mercredi 10 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2203894 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | 10ème Chambre |
| Avocat requérant | KOBEISSI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 17 mars 2022, Mme A F, veuve C, représentée par Me Kobeissi, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 14 février 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 300 euros par jour de retard et de la munir, dans l'attente, d'une autorisation provisoire de séjour ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur de droit dès lors que le préfet a examiné sa demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non sur celles de l'article L. 313-14 du même code, reprises à l'article L. 435-1 de ce code ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour ;
- elle méconnaît les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle aurait pour conséquence de mettre sa vie en danger en retournant dans son pays d'origine.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle a été prise par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen de sa situation personnelle ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 mai 2022, le préfet des Hauts-de-Seine informe le tribunal que la requête n'appelle aucune observation de sa part et communique l'ensemble des pièces utiles du dossier.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme B ;
- et les observations de Me Kobeissi, représentant Mme F, non présente, qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A F, ressortissante yéménite née le 18 novembre 1964, est entrée en France le 14 juin 2017 selon ses déclarations. Par un arrêté du 24 janvier 2019, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours. Mme F a présenté une nouvelle demande d'admission au séjour le 7 décembre 2020 en qualité de conjointe d'un ressortissant français. Par un arrêté du 14 février 2022, dont Mme F demande l'annulation, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour :
2. En premier lieu, l'arrêté contesté est revêtu de la signature de M. G E, attaché, adjoint au chef de bureau du séjour des étrangers à la direction des migrations et de l'intégration de la préfecture des Hauts-de-Seine, qui avait reçu du préfet de ce département une délégation, par l'arrêté PCI n° 2021-067 du 29 octobre 2021, régulièrement publié le 5 novembre 2021 au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine, à l'effet de signer, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme H D, directrice des migrations et de l'intégration, les décisions de refus de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour, les décisions d'obligation de quitter le territoire français, ainsi que les décisions d'interdiction de retour sur le territoire français.
3. En deuxième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. /À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : 1° restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police ; () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".
4. La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour énonce les considérations de droit et de fait qui en constituent son fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut qu'être écarté.
5. En troisième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni des autres pièces du dossier que le préfet ne se serait pas livré à un examen sérieux de la situation de la requérante. Le moyen doit, dès lors, être écarté.
6. En quatrième lieu, si Mme F soutient que le préfet a examiné à tort sa demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et non sur celui de l'article L. 435-1 de ce code, elle n'établit pas avoir présenté une demande de titre de séjour sur le fondement des dispositions de cet article. Il ressort toutefois des pièces du dossier que Mme F a présenté une demande de titre de séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant français le 7 décembre 2020, enregistrée sous le numéro 3131687 et qu'elle s'est vue remettre une attestation préfectorale du 3 février 2022 confirmant la réception de sa demande. Si Mme F se prévaut d'un courrier du 12 juin 2020 adressé au préfet des Hauts-de-Seine, par lequel elle demande son admission exceptionnelle au séjour, elle ne justifie pas de la preuve de l'envoi ou de la réception de ce courrier. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit ne peut qu'être écarté comme inopérant.
7. En cinquième lieu, pour le même motif développé au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est inopérant. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
9. En l'espèce, Mme F soutient qu'elle est veuve d'un diplomate yéménite, naturalisé Français, qu'elle a vécu en France entre 1994 et 2001 sous couvert de visas diplomatiques, entre 2001 et 2013 sous couvert de visas portant la mention " famille de français " et à partir de 2013 sous couvert d'un visa de long séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Elle ajoute qu'en juillet 2014, elle s'est rendue au Yémen avec son époux et qu'ils n'ont pu quitter le territoire yéménite en raison de la dégradation de la situation politique dans le pays et de la fermeture des frontières. Elle fait valoir également que son époux est décédé le 13 août 2016 au Yémen, qu'elle est entrée sur le territoire français au cours de l'année 2017 et y réside depuis lors, et que sa vie sociale et culturelle se trouve sur le territoire français, où elle possède des biens immobiliers et où elle est en mesure de faire face à toutes ses charges quotidiennes. Toutefois, la circonstance que Mme F a vécu en France en qualité de conjointe d'un diplomate yéménite ne lui donne pas vocation à s'installer sur le territoire au-delà de la durée de validité de ses visas diplomatiques. En outre, est également sans incidence sur son droit au séjour la circonstance que Mme F a acquis des biens immobiliers sur le territoire français. Par ailleurs, Mme F est sans charge de famille en France et n'établit pas être dépourvue d'attaches familiales dans son pays d'origine où résident les membres de sa fratrie. Enfin, elle ne justifie pas d'une particulière insertion sociale sur le territoire français. Il suit de là que, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, le refus de délivrance d'un titre de séjour attaqué ne peut être regardé comme ayant porté au droit de Mme F au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels cette mesure a été prise. Par suite, la requérante n'est pas fondée à soutenir qu'en prenant ladite décision, le préfet des Hauts-de-Seine aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision contestée serait entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle. Dès lors, ces moyens doivent être écartés.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
10. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit au point 2, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est motivée. /Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Toutefois, les motifs des décisions relatives au délai de départ volontaire et à l'interdiction de retour édictées le cas échéant sont indiqués. ".
