LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA95-2205130

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — Décision N° TA95-2205130

jeudi 15 juin 2023

JuridictionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
SectionTribunal Administratif de Cergy-Pontoise
N° DossierTA95-2205130
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantHUSSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 11 avril 2022, Mme D, représentée par Me Husson, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 15 décembre 2021 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de lui renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le pays de renvoi ;

2°) d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour temporaire ou, à titre subsidiaire, de procéder au réexamen de sa situation, dans le délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

s'agissant de la décision de refus de séjour :

- la décision est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu à égard à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

s'agissant de la décision d'éloignement :

- la décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de refus de séjour ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle méconnaît les dispositions du 5° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 mai 2023, le préfet des Hauts-de-Seine conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- la requête est tardive, Mme A ayant été avisée de la décision le 23 décembre 2021 et n'ayant jamais réclamé le pli contenant l'arrêté attaqué ;

- aucun des moyens n'est fondé.

Vu :

- la décision par laquelle la présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer ses conclusions à l'audience ;

- les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant signée à New-York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus lors de l'audience publique :

- le rapport de Mme Monteagle, rapporteure,

- et les observations de Me Husson, représentant Mme A.

Considérant ce qui suit :

1. Mme A ressortissante gabonaise, née le 27 avril 1977, est entrée en France, le 1er juillet 2017 sous couvert d'un visa " visiteur " et a obtenu une carte de séjour pluriannuelle en qualité d'épouse d'un salarié en détachement. Après avoir sollicité un titre de séjour pour soins, elle a été admise au séjour sur ce fondement entre le 15 juillet 2020 et le 14 juillet 2021. Ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour, le préfet des Hauts-de-Seine a, par un arrêté du 15 décembre 2021, rejeté sa demande, l'a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination. Mme A demande au tribunal d'annuler ces décisions.

Sur les conclusions d'annulation :

En ce qui concerne la légalité du refus de séjour :

2. En premier lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. À cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / - restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

3. La décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour énonce les considérations de droit et de fait qui constituent son fondement. Par suite, le moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable ".

5. La partie qui justifie d'un avis du collège de médecins du service médical de l'OFII allant dans le sens de ses dires doit être regardée comme apportant des éléments de fait susceptibles de faire présumer l'existence ou l'absence d'un état de santé de nature à justifier la délivrance ou le refus d'un titre de séjour. Dans ce cas, il appartient à l'autre partie, dans le respect des règles relatives au secret médical, de produire tous éléments permettant d'apprécier l'état de santé de l'étranger et, le cas échéant, l'existence ou l'absence d'un traitement approprié dans le pays de renvoi. La conviction du juge, à qui il revient d'apprécier si l'état de santé d'un étranger justifie la délivrance d'un titre de séjour dans les conditions ci-dessus rappelées, se détermine au vu de ces échanges contradictoires.

6. Pour refuser de renouveler son titre de séjour pour soins à Mme A, le préfet de Hauts-de-Seine s'est notamment fondé sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 9 décembre 2021, qui indique que l'état de santé de l'intéressée nécessite une prise en charge dont le défaut pourrait entrainer des conséquences d'une exceptionnelle gravité, mais qu'eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans son pays d'origine, elle peut bénéficier d'un traitement approprié dans ce pays, vers lequel son état de santé lui permet de voyager sans risque.

7. Mme A soutient qu'elle ne pourra pas effectivement accéder au traitement dont elle a besoin, au regard de l'éloignement de sa ville d'origine par rapport à la capitale du Gabon, Libreville, où se concentre l'offre de soins et en raison de l'impossibilité pour elle de disposer des moyens financiers pour couvrir les frais associés à ces soins. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que Mme A a été prise en charge en France à compter de 2019 pour un cancer du sein, ses traitements s'étant achevés à la fin de l'année 2020. Si elle produit une attestation de mars 2022 d'un médecin généraliste indiquant qu'elle doit faire l'objet pendant cinq ans d'un suivi rapproché, elle n'apporte aucune pièce justifiant que le suivi dont elle a besoin se distingue du suivi habituellement mis en place pour les personnes guéries d'un cancer du sein, à savoir une consultation tous les six mois et une mammographie annuelle, n'exigeant pas une présence permanente à proximité des structures de soin. Au demeurant, Mme A ne justifie aucunement du motif pour lequel elle devrait impérativement s'installer loin de la capitale. Par ailleurs, en ne produisant aucun élément relatif aux coûts de ces examens de suivi au Gabon, ainsi qu'aucun élément permettant d'appréhender la totalité de ses revenus annuels, Mme A n'établit pas ne pas disposer des moyens financiers lui permettant d'accéder effectivement à ce suivi médical. Par suite, son moyen tiré de l'erreur d'appréciation ne peut qu'être écarté.

