mardi 27 décembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2202857 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème Chambre |
| Avocat requérant | GUIMELCHAIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 février 2022, M. B A, représenté par Me Guimelchain, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté en date du 15 septembre 2021 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de 90 jours et a fixé le pays de son renvoi en cas d'exécution forcée de cette mesure d'éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Rhône à titre principal, de lui délivrer une carte de résident d'une durée de validité de 10 ans dans un délai de quinze jours suivant le jugement à intervenir ; à titre subsidiaire, de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " selon la même condition de délai ; à titre infiniment subsidiaire de réexaminer son dossier dans le mois suivant la notification du jugement à intervenir et de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler, le temps du réexamen de sa demande ; en tout état de cause sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant sur le refus de titre de séjour :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations des articles 1er et 10 de l'accord franco-tunisien dès lors qu'il pouvait prétendre de plein droit à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de cet accord ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que le pouvoir discrétionnaire du préfet aurait dû le conduire à lui délivrer le titre de séjour demandé ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- le préfet n'a pas procédé à un examen sérieux de sa situation ;
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- il peut prétendre de plein droit à la délivrance d'une carte de résident d'une durée de dix ans ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
S'agissant de la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par voie d'exception de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 21 avril 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- au fond, aucun des moyens n'est fondé.
La clôture de l'instruction a été fixée au 16 mai 2022 en application des dispositions de l'article R. 613-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement, sur proposition de la rapporteure publique, a dispensé cette dernière de présenter des conclusions sur cette affaire en application des dispositions de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Le Griel, vice-présidente ;
- et les observations de Me Guilmelchain, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant tunisien né le 1er juin 1989, a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour mention " salarié détaché ICT " le 21 juin 2021. Par l'arrêté du 15 septembre 2021 attaqué, le préfet du Rhône a rejeté sa demande de renouvellement de titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de 90 jours et a fixé le pays de son renvoi en cas d'exécution forcée de cette mesure d'éloignement.
Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :
2. Aux termes de l'article L. 515-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " I. L'étranger qui fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français et qui dispose du délai de départ volontaire mentionné au premier alinéa du II de l'article L. 511-1 peut, dans le délai de trente jours suivant sa notification, demander au tribunal administratif l'annulation de cette décision, ainsi que l'annulation de la décision relative au séjour, de la décision mentionnant le pays de destination (). Aux termes du I de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " Conformément aux dispositions du I de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec départ volontaire fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation, ainsi que les décisions relatives au séjour, au départ de délai volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour notifiées simultanément () ; ".
3. En cas de retour à l'administration, au terme du délai de mise en instance, du pli recommandé contenant la décision attaquée, la notification est réputée avoir été régulièrement accomplie à la date à laquelle ce pli a été présenté à l'adresse de l'intéressé, dès lors du moins qu'il résulte soit de mentions précises, claires et concordantes portées sur l'enveloppe, soit, à défaut, d'une attestation du service postal ou d'autres éléments de preuve, que le préposé a, conformément à la réglementation en vigueur, déposé un avis d'instance informant le destinataire que le pli était à sa disposition au bureau de poste.
4. Le préfet du Rhône a produit la copie de l'enveloppe sur laquelle est apposée l'avis de réception du pli retourné aux services de la préfecture comportant la date manuscrite du 16 septembre et la mention du motif de non distribution " pli avisé et non réclamé " sur une étiquette adhésive. Toutefois, si l'avis de réception retourné aux services préfectoraux comporte le volet qui lui est rattaché relatif à l'identification et l'adresse du destinataire, ce volet ne comporte pas comme il le devrait la mention du nom et prénom et l'adresse de celui-ci et le préfet ne produit pas le document " intitulé preuve de distribution " dument rempli par les services postaux. Dans ces conditions, alors que la seule production de la copie de la liasse postale avant transmission aux services postaux ne saurait suffire à démontrer que le pli a été avisé à l'adresse du requérant, l'arrêté en litige ne peut être regardé comme ayant été régulièrement notifié à l'intéressé le 16 septembre 2021. Il s'ensuit que la fin de non-recevoir opposée en défense pour tardiveté de la requête ne peut être accueillie.
5. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que les services préfectoraux ont répondu à M. A lequel s'interrogeait sur le devenir de sa demande de titre de séjour du 21 juin 2021, d'une part, par une réponse électronique du 24 septembre 2021, que sa demande était toujours en cours d'instruction et qu'il serait destinataire d'un SMS quand son titre serait prêt et d'autre part, le 12 octobre 2021 que sa demande était toujours en instruction et qu'il était invité à renouveler son récépissé 15 jours avant son expiration, et ce à chaque fois postérieurement à l'édiction de l'arrêté en litige. Le requérant fait valoir, sans être contredit, qu'il s'est vu remettre l'arrêté en litige le 2 février 2022 alors qu'il se présentait aux services préfectoraux pour obtenir le renouvellement de son récépissé qui expirait le 16 février 2022, comme il y avait été invité.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la légalité de la décision de refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. ".
7. L'arrêté attaqué vise l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 modifié, le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et notamment ses articles 3 et 8. Cet arrêté mentionne également les circonstances de fait propres à la situation personnelle de l'intéressé pour lesquelles le préfet a estimé qu'il ne pouvait pas prétendre au renouvellement de sa carte de séjour au regard des dispositions de l'article L. 421-26 du code précité. Il mentionne les raisons pour lesquelles sa décision ne contrevient pas aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La décision attaquée comporte ainsi l'énoncé des considérations de fait et de droit qui constituent son fondement et est dès lors suffisamment motivée. Le moyen doit donc être écarté.
8. En deuxième lieu, il ne ressort ni des termes de l'arrêté contesté ni des autres pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de M. A. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
9. En troisième lieu, d'une part, aux termes de l'article L. 421-26 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : "L'étranger résidant hors de l'Union européenne qui vient en France pour effectuer un détachement temporaire intragroupe, prévu au 2° de l'article L. 1262-1 du code du travail, afin d'occuper un poste d'encadrement supérieur ou d'apporter une expertise dans un établissement ou une entreprise du groupe qui l'emploie, et qui justifie d'une ancienneté professionnelle d'au moins six mois au sein de ce groupe, se voit délivrer une carte de séjour pluriannuelle portant la mention " salarié détaché ICT " valable pour la durée du détachement temporaire, dans la limite de trois ans./ Par dérogation aux dispositions de l'article L. 433-1, cette carte n'est pas renouvelable. / Après une période de séjour de six mois cumulés hors de l'Union européenne, une nouvelle carte peut être délivrée à l'étranger qui vient effectuer un nouveau détachement temporaire intragroupe en France. () ".
.
10. D'autre part, aux termes de l'article 1er de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 susvisé : " Les ressortissants tunisiens résidant régulièrement en France et titulaires, à la date d'entrée en vigueur du présent Accord, d'un titre de séjour dont la durée de validité est égale ou supérieure à trois ans bénéficient de plein droit, à l'expiration du titre qu'ils détiennent, d'une carte de résident valable dix ans (). ". S'il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié à l'expiration de son visa de long séjour portant la mention " détaché ICT " valable du 15 juin 2018 au 13 septembre 2018, d'une carte de séjour " travailleur détaché ICT " dont la validité a expiré le 16 août 2021, il n'entre nullement dans le cas prévu par les stipulations susmentionnées pour la délivrance automatique d'une carte de résident. Dans ces conditions, le moyen tiré de la violation de ces stipulations doit être écarté.
11. En quatrième lieu, lorsqu'il est saisi d'une demande de délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'une des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou d'une stipulations de l'accord franco-tunisien, le préfet n'est pas tenu, en l'absence de dispositions ou stipulations expresses en ce sens, d'examiner d'office si l'intéressé peut prétendre à une autorisation de séjour sur le fondement d'une autre disposition de ce code, ou stipulation de cet accord, même s'il lui est toujours loisible de le faire à titre gracieux, notamment en vue de régulariser la situation de l'intéressé. Il ne ressort d'aucun des éléments du dossier que M. A aurait saisi le préfet du Rhône d'une demande de délivrance d'une carte de résident sur le fondement des stipulations de l'article 10 de l'accord précité ou sur le fondement des stipulations de l'article 3 du même accord et que le préfet aurait examiné d'office sa situation au regard de ces stipulations. L'intéressé ne peut, dès lors, utilement invoquer à l'encontre de la décision en litige le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations.
12. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
13. Pour soutenir que la décision en litige porterait une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, M. A se prévaut de son intégration sociale et professionnelle et de ce que la décision en cause le conduit à perdre son emploi mettant en péril son autonomie financière ainsi que ses perspectives d'avenir. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le requérant, âgé de trente et un ans à la date de la décision en litige, est célibataire et sans enfant en France et n'a été admis à y séjourner que sous couvert de titres de séjour portant la mention " travailleur détaché ICT " ", révélant nécessairement un intégration sociale et professionnelle dans son pays d'origine, et impliquant le respect d'une durée de séjour maximale en France et un retour dans son pays d'origine d'au moins six mois avant de prétendre à une nouvelle carte de séjour " salarié détaché ICT ". En outre, M. A n'est pas dépourvu de toutes attaches dans son pays d'origine où résident ses parents. Dans ces conditions, la décision attaquée n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et n'a ainsi pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Le préfet n'a pas davantage entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de son pouvoir d'appréciation discrétionnaire. Ces moyens doivent donc être écartés.
En ce qui concerne la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
14. Il ressort des pièces du dossier, que M. A, salarié sous contrat à durée indéterminée en qualité d'ingénieur informatique de la société Inetum Holding Tunisie a été détaché en France, ainsi d'ailleurs qu'il a été rappelé précédemment, dans le cadre d'une mobilité inter groupe auprès de la société Edigitalis, filiale de la société inetum Holding Tunisie. Il est ainsi entré en France le 17 juin 2018 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour mention détaché ICT valable du 15 juin au 13 septembre 2018. Il s'est ensuite vu délivrer un titre de séjour " salarié détaché ICT " le 4 octobre 2018 valable jusqu'au 16 août 2021. Il a démissionné de son poste le 1er septembre 2021 pour occuper le poste d'ingénieur d'études Web sous contrat à durée indéterminée conclu le 25 août 2021 avec la société DATATEY CONSULTING en France. Ainsi, le requérant qui exerce une activité professionnelle sur le territoire français depuis plus de trois ans à la date de l'arrêté attaqué et pour l'essentiel dans le cadre d'un séjour régulier, démontre pour le moins une parfaite insertion professionnelle. Au surplus, il ressort des pièces du dossier que cette société a déposé une demande d'autorisation de travail en faveur du requérant pour une prise de fonctions à compter du 6 septembre 2021, laquelle a été accordée par décision du 25 janvier 2022. Ainsi, dans ces circonstances particulières, le requérant est fondé à soutenir que la décision l'obligeant à quitter le territoire français est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
15. Il résulte de ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête invoqués à l'appui des conclusions dirigées contre la décision portant obligation de quitter le territoire français, que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de l'arrêté du
15 septembre 2021 en tant qu'il l'oblige à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et ainsi que, par voie de conséquence, celle de la décision fixant le pays de renvoi.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Aux termes de l'article L. 614-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'obligation de quitter le territoire français est annulée () l'étranger est muni d'une autorisation provisoire de séjour jusqu'à ce que l'autorité administrative ait à nouveau statué sur son cas ".
17. Il résulte de ces dispositions que l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français implique que l'autorité administrative statue de nouveau sur le cas de l'intéressé. Ainsi, il y a lieu, en application de cet article, d'enjoindre au préfet du Rhône ou au préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, le temps de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler. En revanche, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
18. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme demandée par le requérant sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet du Rhône en date du 15 septembre 2021 est annulé en tant seulement qu'il oblige M. A à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt-dix jours et fixe le pays de son renvoi.
Article 2 : Il est enjoint au préfet du Rhône ou au préfet territorialement compétent de réexaminer la situation de M. A dans le délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et de lui délivrer, le temps de ce réexamen, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Article 3 : Les conclusions de la requête sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au préfet du Rhône.
Délibéré après l'audience du 13 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Le Griel, présidente,
M. Bellity, premier conseiller,
Mme Debourg, conseillère,
assistés de Mme Bonfanti, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 décembre 2022,
L'assesseur le plus ancien,
signé
C. BELLITY
La présidente rapporteure,
signé
H. LE GRIEL
La greffière,
signé
D. BONFANTI
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
POUR AMPLIATION, LE GREFFIER
N°2202857
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026