12. Par l'arrêté attaqué, le préfet des Hauts-de-Seine, qui a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme F, a suffisamment motivé cette décision, ainsi qu'il a été dit au point 4. En vertu des dispositions précitées, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de cette décision doit, dès lors, être écarté.
13. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni des termes mêmes de l'arrêté attaqué, qui fait état d'éléments de fait propres à la situation de la requérante que le préfet n'aurait pas procédé, ainsi qu'il y était tenu, à l'examen particulier de la situation de l'intéressée. La requérante n'est donc pas fondée à soutenir que la décision en litige serait entachée d'illégalité, faute d'avoir été précédé d'un examen particulier de sa situation.
14. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour doit être écarté.
15. En cinquième lieu, le moyen tiré de ce que la décision portant obligation de quitter le territoire français a été prise en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'est pas assorti des précisions suffisantes permettant d'en apprécier le bien-fondé. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.
16. En sixième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9 du présent jugement, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision attaquée porte une atteinte excessive à son droit au respect à la vie privée et familiale tel que garanti par les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences qu'elle emporte sur sa situation personnelle.
17. En dernier lieu, si Mme F soutient que sa vie serait menacée en cas de retour dans son pays d'origine, ce moyen est inopérant à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire français, qui n'a pas pour effet de fixer le pays à destination duquel l'intéressée pourra être renvoyée.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an :
18. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. ".
19. Pour prendre à l'encontre de l'intéressée la décision portant interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur les circonstances que Mme F est présente en France depuis quatre ans dont deux en situation irrégulière, qu'elle est veuve, sans enfant et que ses attaches sur le territoire français ne sont pas intenses. Toutefois, alors que sa durée de présence sur le territoire français depuis quatre ans n'est pas contestée, il ressort des pièces du dossier que Mme F possède des biens immobiliers en France et il n'est pas établi qu'elle présenterait une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, et nonobstant la circonstance qu'elle a déjà fait l'objet d'une mesure d'éloignement, Mme F est fondée à soutenir que la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an est entachée d'une erreur d'appréciation. Il y a lieu, par suite, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens invoqués à l'encontre de cette décision, d'annuler l'interdiction de retour sur le territoire français en litige.
20. Il résulte de tout ce qui précède que Mme F est uniquement fondée à demander l'annulation de l'arrêté du 14 février 2022 du préfet des Hauts-de-Seine en tant qu'il prononce à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
21. Le présent jugement, qui n'annule l'arrêté du 14 février 2022 qu'en tant qu'il prononce à l'encontre de Mme F une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an, n'appelle aucune mesure d'exécution. Les conclusions à fin d'injonction sous astreinte présentées par l'intéressée doivent donc être rejetées.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
22. Alors que le préfet n'est pas perdant pour l'essentiel dans le cadre de la présente instance, les conclusions présentées par la requérante sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent qu'être rejetées.
DECIDE :
Article 1er :L'arrêté en date du 14 février 2022 du préfet des Hauts-de-Seine est annulé en tant qu'il prononce à l'encontre de Mme F une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A F veuve C et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 12 avril 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Bories, présidente,
M. Poyet, premier conseiller,
Mme Saïh, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 10 mai 2023.
La rapporteure,
signé
Z. B
La présidente,
signé
C. Bories
La greffière,
signé
S. Lefebvre
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026