mardi 20 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| Section | Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise |
| N° Dossier | TA95-2204103 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | MARMIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 22 mars 2022, et 29 mai 2022, M. A, représenté par Me Marmin, demande au Tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir l'arrêté en date du 1er mars 2022 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour en France d'une durée d'un an en l'informant de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen ;
2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 80 euros par jour de retard et, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- sa requête est recevable ;
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est entachée d'erreurs de fait dès lors que d'une part, son dossier ne révèle aucune anomalie fiscale et que d'autre part, les discordances relevées par le préfet entre ses bulletins de salaire et ses relevés bancaires sont dues à la circonstance qu'il ne perçoit pas ses rémunérations de manière régulière en raison d'un dysfonctionnement de la comptabilité de son employeur ;
- en s'abstenant de faire usage de son pouvoir de régularisation, le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation ;
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision de refus de titre de séjour ;
- elle est entaché d'un défaut d'examen complet de sa situation et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- le préfet a commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de cette décision sur sa situation personnelle.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France pour une durée d'un an :
- elle est illégale en raison de l'illégalité dont est elle-même entachée la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- le préfet a entaché sa décision d'une erreur de droit en ne prenant pas en compte l'ensemble des critères prévus par l'article L. 612-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée et entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il n'a pas fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement ;
- son illégalité entraine l'annulation de la décision de signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 avril 2022, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées de ce que le tribunal était susceptible de se fonder sur un moyen relevé d'office tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation du signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, qui ne constitue pas une décision susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir, sont irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié relatif à la circulation, à l'emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme E a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant algérien, né en 1989, expose qu'il est entré en France le 15 décembre 2013 et a sollicité son admission exceptionnelle au séjour le 17 août 2021, sur le fondement de l'accord franco-algérien. Par un arrêté du 1er mars 2022, le préfet des Hauts-de-Seine a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé son pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour en France d'une durée d'un an en l'informant de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. M. A demande l'annulation de cet arrêté.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. M. D B, adjoint au chef du bureau des examens spécialisés et de l'éloignement de la préfecture des Hauts-de-Seine, bénéficiait, par arrêté n°2022-003 du 28 janvier 2022, régulièrement publié le même jour au recueil des actes administratifs de la préfecture des Hauts-de-Seine, d'une délégation du préfet des Hauts-de-Seine, à l'effet de signer notamment " les refus de délivrance de titre de séjour " et " les obligations de quitter le territoire français assorties ou non d'un délai de départ volontaire ". Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté en litige doit être écarté comme manquant en fait.
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, le requérant soutient que la décision contestée est entachée d'erreurs de fait dès lors que d'une part, son dossier ne révèle aucune anomalie fiscale et que d'autre part, les discordances relevées par le préfet entre ses bulletins de salaire et ses relevés bancaires sont dues à la circonstance qu'il ne perçoit pas ses rémunérations de manière régulière en raison d'un dysfonctionnement de la comptabilité de son employeur. Toutefois, d'une part, il ne ressort pas des mentions de cette décision que le préfet a entendu opposer à M. A l'existence d'anomalies fiscales en précisant que " () les avis d'imposition présentés pour les années 2014, 2015 et 2017 indiquent que l'intéressé n'a déclaré aucun revenu à l'administration fiscale et que les revenus déclarés pour les années 2018 et 2020 sont très inférieurs au SMIC () ". D'autre part, M. A n'établit pas que les discordances entre les sommes mentionnées sur les bulletins de salaire qu'il a porté à la connaissance du préfet des Hauts-de-Seine et celles mentionnées sur ses relevés bancaires sont dues à un dysfonctionnement de la comptabilité de son employeur. Dans ces conditions, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision de refus de titre de séjour est entachée d'erreurs de fait. Par suite, le moyen doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1 () ".
5. Portant sur la délivrance des cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L.435-1 est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre d'une activité salariée, soit au titre de la vie familiale. Dès lors que ces conditions sont régies de manière exclusive par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, un ressortissant algérien ne peut utilement invoquer les dispositions de cet article à l'appui d'une demande d'admission au séjour sur le territoire national. Toutefois, si l'accord franco-algérien ne prévoit pas, pour sa part, de semblables modalités d'admission exceptionnelle au séjour, ses stipulations n'interdisent pas au préfet de délivrer un certificat de résidence à un ressortissant algérien qui ne remplit pas l'ensemble des conditions auxquelles est subordonnée sa délivrance de plein droit. Il appartient au préfet, dans l'exercice du pouvoir discrétionnaire dont il dispose sur ce point, d'apprécier, compte tenu de l'ensemble des éléments de la situation personnelle de l'intéressé, l'opportunité d'une mesure de régularisation.