8. En troisième lieu, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 5° de l'article L. 631-3 dès lors que la décision de refus de séjour qu'elle attaque n'a ni pour objet, ni pour effet de procéder à son expulsion. Ce moyen, inopérant, doit être écarté.

9. En quatrième lieu aux termes du premier alinéa de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".

10. S'il ressort des pièces du dossier que Mme A est entrée en France le 1er juillet 2017 pour y rejoindre son mari, ressortissant gabonais, travaillant alors en France, il est constant qu'elle a divorcé par la suite et que son ex-époux est retourné au Gabon. Si Mme A fait état d'une activité professionnelle sporadique à compter de janvier 2018, cette seule circonstance ne justifie pas d'une insertion sociale et professionnelle de nature à établir qu'elle aurait fixé en France le centre de sa vie privée. En outre, le titre de séjour pour soins d'une année dont elle a bénéficié ne lui donnait pas vocation à s'installer durablement en France alors qu'elle ne conteste pas qu'elle a vécu dans son pays d'origine avec ses enfants au moins jusqu'à l'âge de quarante ans. Ainsi, Mme A n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de séjour méconnaît son droit à une vie privée et familiale et le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

11. En cinquième lieu, si la requérante soutient, à l'appui des circonstances déjà examinées précédemment aux points 7 et 10 que la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation eu égard à ses conséquences sur sa situation personnelle, il y a lieu d'écarter ce moyen pour les mêmes motifs que ceux déjà énoncés à ces mêmes points.

12. En dernier lieu, la décision de refus de séjour n'a ni pour objet, ni pour effet de séparer Mme A du reste des membres de sa famille ou de contraindre ses enfants mineurs à retourner dans leur pays d'origine. Par suite, elle ne peut utilement invoquer la méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants, garanti par l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

En ce qui concerne la légalité de la décision d'éloignement :

13. En premier lieu, dès lors qu'il ne résulte pas des énonciations du présent jugement que la décision de refus de séjour soit entachée d'une illégalité justifiant son annulation, la requérante n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision d'éloignement par voie de conséquence de l'annulation de la décision de refus de séjour.

14. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents ; () ". Aux termes de l'article L. 613-1 de ce code : " La décision énonçant l'obligation de quitter le territoire français est motivée. Dans le cas prévu au 3° de l'article L. 611-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour ".

15. Il résulte de ce qui a été dit au point 3 que la décision de refus de séjour est suffisamment motivée. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français en cause, prise sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qui n'avait pas à faire l'objet d'une motivation distincte, n'est entachée d'aucun défaut de motivation.

16. En troisième lieu, il ne ressort ni des pièces du dossier, ni des termes de la décision que le préfet ait entaché sa décision d'un défaut d'examen de la situation personnelle de Mme A.

17. En quatrième lieu, Mme A ne peut utilement se prévaloir des dispositions du 5° de l'article L. 631-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux mesures d'expulsion. Ce moyen, inopérant, doit être écarté.

18. En cinquième lieu, si la requérante soutient, à l'appui des circonstances déjà examinées au point 10, que la décision d'éloignement méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation eu à égard à ses conséquences sur sa situation personnelle, il y a lieu d'écarter ces moyens pour les mêmes motifs que ceux déjà énoncés à ce même point.

19. En sixième lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

20. Il ressort des pièces du dossier que Mme A réside en France avec ses quatre enfants. Toutefois, la requérante ne peut utilement se prévaloir des stipulations précitées s'agissant de ses aînés nés en 2002 et 2003, dès lors que ces derniers étaient majeurs à la date de la décision attaquée. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que le père de ses deux autres enfants, nés en 2008 et 2012, réside désormais au Gabon, pays d'origine de Mme A et dans lesquels ces enfants ont grandi jusqu'en 2017. Ainsi, la seule circonstance que ces derniers aient été scolarisés quelques années en France à compter de la rentrée 2017 pour l'une au collège, et pour l'autre en classe de maternelle et élémentaire n'est pas de nature à établir que la décision attaquée méconnaîtrait l'intérêt supérieur qui s'attache à leur situation. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être écarté.

21. En dernier lieu, si la requérante demande l'annulation de la décision ayant fixé le pays de destination, elle n'articule aucun moyen à son encontre.

22. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir opposée en défense, que les conclusions d'annulation présentées par Mme A doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ces motifs, le Tribunal décide :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme C A et au préfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré après l'audience du 22 mai 2023, à laquelle siégeaient :

Mme Van Muylder, présidente,

Mme Monteagle et M. B, premiers conseillers,

Assistés de Mme Nimax, greffière.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juin 2023.

La rapporteure,

signé

M. MonteagleLa présidente,

signé

C. Van Muylder

La greffière,

signé

S. Nimax

La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions