mardi 17 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202701 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MARCON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 février 2022 et un mémoire, enregistré le 15 septembre 2022, M. C, représenté par Me Marcon demande au tribunal :
1°) d'annuler les arrêtés du 15 septembre 2021 et 15 juillet 2022 par lesquels le maire de la commune d'Antony a délivré un permis de construire et un permis de construire modificatif à la SNC LNC Yoda Promotion et la décision du 17 décembre 2021 par laquelle il a rejeté le recours gracieux dirigé contre l'arrêté du 15 septembre 2021 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Antony et de la SNC LNC Yoda Promotion la somme de 2500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les dossiers de demande de permis de construire et de permis de construire modificatif sont insuffisants au regard des articles R. 431-8, R. 431-10 et R. 431-21 du code de
l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les articles UB 4.4, UB 7, UB 10 et UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme;
Par des mémoires en défense, enregistrés les 20 avril 2022, le 16 septembre 2022 et le 30 septembre 2022, la SNC LNC Yoda Promotion, représentée par Me Leparoux conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à l'application des articles L. 600-5-1 ou L. 600-5 du code de l'urbanisme. Elle demande, en outre, que soit mise à la charge de M. C la somme de 3000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 octobre 2022, la commune d'Antony conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable, faute pour le requérant de justifier d'un intérêt pour agir ;
- les nouveaux moyens soulevés par M. C dans le mémoire enregistré le 15 septembre 2022, plus de deux mois après la communication aux parties du premier mémoire en défense, sont irrecevables en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Louvel, rapporteur,
- les conclusions de Mme Maisonneuve, rapporteure publique,
- et les observations de Me Marcon, représentant M. C.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 15 septembre 2021, le maire de la commune d'Antony a délivré à la SNC LNC Yoda Promotion un permis de construire en vue de la construction d'un bâtiment d'habitation collectif de trente-huit logements (seize logements sociaux et vingt-deux logements intermédiaires) et d'un commerce sur un terrain situé 173-175, avenue de la Division Leclerc à Antony. Un permis de construire modificatif relatif à ce projet a été délivré par le maire de la commune par un arrêté du 15 juillet 2022, en vue notamment de la modification de l'emprise de terrassons techniques, la création d'une banquette de déviation VMC sur la terrasse accessible à R+3 et la modification des plans de sous-sol -1 et sous-sol -2. Par la présente requête, M. C demande au tribunal d'annuler les arrêtés des 15 septembre 2021 et 15 juillet 2022 et la décision du 17 décembre 2021 rejetant le recours gracieux formé contre le permis initial du 15 septembre 2021.
Sur la fin de non-recevoir opposée par la commune d'Antony :
2. Aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme: " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation () ".
3. Il résulte de ces dispositions qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, propriétaire d'un bien situé au 171 avenue de la Division Leclerc à Antony, est voisin immédiat du projet. Il fait état de la perte d'ensoleillement, de la vue directe sur son jardin et des difficultés de circulation et de stationnement résultant de l'édification d'un ensemble immobilier en R+4 avec trente-huit logements et un commerce à proximité de sa parcelle. Il justifie ainsi d'un intérêt suffisant à contester les permis de construire litigieux. Par suite, la fin non-recevoir opposée par la commune d'Antony sur le fondement de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le caractère complet des dossiers de demande de permis :
5. En premier lieu, aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : / 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; / 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : / a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; / b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; / c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ; e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement. ". Aux termes de l'article R. 431-10 du même code : " Le projet architectural comprend également : / a) Le plan des façades et des toitures ; () / b) Un plan en coupe précisant l'implantation de la construction par rapport au profil du terrain ; lorsque les travaux ont pour effet de modifier le profil du terrain, ce plan fait apparaître l'état initial et l'état futur ; / c) Un document graphique permettant d'apprécier l'insertion du projet de construction par rapport aux constructions avoisinantes et aux paysages, son impact visuel ainsi que le traitement des accès et du terrain ; / d) Deux documents photographiques permettant de situer le terrain respectivement dans l'environnement proche et, sauf si le demandeur justifie qu'aucune photographie de loin n'est possible, dans le paysage lointain. Les points et les angles des prises de vue sont reportés sur le plan de situation et le plan de masse () ".
6. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporte pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits sont insuffisants, imprécis ou comportent des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
7. En outre, lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis de construire modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
8. En l'espèce, les notices architecturales jointes aux dossiers de demande de permis comportent une description suffisante du terrain et de ses abords, en précisant notamment les constructions existantes et la nature du bâti environnant. Elles exposent que " dans l'ensemble l'architecture est assez hétérogène : immeubles construits à différentes époques, de hauteurs et de style différents, constituent un paysage urbain contrasté. Les matériaux utilisés sont de l'enduit, des briques apparentes et de la tuile pour les toitures ". Elles comportent une description du projet et indiquent s'agissant plus particulièrement des espaces libres et plantations, que l'emprise au sol du projet est de 660 m2, les espaces verts libres sont de 240 m² et la pleine terre est de 180 m². La notice architecturale jointe à la demande de permis de construire modificatif précise en outre que " trois arbres de hautes tiges seront plantés ". Cette même notice indique, en ce qui concerne l'accès au terrain au terrain et le stationnement, que " l'accès véhicules au parking souterrain situé rue du Midi se fait par un élévateur " et que le nombre de places de stationnement prévues aux sous-sols -1 et -2 est respectivement de vingt places et vingt-deux places. Par ailleurs, les dossiers de demande de permis comportent des plans de masse ainsi que des documents graphiques et photographies d'insertion du projet, d'environnement proche et lointain, qui permettent d'apprécier l'intégration paysagère du projet dans son environnement. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées des articles R. 431-8 et R. 431-10 du code de l'urbanisme doit, par suite, être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-21 du code de l'urbanisme : " Lorsque les travaux projetés nécessitent la démolition de bâtiments soumis au régime du permis de démolir, la demande de permis de construire ou d'aménager doit : () b) Soit porter à la fois sur la démolition et sur la construction ou l'aménagement. ". Aux termes de l'article R. 451-1 du même code : " La demande de permis de démolir précise : () c) La date approximative à laquelle le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée ont été construits () ". Aux termes de l'article R. 451-2 du code précité : " " Le dossier joint à la demande comprend : / a) Un plan permettant de connaître la situation du terrain à l'intérieur de la commune ; / b) Un plan de masse des constructions à démolir ou, s'il y a lieu, à conserver ; c) Un document photographique faisant apparaître le ou les bâtiments dont la démolition est envisagée et leur insertion dans les lieux environnants. ".
10. Il ressort du formulaire Cerfa de demande de permis de construire initial que le projet comporte la démolition totale des constructions préexistantes sur le terrain, réalisées vers 1950-1960. Conformément aux dispositions précitées de l'article R. 451-2 du code de l'urbanisme, le dossier de demande de permis modificatif comporte un plan de situation du terrain, un plan de masse des bâtiments à démolir matérialisant l'emprise des constructions à démolir ainsi que deux photographies des bâtiments à démolir donnant à voir leur insertion dans les lieux environnants. Les mentions portées sur ces documents ont permis au service instructeur, compte tenu de l'ensemble des autres pièces figurant aux dossiers, d'apprécier en connaissance de cause la consistance des démolitions soumises à son autorisation. Il résulte de ce qui précède que les requérants ne sont pas fondés à se prévaloir du caractère incomplet du volet démolition du projet.
En ce qui concerne la méconnaissance de la réglementation d'urbanisme :
11. En premier lieu, aux termes de l'article UB 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony : " DECHETS URBAINS / Il sera créé à l'occasion de toute construction un ou plusieurs locaux ou emplacements destinés à recevoir les déchets. En cas d'habitat collectif, il s'agira de locaux dimensionnés de façon à recevoir des containers à raison de 1 m2 minimum par logement pour les déchets ménagers et le stockage des déchets encombrants () ".
12. Il ressort des pièces jointes à la demande de permis modificatif, notamment du plan du niveau R-1 (AN 1.1) et de la notice architecturale (PCM4), que le projet prévoit, contrairement à ce qui est soutenu, un local pour recevoir les déchets, d'une superficie de 44 m². Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 4.4 du règlement du plan local d'urbanisme manque en fait et doit être écarté.
13. En deuxième lieu, les dispositions du 7.1 de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony fixent les règles relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives dans une bande de 20 m comptée à partir de l'alignement actuel ou futur des voies publiques. Aux termes du 7.2 du même article : " Dans tous les cas autres que ceux définis à l'article 7.1, les constructions sont autorisées : () 7.2.2 En retrait [des limites séparatives] ; dans ce cas, elles doivent s'écarter de ces limites conformément aux règles définies ci-dessous : / · La distance à la limite séparative, mesurée normalement à une façade comportant des baies éclairant une ou des pièces principales, doit être au moins égale à la hauteur de cette façade, avec un minimum de 8m () ".
14. En l'espèce, la façade Nord de la construction litigieuse, qui est implantée sur la limite séparative avec la parcelle appartenant à M. C, se situe dans une bande de vingt mètres à compter de l'alignement de l'avenue de la Division Leclerc. Dès lors, les dispositions du 7.1 de l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony trouvent à s'appliquer et M. C ne peut utilement invoquer les dispositions précitées du 7.2 pour soutenir que le projet doit s'implanter à une distance minimale de huit mètres en retrait de la limite séparative avec sa parcelle. Au surplus, la circonstance que son immeuble se situe à trois mètres environ de cette limite et qu'il comporte en vis-à-vis de la façade Nord du projet des baies éclairant des pièces principales, est sans incidence sur la conformité du projet de la SNC LNC Yoda Promotion avec les règles du plan local d'urbanisme. Il s'ensuit que le moyen inopérant doit être écarté.