6. Contrairement à ce qui est soutenu, les pièces produites par M. A ne permettent pas d'établir qu'il réside en France de manière habituelle depuis le mois de décembre 2013. En outre, à la date de la décision litigieuse, l'intéressé, célibataire et sans charge de famille, disposait d'importantes attaches familiales dans son pays d'origine où résidaient ses parents et sa fratrie. Par ailleurs, l'expérience professionnelle de M. A, en qualité d'agent polyvalent au sein de la société parisienne de gestion hôtelière, dans le cadre d'un contrat à durée indéterminée signé le 1er juillet 2020, à raison de 18 heures par semaine, est courte et n'implique pas de qualification ou expérience particulière. Par suite, même si son employeur a signé le 16 août 2021 un formulaire Cerfa de demande d'autorisation de travail à temps complet sur ce poste, c'est sans erreur manifeste d'appréciation que le préfet des Hauts-de-Seine a pu considérer qu'elle n'était pas de nature à justifier la régularisation à titre exceptionnelle demandée. Enfin, M. A ne justifie pas d'une intégration particulière sur le territoire français alors qu'il soutient y séjourner depuis près de neuf ans. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet des Hauts-de-Seine a commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant de l'admettre au séjour au titre de son pouvoir de régularisation exceptionnelle.
En ce qui concerne la décision portant obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, l'ensemble des moyens de M. A soulevés contre la décision de refus de délivrance d'un titre de séjour ayant été écarté, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour.
8. En deuxième lieu, il ne ressort ni de la motivation de l'arrêté attaqué ni des pièces du dossier que le préfet des Hauts-de-Seine ne s'est pas livré à un examen approfondi de la situation de M. A, notamment au regard de son droit au respect de la vie privée.
9. En troisième et dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. "
10. En l'espèce, eu égard aux éléments exposés au point 6, le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas porté une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, et n'a pas fait une appréciation manifestement erronée des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant.
En ce qui concerne la décision portant interdiction de retour en France pour une durée d'un an :
Sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens de la requête :
11. Aux termes de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque l'étranger n'est pas dans une situation mentionnée aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative peut assortir la décision portant obligation de quitter le territoire obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder deux ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
12. Pour interdire à M. A de retourner sur le territoire français durant une année, le préfet des Hauts-de-Seine s'est fondé sur la seule circonstance que l'intéressé était célibataire, sans enfant et que ses attaches sur le territoire n'étaient pas intenses. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. A, qui déclare être entré en France en décembre 2013, a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. En outre, le préfet des Hauts-de-Seine n'allègue pas que sa présence constitue une menace pour l'ordre public. Dans ces conditions, le préfet des Hauts-de-Seine, en prononçant à l'encontre de M. A une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an aux seuls motifs qu'il est célibataire, sans charge de famille et que ses liens avec la France ne sont pas intenses, a entaché sa décision d'une erreur d'appréciation.
En ce qui concerne le signalement dans le système d'information Schengen :
13. Aux termes de l'article L. 613-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger auquel est notifiée une interdiction de retour sur le territoire français est informé qu'il fait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen, conformément à l'article 24 du règlement (UE) n° 2018/1861 du Parlement européen et du Conseil du 28 novembre 2018 sur l'établissement, le fonctionnement et l'utilisation du système d'information Schengen (SIS) dans le domaine des vérifications aux frontières, modifiant la convention d'application de l'accord de Schengen et modifiant et abrogeant le règlement (CE) n° 1987/2006. / Les modalités de suppression du signalement de l'étranger en cas d'annulation ou d'abrogation de l'interdiction de retour sont fixées par voie réglementaire ".
14. Il résulte de ces dispositions que, lorsqu'elle prend à l'égard d'un étranger une décision d'interdiction de retour sur le territoire français, l'autorité administrative se borne à informer l'intéressé de son signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen. Une telle information ne constitue pas une décision distincte de la mesure d'interdiction de retour et n'est, dès lors, pas susceptible de faire l'objet d'un recours pour excès de pouvoir. Par suite, les conclusions tendant à l'annulation du signalement aux fins de non-admission de l'intéressé dans le système d'information Schengen sont irrecevables et ne peuvent qu'être rejetées.
15. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est seulement fondé à demander l'annulation de la décision lui interdisant le retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. L'annulation de la décision par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français à l'encontre de M. A n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions de l'intéressé tendant à ce qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine, sous astreinte, de lui délivrer un titre de séjour l'autorisant à travailler, ou à titre subsidiaire, de procéder à un nouvel examen de sa situation doivent être rejetées.
Sur les frais du litige :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas pour l'essentiel la partie perdante dans la présente instance, la somme demandée par M. A au titre des frais exposés par lui.
D E C I D E :
Article 1er : L'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine en date du 1er mars 2022 est annulé en tant qu'il porte interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F et au préfet des Hauts-de-Seine.
Délibéré après l'audience du 6 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
- M. Thierry, président ;
- M. Louvel, premier conseiller ;
- Mme Zaccaron Guérin, conseillère ;
Assistées de Mme Le Gueux, greffière.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 septembre 2022.
La rapporteure,
signé
C. Zaccaron Guerin
Le président,
signé
P. Thierry
La greffière,
signé
S. Le Gueux
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 22041032
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026