Mme G, premiers conseillers,
Assistés de Mme Lefebvre, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 novembre 2022.
La présidente-rapporteur,
signé
C. D
L'assesseur le plus ancien,
signé
M. CLa greffière,
signé
S. Lefebvre
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026