15. En troisième lieu, aux termes du 10.1 de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony : " Dans une bande de 20m comptée à partir de l'alignement de la RD 920 : La hauteur des constructions est fixée à R + 3 + combles, avec une hauteur maximale au faitage de 15 m () ".
16. Il ressort des pièces du dossier que le permis de construire modificatif a eu notamment pour objet de modifier sa toiture. Il ressort des plans de coupe du projet ainsi modifié, que, s'agissant de la construction implantée dans la bande de 20 mètres à partir de l'alignement de la RD 920, le dernier niveau de construction est entièrement compris dans l'espace sous la charpente et que son plancher est situé à l'égout du toit. En outre, le volume ainsi aménagé est affecté par la pente du brisis et la rupture de pente caractéristique des toits dits à la Mansart. Ainsi, ce dernier niveau présente le caractère de combles et non d'un étage supplémentaire, sans qu'y fassent obstacle ni la taille des fenêtres ni la circonstance que la hauteur de ce dernier niveau, de 2,45 mètres, soit comparable à celle des niveaux inférieurs. Dès lors, la construction en litige doit être regardée, pour sa partie implantée dans la bande de 20 mètres comptée à partir de l'alignement de la RD 920, comme constituant un R+3+combles. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
17. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " () lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative () ".
18. Le premier mémoire en défense, enregistré le 20 avril 2022, a été communiqué au requérant le même jour au moyen de l'application Télérecours. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions du 10.2 de l'article UB 10 du règlement du plan local d'urbanisme, soulevé par M. C pour la première fois dans son mémoire du 15 septembre 2022, au-delà du délai de deux mois prévu par les dispositions précitées de l'article R. 600-5 du code de justice administrative, est irrecevable.
19. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme : " 12.1 - Lors de toute opération de construction neuve des aires de stationnement doivent être réalisées conformément aux caractéristiques et normes minimales définies ci-après : / 12.1.1 - Dimensions des places / Longueur : 5,00 m ; Largeur utile : 2,50 m / E : 5,50 m / 12.1.2 - Rampe d'accès / Largeur (hors chasses-roues) / * sens unique (1) : 3,50 m / * double sens desservant jusqu'à 30 voitures : 3,50 m / * double sens desservant plus de 30 voitures : 6,00 m ou 3,50 m avec utilisation de feux de signalisation tricolores alternés. / (1) cette rampe d'accès pourra être d'une largeur moindre sans toutefois être inférieure à 2,50 m pour les constructions ne comportant qu'un logement () ". En vertu du 12.1.3 de ce même article, les opérations de constructions neuves destinées à l'habitation doivent prévoir de réaliser une place pour 70 m² de surface de plancher, dont un minimum de deux places minimum par logement et une place pour cinq logements pour les visiteurs.
20. D'autre part, aux termes de l'article L. 151-35 du code de l'urbanisme : " Il ne peut, nonobstant toute disposition du plan local d'urbanisme, être exigé pour les constructions destinées à l'habitation mentionnées aux 1° à 3° de l'article L. 151-34 la réalisation de plus d'une aire de stationnement par logement. ". L'article L. 151-34 du même code dispose : " Le règlement peut ne pas imposer la réalisation d'aires de stationnement lors de la construction : / 1° De logements locatifs financés avec un prêt aidé par l'Etat ; / 1° bis De logements locatifs intermédiaires mentionnés à l'article L. 302-16 du code de la construction et de l'habitation ; / 2° Des établissements assurant l'hébergement des personnes âgées mentionnés au 6° du I de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles ; / 3° Des résidences universitaires mentionnées à l'article L. 631-12 du code de la construction et de l'habitation. "
21. Le projet en litige qui comporte seize logements locatifs sociaux et vingt-deux logements locatifs intermédiaires, implique la réalisation au titre de l'habitation de trente-huit places de stationnement en application des dispositions citées au point 20 du présent jugement. Par ailleurs, il comporte un commerce d'une superficie de de 132 m², impliquant de prévoir trois places de stationnement, soit un total de quarante et une places de stationnement pour l'ensemble du projet. Il ressort des pièces du dossier de demande de permis modificatif, notamment de la rubrique 4.5 stationnement du Cerfa, de la notice descriptive et des plans R-2 et R-1 AN 1.1 joints au dossier de demande de permis de construire que le projet prévoit la réalisation de quarante-deux places de stationnement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune d'Antony doit être écarté.
22. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. C doit être rejetée.
D E C I D E:
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de la SNC LNC Yoda Promotion relatives aux frais non compris dans les dépens sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la SNC LNC Yoda Promotion et à la commune d'Antony.
Délibéré après l'audience du 3 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
M. D et M. A, premiers conseillers.
Assistés de Mme Le Gueux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2023.
Le rapporteur,
signé
T. D
Le président,
signé
P. ThierryLa greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22027012
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026