mardi 16 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202827 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | TAGNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés le 25 février 2022 et le 11 mars 2022, Mme A B, représentée par Me Tagne, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté de demande de titre de séjour du 13 février 2022 ;
2°) d'enjoindre audit préfet de lui délivrer un titre de séjour ou un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travaille ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de cinquante euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa demande est recevable ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée a méconnu les stipulations du 2° de l'article 6, le premier paragraphe de l'article 4 ainsi que celles du d) de l'article 7 et du d) de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien dès lors que son conjoint est de nationalité française ;
-la décision attaquée a méconnu l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- la décision attaquée est entachée d'illégalité et d'un défaut d'examen particulier et complet de sa situation dès lors que sa présence sur le territoire français ne constitue pas une menace à l'ordre public, que son casier judiciaire est vierge et qu'elle n'a jamais fait l'objet d'un signalement par un pays membre de l'espace Schengen.
Par un mémoire enregistré le 7 mars 2024, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer, en faisant valoir qu'il a fait droit à la demande de titre de séjour de la requérante.
Il soutient qu'une carte de résident algérien d'un an valable du 7 juin 2022 au 6 juin 2023 puis une carte de résident algérien de 10 ans valable du 7 juin 2023 au 6 juin 2033 ont été délivrées à Mme B.
Vu :
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Froc, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, ressortissante algérienne née le 2 septembre 1995, est entrée sur le territoire français le 6 décembre 2020 munie d'un visa long séjour mention " famille de français ", valable du 6 décembre 2020 au 3 juin 2021. Le 26 janvier 2021, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour mention " vie privée vie familiale " par l'intermédiaire de l'application " démarches simplifiées " sur le site de la préfecture des Hauts-de-Seine. A la suite des demandes des services préfectoraux, elle a complété son dossier en dernier lieu le 13 octobre 2021. Elle a considéré cette demande comme implicitement rejetée à l'issue d'un délai de quatre mois. Par la présente requête, Mme B demande au tribunal l'annulation de la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine.
Sur l'exception de non-lieu soulevée par le préfet des Hauts-de-Seine :
2. Il ressort des pièces du dossier, sans que cela ne soit contesté, que d'une part, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à Mme B, ainsi qu'elle le demandait, un certificat de résidence algérien, édité le 7 juin 2022, valable du 7 juin 2022 au 6 juin 2023 et d'autre part, que le préfet de la Somme a délivré à Mme B, un certificat de résidence algérien, valable du 7 juin 2023 au 6 juin 2033. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B sont devenues sans objet, de sorte qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par Mme B.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3° : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 26 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Huon, président ;
M. Viain, premier conseiller ;
Mme Froc, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2024.
La rapporteure,
signé
E. FROC Le président,
signé
C.HUON La greffière,
signé
A. TAINSA
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026