vendredi 16 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2203767 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème Chambre |
| Avocat requérant | BICHET AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 15 mars 2022, M. E B, représenté par Me Bichet, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui remettre un titre de séjour ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet son recours gracieux, née le 15 janvier 2022 du silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine ;
3°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de 10 ans dans un délai de 30 jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, ou, à défaut, de procéder à un nouvel examen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente de l'examen de cette demande ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il a déposé, lors de sa seconde demande de renouvellement de carte de résident présentée le 9 avril 2021, les documents qui avaient été signalés comme manquants dans sa première demande et que son dossier qui ne constituait pas un doublon était complet ;
- il remplit toutes les conditions de fond pour obtenir le renouvellement de sa carte de résident.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au non-lieu à statuer.
Il fait valoir que postérieurement à l'introduction de la requête, il a délivré à M. B un récépissé de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au 11 janvier 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile,
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Féral, président-rapporteur, a été entendu au cours de l'audience publique.
1. M. B, ressortissant angolais né le 3 décembre 1958 a bénéficié de titres de séjour, régulièrement renouvelés, dont le dernier était valable jusqu'au 9 mars 2021. Le 6 février 2021, l'intéressé en a sollicité le renouvellement en se connectant à la plateforme " démarches simplifiées ". Le 6 avril 2021, le préfet des Hauts de Seine l'a informé que son dossier était incomplet, ne pouvait être instruit et lui a demandé de déposer une nouvelle demande. Le 9 avril 2021, l'intéressé a déposé une nouvelle demande. Le 1er juillet 2021, le préfet des Hauts de Seine l'a informé que sa nouvelle demande avait été classée sans suite dès lors qu'elle constituait un doublon à la demande précédemment déposée. Par une lettre recommandée avec accusé de réception reçue le 15 novembre 2021, M. B a formé un recours gracieux auprès du préfet des Hauts de Seine, auquel le préfet n'a jamais répondu. Par la présente requête, il demande l'annulation des décisions de classements suite de ces demandes en date des 6 avril 2021 et 1er juillet 2021 ainsi que l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté son recours gracieux contre ces décisions de classement sans suite.
2. Dans son mémoire en défense, enregistré le 12 août 2022, le préfet des Hauts-de-Seine fait valoir que, postérieurement à l'introduction de la requête, il a délivré à M. B un récépissé de renouvellement de titre de séjour valable jusqu'au 11 janvier 2023, le requérant, à qui ce mémoire a été communiqué, n'a présenté aucune observation. Les décisions en litige, qui ne se prononcent pas sur le droit au séjour de M. B ont pour seul objet de mettre un terme à l'instruction de sa demande de délivrance d'un titre de séjour. En délivrant à l'intéressé un récépissé de renouvellement de son titre de séjour le préfet a décidé de reprendre l'instruction de sa demande et, en conséquence, a implicitement mais nécessairement abrogé les décisions en litige. Au demeurant, M. B, à qui le mémoire en défense du préfet a été communiqué, n'a présenté aucune observation sur l'exception de non-lieu invoquée par le préfet. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation présentées par le requérant demandant l'annulation des décisions de classement sans suite de sa demande de titre de séjour ainsi que l'annulation de la décision implicite de rejet de son recours gracieux sont devenues sans objet ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte. Par suite, il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les frais liés au litige :
3. Dans les circonstances de l'espèce, l'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par M. B.
Article 2 : L'Etat versera à M. B la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. E B et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 02 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Féral, président,
M. A et M. D, premiers conseillers,
assistés de Mme C, greffiier d'audience.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2022.
Le Président-rapporteur,
signé
R. Féral
L'assesseur le plus ancien
dans l'ordre du tableau,
signé
S. A
La greffière,
signé
M. C
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Pour ampliation
Le Greffier
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026